paraite

L’être humain est tellement fascinant. Il se croit supérieur à tout sur cette Terre, à tel point qu’il crée des concepts pour se dissocier du règne animal. Et pourtant, il en fait partie. La race humaine n’est pas composée d’Hommes et de Femmes. Elle est composée de mâles et de femelles. Homme, femme, ce sont des concepts de genre créés par l’humain pour montrer aux animaux, qui ne comprennent pas les concepts et s’en foutent d’ailleurs royalement, qu’il est le meilleur, qu’il est au-dessus. Mais l’humain se prouve aussi à lui-même sa supériorité, grâce à ces concepts de genre. Parait-il que le sexe et le genre sont liés. Parait-il que, si l’on est né avec un pénis, on est un homme; et si l’on est né avec un vagin, on est une femme. Et si l’on est né avec un pénis et que l’on veut être femme? L’humain sera là, juste à côté, pour rappeler que la nature nous a fait homme et que ce serait contre-nature que changer de sexe, ou plutôt: de genre. Mais où est la logique? À quoi bon inventer des termes pour désigner quelque chose de déjà nommé (à savoir le sexe d’une personne)? Simplement pour enfermer ces gens, considérés comme déviants, fous, bizarres, immondes, contre-nature, dans un moule où ils auront un sexe et une sexualité attribuée en conséquence. Si vous avez un pénis, vous serez un homme et aimerez les femmes. Si vous avez un vagin, vous serez une femme et aimerez les hommes. Toi, qui me lis en ce moment, refuse ça. Ne te laisse pas berner par l’illusion de deux genres, et de trois sexualités. Ton sexe ne définit pas ton genre. Tu choisis ton genre. Si tu veux être femme, sois femme. Si tu veux être homme, sois homme. Si tu veux être les deux, sois les deux. Si tu ne veux être ni l’un ni l’autre, ne sois ni l’un ni l’autre. C’est ton choix. Et ton orientation sexuelle ne doit pas non plus t’être dictée par qui que ce soit. Tu ne la choisiras pas, il faut que tu en sois conscient. Mais, un jour, elle s’imposera à toi, comme si c’était évident, que ça avait été là, sous tes yeux, tout ce temps, sans que tu le vois. Tu seras hétérosexuel(le), ou homosexuel(le), ou bisexuel(le), ou demisexuel(le), ou pansexuel(le), ou asexuel(le), ou je ne sais quelle autre sexualité dont je ne connais pas le nom mais qui mérite tout autant de respect et de droit à exister que les autres sexualités. Ce sera ta sexualité. Ce sera toi. Et aucun concept social, politique, ou autre ne pourra changer ça. Il y a peut-être des moules qui t’attendent. À toi d’agir comme un gâteau avec trop de levure, et de déborder du moule, pour faire ce que tu as envie de faire, coucher avec qui tu veux coucher, aimer qui tu veux aimer, être qui tu veux être.

de l'espoir

ce matin, un prof nous a dit qu’il suffisait de se concentrer sur nos forces et non sur nos problèmes, d’être positif et de souhaiter une chose très fort pour qu’elle se réalise ; il parait que nos rêves se réalisent si on y croit, si on ne doute pas, il parait qu’il faut avoir confiance en nous, qu’on est tous doué pour quelque chose et qu’il ne nous reste plus qu’à découvrir ce que c’est, il parait que notre seul frein, c’est nous-mêmes


quoi qu’il en soit, j’suis quand même un putain de gros frein

Dans les principes d’équilibre mental qu’il est utile d’acquérir au plus tôt dans le parcours de sa vie, il en est un qui me parait essentiel et c’est le suivant : c’est une perte de temps, d’énergie et d’estime de soi d’aimer une personne qui ne vous aime pas ou de continuer à le faire quand elle ne vous aime plus.
—  Kradify - Journal inactuel
J'suis la fille de la nuit qui dort le jour. J'suis la gamine paumée et trop névrosée, toujours entrain d'vouloir se défoncer. J'ai la bouille d'un p'tit ange qui pue la gentillesse, j'suis l'orgueilleuse diablesse qui t'fait prendre dans la gueule tout c'que t'as pu mériter. J'suis tout ce que tu pourras détester, la fille incernable que tu voudras laisser tomber au moindre coup d'gueule que j'ferai.
Je suis deux opposés en accord, la discordance en personne qui donne le tournis. J'suis la mioche qui parle trop fort, j'suis celle qui passe du rire aux larmes, celle qui a le regard triste et l'sourire heureux. Celle qui empeste la mélancolie, celle qui parait sûre d'elle, aux airs de force, de pétasse pourrie gatée d'incroyable légèreté. J'ai le caractère d'une guerrière mais l'âme mature qui se comporte comme une gamine amère. J'suis le paradoxe assurée, l'insatisfaite lucidité.
Le meilleur studio photo

