nimbe

First Words-Anidala 2017 Happy Skywalker Family AU

Leia had always been more vocal than her brother, babbling cheerfully at her parents while they held her and ready to scream the standard second she didn’t get her way.

She wasn’t even a year old before she said her first word–”Daddy". Padme wasn’t sure she had felt such a range of emotions when elected queen. She and Anakin were beside themselves, crying and laughing while Leia grinned up at her gushing parents and repeated the newly discovered word over and over.

Luke, on the other hand, was happy to quietly observe and let his sister claim the spotlight, most of the time. He babbled to his parents on occasion and enjoyed pointing at anything that interested him, but at a year and a half Luke had yet to utter even one intelligible word while Leia was beginning to form simple sentences.

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Qui sait déchiffrer les visages lisait aisément dans le sien qu’elle n’était pas condamnée à durer, que le cauchemar des années lui serait épargné. Vivante, elle semblait si peu complice de la vie, qu’on ne pouvait la regarder sans penser qu’on ne la reverrait jamais. L’adieu était le signe et la loi de sa nature, l’éclat de sa prédestination, la marque de son passage sur terre ; aussi le portait-elle comme un nimbe, non point par indiscrétion, mais par solidarité avec l’invisible.
—  Emil Cioran, Exercices d’admiration

Je ne l’ai rencontrée que deux fois. C’est peu. Mais l’extraordinaire ne se mesure pas en termes de temps. Je fus conquis d’emblée par son air d’absence et de dépaysement, ses chuchotements (elle ne parlait pas), ses gestes mal assurés, ses regards, qui n’adhéraient aux êtres ni aux choses, son allure de spectre adorable. « Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? » était la question qu’on avait envie de lui poser à brûle-pourpoint. Elle n’eût pu y répondre, tant elle se confondait avec son mystère ou répugnait à le trahir. Personne ne saura jamais comment elle s’arrangeait pour respirer, par quel égarement elle cédait aux prestiges du souffle, ni ce qu’elle cherchait parmi nous. Ce qui est certain c’est qu’elle n’était pas d’ici, et qu’elle ne partageait notre déchéance que par politesse ou par quelque curiosité morbide. Seuls les anges et les incurables peuvent respirer un sentiment analogue à celui qu’on éprouvait en sa présence. Fascination, malaise surnaturel !

A l’instant même où je la vis, je devins amoureux de sa timidité, une timidité unique, inoubliable, qui lui prêtait l’apparence d’une vestale épuisée au service d’un dieu clandestin ou alors d’une mystique ravagée par la nostalgie ou l’abus de l’extase, à jamais inapte à réintégrer les évidences !

Accablée de biens, comblée selon le monde, elle paraissait néanmoins destituée de tout, au seuil d’une mendicité idéale, vouée à murmurer son dénuement au sein de l’imperceptible. Au reste, que pouvait-elle posséder et proférer, quand le silence lui tenait lieu d’âme et la perplexité d’univers ? Et n’évoquait-elle pas ces créatures de la lumière lunaire dont parle Rozanov ? Plus on songeait à elle, moins on était enclin à la considérer selon les goûts et les vues du temps. Un genre inactuel de malédiction pesait sur elle. Par bonheur, son charme même s’inscrivait dans le révolu. Elle aurait dû naître ailleurs, et à une autre époque, au milieu des landes de Haworth, dans le brouillard et la désolation, aux côtés des sœurs Brontë…

Qui sait déchiffrer les visages lisait aisément dans le sien qu’elle n’était pas condamnée à durer, que le cauchemar des années lui serait épargné. Vivante, elle semblait si peu complice de la vie, qu’on ne pouvait la regarder sans penser qu’on ne la reverrait jamais. L’adieu était le signe et la loi de sa nature, l’éclat de sa prédestination, la marque de son passage sur terre ; aussi le portait-elle comme un nimbe, non point par indiscrétion, mais par solidarité avec l’invisible.

—  Emil Cioran, Exercices d'admiration.
Rânduri de scrum

de Andrei Cercel

Stingher, uitat de raze de lună și parfum
De noxe și de drone picate de pe drum,
Uitat și de rugină, de smirnă și de timp,
Stau în genunchi și mintea mi-e ceață, fără nimb
Rămas, înfipt în dor și în durere caldă,
Pierdut în somn deschis, o voce-mi spune:„Rabdă…
De ce mă strângi în chinuri, de ce mă ții în viață?
De ce cu a ta palmă îmi frângi palida-mi față?

Durerea ce ți-o aduc din promisiuni călcate,
Ai denigrat parcursul ce ți-este scris în carte

Din lacrimi am scos zâmbet, din nori adus-am soare
Și inimilor rupte le-am dat aripi să zboare.
Durerea ți-ai păstrat-o, nu te desparți de ea,
Erai poate-o speranță, acum, o soartă grea.
Iar ochii ți-ai spălat cu lacrimile lor
Și gândurile rele păstrează-le, nu vor.

Să-ndur atunci durerea în cântece amare
De dor, singurătate… Dar mă gândesc, îmi pare
Că nu e cartea mea ce-n mân-o ții acum.
Sunt prea puține pagini, majoritatea scrum,
Iar corzile îmi cântă că minți și nu exiști.
Ai vrea cumva să-ți spăl și ție ochii triști?
Ai vrea să-ți iau durerea de păstrător de fapte?
De vrei îți scot și ție tot ce e rău în carte.

„…”