on le savait mais pas lui

Tu sais cette fille, elle voulait se barrer, elle rêvait que d'une chose, prendre ses affaires, ne rien dire à personne et partir. Sa vie n'était pas facile, du moins c'est ce qu'on pouvait voir dans ses yeux, ses manières de faire, mais cette fille n'a jamais parler d'elle, elle écoutait les problèmes des autres, les aidait, mais ne demandait en aucun cas de l'aide, cette fille, elle voulait se débrouiller seule ou peut-être qu'au fond elle savait que personne ne pouvait la comprendre, que personne prendrait le temps pour elle. Car ce qu'elle a comprit cette fille, c'était que les gens pouvait prendre le temps de demander des conseils mais pour écoutait les autres, il n'y avait personne. Mais tu sais, un jour plus personne n'a reçu de nouvelles d'elle ? Les personnes avec qui elle traînait à l'école, son entourage, sa famille, personne savait où elle était, elle avait disparue comme ça, du jour au lendemain, cette fille elle était imprévisible, elle faisait montrer que tout va bien, qu'elle gérait la situation, mais il lui manquait juste de l'écoute, juste un peu de compréhension, cette fille ça peut être toi, moi, elle puis même lui, tout ceux qui se sentent concernés, cette fille tu sais, elle restera pas éternellement.
—  Lindtsay

Cela fait plus de deux ans que c’est fini. Cela fait plus d’un an que je ne l’ai pas vu. On ne se parle presque plus. Et pourtant vous voyez, quand je pense à lui, c’est que de l’affection, que de la tendresse, que de la bienveillance, que de jolies choses, alors que sincèrement notre relation n’était loin d’être le bonheur. C’est inexplicable, on était tellement heureux d’être malheureux tous les deux. On ne savait pas s’aimer. Mais voilà, deux ans après, je pense souvent à lui et j’espère sincèrement qu’il est heureux, qu’il va bien. Il ne me manque pas mais je n’ai que de l’amour pour lui. Toute la haine, toute la rancœur, toute la tristesse sont parties. Et je sais que je penserai toujours que du positif de lui. Je le défendrai toujours face aux mauvaises langues. Je l’aimerai toujours plus que la moyenne. Je serai toujours extrêmement bienveillante à son égard. Je penserai toujours à lui. Je me souviendrai toujours de lui comme quelqu’un d’excessivement drôle pourtant excessivement malheureux, je me rappellerai de cette façon qu’il avait d’essayer de me protéger toujours très maladroitement, d’être constamment bienveillant avec les gens, de sourire naïvement, de rire plus fort que tout le monde, d’être malheureusement beau quand il était défoncé et son regard d’amour. Je garde son rire en tête. Et je le garderai toujours.

Et après deux ans, je suis toujours aussi heureuse d’avoir été à lui un an et demi. Je suis heureuse des bons souvenirs, puis je m’en rappelle sans les regretter, sans vouloir qu’ils se reproduisent, juste ils ont été exceptionnels, ça a été une des plus belles périodes de ma vie et je veux la garder précieusement au fond de ma tête. Ça a été une de plus belles personnes de ma vie, ça a été une des personnes les plus bienveillantes et gentilles que j’ai connues. Je ne garde que les bons souvenirs, j’oublie les mauvaises paroles, les tristes moments, les pleurs, les cris. Je garde son rire.

Ça doit être ça aimer quelqu’un vraiment.
Et je l’aimerai sincèrement toute ma vie.

Ton regard ne mentait pas, lui. Tu me disais que tu t'en foutais, que pour toi, je n'avais jamais compté. Mais ton regard H, ton regard te trahissait. Tes larmes au bord des yeux, ta voix qui se brisait quand t'essayais tant bien que mal de parler, et tes membres qui tremblaient quand tu t'es levé.
T'aurais voulu que tout ça n'ait aucune importance, mais c'était pas le cas et on le savait tous les deux. On avait juste peur de se l'avouer, comme si dire « je t'aime » allait tout changé.
Mais heureusement nos cœurs eux, savaient que tout ça a toujours compté. Heureusement nos cœurs eux, savaient qu'ils étaient liés.
Ce que j'avais tant aimé chez elle, c'était qu'elle savait voir au fond de moi, qu'elle comprenait les choses sans que j'aie besoin de les lui dire avec des mots. C'était justement ce qu'elle était en train de faire. Mais pouvais-je supporter l'idée que je n'étais pas parfait? Elle, elle avait déjà admis l'idée de mon imperfection et de la sienne. Bon Dieu, je n'étais qu'un minable à côté d'elle! […] J'avais peur d'être rejeté, oui. J'avais peur aussi d'être accepté pour de mauvaises raisons. Ce que j'essaye si maladroitement de dire, c'est qu'elle, pour moi, n'était pas comme les autres et que je ne savais pas comment en parler, ni même à qui. Tout ce que je savais, c'était ce que j'éprouvais. Pour elle. Pour tout ce qui était elle.
—  Emile Zola
ILAN HALIMI

