ouai mec

"Mais tu comprends c'est qu'un homme..."

Je n'ai pas le temps d'écrire énormément en ce moment mais j'ai un petit coup de gueule à pousser. Il se trouve que j'ai une vie sentimentale et que dernièrement un homme auquel j'étais (je suis malheureusement) très attachée a eu un comportement dépassant les abysses de la médiocrité envers moi. J'en dirais pas plus parce qu'on rentre dans l'ultra-personnel mais il y a un des arguments qu'on m'a sorti sous toutes ses formes pour le défendre qui rendre largement dans le cadre de ce blog et c'est “Ouais mais les mecs tu vois…” “Non mais faut pas lui demander de s'excuser c'est un mec ils aiment pas ça… ”, Ouais mais tu comprends c'est qu'un homme"

Ben non je comprends pas non.

ETRE UN HOMME N'EST PAS UNE EXCUSE JUSTIFIANT UN COMPORTEMENT DE MERDE

Ce n'est pas une excuse pour mentir, manquer de respect, ne pas tenir compte des sentiments de l'autre, être lâche ou ne pas assumer.

Si vous trouvez le comportement d'un homme défendable donnez de VRAIS arguments parce qu'en matière de sentiments rien est jamais blanc ou noir.

Mais pitié arrêtez de sortir cet argument à chaque fois que l'un d'entre eux se comporte mal envers une femme, parce que ça ne fait que le légitimer et perpétuer la tradition que le respect d'une femme ça vaut décidément pas grand chose.

On nait pas goujat, on le devient. Surtout si on vous encourage à l'être…

“Je suis l'ennemi, parce que je pense, parce que j'aime lire, parce que je suis pour la liberté d'expression et la liberté de choix, je suis le genre de mec qui aime aller dans un bon resto et qui se demande si il va prendre une cote de bœuf ou un pavé de rumsteck géant avec ces frites mayonnaise. 

Je veux faire du cholestérol, je veux bouffer du bacon, du beurre, des montagnes de fromage, je veux fumer un bon cigare de la taille de la tour Eiffel dans un coin non fumeur, je veux courir nu dans les rues le corps couvert de ketchup en lisant play-boy. 

Pourquoi ? Parce que j'en aurai eu envie tout d'un coup, ouais mec !”

Edgar Friendly

Hier soir je suis dans un bar avec une pote. Face à moi, derrière elle, y a un groupe de relous bien bien relous, accoudés au comptoir avec des millions de bières, je me dis que ça va être sympa.
Je vois les mecs qui parlent de moi en me regardant et en rigolant, me montrant du doigt. Je me dis, ça va être encore plus sympa. :) Y en a un qui se lance:
- ça va ?
- très bien.
- tu peux voir la télé derrière moi ?
- non. 
- ah, tu veux peut-être que je me pousse ? (en y croyant pas une seconde, on sentait le mec qui comptait sur ma politesse)
- oui, avec plaisir :)
- ah, euh, non en fait c'était pour…
ouais ok mec, remballe ta fausse proposition.
- bon sinon j'aime bien tes cheveux
- fantastique. je croyais que tu devais te pousser pour que je puisse voir la télé (qui passait un tournoi de fléchettes, je vous raconte pas, ma passion number one dans la vie -_- )
- euh…
et là il s'est retourné et il est parti avec ses potes. youpi
Et toi ça va ?

“Et toi ça va ?”

C'est comme si le soleil se couchait sur tes yeux.

Ouais mec, ça va, j'tiens le coup. Il faut bien, tu sais comment c'est. Tu sais qu'on ne peut pas vraiment se permettre nos escapades la nuit et nos silences trop pesants.
Ça va, ouais, ça va. J'pense retrouver l'équilibre petit à petit.
La fougue et l'envie de vivre.

Je commence enfin à respirer sans le regretter.

Ça va, ouais, ça va, je ne tombe pas. Tu sais comment j'suis. Toujours les ongles plantés dans l'Espoir jusqu'à les perdre.
La tête remplie de choses à découvrir, de nouvelles directions vers le semblant d'infini des rêves.

