pa gorg

Douche froide du jour; mon prof de philo démissionne pour faire le tour du monde en nomade avec sa femme. C'est un rêve devenu réalité pour lui, il était mignon lorsqu'il l'a annoncé, le regard avide d'aventure mais un faciès de tristesse ainsi qu'une boule au ventre de peur de nous décevoir.
On restera en contact quoi qu'il arrive, on s'est échangé nos coordonnés et trouvé un moyen de communication, il veut donner accès à ses péripéties à travers sa chaine Youtube et les réseaux sociaux qu'on lui a créé.
Une fête d'adieu sera organisée dans son château avant qu'il ne mette en vende sa propriété, whisky et cigares seront de fête. Je vais en profiter pour lui emprunter quelques comics.
Ça a été un excellent professeur, un des ceux qui inspirent les générations futures et obligent le respect. J'en garderai d'excellents souvenirs.

Je déteste ce post avec les conseils du prof de Harvard qui tourne tout le temps. Déjà le fait qu'être professeur de Harvard soit censé lui donner une certaine légitimité, je trouve ça ridicule. Et ensuite, si je veux ne pas porter de soutien-gorge au travail et manger plein de pain au restaurant, je le fais et je veux pas sentir le jugement d'un soi disant prof de l'inconnu à travers des reblogs de caca.

Aujourd'hui, je n'ai pas mis de soutien-gorge. Dans le tram, un indélicat me fait savoir que ça transparaît par moments sous mon pull.
-> “C'est normal, j'ai brûlé tous mes soutifs hier soir avec mes copines féministes, là je me rends à l'atelier "Sacrifice humain”, ça te dit de venir ?“
Le tout le plus sérieusement du monde. il a bredouillé un "non, excusez moi” et il est parti \o/
La vaisselle

“On toqua à la porte. La jeune femme, sans trop savoir qui frappait, alla ouvrir.

Bonjour, Mademoiselle S.

Elle resta interloquée, contemplant l'homme qui se dressait devant elle. Certes, il ne lui était pas inconnu, bien au contraire même, mais elle ne s'attendait pas à le voir chez elle, en plein milieu de l'après midi.

Avant hier, elle lui avait dit qu'elle était de repos. Mais jamais elle n'aurait pensé qu'il viendrait chez elle ! La voix de l'homme brisa le silence qui venait de s'installer, et la rappela à la réalité.

M'invitez vous à rentrer, ou souhaitez vous que je revienne une autre fois?

Non, non.. rentrez…. Monsieur.

Elle déglutit, nerveuse… son appartement n'était il pas un peu trop en désordre ? Que dirait-il en voyant son manteau jeté en vrac sur le  canapé, et sa vaisselle pas encore faite ? Et ses pantoufles aux pieds ?

Elle eût, un court instant, un flot d'images la concernant, où Monsieur abusait d'elle avec sa bénédiction, la bousculait, lui mettait les sens en désordre en la faisant  obéir à ses ordres indécents. Il n'allait pas la gronder pour quelques habits mal (en fait, pas du tout) rangés, quand même ?

Par contre, elle culpabilisait pour la vaisselle. Elle aurait du la faire, ce matin. Pourvu qu'il n'aille pas dans la cuisine !

 Bien entendu, découvrant son appartement, il se dirigea vers la cuisine.

Elle se demandait si il lisait dans ses pensées, parfois. Ou alors, c'est qu'elle était totalement transparente, et portait ses émotions sur son visage comme un livre ouvert.

Elle se glissa dans la cuisine sur ses talons, et réussit à se placer entre lui et l'évier. 

Non non, je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de faire la vaisselle ! Allez vous asseoir dans le salon, je reviens dans 5-10 minutes.

Vraiment, Mademoiselle S ? Monsieur vient à votre rencontre, chez vous, et vous l'ignoreriez pendant une dizaine de minutes, juste pour vous consacrer à vos tâches ménagères en retard ? Une soumise ne se doit elle pas avant tout à son dominant ? Puisque vous le désirez, soit, faites donc votre vaisselle. J'attendrais que vous ayez terminé, mais assis ici dans votre cuisine, et non dans le salon. Car sachez le, c'est vous que je suis venu voir, c'est à vous que je suis venu consacrer mon temps et non à la contemplation de la décoration de votre intérieur. 