Je rentrais de soirée plutôt contente, je venais de rencontrer les copains d'un ami à moi, ils étaient sympas et ils me ramenaient en voiture. Quand le mec a côté de moi, que je venais de rencontrer, commence à parler des juifs. Il dit alors “les juifs ce sont des arnaqueurs, ils se font de l'argent sur le dos de tous le monde. En plus comme ils sont communautaires on a moins de clients car ils reste qu'entre juifs.” J'étais à l'arrière coincé entre lui et un inconnu, mon ami, le seul que je connaissais vraiment était assis devant. J'avais peur d'entrer en conflit dans cet endroit clos, mais j'avais une boule au ventre. Il ne s'arrêtait pas. Il continuait de parler de Dieudonné qui ne méritait pas son sort, qu'il avait bien raison, de toute façon. J'étais tellement mal à l'aise. Lui continuait à cœur joie, personne ne l'arrêtait, il commençait à parler des médias, complètement contrôlé par la communauté juive. Tellement contrôlé qu'une certaine affaire a fait plus de bruit qu'elle n'aurait dû, dit il. L'affaire de… Il ne se souvient plus bien, il parle d'un homme torturé.. Puis il me regarde et dis “ah oui il s'appel un truc comme David Halimi je crois”.
Je n'en pouvais plus. Je lui répondi enfin alors : “ILAN HALIMI, il s'appellait Ilan Halimi”. J'avais le souffle court mais j'essayais toujours de faire mine de rien, j'avais vraiment peur de ses réactions, mais je ne pouvais plus me taire. Je lui expliqua que je connaissais bien cet affaire, car en fait ma sœur allait à l'école à côté du magasin de téléphonie ou travaillait Ilan et qu'il avait été assassiné dans ma ville à quelques centaines de mètres de chez moi et j'ai enfin pu lui dire que moi je ne pensais pas que les médias en faisait trop. Alors il a demandé à mon ami en m'ignorant : “elle est juive ?”.
Mon ami lui répondi : “Non”.
Il savait très bien que j'étais juive, je ne sais pas vraiment pourquoi il a dit ça.. Me protéger ? En tout cas en partant cet homme, ne m'a pas dit au revoir.

Paprika

Salut,

Écoute, j’ai vraiment besoin d’te parler même si j’sais que je finirais par effacer ce message à la fin, bien que t’as sans doute supprimer mon numéro *rire* mais p’tete que quand tu le verras apparaitre là, maintenant, tu te souviendras de qui j’suis et de ce qu’on étaient, c’est vrai quoi, c’est pas le genre de chose qu’on oublie. T’sais à la seconde où on a été ensemble, la chose dont je redoutais le plus était de devoir un jour, parler de toi au passé et la vérité c’est que j’y arrive toujours pas parce que t’es là, t’es toujours là putain même quand t’es pas la, même quand j’sais que t’es parti et à cette seconde là, j’savais que même en partant, tu fouterais pas le camp, parce que t’es encore partout, putain. Tu sais, tu me manques, j’me déteste à l’dire à cet instant mais j’le dis parce que.. Parce que j’ai besoin qu’sa sorte, oui, j’ai garder tout ça tellement longtemps à l’intérieur de moi, et c’est pas bon pour moi, tu comprends ? J’crois que de toute facon, c’est bon pour personne, c’est vrai, même mon psy l’a dit, il dit qu’il faut parler de ses sentiments, qu’c’est important d’parler, maintenant écoute : tu me manques et j’le répète parce que pour moi j’le dirais jamais assez, j’le ressentirais jamais assez, c’est là tu vois, sa m’creuse tout l’temps, sa m’tue presque. Tu sais, tu m’en a fait baver dernièrement mais (…) y a jamais eu de “mais” avec toi et y en aura sûrement jamais, tu t’demandes sans doute pourquoi, maintenant que tu lis, eh bien parce qu’on ne met pas de barrière à l’amour, c’est vrai, si je devais t’dire “je t’aime” je te le dirais et puis c’est tout, je ne te dirais pas “je t’aime, mais” parce que je ne repousserais jamais l’amour avec des mots salement opposé à l’amour lui-même, l’amour c’est censé être quelque chose positif non? Écoute, j’en veux pas de ton vide, surtout pas d’ton absence, j’ai pas besoin que tu me laisses ça, moi j’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu sois là, j’ai besoin de tes bras ouais, mais ce dont j’ai le plus besoin, c’est que tu me regardes, tu vas me trouvez sans doute bizarre mais c’est vrai, jamais personne ne savait aussi bien me regarder que toi, j’ai besoin de savoir que dans mes yeux, y a une foutue présence tu vois, j’ai besoin que tu reviennes à ta place, parce que ta place, c’est ici, avec moi et non, j’ai plus peur, j’ai plus peur de parler. Et rien ne me fera plus peur que de te voir jamais revenir. Je refuse d’accepter qu’il y est une fin, tu m’entends ? Je refuse. Il faut que tu te fasse à l’idée. On est pas ces autres couples, non, on s’est toujours dit qu’on prouveraient qu’on est bien différents de tout ce monde, alors me laisse pas toute seule s’il te plait, me laisse pas être celle qui se bat mais qu’on fout quand même sur le côté. On peut encore changer ça. Regarde-les, ces vieux couples qui passent, c’est pas beau ça ? Sa pourrait être nous, tu sais, y a un couple de vieux à qui on a demandé comment ils faisaient pour rester ensemble pendant 65 années et ils ont répondus : “nous somme nées à une époque ou lorsque quelque chose se casse on le répare, on ne le jette pas.” Tu vois, ça, sa pourrait être nous, alors j’t’en prie, ne m’jette pas, il est encore temps, et j’te jure, j’te l’promet que tu l’perdras pas en étant avec moi.

