oeuvre collective

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ARTchipel Paris ART Meetup - Collective work

Art as a poetic game. Marker, pastel, ink, photo, embroidery - with artists on Tumblr ARTchipelChloé FrancillonReryPalm trees in heavenJacob van LoonJean-Christophe Polgar aka KikothegnouLetter-KDomnique Rollet | Trois points sur le iBen Alors ?! and GaxixOphélie AubertJean-Baptiste Gouraud and guests

L'art était un jeu poétique, un cadavre exquis. Nous gardons des images et des rencontres dans le cœur… merci à tous pour votre présence et créations !
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Art was a poetic game, an exquisite corpse. We keep images and encounters in our heart… thank you all for your presence and creations!

N.B. si vous avec participé à l'oeuvre, merci de nous laisser votre Tumblr !

In fact, in these films it seems that women are, by and large, the only ones likely to find themselves in serious physical peril. Peril is, of course, the default state for women everywhere: it is such a natural facet of our existence that many of us forget that it is something we are always experiencing. But we are. And the culture is here to helpfully remind us of that fact on a near-constant basis: why, after, develop a complex story arc for a female character when you can simply show her being raped instead? Or, alternatively, kill her off to make a man sad: this summer’s The Amazing Spider-Man 2 did actually kill off a major character who was not a villain, but that was Gwen Stacy, Peter Parker’s girlfriend. Just about the entire collected oeuvre of Christopher Nolan features plotlines of this nature, from Memento to Inception to The Dark Knight.

[…]

But what does it mean for the cinematic landscape to be without peril? On television, women are still raped and murdered in depressingly disproportionate numbers (ahem, True Detective and basically every other crime show ever to be on air), but whatever the substantial flaws of, say, Game of Thrones in this area, there’s no denying that the show’s mortality rate is high across the board. Even The Good Wife, not a program known for this sort of thing, killed off a character to great effect this year. But on the big screen, when it comes to big entertainment—discounting, of course, horror, in which danger and violence are so manufactured and processed that they become some other product entirely—fear is gone. Everybody must stick to the formula. And the formula is that the heroes defeat the villains, and the world is saved, and if there are consequences they are manageable and positive. And always, always, there will be sequels.

Summer Movie Season in Review: In which I discuss Captain America, Guardians of the Galaxy, Snowpiercer, and the fact that nobody ever dies at the movies anymore.

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1er Tumblr ART Meetup à Paris - l’oeuvre collective

Le 10 mai, nous garderons trace de notre rencontre grâce à une oeuvre collective que nous réaliserons ensemble sous forme de cadavre exquis. Vous voudrez arriver avec votre réalisation préparée en avance ?

Thème : Si l’Art était un jeu poétique, il serait… 
Médium : dessin, illustration, collage, photo… en 13.5x13.5 cm
Code couleurs : noir et/ou rose fushia

Merci et à bientôt !

Evénement sponsorisé par Tumblr, Devetic
En partenariat avec la flaq, Buzzeum, Benjamin Chelly, Omstyle Studio
Merci de confirmer votre présence sur Facebook ou Page Meetup avant le 30 avril
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The 10th May, we will keep a souvenir of our encounter thanks to a collective artwork that we will make together in the form of an exquisite corpse. You may want to come with your artwork prepared in advance?

Theme: If Art was a poetic game, it would be…
Medium: drawing, illustration, collage, photo… in 13.5x13.5 cm
Colors code: black and/or fushia

Thank you and see you soon!

Event sponsored by Tumblr, Devetic
In partnership with la flaq, Buzzeum, Benjamin Chelly, Omstyle Studio
Please confirm your participation on Facebook or Meetup Page before 30th April

Save The Last Dance For Me.