Monsieur posa son manteau sur le dossier de la chaise, et s'installa. Un peu honteuse, la jeune femme commença à faire couler de l'eau chaude dans l'évier, retroussant les manches de son pull rose pâle pour ne pas les tremper.

Je vais faire au plus vite, Monsieur, je suis désolée, vraiment…

Prenez au contraire le temps de bien faire, Mademoiselle. Cette corvée ménagère vous tient à coeur, visiblement. Je vérifierai que tout soit bien propre.

Il lui laissa une petite minute pour s'absorber dans sa vaisselle, puis, se levant de sa chaise à pas de loup, s'approcha d'elle.

HaaaaaaaAAAA !

Il avait posé ses mains sur les hanches de la demoiselle, par dessus le pull.

Vous n'espériez tout de même pas que je ne vienne pas vous compliquer la tâche ? Puisque vous ne daignez pas vous occuper de moi, Monsieur va s'occuper de vous. Ne vous arrêtez sous aucun prétexte de faire la vaisselle, et ne cassez rien.

Il passa les mains sous le pull, lui caressant le bas du dos, le ventre, avant de remonter lentement vers sa poitrine relativement menue. Comme souvent, elle ne portait pas de soutien-gorge. Il aimait caresser longuement ses seins, et jouer avec ses tétons sombres, les faisant se dresser et durcir en quelques effleurements. Pendant tout ce temps de caresses, sa bouche ne restait pas inactive, et parsemait de baisers la nuque, le cou et les épaules de la jeune femme, la faisant déjà frissonner.

Vous imaginez à quel point elle a pu réagir lorsque les mains de Monsieur ont quitté sa poitrine pour redescendre doucement, pour caresser la peau délicate de son ventre à nouveau.. avant de continuer leur désescalade et de cajoler l'intérieur de ses cuisses par dessus son jean… de taquiner son entrejambe…. d'ouvrir lentement, un par un, les boutons du jean…

Les mains dans l'eau chaude, Mademoiselle était immobile. Monsieur la rappela à l'ordre.

Ne vous interrompez pas. Je n'ai pas d'importance, face à cette vaisselle, souvenez-vous.

Rougissante, troublée, elle tenta de se concentrer, frottant une assiette.

Il ouvrit totalement le jean. Le baissa à mi cuisses. Ses mains, chaudes et viriles, se glissèrent sous sa culotte pour s'emparer de ses fesses rondes et fermes. La jeune femme en tremblait de plaisir, et si elle lavait plus lentement que jamais sa vaisselle, elle n'osait pas s'arrêter et s'offrir à lui, même si elle en avait horriblement envie.

Sans un mot, il lui flattait le fessier: ses mains lui faisaient tous les compliments nécessaires. Une main quitta les charmants globes doubles, et s'empara d'un couteau sur le rebord de l'évier. Mademoiselle en sentit brièvement la fraîcheur de la lame sur sa cuisse, et essaya de ne pas bouger, avant que Monsieur ne tranche le coté de sa culotte.

Il reposa le couteau sur le bord de l'évier, récupéra la pièce de lingerie tombée dans le jean et qui trahissait, par son humide parfum, l'émoi intense de la jeune femme.

La main jusqu'alors posée sur ses fesses s'avança pour se glisser entre ses cuisses. Les doigt frôlèrent son intimité, caressant lentement ses lèvres intimes, les enveloppant de sensualité. Mademoiselle en avait le souffle court, haletait. Puis les doigts de Monsieur firent rouler avec une lenteur hypnotisante le bijou de chair, entraînant dans cette danse voluptueuse le corps entier de la jeune femme, qui tanguait des hanches. Elle le sentit se pencher sur elle, et il lui mordilla le cou. Elle s'entendit gémir, sans même en avoir conscience.

Elle entendit ensuite, dans le silence de la cuisine, que troublait à peine les bruits de  vaisselle, une ceinture qu'on déclipsait, une fermeture éclair qu'on ouvrait.

Contre son sexe trempé, le sexe raide de Monsieur. Il la pénétra avec douceur, l'emplissant. Instinctivement, elle chercha à refermer les jambes, non pas pour l'en empêcher mais pour mieux le sentir. 

