oreils

Topless Day !

Suite à mon post d’hier, plusieurs personnes m’ont demandé une photo ! ^^

Et vu qu’aujourd’hui, c’est le topless day, j’ai faite la fameuse photo torse-nu (en vrai, c’est dimanche et j’ai trop la flemme de m’habiller correctement xD)
Ne vous inquiétez pas pour autant, pour ceux que ça gênerait. On ne voit rien à par mes épaules x)

Notez que j’ai aussi eu la flemme de passer trop longtemps à me coiffer correctement, et que je doit aller faire recouper un peu mes cheveux ^^

Bref, me voilà, avec (une partie de) mes cheveux bleus ! 

À la fin d'une histoire amoureuse (ou assimilée), le silence me fait souvent penser à un oreiller. Un oreiller qu'on utiliserait pour étouffer l'autre ; tu t'assieds dessus (la cible, l'oreiller), tu attends un moment, le temps qu'il faut, et puis c'est bon, c'est mort.
—  jacques dor
Conquête

Embrasser tes jambes gainées de noir,
Remonter jusqu'à tes cuisses,
Les écarter un peu en relevant ta robe,

Mon visage balayé par tes cheveux qui sentent bon,
Tes lèvres au goût de mangue s'ouvrent timidement,

Mes mains larges et puissantes continuent leur ascension inexorable vers tes seins qui se tendent,

Je t'allonge sur le lit, mon corps pèse sur le tien,
Et je te murmure à l'oreille “Je vais te prendre”

J'ai tellement seriné à mes enfants des mots d'inquiétude. « Couvre-toi, tu vas prendre froid !» ; « Ne parle pas aux inconnus ! » ; « Méfie-toi de ce garçon ! » ; « Cette femme n'est pas pour toi ! » Tellement d'exclamations pour que ça rentre par une oreille pour aussitôt sortir de l'autre.

J'ai tellement dit et redit à mon cher époux des mots d'attachement. « Je ne sais pas ce que je deviendrais sans toi. » ; « Reste avec moi ce soir. » ; « Je t'aime. » ; « Ne me quitte pas. » Tellement de déclarations pour si peu d'attentions en retour.

J'ai tellement rabâché à mes amis des mots de sympathie. « Venez boire un café quand vous voulez. » ; « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là. » ;  « Envoyez-moi de vos nouvelles, ça me fera plaisir. » Tellement d'invitations si peu suivies d'effets.

Je le sais, j'ai souvent prêché dans le désert. Et je n'ai pas toujours exprimé les mots les plus importants. Aujourd'hui, ils ne font même plus semblant de m’écouter. Aujourd'hui, je préfère tourner le dos car autant parler à un mur.

Pizza froide

Il est 2 heures du matin et nos rires éclatent par la fenêtre de la cuisine. Moi assise sur le comptoir, à boire du vin au goulot et manger de la pizza froide. Ton rire est si beau. Tu t'approches et j'enlace mes jambes autour de ta taille. Même juchée sur le mobilier de la cuisine, tu es encore plus grand que moi. Tu me regardes, je suis un peu saoule et ça te fais tellement marrer. Tu remets une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je resserre mon étreinte acrobatique, tu glisses ta main derrière mon cou et tu m'embrasses. Comme si tu l'avais toujours fait. Je ne sais pas si c'est l'alcool ou bien le vent frais que souffle la nuit qui me donne des frissons. C'est bon. Toi.Moi.Nous.
Ce “nous” qui avait toujours été synonyme d'amitié. Ta main qui avait toujours tenue la mienne lors des moments difficiles, des peines, des blessures et des trop grands bonheurs. Que ton rire qui avait toujours rythmé mes étés trouverait écho en moi cet été précis. Tu te détaches de mon enlacement pour prendre une bière au frigo et je te balance ma croûte de pizza à la tête. Tu te relèves tranquillement, tu secoues ta bière et la décapsule dans ma direction. Les voisins m'ont sans doute entendue hurler et mourir de rire quand je me suis mise à courir et que tu me poursuivais à travers le salon. Tu m'as attrapé par la taille, soulever de terre et projetée sur le canapé “ quand j'en aurais fini avec toi, tu ne lanceras plus jamais de reste de pizza, canaille”. Je riais tellement que j'en avais mal à l'estomac.
Tu as ce talent unique de m'irradier de bonheur et de sourire.
Je ne me souviens pas à quelle moment je me suis endormie, le visage enfouis dans tes bras.

Le lendemain matin, mes cheveux avaient une odeur de bière et toi de pizza froide. Les rayons de lumière dansaient avec ce bonheur sans nom et inattendu qui planait sur nous, endormie dans les bras un de l'autre.

2006 - Liberté pour les oursons

Sous le ciel plombé d'un mois de septembre trop froid, ils nous avaient proposé de rester. Pendant que les bambins poireautaient sous le préau avec leur air inquiet de premier jour, les parents s'accumulaient derrière la grande vitre du hall. Nous allions pouvoir les accompagner partout, dans les salles de classe, visiter les sanitaires, parcourir les interminables couloirs trop sombres et manger à la cantoche.
C'est en imaginant son père faire ripaille de purée et jouer avec des boulettes de pain, assis sur une chaise trop petite qui lui placerait les genoux derrière les oreilles, que ma fille m'a supplié de partir.

“c'est quoi l'avenir? se vanter d'être anorexique et le dire partout pour montrer que c'est vous les plus tristes. ou encore crier sur tous les toits que vous êtes dépressifs. "tiens je vais créer un compte pour encourager les gens à être des putains de dépressifs c'est cool”. réveillez vous, les gens vont assez mal sans vous, pourquoi les renforcer dans leur tristesse? je vais mal, tu vas mal, on va mal. c'est tout, tout le monde le sait, tout le monde le hurle. mais faut faire la différence entre le crier dans son oreiller, chez un psy et sur le net"

Interdiction de fermer les yeux ![..] Ça fait partie des règles. Il est interdit de fermer les yeux. Ça n'arrange rien, de toute façon, et n'efface pas ce qui est en train de se passer. Au contraire même. Parce que quand tu rouvriras les yeux les choses auront encore empiré. [..] Ouvre grand les yeux. Il n'y a que les faibles qui les ferment. Ce sont les lâches qui détournent le regard de la réalité. Tu auras beau les fermer et te boucher les oreilles, le temps continuera à avancer. Tic tac tic tac.
—  Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

En vrai, Where is my mind des Pixies, ça doit être la musique que j’ai le plus écouté. J’ai du dépasser au bas mot 2000 fois écoutées. (Bon ça n’empêche pas que je ne connaissent pas exactement toutes les paroles). 
Mais en vrai, cette musique, c’est l’orgasme. Dans les nivaux d’écoutes, t’as le truc que tu écoutes d’une oreille distraite. T’as le truc qui te fait fredonner/siffler. T’as le truc qui te fait chanter. T’as le truc qui te fait bouger, danser. Et puis enfin, le summum le climax, le nirvana, l’everest, le must du must. Quand la musique te prend tellement que t’es prostré, ailleurs, que t’es crispé, l’eargasm et l’orgasme total.

Where is my mind, ça fait partie de la dernière catégorie.

Samedi. 07:33

Apparition du moustique révélé par un passage près de l'oreille.
Moustique éliminé après une chasse riche émotion, pris au vol.


Ce connard m'a touché.