no jugement

J'emmerde vos “elle se maquille trop, pas assez ” j'emmerde vos “elle s'habille mal, trop sombre pour l'été trop clair pour l'hiver” j'emmerde vos reproches vos insultes vos commentaires vos remarques vos argumentations, j'emmerde vos regards vos haussements de sourcil vos yeux qui me dévisagent, j'emmerde vos murmures chuchotements hurlements ricanements et autres, j'emmerde vos jugements de différence d'anormalité de préjugés de rumeurs, j'emmerde chacun de votre avis, vraiment, et j'vous emmerde au passage
—  Ce qu'on devrait dire aux autres, lespiquresaines

J'ai discuté lundi soir avec Cathleen des poils et pfouuu ça m'a fait du bien. Je sais que mon opinion est totalement random parmi les gens de mon âge et ça m'a fait du bien de savoir que quelqu'un pensait comme moi, c'est-à-dire que putain mais qu'est-ce qu'on s'en bat les couilles de ce que les gens peuvent penser de toi parce que putain de merde c'est ton corps et tu fais ce que tu veux, si tu te préfères sans poils c'est nickel mais si tu t'aimes avec tes poils c'est nickel aussi et personne n'a le droit de te faire te sentir mal à ce propos putain laissez les gens tranquille personne n'a à avoir de jugement et à te dire que tes poils c'est moche parce que c'est faux. Et si d'un seul coup l'envie te prend de t'épiler une fois tous les trois mois mais c'est génial putain de toute façon que tu t'épiles où pas ce que tu fais avec tes poils ne concerne que toi et pas toute cette putain de société qui se permet d'émettre son jugement de merde sur tous les aspects de ta vie et de les contrôler.

C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence.
—  La Bruyère, Les Caractères, “De la société et de la conversation”
Un des risques du silence est que d'autres personnes peuvent remplir votre silence avec leur propre interprétation: Vous vous ennuyez. Vous êtes déprimé. Tu es timide. Tu es coincé. Vous avez un jugement. Quand les autres ne peuvent pas nous lire, ils écrivent leur propre histoire - pas toujours celle que nous choisissons ou qui est vraie à qui nous sommes.
—  Sophia Dembling
J'ai peur des gens ; j'ai peur d'aller en cours, j'ai peur d'aller travailler, j'ai peur de côtoyer des gens de mon âge ou bien des personnes plus âgées, j'ai peur de leurs regards braqués sur moi, j'ai peur de subir des moqueries et des jugements, j'ai peur de ne pas être assez à la hauteur, de ne pas réussir à faire ce qu'on me demande, j'ai peur de ne pas pouvoir aligner deux mots, de bégayer. J'sais pas trop comment on appelle ça, j'sais pas trop si c'est d'la phobie sociale, mais j'peux vous dire que oui, j'ai peur des gens.

CONFESSION:  

 All the hate over Blackwall makes me just sad. Sure, he was a bad person and made some terrible choices but he regretted it and became a better man due to it. He even found the courage to stand up for what he did and was willing to face jugement. I for myself will always see him as a friend of my Inquisitor. Because as once said: “Whatever we were before, we are now the Inquisition!”

La pègre sans visage…Qu’est-ce qu’une identité quand,
Je ne suis plus là pour témoigner
Que les roses blanches ont poussées 
Vous vous mordrez les doigts d’avoir choisi
Ou seulement d’avoir suivi
Pour une trace si futile
Que l’on vous arrache
Que l’on vous arrache
Votre reflet inexistant
Semblant morcellé
Regard éventré
Jugement assidulé 

Tu ne peux pas laisser les gens te faire peur.

Tu ne peux pas passer ta vie entière à essayer de plaire à tout le monde. Tu ne peux pas t'inquiéter pendant toute ta vie de ce que pensent les autres de toi. Que ce soit pour tes cheveux, tes vêtements, ce que tu as à dire, comment tu te sent, ce que tu penses, avec qui tu es et ce que tu as.

Tu ne peux pas laisser le jugement des autres t'arrêter d'être toi-même. Parce que si tu le fait, tu n'es plus toi.

Tu es quelqu'un que tout le monde voudrais être.

—  Emma bleker
Et youpi, paie ton relou dans le métro…
Journée chaude à Paris, je m'habille avec une robe sans manches, longueur genou. Rien de bien dramatique donc. Et v'la t'y pas que monsieur Relou t'apostrophe dans le métro bondé pour me dire que je suis bonne. Oh joie, oh allégresse. je lui réponds que je m'en cogne de son jugement que je n'ai pas demandé. Réponse de l'intéressé “ouais c'est bon on voit tes bras, ta poitrine et tes jambes et tu joues les prudes!”… “on voit bien ta gueule et personne ne dit rien” … Bim dans les dents, silence dans la rame.
J'ai peur des gens, de leurs regards, de leurs remarques, de leurs jugements. J'sais plus comment faire face au monde extérieur. J'suis complètement flippée. Et j'arrive pas à m'contrôler.
Ce midi

J'ai re mangé avec Noah ce midi, comme on avait deux heures, et c'était bien. Il a surtout discuté avec Hadrien, mais c'était intéressant (mais faut connaître un minimum les jeux vidéos avec eux), et il m'expliquait leurs délires, j'avais à manger car je suis pauvre, mais j'ai pu manger des frites, et j'ai gouté un bout de viande à kebab, et j'aime pas trop, mais bon. J'aime ces moments où on est loin des cours, on rigole, loin des regards plein de jugements des Autres.
Les Autres… Je suis contente, j'en fait pas partie pour Hadrien, et heureusement, car ils sont fades, du moins en apparence. Faudrait que j'arrête de juger les gens. Mais c'est dur. J'aimerais essayer de les comprendre, de les apprendre, mais c'est impossible de le faire avec tous le monde…

“Très souvent des hommes du peuple, des artisans et des paysans encore plus, ont ce sentiment immédiat, cette appréhension intuitive de ce qui est juste et sain, qui est différent de ce qu'on appelle la morale, et même parfois la bafoue, et qui, d'autre part, admet très bien tout un bagage de préjugés, de faux jugements hérités des habitudes sociales, qui n'altèrent pas finalement la rectitude essentielle des réactions. Et par là on vérifie qu'ils appartiennent véritablement à une certaine race aristocratique ou plutôt à une variété saine et vigoureuse de la plante humaine, alors que beaucoup de membres de ce qu'on appelle socialement l'aristocratie ne sont plus que des plantes rabougries, étiolés par les poisons intellectuels de toutes sortes, minables, et, en dépit de leur culture et de leurs bonnes manières, pitoyables.”

Bardèche, “Sparte et les sudistes”.