ne fantasy

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VIDEO GAME CHARACTERS DRAWING DUMP (Part 1)

[ Part 1 / Part 2 / Part 3 / Part 4 / Part 5 / Part 6 / Part 7 / Part 8 / Part 9 ]


Mario // Black Mage (Final Fantasy)

Megaman // Samus Aran (Metroid)

Vivian (Paper Mario) // Rocket Knight Sparkster


So, this is something I’ve been doing for a while. The original project was to draw 128 video game characters with a limited palette, with a focus on variety of games represented and variety of characters. Not only was this way too ambitious for my own good, but also enthusiasm for the project had died down for me as I realized that the task would require me to pick and draw characters that I have no investment on, from games I also don’t really know or care much about, so instead, once per week, I’ll dump five or six characters I drew for this personal project. I’ll be posting them mostly on chronological order of when I drew them, so even though I revised most of them to look much better, please excuse the dirtiness of some of these!

Not much to say here about this first part. Megaman is based mainly on his original NES/Famicom appearences, but it has hints of other incarnations’ designs if you take a close look.

the 9th fantasy
Satou Takuya x Yamanaka Masahiro x Okitsu Kazuyuki
the 9th fantasy

the 9th fantasy [CV: Satou Takuya x Yamanaka Masahiro x Okitsu Kazuyuki]

WARNING: YAOI/ R18/ NSFW/ INTENSELY HIGH EXPLICIT CONTENT/ 3P. PLEASE USE AN EARBUD. THIS AUDIO IS TOTALLY FANMADE. PLEASE DON’T REUPLOAD THIS AUDIO ANYWHERE.

This audio is inspired by these images above - from the BL manga Itsumo Sannin Issho de ne?  by Sakana Tomomi.

my fantasies series : 1st  1.5th 2nd  3rd   4th   5th   6th  7th  7.5th  8th

The Legend of Zelda:

Overworld Enemy #4: Zola


“Half-fish, half-woman who lives in the water. When she sticks her head out of the water, she lets out a ball that Link’s little shield can’t hold back.”

-The Legend of Zelda Manual

The Zola were once aquatic-dwelling women that, due to their lust for material wealth and power, were transformed into monsters by the use of dark magic. They inhabit Hyrule’s many lakes, ponds and waterways, surfacing and consequently ambushing those that dare to come near. Mainly attacking with poisonous and acidic spit that can blind its adversaries, Zola are very territorial, hostile and nimble. As they are unable to venture onto land, one must kill a Zola by use of projectile weapons or in close combat if one is brave enough to traverse into the amphibious demonesses watery abode.

Note: Like the Molblin/Moblin, I opted to use the name ‘Zola’ from the game’s original manual. I’m sure it is a localization/translation error, as the 'Zora’ became a series regular. 

Violences & réalisme en fantasy

Il y a quelques jours, j’ai critiqué un roman de fantasy de Gabriel Katz, s’inscrivant dans un contexte médiéval. L’on m’a reproché de critiquer un réalisme culturel qui serait représentatif de l’époque du Moyen-Âge. Ces dernières années, ce débat a été au centre des critiques avec l’œuvre écrite et audiovisuelle de George Martin, Le Trône de Fer. Les violences envers les femmes, et surtout le viol, y sont justifiées au nom d’un sacro-saint réalisme de l’époque médiévale. Quelques mots sur le sujet.

Le Moyen-Âge s’étend grosso-modo entre la chute de l’Empire Romain en 476 av. J.-C. et la Réforme Protestante débutée en 1517. La période s’étend donc sur mille ans et il est peu aisé de faire des généralisations sur la situation des femmes partout en Europe. Cependant, l’on peut dégager certaines constatations. Selon une amie diplômée en Histoire :

« La noble était respectée grâce à son lignage. Si elle était malmenée, sa famille la défendait. Surtout que les nobles dames avaient souvent un rang plus élevé que leur époux. Mais il fallait aussi qu’elle reste à sa place de femme. T’es gentille, t’es belle, tu t’habilles bien mais pas trop. [Par rapport au viol], tu le dis toujours à ton mari. Riche ou pauvre. Les femmes nobles n’étaient jamais seules avec un homme. On ne prend pas le risque que l’héritier soit le fils d’un amant. [Selon toute vraisemblance, donc] le viol viendrait uniquement de son mari. Dans les campagnes, les femmes et les filles pouvaient être violées par des soldats, ou les jeunes hommes non mariés. Le viol était rarement puni. Souvent, on s’arrangeait, en échange d’argent, parfois. [Mais seulement dans le cas des] paysannes de bonne famille. La misérable, elle ne parle même pas. Elle sait que ça ne servira à rien. »

Le viol, entre autres violences, était quelque chose dont on ne parlait pas et qui était toléré en temps de guerre ainsi que sur les domestiques. On le reconnaissait surtout lorsqu’on pouvait « le prouver » avec des violences physiques visibles. Certes, dans la vie civile, lorsque le viol était reconnu, il était considéré comme grave : le châtiment était la pendaison. Cependant, c’était un acte considéré au même titre que la luxure et l’adultère et il apportait le déshonneur sur la femme qui en était victime.

C’est alors un constat en demi-teinte. Cependant, certaines femmes bénéficiaient d’une certaine protection et le viol était tout de même mal vu. Oui, les violences envers les femmes étaient réelles. Elles l’ont toujours été, dans la majorité des sociétés. Mais à la question « Est-il bien réaliste pour toi de systématiquement brutaliser les femmes quelle que soit leur classe sociale, sans nuance, dans les œuvres de fantasy ? », mon amie répond :

« Mais la fantasy n’a pas à représenter cette idée. Le viol n’est pas automatique dans un univers médiéval. Ça ne va pas de pair. […] Après, il y a une part d’incertitude dû au manque de ressources et d’informations. Mais on ne peut pas être aussi catégorique. »

Et c’est justement cette incertitude qui remet en question les codes misogynes de la fantasy. C’est la culture du viol qui pousse les auteurs à utiliser le viol et les violences comme un outil de construction de leurs personnages féminins, pas l’Histoire. Ne systématiquement construire les femmes que comme des êtres opprimés, violentés est un symptôme d’une société qui perçoit la femme comme un être destiné à être brutalisé et dont l’histoire ne peut être valide que si elle inclut des violences genrées. Cette tradition misogyne écarte des possibilités de narration qui pourraient émanciper la femme des moules dans lesquels on ne cesse de vouloir la placer.

Certains demanderons : faut-il alors invisibiliser les violences qui ont été faites aux femmes à travers l’Histoire ? Mais la fantasy ne reflète pas l’Histoire. C’est une invention littéraire qui prend pour décor une époque floue de l’Histoire s’étendant sur mille ans et dont nous avons, au final, peu d’informations. Comment pouvoir prétendre au réalisme ? Le problème qui se pose alors est celui de la représentation.  Le réalisme en fantasy est ce que l’on en fait. Violenter les femmes n’est pas réaliste. C’est misogyne.

Merci à @p0is0n-ivy pour son intervention. Coeur sur toi.