*message effacer*

Je suis allée me balader dans la rue pendant une heure et je suis rentrée y'a environ cinq dix minutes là et j'étais bien j'étais au téléphone je marchais et ça me vidait la tête de parler et de marcher et de respirer dehors mais je suis rentrée limite en précipitation parce qu'alors que j'allais vers chez moi pour me poser sur un banc y a un mec (~40/50 ans) dans la rue qui me parle mais j'entends pas ce qu'il dit et j'essaie pas de comprendre j'essaie de m'éloigner (il avait une voix de bourré) mais je ne sais pas s'il savait où j'habite mais il me bloquait le chemin et je ne voulais pas marcher vers lui alors j'ai commencé à partir pour faire un détour et il me fixait et il ne me suivait pas mais se rapprochait de ma maison en me fixant et en avançant à la même allure que moi alors j'ai flippé à mort heureusement qu'elle est restée au tel d'ailleurs mais du coup j'étais partie pour faire mon détour sauf que je devais passer au milieu de mecs un peu louches et de gens à la terrasse d'un bar un peu bizarres aussi du coup jme suis dit no no no donc j'ai fait demi tour et là je vois le gars de taleur qui passe et il parle encore (il était bourré jpense…) et je me dis meuf tu te bouges il va pas te courir après donc je passe à genre 10 mètres de lui en marchant vite et en continuant de parler au téléphone vite fait je le regarde pas et je marche marche marche hyper vite parce que j'avais juste tellement peur qu'il soit derrière moi et me suive et j'ai eu peur, genre vraiment peur
Ça m'a fait réaliser qu'il fallait que je fasse attention à moi, que j'étais pas invincible et je crois que j'avais besoin de ça parce que ça fait un moment que je sors souvent faire un tour toute seule le soir voire la nuit et d'ailleurs ça craint plus le soir que la nuit pour être honnête
Tout ça pour dire que j'suis soulagée d'être chez moi, dans ma maison, en sécurité, et que ça m'a rappelé encore une fois que j'ai de la chance
Voilà

Je me souviens quand je l'ai rencontré, c'était tellement clair qu'il était le seul pour moi. Nous l'avons tous les deux compris en même temps. Mais au fur et à mesure que les années se passaient, les choses se compliquaient, nous étions confrontés à plus de défis. Je l'ai supplié de rester. Il était charismatique, magnétique, électrique et tout le monde le savait. Quand il entrait dans une pièce, tout le monde se lever pour aller lui parler. Il était comme cet hybride, ce mélange d'un homme qui ne pouvait pas se contenir. J'ai toujours eu l'impression qu'il était déchiré entre être une bonne personne et avoir manqué à toutes les occasions que la vie pouvait offrir à un homme aussi magnifique que lui. Et de cette façon, je l'ai compris et je l'ai aimé. Je l'aimais, je l'aimais, je l'aimais. Et je l'aime toujours. je l'aime.
—  Lana del rey

-Pourquoi tu parles jamais de tes problèmes, hein?

-Parce que mes problèmes sont mes problèmes. J’écoute les gens pour les aider, pas pour qu’ils m’aident en retour. J’essaie de leur donner des conseils pour qu’ils résolvent leurs soucis, et de mon côté je m’inspire de ce que j’ai pu dire, de ce qu’ils ont pu faire, pour résoudre mes propres problèmes.

-Donc tu ne fais confiance à personne, pour ces problèmes, c’est ça? Ta souffrance, ta peine… Tu gardes ça pour toi parce que tu penses que ces gens ne peuvent pas t’aider? Tu n’as aucune confiance en eux, en nous?

-Non, ce n’est pas ça. J’ai confiance en vous tous. Et je sais qu’en retour, j’ai votre confiance. Voilà pourquoi je ne peux pas parler de ce qui me tracasse. Ce serait trahir la confiance de mes amis. Je suis le pilier qui les soutient, contre vents et marées, peu importe le problème, je serais là pour les soutenir. Et ils le savent. Et c’est la raison pour laquelle je ne peux pas me permettre de leur montrer que leur pilier peut vaciller parfois. Sinon leur confiance s’envolerait, et ils ne seraient plus mes amis. Je suis Atlas. Tu sais, ce titan qui a été puni par Zeus pour avoir aidé dans la guerre contre les dieux olympiens? Il devait porter le monde sur ses épaules… Enfin, ce n’était que le ciel, mais c’était un peu comme porter le monde. Moi, je crois qu’il l’a accepté. Il aurait pu refuser, et se faire tuer, ou s’enfuir. Mais Atlas a accepté son sort. Pourquoi? Parce que ce n’était pas une punition. Atlas a porté le monde non pas parce qu’il était puni, mais parce qu’il savait que Zeus avait confiance en lui pour cette tâche. Il en a fait son devoir. C’est pareil pour moi. Je ne porte pas le monde sur mes épaules, mais je porte mon monde. Mes amis. Ils me font confiance pour que je les soutienne, alors je le fais. Et au diable mes soucis.

Renoncer et attendre

for @calimera62

Perceval de Galles n'a jamais été très patient, depuis tout petit mamie n'a pas arrêté de lui dire d'attendre, d'être patient et moins débile que ses vieux.