J'ai regardé l'aube se lever sans ressentir de dégoût.

Je recommence à retrouver la vue, comme si l'ciel se dégageait.
Tu vois, mec, depuis que j'ai embrassé la mort et qu'elle ne m'a pas vraiment prise sous son aile je me dis que ça vaut sûrement le coup d'avancer.

J'pars en quête de quelque chose que je ne connais pas encore.

Ça va. J'peux pas te dire que je vais bien, pas encore. Parfois oui, mais ça ne dure point, bientôt, tu verras, bientôt j'pourrais voler dans ma tête. Bientôt mes épaules seront moins lourdes.
Tu verras.

Il paraît qu'on a deux naissances, j'crois que j'suis en train de naître.

Et mec, j'vais sûrement t'appeler demain, la voix tremblante et le corps mourant.
J'vais sûrement me mettre à pleurer et à te répéter que j'y crois plus. Que ça existe pas ces conneries. Que c'est qu'un tas de blabla que les gens inventent pour chasser l'angoisse de mourir.

Demain, quand je t'appellerai, rappelle moi que le monde est magnifique.
Qu'il y a chaque détail qui compte, que je croiserai des sourires.
Qu'il y aura des personnes qui me retourneront d'un simple regard.
Demain, rappelle moi les mille tempêtes que je n'ai pas encore vu, les mille chansons que je n'ai pas encore entendu, les mille mains que je n'ai pas frôler, les mille saveurs que je n'ai pas encore goûté.

Inspire. Expire. Ouvre les yeux. Le nouveau Monde existe.

Conversation entre deux raclures à la fac, entendue en passant :
-Raclure 1: J'ai pas de problème avec les lesbiennes, par contre deux mecs ensemble, je trouve ça chelou.
-Raclure 2: Ouais mec, t'as raison, ils sont dégueus.
-Moi en passant: Ah nan mais je comprends, ça vous file la gerbe c'est ça?
-Raclure 2: Ouais c'est ça.
-Moi: Alors étouffez vous avec votre vomi.
- T'es vraiment en train de te foutre en l'air pour un mec ?
- Ouais.
- Mais t'as toujours appris a vivre sans tout ces gens qui sont partis.
- Pas lui. Lui je peux pas. Lui, c'est mon âme soeur tu vois. La base de ma vie. Et si on me demandait de revivre un seul moment de ma vie ce serait lui. S'il revient pas je suis foutue.
- Et s'il revient pas ?
- J'préfère dire au revoir au bonheur que lui dire au revoir à lui.
—  jemetais
Mais moi ça m'énerve, ça m'énerve parce que les mecs d'aujourd'hui pour une grande partie, ils ont peur de montrer leur sentiments, parce que la société leur a dit que ça faisait fragile voyez vous, sauf que le truc qu'est fragile dans l'histoire c'est la société, pas le mec, ouai la société elle est bancale elle te dis oui pi après non, elle serra jamais vraiment de ton côté, même si tu fais les choses bien, ce sera mal, ouai la société maintenant elle est comme ça, t'es pas assez mince, pas assez beau, pas assez musclé, pas assez gentil, ou tu l'es trop, t'es trop maigre, trop con, trop intelligent, trop naïf, trop aveugle, trop méfiant ou pas assez.. On est toujours trop ou pas assez pour cette putain de société, même si bon, on en fait partie, c'est un peu “nous” la société. C'est triste putain !

Quand je demande au poussin de me remettre la porte du sas frais car elle est sorti de son rail et qu'elle est trop lourde pour moi, qu'il pinaille , qu'un gars de l'épicerie passe et essaye, qu'il pinaille aussi, qu'ils essayent de différentes façons et que ça se transforme en concours de celui qui pisse le plus loin genre “j'ai plus de force que toi, non c'est moi qui est plus de force”. ▪ heu ouais les mec mais en attendant la porte à pas bougé et moi faut vraiment que je mette ma livraison là . ▪