Le meilleur, the best, vive le superlatif pour vendre, mais bon meilleur par rapport à quoi, à qui , on ne sait pas. Il parait que sur google, c’est mal vu les superlatifs, vous le saviez ? J’ai tapé meilleur studio photo car je suis à la recherche du meilleur studio photo, pour être sur d’avoir de belles photos, et je vous avoue que ça ne m’a pas donné grand chose comme résultats.

Alors, ici, c'est un Tubmlr féministe. Intersectionnel, certes, mais d'abord féministe.

Sauf que dans l'immédiat, à cet instant précis, ce mercredi 7 janvier, à 20h00, la situation me parait si grave, si alarmante, qu'il est urgent de se servir de chaque support disponible, et engagé contre les discriminations et les oppressions. Il est urgent d'écrire, de réfléchir, d'évoquer quelques idées, quelques outils qui peuvent nous permet d'appréhender la situation sans nous laisser totalement envahir par le chagrin, dominé par l'effroi et l'horreur.

Aujourd'hui, vous le savez, on le sait tous, 3 personnes sont entrés armés dans les locaux de Charlie Hebdo. Elles avaient des indications et des noms, elles savaient très précisément qui elles voulaient tuer, et elles étaient prêtes à autant de morts collatéraux que nécessaire pour y parvenir. Ça a été un massacre. 12 morts : des dessinateurs, des journalistes, le directeur de publication, un correcteur, une rédactrice, des policiers, un invité. Il y a eu 7 blessés, donc 4 dans un état grave. Parmi les plus victimes connus : Cabu, Charb, Tignous, Wolinski et Maris.

Oui, vous les connaissez. Moi aussi. Comme pour beaucoup de jeunes (et moins jeunes) adultes, ils ont contribué, dans mon adolescence, à me montrer la société sous un angle différent, à forger mon esprit critique, à me montrer le pouvoir de l'humour. Ils étaient emblématiques. C'est aussi ça que j'ai pleuré aujourd'hui : mon emphase d'adolescente, en colère contre tout, tellement désireuse de penser autrement et de changer le monde, qui venait de mourir, assassiné par balle.

Sur mes émotions, sur nos émotions à tous face à ce massacre, je ne peux dire que peu de choses. Parce qu'à un certain degré de violence et d'effroi, il n'y plus aucun mot pour dire le chagrin, le désarroi, la colère, l'horreur. Il y a juste nos larmes silencieuses, nos sanglots étouffés, nos cris de colères. Le gorafi, étonnement, en a très bien parlé.

Aujourd'hui est un jour sans mots, un jour noir où l'ensemble du monde revêt un gout de cendre, où les gens qui marchent dans la rue nous semble jouer un pantomime dénuée de sens.

Aujourd'hui est un jour de deuil, un jour pour panser nos plaies, et tourner et retourner nos questions dans nos têtes : Qui ? Pourquoi ? Comment ? Les hommes sont-ils cruels et stupides d'une façon inhérente ? Sommes-nous des animaux maudits, voués à l'auto-destruction ?

De toutes les réactions, c'est celle de Jean-Jacques Urvoas qui m'a touché : “Les larmes, la rage, le doute plus que les mots.”

Parlons-en, maintenant, des réactions.

“Je suis Charlie.” Ça a fleurit, partout sur la toile. “Je suis Charlie.”

Je comprend bien que la base de cette phrase, c'est dire : “je suis horrifié, et je soutiens la liberté d'expression.”

Mais non, personnellement, je ne suis pas Charlie. Je ne suis pas Charlie, déjà, parce qu'on ne m'a jamais menacé de mort pour mes idées. On a parfois refusé de me prendre au sérieux, on m'a tourné en ridicule, mais rien de plus. Je n'ai pas continué à écrire sous pression, alors que j'étais en danger. Je n'ai pas continué à dessiner, alors que des attentats avait déjà eu lieu auparavant.