C'était pas toujours facile, mais même s'il se prenait une chasse une fois sur deux, il a toujours su que mamie dans le fond, elle avait pas tort. Donc, Perceval il a appris à être patient petit bout par petit bout, des fois il y arrive pas toujours, mais il essaie, il ne renonce pas. Renoncer il savait pas ce que ça voulait dire avant qu'Arthur lui explique un jour à table, avant qu'Arthur lui montre, bien plus tard, en abandonnant Excalibur, puis Kaamelott, puis la vie.

(Karadoc il a beau dire que le gras c'est la vie, et qu'il n'y a pas de plus belle chose que manger, Perceval sait que pour Arthur c'est pas pareil : il a plus mangé parce qu'il voulait plus vivre, il y a une grosse différence.)

Il aurait jamais pensé que son roi pouvait l'abandonner, lui aussi, alors que pendant la chevaliérisation quand ils ont juré au nom d'Uther le dragon, Perceval était sûr que quoi qu'il arrive, il resterait près d'Arthur, parce que c'est comme mamie, une fois sur deux il se prend une chasse, mais il est là où il doit être. Il se souvient qu'Arthur l'a serré dans ses bras une fois, et qu'il lui a dit qu'il aimait, à sa façon à lui, la seule fois où c'est Perceval qui a failli renoncer.

On abandonne pas les gens qu'on aime.

Donc, quand il l'a vu la dernière fois à Tintagel, tout pâlot, tout maigre, tout faible comme un oisillon, il a juste attendu. Il a veillé sur son Roi, écouté l'histoire de son rêve hyper classe sur l'espace, le Graal, et son vieux avec qui il a voyagé jusque dans une baignoire, et il a réajusté ses couvertures quand il s'est endormi. Parce que le rôle d'un chevalier, c'est pas d'être super fort au combat, même avec des nouvelles techniques, ou d'utiliser des grands mots hyper compliqués, c'est de protéger son roi. Quand il parle, on écoute, quand il a froid on le couvre…

Et quand il s'en va, on attend — même quand on sait pas où il est parti, ni pour combien de temps.

On ne renonce pas.

Les jours sont devenus des mois qui sont devenus des années… Perceval est pas fort en date, mais l'attente elle est pas dans sa tête, elle est dans son cœur. Et Arthur, c'est lui qu'a la plus grande place.

C'est le premier truc qui lui dit quand il le revoit — plus ridé, plus joufflu mais plus souriant aussi :

“Sire, je vous attendais, il y a toujours une place pour vous.”

Alors, le sourire de son roi s'élargit en même temps que le sien, et au lieu d'avoir à quémander un câlin, comme la dernière fois, c'est Arthur qui met son bras autour de ses épaules, et qui pose ses lèvres sur le front de Perceval — comme mamie faisait quand il était gamin et qu'il était tout triste.

“Les héros ne renoncent jamais, Perceval.”

anonymous asked:

Je suis assez nouvelle dans le monde de la politique française, mais à titre comparatif, je me demandais si voter pour Chirac était plus douloureux qu'aujourd'hui voter pour Macron? Macron est-il plus de "Gauche" dans ses positions?

Très bonne question. J’avais… huit ans en 2002 ? Donc je ne sais pas si ce que je dis est vrai, @laderdesders1 me contredira peut-être, mais il me semble qu’il n’y a pas de vraies réponses ? 

Je connais pas très bien le programme de Chirac en 2002, mais il était je pense effectivement plus à droite que Macron, donc c’était plus “douloureux” comme tu dis. En même, ce qui rend justement le vote Macron douloureux aujourd’hui, c’est justement parce qu’il y a eu Chirac avant, et que des gens qui ont connu ces deux élections sont fatigués de devoir refaire la même chose, même si Macron est plus “à gauche”. 

Aussi, il y a l’attitude. Chirac a eu une attitude plus humble, en 2002, il savait que les gens allaient voter pour lui, non par adhésion, mais par refus du FN, ce que Macron n’a pas toujours l’air de comprendre…