Ne perdons pas le rythme, Mademoiselle. Lavez votre vaisselle.

Une fois installé en elle, le bas-ventre accolé à ses fesses nues,  il ne bougea quasiment plus, se contentant de lui faire sentir sa présence.

Doux Jésus…. Comme c'est bon de le sentir en moi….

Mademoiselle S se mordillait les lèvres, essayant de ne pas jouir, habitée par ce sexe mâle: le contraste entre l'acte banal de la vaisselle et cette pénétration lui semblait irréel. Elle chavirait de désir, d'autant plus que Monsieur, ayant relevé son pull sur son dos presque jusqu'aux épaules, la picorait de baisers.

Tant bien que mal (ou “queue mâle”?) elle finit la vaisselle, le bas ventre en feu et les mains dans l'eau. Monsieur se retira d'elle, gardant une main possessive sur son fessier et la verge encore gonflée et luisante de leurs désirs mélangés. Il inspecta la vaisselle, consciencieusement.

Quelques ratés, sur les couverts, et sur cette assiette. Vous n'étiez pas très concentrée, Mademoiselle, il me semble.

Contrite, elle répondit :

Je vais les relaver, Monsieur. Tout de suite. 

Recommencez. Prenez le temps, et faites ça bien, cette fois.

Toute la vaisselle ?

Oui. 

Elle ne savait plus que dire, ne s'attendant pas à ça. Elle n'avait qu'une envie, c'était que Monsieur la prenne, la possède. Refaire la vaisselle, c'était repousser ce moment… Et si il n'avait plus envie d'elle ensuite ?

Vous aviez d'autres projets, peut être ? C'est vous qui avez insisté pour faire la vaisselle avant de passer du temps avec moi. J'ai accepté votre demande, et en tant que dominant je suis là pour vous pousser vers l'excellence. Cette vaisselle n'est pas parfaite, vous pouvez faire mieux, vous le savez et moi aussi. Peut-être, à tort ou à raison, estimez vous que je vous ai déconcentré. Aussi je resterai sagement assis sur la chaise, à vous regarder faire la vaisselle nue.

Il lui fallu quelques secondes pour réaliser.

Nue ? Vous voulez que je fasse la vaisselle nue ? Mais .. pourquoi ?

Parce que j'aime votre corps, Mademoiselle, et le désire ardemment. Parce que j'aime que vous vous exhibiez, rien que pour moi, en toute confiance et sans pudeur, et qu'ici chez vous vous n'avez rien à craindre. Parce que je veux que vous m'en fassiez l'offrande, visuellement, avant de venir me rejoindre. Et aussi, je l'avoue, parce que ça m'amuse.

Il lui souriait, en disant cela, d'un sourire à la fois taquin et plein de promesses. Son sourire à elle était plus timide.

Ce n'est pas la première fois que je vous verrai nue. Et sans doute, du moins je l'espère, pas la dernière fois. Soyez nue, pour moi, Mademoiselle. Maintenant.

Etait-ce un ordre ou une prière ? Quoiqu'il en soit, elle se sentait incapable de résister à ces mots. Au contraire, elle y trouvait une force, dans ces mots simples, qu'il osait prononcer avec une passion mêlée de tendresse, qu'il osait lui offrir à elle, rien qu'à elle, et qui mettait du baume sur ses doutes, ses blessures d'amour-propre. Le regard de feu qu'il lui adressait balayait les regards blessants que d'autres avaient pu porter sur son corps, sur son propre regard trop sévère envers elle-même. Elle s'y trouvait belle, et désirable, dans son regard. 

Elle se déshabilla, et il se leva, galamment, pour venir prendre ses habits et les plier sur une chaise. Elle ôta ses pantoufles (mon dieu, pendant tout ce temps elle était restée en pantoufles!)  pour pouvoir enlever son jean.

Il lui remit les pantoufles ensuite, les faisant coulisser sur ses pieds, agenouillé devant elle.

Je n'ai pas envie que vous preniez froid. 