Rien que pour ça, je ne suis pas Charlie, car ça serait m'approprier un courage, et une prise de risque dont je n'ai pas fait l'expérience.

Je ne suis pas Charlie parce, aussi endolorie que je sois, je ne suis pas morte ce matin. Aucun membre de ma famille, aucun de mes amis ne sont morts. Je suis horrifié, je suis terrorisé, je me sens attaqué dans ma liberté mais ma souffrance est un effet miroir. “Je suis Charlie” est une phrase basé sur l'empathie pure. Ça part d'un bon sentiment. Mais compatir n'est pas pâtir, et aucun degré d'empathie ne remplace l'expérience.

Mais,aussi, je ne suis pas Charlie, parce qu'en tant que féministe intersectionnelle, je ne peux pas adhérer aux principes de ce journal ces dernières années. Parce que les idées présentes sont des idées anti-dominés et non anti-dominants, parce que le racisme, le sexisme, l'islamophobie, et l'homophobie y sont devenus décomplexés, sous couvert de “politiquement incorrect” et de “on peut rire de tout”. J'ai bien conscience que dans la culture collective française, Charlie Hebdo symbolise la subversion, la liberté d'expression, et l'humour comme arme, sans tabou. Mais c'est, dans les faits, plus compliqué que ça.

Ici, je citerais une réaction lu sur facebook  :

“Je ne suis pas Charlie. Je ne suis ni sexiste ni islamophobe (du moins je m'efforce de ne pas l'être). Je ne fais pas passer la vulgarité pour de la subversion. Je ne profite pas d'un vernis satirique hérité de mes premières années pour souscrire à toutes les conneries néolibérales de la classe dirigeante. Je ne suis pas terroriste non plus. Je n'assassine pas de sang-froid mes ennemis pour me faire croire que je suis un héros. Je ne transforme pas les cons en martyrs. La lutte pour la liberté d'expression ça se passe quand l'Etat nous interdit de manifester en solidarité avec la Palestine, quand les syndicalistes qui luttent contre la précarité et les bas salaires se font licencier et/ou poursuivre en justice, quand un manifestant écolo se fait descendre par la gendarmerie. La lutte pour le droit d'exister ça se passe quand la police tue dans les quartiers, quand les homophobes font la chasse aux gouines et aux pédés, quand les islamophobes font la chasse aux femmes voilées, quand les puissances impérialistes font la guerre pour préserver leurs intérêts sous prétexte de lutter contre le terrorisme qu'ils nourrissent. Vous êtes où les Charlie quand il se passe tout ça? Soyons sérieux. Oui c'est grave, mais non je ne suis pas Charlie. Je suis Zyed et Bouna, je suis Rémi, je suis Wissam, je suis Ali, je suis Lamine, je suis Rabia, je suis Agathe, je suis Wilfred, je suis Yann, Gaël, Stéphanie, Olivier, Brahim, Diego, Mohamed, Patricia et Thibault, et touTEs les autres.”

Pour l'intersectionnelle que je suis, c'était important de le préciser : Oui, je suis horrifié, choqué, blessé. Parce que des êtres humains sont morts pour s'être exprimés. Non, ça ne rend pas le discours de Charlie Hebdo plus acceptable qu'avant.

On en vient à la seconde problématique : celle des gens, à contrario, estime que la rédaction de Charlie Hebdo, “l'avait bien cherché” (comme les filles qui sortent en mini-jupe tard le soir, tiens).

Non, bien sur qu'ils ne l'avaient “pas cherché”. Bien sur que dans un contexte d'agression, personne, jamais, en aucune circonstance, sous aucune condition, n'est responsable de son sort. La victime n'est pas coupable. La violence n'est jamais ni justifiable, ni excusable. Elle ne s'inscrit pas dans une suite logique d’événement : elle est par nature gratuite. Rien ne rend acceptable la souffrance d'autres individus. C'est la base de l'empathie, et si c'était la base de réflexion de l'humanité, il y aurai, sans doute, beaucoup moins de douleur dans ce bas monde.

Alors, je ne peux pas cautionner Charlie Hebdo et leurs choix éditoriaux. Mais, ça n'est pas leur faute, bien sur que non, évidemment que non.

Enfin, je voudrais parler des amalgames malheureux que ce massacre va déclencher.