- C'était qu'un prétexte (j'ai baissé les yeux). Et si je lui demandais, je crois qu'il dirait que oui, il bafouillerait une excuse ou un truc comme ça. Sauf que c'est même pas une question, je le sais, il aurait même pas besoin de se justifier. C'était qu'un prétexte.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que, si vraiment ça n'en était pas un, après tout ce temps, après cette année, il aurait pris un moment, un message, une lettre, un café, un resto, une heure, une après-midi, une soirée.
- Mais pris un moment pour quoi ? 
- Pour m'expliquer la vraie raison (je me suis assise sur le trottoir). J'ai eu droit au silence, ça veut tout dire.
- Tu crois qu'il a eu besoin d'un prétexte pour te quitter après plus d'un an ?
- Ouais. 
- C'est complètement idiot.
- Comment t'explique que j'ai jamais eu droit à d'autres explications que celles qu'il a bien voulu me donner ?
- Peut-être parce que c'était ses seules explications ? Tu sais, les vraies (il s'est tourné pour chercher mon regard).
- Non. T'es en train de me dire qu'un mec se serait battu pour moi pendant des mois et qu'au premier obstacle un peu trop casse-gueule, il en a eu marre et s'est cassé ?
- Peut-être.
- Il en a surmonté des biens pires pour me récupérer. 
- Et donc ?
- Et donc s'il est parti c'était pas pour cette histoire de merde. Après les conversations qu'on a eu a 6h du mat, après tout ce qu'on a traversé, une histoire merdique comme celle là ne pouvait pas être synonyme de fin. Et je crois que ça, il le sait. Voilà pourquoi j'ai eu droit à son silence. 
- Hm.
- J'ai eu droit à son silence et à ses insultes. Tu sais pourquoi j'ai eu droit aux insultes ? Parce qu'il savait très bien qu'il fallait m'assassiner la gueule, me dire un truc qui me touche tellement que je puisse plus rien faire. J'ai eu droit à un monologue horrible, et c'était dans le seul but de me briser en milles morceaux.
- Pourquoi il aurait fait ça ?
- Parce que c'était la seule façon pour que je parte. 
(silence)
- Je suis pas d'accord, y'en avait d'autres!
- Non, et il le savait très bien. Il le savait très bien parce que la dernière fois que quelqu'un m'a fait un coup comme ça, c'est lui qui m'a récupérée à la petite cuillère tellement j'étais mal et désemparée. Alors il sait que je suis têtue, il sait que j'aurai jamais lâché, surtout face à des accusations que moi, je savais fausses. Parce qu'à partir du moment où je suis en faute, je me bats plus, parce que c'est hypocrite. Et là, il savait que j'avais raison mais il voulait pas que je le lui prouve.
- Mais pourquoi tu penses ça ?
(je me suis relevée et j'ai haussé les épaules)
- Parce que c'est plus facile de prendre la fuite que de se battre pour rester au près de moi.
- J'aime pas quand tu dis ça.
- Je sais, pourtant c'est la vérité. Je crois qu'il en est conscient. Enfin, je pense qu'il est persuadé d'avoir raison, qu'il croit en cette histoire merdique, parce que c'est son prétexte, mais qu'il a des doutes. Parce qu'après toutes les conversations qu'on a pu avoir lui et moi, après le point qu'on a fait à propos de nous quand on s'est pas vus pendant longtemps, c'est pas possible de se dire que j'étais capable du pire.
(silence)
(j'ai allumé une clope).
- Alors il doit peut être se demander chaque jour si c'était la bonne décision. Certains jours, il pense que oui, parce que sa vie d'aujourd'hui est sûrement plus facile que celle qu'on aurait vécu tous les deux s'il était resté, c'est sûr même. D'autres fois, il pense qu'il aurait du m'écouter, me croire, parce que les moments qu'on a pu passer ensemble sont ceux qui définissent l'ampleur des sentiments qu'on avait l'un pour l'autre et qu'il savait que j'étais pas capable de lui faire ça après tout ce que j'avais fait pour qu'il revienne dans ma vie.
- Je sais pas quoi te dire..
- Y'a rien à dire. Cette histoire pourrie n'était qu'un prétexte.
- T'as fini en dépression pendant des mois pour un prétexte, et t'es là à parler de tout ça dans le plus grand des calmes au lieu d'aller sonner à sa porte pour qu'il porte enfin ses couilles ? 
- Il avait le choix entre une vie avec moi, un futur incertain et compliqué parce qu'il aurait été rempli de sentiments bien trop intenses  ; et une vie sans moi, beaucoup plus facile, plus stable et moins prise de tête. Mais tu sais, on a pas tous les mêmes envies, encore moins la même peur face à un saut dans le vide, je peux pas lui en vouloir pour ça.
—  jemetais
C'était le genre de petite salope que tu pensais ne pas pouvoir approcher, par dégoût de sa bouche ayant traîné dans toute la ville, mais dès qu'elle te disait un mot, toute cette saleté que tu avais construit dans ton imagination s'avérait fausse, car l'innocence que dégageait sa voix te brisait les côtes. Elle était folle, je l'ai su à son regard, à ses yeux, ses gestes, ses mains, son corps, son âme, sa manière d'allumer trois clopes à la suite, dans l'espace de 10 minutes alors que tu n'avais toujours pas fini ta première. C'était comme la folie en personne, elle pouvait se taire, rester silencieuse et ouvrir la bouche soudainement en exubérant sa sociabilité et son humour d'un autre monde. Elle riait comme si elle allait mourir, souriait comme si la vie était belle, et te regardait comme si t'étais Jésus uniquement parce que tu pouvais lui apporter ce qu'elle n'avait jamais eu. Petite conne que j'aie aimé, de la première seconde à son dernier putain de souffle. Elle et ses théories, ses théories sur la vie. Elle oubliait qu'elle n'avait que 17 ans, elle pensait vivre dans un tornade, qu'elle avait tout vu, tout vécu, tout ressenti. Je me souviens encore, de toutes ses paroles. Quand on marchait ensemble, la nuit sous les lampadaires éclairés, dans le froid. Dans ce putain de froid que seule, elle, pouvait effacer. Elle faisait naître Dieu un matin, pour le tuer au lendemain. Sous prétexte que sa vie est misérable, elle avait toujours une raison de se plaindre, d'être malheureuse. Elle prétendait toujours le contraire, mais je le savais. Je vais bien me criait-elle les larmes aux yeux avant de s'allonger sur le sol de ma chambre avec un joint entre les lèvres, pour y rester pendant des heures, sans rien me dire. Et je ne disais rien. Ce qui m'importait c'est qu'elle était là. Elle aimait tout le monde, personne n'était méchant, tout le monde méritait sa chance. Elle avait développé une théorie sur la folie, selon laquelle tous ces pervers, psychopathes, alcooliques, toxicomanes que l'ont voyaient défilé dans les rues de mauvais quartiers, ou dans le métro, n'étaient pas fous. “Je ne comprends pas comment l'on peut considérer une personne comme folle, à partir du moment où elle a réussi à s'habiller”. Elle me faisait rire, cette gamine. Elle ne croyait pas à l'amour, prétendait que jamais personne ne l'avait aimé alors qu'autour d'elle, de misérables garçons s'agenouillaient dans l'espoir d'un retour. Pendant ce temps-là, elle s'agenouillait auprès d'autres, de tous ceux qui ne voulaient pas d'elle. Pour se consoler, elle se faufilait dans les draps d'abrutis, pour oublier, pour ne pas s'attacher, car elle mendiait de l'amour, alors que ce n'était qu'une flippé. Elle haïssait l'amour, ce continent inconnu, sur lequel elle n'osait pas foutre les pieds. Elle préférait l'éphémère, la chaleur humaine, l'instantané qui s'effacerait, juste le temps de se sentir en vie, regardée, appréciée. Elle se plongeait toujours dans des illusions car sa réalité était noire. Pourtant, elle croyait au destin. Tout ira bien, je n'avais pas besoin de le lui répéter, elle le savait même en hiver. Elle était folle, je te dis. Parfois elle dansait pendant des heures avec moi, en riant, j'en avais mal au ventre. Elle voulait s'en aller, et elle disparaissait des mois entiers. Avant de revenir, avec sa cigarette entre les lèvres et qu'un mot: désolée. Je la giflais, elle ne disait rien. C'était un corps mort dans une âme vivante. Un jour, elle s'en est allée, et elle n'est jamais revenue. Je le sais, parce qu'elle se croyait immortelle, mais voulait mourir. Je crois qu'elle essayait de se prouver quelque chose. Je ne l'ai jamais retrouvé, mais parfois la nuit quand je ne dors pas, je la vois allongée à côté de moi, et elle s'excuse encore une fois.