Il en profita pour déposer un baiser prolongé sur son sexe encore en fusion, caressant de sa langue les lèvres intimes, la goûtant, suçotant, léchant, jusqu'à l'amener au bord de l'orgasme. Elle se retenait à l'évier derrière elle, le corps arc-bouté en avant et quémandant les derniers coups de langue libérateurs.En se relevant, il ne négligea pas de déposer plusieurs baisers, plus ou moins appuyés et alternés avec de légers mordillements, de son ventre à son cou, en passant longuement sur sa jeune poitrine.

Histoire de vous remercier d'avance du spectacle que vous allez m'offrir. Maintenant, la vaisselle. 

C'était une vraie torture, un supplice des plus délicieux ! Elle avait le corps fébrile de désir. Il lui était impossible de se concentrer sur sa vaisselle ! et pourtant… Sentant sa réticence, il remplit lui même à nouveau le bac d'eau chaude, et versa le produit, créant de la mousse. Il retourna s'asseoir.

Joueuse, elle décida de surprendre à son tour son amant. Elle  trempa deux doigts dans l'eau de vaisselle, recueillant un peu de mousse, et dessina sur son sexe nu un coeur, puis recouvrit ses tétons, avant de se retourner. 

Il ne put s'empêcher de sourire à cette facétie enfantine sur ce corps de femme.Et s'il avait réussi à ne pas sourire, sa verge, de toute façon, trahissait son émoi.

Finis ta… Finissez votre vaisselle. Juste les quelques couverts.

Mademoiselle était radieuse. Pour la première fois, elle l'avait fait craquer, il l'avait tutoyé, sortant de son rôle. Et il en était conscient… Elle savourait. Et en plus, elle avait un allègement de peine!  Elle décida de jouer à fond le rôle qu'il lui avait imposé, se penchant exagérément pour mettre en valeur son cul, qui plaisait tant à Monsieur, écartant les jambes pour lui offrir une vue imprenable sur son intimité. Elle y prenait même goût, et s'enhardissait à se montrer ainsi. Oubliés, ses complexes !

Elle ne négligea pas de bien frotter les couverts pour les nettoyer, et s'amusa à parsemer son corps gracile de mousse. Monsieur s'approcha d'elle, et après examen de ce qui avait été  relavé, fut satisfait.


Nous passons au salon ?

Sa voix était un souffle d'émotion contenue.

Oui…. 

Il la surprit encore, en la soulevant et la prenant dans ses bras, la portant jusqu'à la pièce d'à-côté où il la déposa sur le canapé. Il prit le temps de se déshabiller, laissant ses habits choir au sol, puis plaça un coussin en plein milieu du canapé.

Allongez vous, le ventre sur le coussin. Cela mettra encore plus en valeur vos jolies fesses.

Elle se mit en place, et il la caressa longuement, des épaules aux chevilles, tout en lui disant des mots tendres ou osés.

Je souhaite vous demander quelque chose, Mademoiselle. Votre cul me plait, et me fait envie. Oserez vous me l'abandonner ? 

Elle répondit dans un soupir, sans même réfléchir

Ohh oui…

Vous avez accepté bien vite, et sans crainte, il me semble…Dois je comprendre que ce n'est pas la première fois?

Elle rougit, un peu, adorablement, et avoua

Non… Mais ce sera la première fois avec vous, Monsieur. Et puis ça fait quelques temps que ça ne m'est pas arrivé.

J'en ai eu envie en vous regardant faire la vaisselle nue. Je ne pouvais quitter des yeux ce charmant petit cul, que j'ai déjà maintes fois fessé, caressé, palpé, embrassé, mais pas encore pénétré. J'avoue que j'avais pensé utiliser du liquide vaisselle pour vous préparer à cet assaut inédit, mais ce n'est pas fait pour ça… Fort heureusement, j'ai ce qu'il nous faut.

Allongée, elle sentit la bouche de Monsieur frôler sa nuque, puis parcourir l'étendue de son dos en descendant vers ses fesses,  l'électrisant tout le long du chemin. Et quand il s'attaqua à son sillon, que sa langue goûta à son anus..elle ne put s'empêcher de gémir à nouveau. Longtemps, il la prépara ainsi, ouvrant et humidifiant peu à peu l'étroit passage.