L'un des tireurs a mentionné Allah, et a déclaré avoir « vengé  le prophète ».

Les réactions politique, globalement ont été des plus sobres. Je crois que tous étaient trop endoloris pour chercher à défendre les discours habituels. Même Nicolas Sarkorzy a invité à ne « pas faire d'amalgames ». Seul le FN n'a manqué de glisser l'origine présumé de cet acte terroriste, des fois que ça changerai quelque chose.

Non, ça ne change rien. Cette tuerie n'a RIEN à voir avec l'islam, en tout aucune façon.

Je sais d'avance, on le sait tous, que les amalgames vont pleuvoir. Que les gens, les médias, les politiques vont tout mélanger. Mais un arabe n'est pas un musulman, un musulman n'est pas un terroriste.

Personne ne demande aux chrétiens de s'excuser et de se désolidariser de chacun des actes de barbarie qui ont été commis au nom de la chrétienté. Parce que ça n'a aucun lien avec la chrétienté justement. C'est un prétexte, un instrument. Pas la source du problème.

C'est la même chose, pour l'attentat d'aujourd'hui. Les arabes, les musulmans, les gens de couleurs, toute personne qui correspond dans l'imaginaire collectif français, de près ou de loin, à un coupable, tous, vont être dans une position douloureuse. Une position où ils seront accusés implicitement, où ils devront s'expliquer, s'excuser, se désolidariser. On va assister à une immense vague d'islamophobie et de racisme décomplexé, et je suis fatigué d'avance, quand je pense aux violences physiques, verbales, psychologiques que vont subir ces populations déjà stigmatisées.

Al Quaïda est à la religion musulman ce que le Ku Klux Klan est à la religion protestante : une pantomime fallacieuse, un prétexte à la violence pour une haine déjà existante, et non la continué logique d'une croyance.

Aujourd'hui, comme je le disais, c'est un jour de deuil. Continuons à soigner nos douleurs, à pleurer nos morts et nos illusions.

Mais soyons prêts pour demain. La haine engendre la haine, l'ignorance se nourrit de l’ignorance. Soyons armés, soyons intelligent, affûtons notre patience et nos arguments, parce que cet attentat va probablement déclenché une tempête de haine, et il faudrait être capable d'y faire face.

moi j'fais l'effet inverse des autres. il parait qu'après une rupture, quand la personne qu'on aimait plus que tout au monde se barre, qu'on arrive plus à tomber amoureux, qu'on veut juste lui. mais moi j'suis tout l'contraire, j'ai l'impression de tomber amoureuse de tout l'monde. il suffit qu'un mec me fasse un compliment, et j'me dis que j'suis entrain de l'aimer et que j'aimerais bien sortir avec. et le lendemain y'a autre mec qui me parle, et il me fait beaucoup rire avec ses blagues à la con, et j'me dis que c'est lui que j'aime.
j'sais pas c'est quoi le mieux dans l'fond : ne plus réussir à aimer, ou penser aimer n'importe qui.
—  luneimmortelle

Quand on est une femme, montrer son affection en public à sa compagne peut attirer de nombreuses remarques déplacées. Mais aussi, parfois, nous réserver de belles surprises ! Lesbeton a décidé de publier une série de témoignages positifs, pour nous donner un peu de courage.
Comme promis, voici le premier aujourd'hui… parait-il que la vérité sort de la bouche des enfants. (PS: Il ne s’agit pas de Marina sur la photo)

Si vous souhaitez aussi partager une expérience positive, n’hésitez pas: contribution.lesbeton(at)gmail.com

Je veux fumer un joint sur la lune, à ce qu'il parait la nicotine lunaire fait planer dans les airs. Je désire ingurger la marijuana des étoiles rien que pour oublier ma misère. Trouer l'atmosphère, échapper à la gravité, une illusion, une leurre.

Des biberons et des dildos

Je suis une adulte et cette semaine, on m'a envoyée en punition.

Facebook m'a envoyée dans ma chambre réfléchir à mes actions. J'ai publié des images obscènes. J'ai fait la promotion de nudité. J'ai enfreint les règles. Mon compte a été bloqué pour 24 heures et l'avertissement était clair : Ne recommence pas ou c'est la porte. Je suis assise dans un coin, je convulse, j'ai BESOIN de publier des photos de boules. 

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