Pour genre les deux personnes qui lisent encore cette histoire, je suis désolée! J’ai une journée de retard pour poster cette partie mais la vie a fait que je n’ai pas eu le temps d’écrire hier :( Normalement, ça ne devrait plus arriver (j’espère!). Enfin bref, avec un peu de retard voilà ma partie 22 pour le @huxlolidays. Bonne lecture!

De Bien Belles Vacances 22 : Quand on ne sait pas lire une carte…

Armitage fixait par la vitre de la camionnette la forêt de pins qui s’étendait encore et encore à perte de vue. Il avait l’impression d’être déjà passé par là mais Kylo lui avait assuré qu’il savait où il allait et Armitage n’aimait pas trop regarder la carte routière étalée sur ses genoux. Lire en voiture ne lui avait jamais réussi et il avait déjà chaud, il était déjà de mauvaise humeur, il n’allait pas non plus se rendre malade.

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Depuis un moment mais pour toute ma vie.

Si le crépuscule n’existait plus, Rapture connaissait son soir par ces lumières s’éteignant après la fermeture des diverses boutiques de la ville. L’ambiance en était changée, la lumière artificielle disparaissait pour laisser place aux néons colorés de la nuit. Lloyd arriva sous les couleurs bleuâtres du pavillon médical, il connaissait les horaires et savait que sa pharmacie n’était qu’à quelques minutes de sa fermeture. Pourtant il rentra, attendit que le dernier client ne quitte les lieux et vint au comptoir. “M. Hoffner.” Il lui sourit et déposa un origami d’un lion sur le comptoir. “Dépliez le.” Il était venu sans le prévenir, un sourire aux lèvres et une idée bien précise en tête, une manière à lui de lui faire une surprise car le pliage n’était pas fait d’un simple bout de papier mais de deux places pour le théâtre.

Cette fille.

On s'était pas rencontrés comme dans ces films à la con, nous c'était en cours, on s'était retrouvés dans la même classe. Elle attirait pas vraiment les regards sur elle mais c'était pas une des filles qui n'a aucun ami et qui se la jouait mystérieuse pour avoir un peu d'attention. Elle avait quelques potes au lycée, pas de quoi en faire une fille populaire mais elle savait s'entourer pour connaître à peu près tout le monde et avoir toujours ce qu'il lui fallait. Au début de l'année c'était une personne tout ce qu'il y a de plus normale, elle arrivait en souriant et parlait de tout et de rien, c'était pas de ces élèves qui vont en cours parce qu'ils y sont obligés, non elle aimait ça, boire le savoir. Elle aimait tout connaître, apprendre, elle avait pas peur d'essayer même en maths et pourtant c'était pas la joie. Elle abandonnait pas, même si elle nous disait à chaque fin de cours « enfin », même si avant un test elle te balançait toujours la même phrase « de toute manière au point où j'en suis » au fond ça se voyait que ça la faisait chier de rater, elle était née pour la grandeur.

Puis est venu les premières vacances et là tout a changé.

