nadine de rothschild

Elégante venitienne à la cigarette (Princesse Ruspoli) (1918). Jean-Gabriel Domergue (French, 1889-1962). Oil on canvas.

With a skilled and spiritual brush, Domergue had the talent to convey the racy, light, sparkling side of a pretty woman. He worked a great deal, and his sketchbooks are abundant. Domergue declared himself the “ creator of the pin-up ” and was the portraitist of the French and foreign aristocracy, painting Nadine de Rothschild, Princess Ruspoli and the Duchess of Grammont.

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Chacun sait que la philosophie est l'amour de la sagesse et que ce noble art de la pensée a été inventé par les Grecs antiques. A quoi songeaient-ils ce jour-là ? N'auraient-ils pas dû en rester à la poésie et au théâtre ? Chacun son avis, selon ses goûts.

Depuis, il y a eu pléthore de grands noms, d'Anaxagore à Zénon, jusqu'à l'immense Bernard-Henri Lévy. Il convient désormais d'ajouter un nouvel auteur à cette prestigieuse liste : Nadine de Rothschild, qui dans Ma Philosophie, nous expose son système de pensée personnel.

D'emblée, Nadine se place dans la lignée prestigieuse et ô combien difficile à suivre d’Épicure. Elle a lu les œuvres du maître du Jardin dans le texte grec original et s'est profondément imprégné de son éthique du renoncement.

Convaincue d'avoir trouvé sa voie, Nadine a décidé de se retirer sous un pommier et de méditer sur la vacuité des richesses terrestres. Elle ne tarda pas à réaliser que le vrai bonheur se trouve dans l'ataraxie et abandonna tous ses biens aux pauvres. Elle jouit dès lors de la privation et enfin, devint libre.

Si le doute en vous s'est installé, vous avez parfaitement raison. Car Nadine fait partie des affreux qui confondent “épicurisme” et “sybaritisme”. Rangez vos illusions au placard : la soi-disant philosophie de Nadine est un mélange bas de gamme de matérialisme effréné, d'hédonisme débridé et d'égoïsme assumé.

Son livre n'est qu'un ramassis d'aphorismes indigents et indignes, au travers desquels Nadine expose son amoralité et son étroitesse d'esprit. Alors oui, peut-être suis-je un pédant et un bas-bleu, mais moi, j'ai bien lu Épicure dans le texte !

N'allez pas croire que cette lecture me fut perdue pour autant. Les véritables philosophes parviennent toujours à tirer un enseignement des plus mauvais livres. Voici le mien : les seules richesses qui vaillent la peine d'être possédées sont celles de l'esprit…