Le froid vivifiant de Décembre. L'enchaînement terne de ces jours gris tirant sur le blanc qui comporte pour moi un enchantement indescriptible. Tout semble métallique, la vie s'est lentement retirée. Ce n'est pas les fêtes, dont j'ai horreur, que j'espère. Je ne sais même pas si j'espère quelque chose. Je me promène sur les quais. Un vent espiègle caresse son visage comme je ne saurai jamais le faire, d'une tendresse dure. Je le jalouse en secret. Mais je tiens sa petite main dans la mienne. Elle la serre un peu plus fort. Trouver chaleur et réconfort. Éphémère placebo.

Je sais de quoi elle rêve emmitouflée dans son petit manteau. Mais je suis bien incapable de le lui procurer. La grande maison à la campagne, le chien qui dort paisiblement au coin du feu, lire la journée et trinquer une fois la nuit tombée, les ballades en forêt, si possible à cheval, voguer à grande vitesse dans un cabriolet sur les petites routes bordées d'une mer verte impassible, fendre la brume opaque, calme et sereine au petit matin, nos sentiments sur la banquette arrière, nos espoirs dans la boîte à gants, et aller parfois voir la mer. Rien d'extravaguant, ce qui est encore plus envoûtant, ce qui la rend si différente. Sa simplicité m'émerveille. Elle ne ressemble en rien à celles que j'ai connues avant, petites bourgeoises sophistiqués et superficielles attirées par mon côté bad boy. Et même si elle ne ressemble en rien à ce que j'ai toujours cru vouloir, elle me donne envie d'y croire.

Son parfum emprisonne mes pensées dans un délicieux cocon. Je ne saurai comment le décrire précisément. Elle qui a toujours les mots qu'il faut pour me réconforter alors que j'hésite, que je trébuche maladroitement à chaque virgule. Elle s'évertue encore à m’offrir des livres que je n'arrive pas à lire. J'aimerai tant lui écrire une chanson, une ode intemporelle, une symphonie onirique. Mettre en volutes son charme assassin, y emprisonner définitivement sa beauté pénétrante, la noblesse de son âme à la pureté angélique. Elle possède une grâce intimidante que seuls les écrivains, que seuls les poètes savent capturer.

C’est un soir comme un autre. Il fait déjà nuit. Le miroir me renvoie une pauvre image de ma personne. Je fais pitié. Abjecte personnage. Pâle copie de ce que je fus un jour. Je vide mon verre de whisky. Le Velvet joue dans le salon. Mes pseudos amis ont l’air de s’amuser. Des éclats de voix, des rires francs et puissants, des bribes de conversations me parviennent. Je me tape un rail sur la cuvette des chiottes et déverrouille la porte de la salle de bain. Encore la même soirée entouré de ces gens atrocement sans talent. Heureusement, elle est là. Toujours. Je ne sais pas ce qu'elle me trouve. J'évite de me poser la question trop souvent. J'ai cette propension à psychoter délétèrement pour un rien. Je devrais sans doute prendre mes médicaments. Je n'en ai pas franchement envie. Elle sait apaiser le bouillonnement frénétique de mes pensées nauséabondes. Sa simple compagnie dilue mes maux. Et puis elle me divertie, petite ingénue m'entretenant de littérature, de musique comme de ce qui la révolte dans notre société. J'aime lorsqu'elle s'emporte sur les sujets lui tenant à cœur, que son visage s'empourpre, que sa voix s'élève tandis que ses mains fendent l'air en faisant de grands gestes comme si elles étaient possédées.

Je la regarde depuis le canapé où je m'enfonce inexorablement, tant métaphoriquement que physiquement. Elle est plus douce et sucrée qu'une nuit estivale à la chaleur naissante. Je voudrai la serrer dans mes bras et lui susurrer des mensonges acidulés au creux de l'oreille. Passablement déchirée, elle danse avec Aiden. Du moment qu'elle me réserve sa dernière danse et qu'elle couche son corps brûlant contre le mien lorsque le sommeil l'emportera.  

L'autre fois au musée, je n'ai pas osé lui avouer que pour moi, elle était la plus belle oeuvre de la collection.

Clochards Célestes.