C'était plus comme avant tu vois, elle était plus pareille. Elle s'était mise à fumer on la trouvait plus le matin sans ce bâton de tabac dans la bouche. T'aurais vu ses cernes, c'était des valises, j'avais lu dans son cahier de maths qu'au lieu de dormir la nuit elle regardait les étoiles et elle faisait des plans pour partir réinventer le monde et toucher la lune. Ouais parce qu'elle participait de moins en moins, elle s'était comme éteinte. Je crois qu'à l'intérieur d'elle y'avait un espèce de combat entre ce qu'elle était et ce qu'elle devenait. Un jour elle était tout sourire, putain mais elle était magnifique gars ! Son sourire c'était une merveille quand il était vrai, quand elle prenait un fou rire grâce à sa pote ou à cause de ce qu'elle foutait dans ses poumons, elle semblait s'évader, quitter cet univers pour être acceptée parmi les dieux mythologiques.

Merde j'avais oublié ! Elle était pas croyante cette meuf, quand elle apprit qu'un de nos amis l'était elle lui avait balancé à la gueule «  y'a que les cons qui croient. » et c'était ça le truc extraordinaire chez elle, toute sa foi elle la mettait dans l'humain et dans l'art, pourtant elle restait toujours très vague quand on lui parlait de ces sujets-là.

Et le jour d'après elle n'avait même pas pris la peine de se démaquiller.

Mais depuis l'hiver ça s'est empiré, elle venait de moins en moins en cours et elle ne mettait plus son parfum qui nous donnait pour seule envie de la suivre, désormais c'était le tabac froid à plein nez qu'elle dégageait.

Je me souviendrai toujours de ce jour où elle est arrivée dans un état lamentable, comme si c'était pas son corps, je crois que c'était le plus gros bad qu'elle est fait, enfin le plus gros bad que j'ai pu voir d'elle. Je l'avais chopée dans ce couloir et je lui avais dit de sourire, alors elle m'a répondue qu'elle souriait tout le temps, comme un con je lui ai demandée pourquoi il était plus comme avant, et je te jure qu'à cet instant quand elle m'a regardé droit dans les yeux avait un truc qui avait de différent, un appel à l'aide, un hurlement silencieux qu'entendrai un sourd, elle aurait pu redonner la vue à un aveugle avec son regard, je te jure la seule chose qu'elle a fait c'est de sourire en me montrant toutes ses dents et de partir pour ne revenir que la semaine suivante.

La semaine d'après elle s'est ramenée avec une longue bleue, on aurait dit une princesse tout le monde l'a regardait, ça me rendait fou, et le lendemain elle avait rappliqué presque en pyjama, comme si elle venait de sortir du lit et qu'on l'avait foutue là sans la prévenir.

Elle était en avance ce jour là assise devant le portail en train de fumer son putain de paquet. Elle était seule, ce qui voulait dire qu'elle pourrait me parler simplement, c'était le moment rêvé, je voulais parler de tout et de rien qu'importe, juste profiter de sa présence alors comme le plus grand des bouffons je lui ai sortie « La vie est mystérieuse. ». je crois que le plus frustrant après c'est qu'elle ne m'a même pas regardé, elle a juste déclaré « c'est l'époque où nous vivons qui l'est, la vie n'est pas mystérieuse simplement trop bruyante et compliquée, c'est une cacophonie que personne ne veut écouter. », ensuite elle a choppé son éternel sac à dos dégueulasse, qu'elle emportait dans ses soirées à la con qui craignent, tu sais ? Ces soirées où t'as n'importe quoi circulent et n'importe qui qui débarquent, pour le mettre sur ce qu’elle appelle sa veste mais qui ressemblait plus à un cahouet de marin breton et elle est partie, elle s'est de nouveau tirée, pour rentrer dans la voiture d'un type un peu plus vieux à l'allure de connard, et moi je suis resté là comme un débile, parce que c'est le cas j'en étais un, j'avais tout foiré avec elle encore une fois.

Aujourd'hui je sais même pas où elle est.

cette fille était un océan en pleine tempête qui s'était noyée dans son écume des jours heureux.

« Les hommes ne nous font jamais tout le mal qu’ils pourraient » (préface des Jeunes filles, Henri de Montherlant)

Il aurait pu partir
Il est resté
Auprès d’elle
Quand elle avait mal

Mais elle avait mal
Quand il était là
Quand il n’était pas là
Elle ne savait pas

La douleur n’est pas partie
Elle est restée
Et lui aussi
Là, ici et là-bas

Elle lui en a souvent voulu
Mais elle se souvenait alors
Qu’il aurait pu partir
Lui briser le cœur

Il aurait du partir
Lui briser le cœur
La laisser le reconstruire
Et avancer

Damage Control

Comme un automate elle se traîna vers la salle de bain la plus proche des quartiers de Tony. Elle ferma la porte derrière elle, s’attardant avec une main posée dessus. Maintenant qu’elle était seule, elle éprouvait le besoin d’avoir Tony auprès d’elle. Elle voulait se retrouver dans ses bras, voulait qu’il la tienne dans une étreinte sure et tendre. Elle voulait qu’il lui mente, si nécessaire, lui dise que tout allait bien. Elle ne savait pas d’où venait cette intériorisation, pourquoi elle ne réagissait pas. Elle avait envie de crier, se gifler, mais en même temps, rien. Comme la première fois que Tem l’avait terrorisé, elle n’arrivait pas à exprimer ce choc. C’était toujours plus simple de l’ignorer, de faire semblant que c’était juste un cauchemar, qu’elle pouvait lui échapper. Cela avait été beau de se mentir , et elle en payait le prix maintenant. Elle posa la couverture sur le panier à linge et se dirigea vers la vasque au miroir. Là, elle regarda le reflet d’une étrangère , elle ne se reconnaissait pas. Le visage couvert d’un maquillage délavée, les cheveux défaits, des tâches laides apparaissaient sur sa peau et elle avait des écorchures un peu partout. Le résultat de s’être défendue.  Elle baissa les yeux sur sa robe, et nota avec une lenteur idiote qu’elle était ruinée. Elle était comme transit de froid, et avec des mouvements lents elle enleva sa robe et alla sous le jet d’eau.

