nuits troubles

Dans tes bras je me sentais toute petite, infiniment petite, comme une mini créature, une enfant bancale qu'on enlace quand elle se sent mal et qu'elle pleure, un cerf volant qu'on laisse tôt ou tard s'envoler.
Et c'est en regardant la nuit trouble et en ayant la tête qui bouge face à la vitesse de la voiture que je me mets à penser à Paris qui défile dans le taxi.
C'est le premier avril et je ne ris plus quand je parle de toi.
J'étais ta rose noire, fragile et délicate mais couvertes d'épines qui parfois pouvait t'égratigner et te faire saigner. Et lorsque je tanguais j'aimais m'agripper à ta force et à ta façon de voir le noir en rose. Et maintenant je bois rouge quand tout n'était pas cirrhose.
—  la louve, le 01/04/2016 quand elle observe la nuit dans une voiture à 22:47.