nourries*

Le livreur de sushi shop vient pas nous apporter notre nourriture et on a hyper faim et on est un peu défoncé. Et c’est vraiment affreux quand t’es défoncé et que t’as faim et qu’on te nourris pas !
Et @roux-as-fuck et en PLS avec la tête sur mes jambes c’est vraiment un moment très dur.

La solitude et l'ignorance
  • "Les solitaires se comprennent très vite et n'ont pas besoin d'échanger beaucoup de mots pour s'entendre.
  • Ayant approché l'essentiel, ils ne vont pas discuter sur des broutilles ni perdre leur temps à des choses insignifiantes.
  • Ils ne vont pas non plus s'affronter, faire valoir leur vérité, ni défendre une image de soi, parce que la solitude leur a montré leur ignorance et leur pauvreté extrêmes en même temps qu'elle les a nourris du grand silence de l'amour."
  • (J. Kellen)
Comme il les haïssait, ses mains. Elles véhiculaient la beauté et la mort avec une incompatibilité qu’il avait dû apprendre à côtoyer. Seulement quand il l’avait caressée, elle, ses mains avaient été bonnes. Sa peau à lui contre sa peau à elle avait repoussé tout le mal, avait obligé le mal à se retirer pour un moment. En même temps, ils avaient réciproquement nourri la corruption cachée qu’ils portaient en eux tous deux. Amour et mort, haine et vie. Des contraires qui avaient fait d’eux des papillons de nuit décrivant des cercles de plus en plus près de la flamme.
—  Camilla Läckberg, La princesse des glaces. 

parfois il y a des coïncidences trop grosses dans la vie pour que ce soit autre chose que toi qui fonce encore tout droit dans le mur (mais que voulez vous je me nourris exclusivement d’amitiés malsaines et intenses en ignorants tous les signaux jusqu’à ce que ça explose mais cette fois je bloque les numéros au premier message d’insultes pour éviter de me faire encore harceler pendant 6mois, loving life)

« Je suis tombé dans l’alcool, la drogue, tout ça. J’avais beaucoup d’argent, alors je pouvais me prendre des brosses à 1200 piastres. J’ai perdu mon appartement – je me suis fait évincer – puis ma job, tout. Je me suis ramassé dans la rue avec 500 piastres. Quand je suis arrivé à la Maison du Père je n’en menais pas large. Puis j’ai commencé à reprendre soin de moi : j’ai arrêté de consommer, j’ai recommencé à manger correctement, à faire du sport. J’étais bien à la Maison du Père, j’avais un lit, j’étais bien nourri, je jasais avec les gars… À un moment donné j’ai eu peur de m’attacher, de plus vouloir partir. J’ai toujours eu des tâches là-bas, et j’ai aussi travaillé au centre de jour Saint-James. Je faisais tout sorte d’affaire : la cuisine, les tâches ménagères, les vêtements… Là-bas c’est des ‘vrais’ itinérants, avec les barbes, les problèmes de santé mentale… Il y en a, tu le sais qu’ils vont finir leur vie comme ça ; il faut s’occuper d’eux pareil. J’étais un itinérant de première classe qui travaillait pour des itinérants de troisième classe. »

[P. est un participant du Projet Logement Montréal, qui accompagne des personnes en situation d’itinérance dans la recherche, la location, et l’emménagement dans un appartement.]

“I fell into alcohol, drugs, all of it. I had lots of money, so I could spend up to 1200 bucks on getting wasted. I lost my apartment – I got evicted – then my job, everything. I ended up in the street with 500 bucks. When I arrived at the Maison du Père, I had my heart in my boots. Then I started taking good care of me again: I stopped using, I started to eat well again, to train again. I was well off at the Maison du Père, I had a bed, I was well fed, I’d have conversations with the guys… At some point I was afraid I would become too attached, that I wouldn’t want to leave. I always did chores there, and I also worked at the Saint-James day center. I did all sort of things: cooking, cleaning, sorting the clothes… Over there they have ‘real’ homeless people, with the beards, the mental health issue,… There are some, you know they will end their lives this way; still we have to take care of them. I was a first class homeless working for the third class homeless.”

[P. is a participant to the Projet Logement Montréal, which supports homeless people in searching, renting, and moving in an apartment.]

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Et là (#Dotomburi) nous trouvons le restau Matsusaka où on pense avoir mangé le meilleur boeuf de notre vie: du Matsusaka-ushi. Tu m'étonnes qu'ils soient excellents ces boeufs noirs, ils vivent dans le calme, sont nourris sainement, de temps en temps ils leur font boire de la bière, ils les massent et leur font écouter de la musique… Par contre c'est cher, mais bon… Et les sushis au boeuf c'est une tuerie… ça fond dans la bouche. Et le tout dans une petite alcove où nous étions les plus tranquilles au monde. Bref le top.
Impressionnant à quel point ils peuvent détailler les différences de qualité de viande.
Le tout avec 2 sauces toutes aussi excellentes.
Au passage je trouve la bière japonaise excellente même si je ne suis pas amateur de bière.