Si l’eau lui mordit le genou , le jet relaxait aussi la tension qui s’était accumulée dans sa nuque et ses épaules. Elle était dans le vide,  pas de notion de temps, d’espace, juste défilant encore et encore devant son visage, ces yeux qui avaient croisé les siens. Elle bougea du cube de la douche quand l’eau devint tiède ( façon de Friday de la réveiller, elle ne le savait pas)  mais cela la fit sortir.  Elle s’enroula dans une serviette et se réfugia dans la chambre de Tony où elle s’habilla , principalement d’un sous-vêtement et du t-shirt de Tony qui était négligemment posé sur le lit. Elle resta ensuite debut devant la baie vitrée, renfermée sur elle -même, le regard lointain, les bras croisés d’une façon à s’enlacer elle-même. Toujours incapable de sortir de son mode automatique de non réponse , il y avait juste une énorme fatigue, que dans une pensée scientifique filante , elle mit sur le compte des effets secondaires de la réduction adrénaline.

C'est une bonne personne, tu sais et dès que je l'ai vu, j'ai senti ce coup de foudre, cette coupure de courant à l'intérieur de moi. Il me faisait un effet impressionnant rien qu'à le regarder. Personne avant lui savait m'foutre autant d'étoiles dans le ventre. J'ai saisis ma chance quand l'occasion s'est présenté, bien évidemment. Mais j'sais pas, c'est tellement fragile qu'sa pourrait se casser à tout moment. Puis, j'veux pas être celle qui ramasse les morceaux mais j'ai pas vraiment les mots. Il me rend dingue. Sa façon d'être, c'est pas tout le monde. Tu vois, il est juste unique, impressionnant et si parfait. Parfait parce qu'il n'essaie pas d'être quelqu'un d'autre mais seulement lui, à partir de ça, ses qualités et ses défauts ne comptent plus. Le seul problème, c'est qu'il ne me manque pas tout le temps. Et le plus horrible, c'est que je pourrais vivre sans lui. Quand les gens me demande si je suis amoureuse, je leur ris au nez. Et je gâche tout pour des sentiments que je connais plus, des émotions que je ne vois pas. Je ne sais plus aimer, c'est affreux, je ne sais plus aimer, mon dieu. Je vis une relation à un sens. C'est salement triste de me regarder passer à côté de lui. Être dans l'incapacité de ne rien pouvoir faire parce que l'on a tout donner. Avoir espérer un cœur guérit alors que ce n'est que le début du saignement.
Cette gamine, un jour elle a arrêté de pleurer, toi t'as cru qu'elle arrêtait d'être triste mais c'était pire, c'était tellement pire. Plus de larmes le soir, mais qu'est ce qu'elle était mal, une seule idée dans sa tête, se détruire, en dépit de tout le reste. Tu l'as vu se mettre au sport plus fort que jamais, t'étais fier quand elle courait à s'en brûler les poumons. Tu ne te doutais de rien. Peu à peu elle s'isolait, cette société elle la haïssait. La nature, la musique et l'adrénaline, c'est tout ce qui la faisait vivre cette gamine. Ses rêves volaient plus haut que tout le reste ils étaient tellement beaux, irréalisables, innombrables, elle en avait tellement, elle avait plus envie de mourir, nan elle avait une folle envie de vivre mais elle mentait avec un sourire quand elle disait que tout allait bien. Nan, rien n'allait bien, dans sa tête des millions de pensées se bousculaient, elle savait plus quoi faire elle était totalement perdue. Elle avait envie de vivre mais tellement peu de moyens et elle avait tellement peur. Ça la bouffait jte jure, ça la détruisait, mais au fond c'est ce qu'elle voulait, que ses rêves la dévore, pour elle c'est comme ça qu'on meurt. Même au sommet de la montagne elle se sentait pas assez loin, c'était jamais assez bien, elle voulait tout changer, elle avait qu'une envie c'était de s'envoler, c'est le genre de meuf qui veut aller toucher les nuages, rejoindre une île à la nage, une ptite conne irréaliste, toi tu savais pas qu'elle était triste. Tu voyais les étoiles dans ses yeux et tu croyais que ça allait mieux mais nan n'importe quoi bien sûr que ça allait pas. Elle était pas à sa place et elle savait plus où aller, elle avait pas peur qu'tu la remplaces parce qu'elle s'était déjà barrée. Mais toi t'as tout loupé t'as rien vu venir, tu la croyais quand elle faisait que te mentir, t'espérais que tout ça c'était fini, mais elle en pouvait plus de sa vie. Elle en pouvait plus de son existence, elle arrivait plus à lui donner un peu de sens. Tu comprends pas, elle est partie ! Je rêve ou t'as toujours pas saisi ? Arrête de le faire exprès, elle s'est barrée et tu le sais. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était ça, se barrer sans rien dire parce que c'était ce qu'elle voulait, fuir.