Lorsqu'il la sentit prête, il lui dit

Mettez vos mains dans le dos, je vous prie.

Pendant qu'elle s'exécutait, il se pencha et ramassa sa ceinture, ainsi qu'un petit flacon de gel lubrifiant. Il se servit ensuite de la ceinture pour attacher les poignets de Mademoiselle S, gardant en main un peu de longueur. Elle se laissait faire, abandonnée, confiante, sereine, pendant qu'il badigeonnait son petit trou d'une bonne quantité de gel.

 Puis son sexe à nouveau plein de désir pointa à l'entrée. Mademoiselle respira lentement, excitée, désireuse de l'accueillir en elle.

Lentement, Monsieur s'introduisit, usant de douceur et de patience, se guidant sur les réactions de la jolie brune. Lorsqu'elle fut totalement enculée, ils prirent quelques instants pour savourer cette sensation. 

L'acte était cru, mais les coups de reins de Monsieur étaient pleins de tendresse. Ils trouvèrent leur rythme, sensuel et lent, Monsieur n'accélérant que de temps à autre, imposant quelques secondes sa cadence pour mieux ralentir ensuite, tentant de maîtriser le désir qui montait en lui comme il pensait avoir maîtrisé sa belle parce qu'elle était ceinturée et attachée. Mademoiselle, offerte, empalée, ondulait des hanches de plus belle, invitant son amant à la jouissance. Il succomba sous les assauts de son art, se répandant en elle, dans leurs cris de plaisir mélangés. 

Relâchant la ceinture, Monsieur vint s'allonger aux côtés de la jeune femme, la prenant dans ses bras, s'apaisant mutuellement après les tumultes de la passion.” 

Pour ma santé, mon confort, et un peu par revendication, je ne porte pas de soutien gorge. Aujourd'hui je suis habillée en tenue légère quoique tout à fait acceptable sociétalement parlant.
Je fais la queue dans une supérette comme tout le monde, et une personne derrière moi me tapote l'épaule. Je me retourne gentiment et, sur un ton de confidence elle me dit quelque comme :
- “Excusez moi, je sais pas si vous l'avez remarqué mais hum… ça pointe.. ”
Je plisse un peu les yeux, je regarde sa bouche d'un air examinateur, et j'attends un peu son air perplexe qui ne tarde par à venir :
- Merci c'est gentil et hum.. je sais pas si vous l'avez remarqué mais, vous avez un bout de salade coincé là, là. oui là.“
La caissière m'a interpellée presque à ce moment là, c'était mon tour.
c'est pas que j'me sens mal.

c'est plus.
à moins que,
c'est non.

c'est pas que j'me sens mal. c'est plus fin que ça. se sentir mal, c'est devenu bien trop banal.
ça m'prend. c'est là. à l'intérieur. ou là. je n'sais pas. ça monte jusque dans ma tête. ça m'prend les tripes, le coeur, le corps, les lèvres. laissant derrière un goût indéterminable, indéfinissable. un mélange d'eau d'mer, d'encre, d'haine, puis d'mots et de larmes ravalés.
j'ai, j'ai un certain goût de mort coincé là dans la gorge.

c'est pas que j'me sens mal.
c'est moins,
ou plus,
plus ou moins, quoi.
je n'sais pas.

j'me sens comme un genre de marin sur son bateau affrontant la brume et le vent. ralenti, quelques fois par certains haut-le-coeurs ou coups de lame. il est ce rien perdu dans les eaux. un point. rien.
moi c'est ça, je patauge entre la vie et la mort. j'avance dans l'flou, j'divague. j'coule. la tête sous l'eau, j'essaye de remonter, en appuyant d'ssus pour m'en empêcher.
je me noie à l'intérieur de moi-même.

c'est pas que j'me sens mal,
je me sens rien.
rien voilà,
c'est ça.

enfin pas complètement, je me sens rien et tout en même temps.

Conseils en vrac

Disclaimer: ces conseils sont valables pour tout le monde, juste en tant que dépressive chronique borderline j'ai un peu de mal à gérer les trucs dits “d'adultes” du coup je me suis dit que ce que j'avais appris pouvait servir à d'autres gens. N'hésite pas à rajouter / modifier des conseils, je rebligguerai ou éditerai - A la pharmacie demande les médicaments génériques c'est moins cher et c'est la même chose. Même efficacité
- De temps en temps demande à ton médecin de te re prescrire les médocs type spasfon, paracetamol (pour les bobos de tous les jours) avec l'assurance maladie tu seras au moins remboursé une partie (avec la mutuelle entièrement)
- Les légumes à Dia sont souvent moins chers et de bonnes qualités (souvent des producteurs alentours si noté origine France)
- La farine, le sucre n'ont pas besoin d'être de marque, quand t'es dans la dèche les prix gagnants et Cie font le job parfaitement
- Achète le riz en vrac ça revient moins cher (la plupart des grandes surfaces ont un rayon vrac maintenant)
- Si tu y as le droit n'hésite pas à aller au restau du coeur ou à la banque alimentaire
- Fais un planning de tes factures. Tu peux demander des dates précises de prélèvements. Perso je concentre tout après ma date de paye (/pole emploi) Au moins après l'argent restant n'est dédié qu'à la bouffe/trucs pour moi
-Les budgets c'est chiant mais pratique
-Parfois y'a des trucs de sous marque meilleurs que les trucs de marque (filez vos bons plans en message) genre je préfère les Petits Sacripan de Leader Price aux Petits Écoliers
- Ne pas mettre de liquide vaisselle dans le lave vaisselle
- Passe ta vaisselle à l'eau avant de la mettre dans le lave vaisselle
- Vérifiez les poches avant de mettre à la machine évite bien des regrets
- Si t'as des soutiens gorges investis dans un filet à soutien gorge, c'est pas très cher et ça évitera à tes sg de s'abîmer trop vite
- Des fois la vie ça craint et même si on se dit que la roue tourne ça empêche pas que ça craint. Ce sentiment est légitime
-Démaquille toi avant d'aller te coucher ta peau te remerciera et à force tu te sentiras vraiment mieux
- L'homéoplasmine ça répare les lèvres gercées en un rien de temps
- En vrai les gens ne retiennent pas tous tes faits et gestes et le truc qui tourne dans ta tête en fin de journée tout le monde l'a déjà oublié
- On merde tous dans la vie à un moment où un autre. C'est fait c'est fait, mieux vaut passer à autre chose tu feras forcément mieux la prochaine fois
- Dans une situation compliquée (couple,famille) donne toi une date butoir. A cette date la situation devra être réglée. Genre ça va mal avec ton/ta partenaire ça te rend malheureusE tu n'es pas en mesure de prendre une décision/vous avez parlé donne toi une date à laquelle la situation aura dû s'améliorer, où tu devras prendre une décision
- Investir dans des vêtements, chaussures de qualité c'est mieux si ça t'es possible
- Craquer sur des trucs inutiles non vitaux même si ça fout la merde niveau argent ça permet parfois de ne pas devenir dingue
- T'as le droit de te récompenser d'avoir fait des trucs qui te paraissent difficiles
-Tous les 5 ans t'as le droit à un bilan de santé gratuit par l'assurance maladie profites en

(n'hésitez pas si vous avez d'autres conseils)

Tout à l'heure je me baladais tranquillement, la chevelure de licorne violette volant au vent, le téton pointant fièrement sous un pudique tee shirt ample et un grand sourire scotché au visage sous ce magnifique soleil brestois.
Vint un malheureux coup de vent qui plaqua mon tee-shirt sur mon torse, dévoilant par mégarde aux yeux de tous que je ne portais pas de soutien-gorge.
Et bah ça n'a pas loupé !
Relou : Hey mademoiselle, le soutien gorge c'est pas une option !
Moi : Hey trouduc, tout comme mon soutif, être relou ça devrait en être une d'option !
Et je suis repartie comme une déesse, les tétons en avant.
Lorsque je l'ai aperçu, lui que j'ai tant aimé, mon être ne s'est pas figé, mon sourire ne s'est pas envolé, ma gorge ne s'est pas serrée. Lorsque je l'ai aperçu, j'ai souri, non pas de l'avoir perdu, mais de l'avoir un jour connu, même si je n'ai jamais été celle qu'il a aimé, j'espère avoir marqué son cœur, rien qu'un peu.