mur murmurs

Aurélia Thiérrée in Murmurs (Murmures des murs). Aurélia Thiérrée & Victoria Thiérrée Chaplin, Theatre National de Nice, March 2014. © Richard Haughton.

As a modern-day Alice in Wonderland, curious and innocent, Aurélia wanders through abandoned rooms and buildings. Everything she finds, a hat, a handbag, a cloak, is magically transformed into a creature or a monster, curious or troubling, while her split-second costume changes turn her from innocent young girl, to circus acrobat, to a 1920’s vamp.

Chaque pas tu sens comme leurs regards sur toi. L'écho de ton nom sur les murs. Murmures murmures. Tu entends ton nom qui résonne au milieu de leurs éclats de rires, entre deux couloirs. Parano. T'es juste parano, ils te connaissent pas. Ils parlent pas. Mais tu sens comme leurs milliers de regards pesants de jugements sur toi. Parano. Tu continues d'entendre comme ces mots, comme ton nom, emmené puis remporté plus loin par le vent. T'as peur de tout, chaque personne que tu croise, chaque regard que tu accroches.

j'fermerai les yeux jusqu'à m'en faire mal.

c'est se réveiller et croire encore qu'il y a quelqu'un. c'est se sortir du lit toute seule, dans les draps blancs gelés, c'est se traîner dans les pièces de l'appartement.
ouvrir les fenêtres et laisser cette putain de lumière s'infiltrer. c'est se retenir de pleurer, de s'écrouler comme une gamine qui chiale pour rien.
c'est chercher une présence dans le deux pièces, tâtonner les murs, murmurer un prénom. c'est se rendre compte que le monde est vide, aussi vide que ton cœur, que toute ton existence est réduite à néant.
c'est fermer les yeux, se tenir la tête et se demander pourquoi on s'est levé ce matin. c'est se poser ces foutus questions auxquelles on ne saurait pas répondre.
c'est se sentir comme rien.
c'est se croiser dans le miroir et vouloir le briser, y mettre toutes ses forces et le briser, le briser tellement fort, que tout ton poing serait en sang.
c'est chercher du regard un corps.
un dos, des mains, des bras, une tête encore enfouie dans l'oreiller, des pieds qui dépasseraient de la couette, un grognement qui s'échapperait à cause de la brusque luminosité.
c'est s'imaginer quelqu'un.
juste là, quelqu'un pour te prendre dans ses bras et mettre son visage dans ton cou.
quelqu'un qui te tirerait contre son torse quand tu hurleras dans la nuit noire tes angoisses et tes cauchemars qui viennent violemment t'empoigner pour te foutre au sol.
c'est quelqu'un, un regard qui saura t'faire sentir meilleur,
des bras qui t'feront sentir vivant,
quelqu'un et c'est tout.

mais quand je me réveille,
je me prends la réalité en pleine face,
ton absence qui me bute comme une vulgaire cible,
et le silence. le silence qui hurle à en faire réveiller les endormis.
la solitude qui lentement, un peu plus encore, chaque minute qui s'envole, ressert ses fins doigts autour du cou.
jusqu'à étouffer.
jusqu'à saigner.
jusqu'à crever.

ne me laisse plus combattre les monstres et les fantômes seule.
ne pars plus.
reste.
comble l'absence qui résonne.
comble le vide dans lequel je cherche la vie
comble cette place dans ce lit
(s'il te plait, j'ai peur de dormir seule).

FOR THE RECORD to anyone who attended Sermon of the Signless, I apologize if the random Katniss cosplayer yelled at you in line before the panel.

SHE WAS IN NO WAY AFFILIATED WITH US and I wanted to run down the line and apologize to every single one of you in the line that she yelled at. If I hadn’t been busy trying to make sure we were all organized, I would have asked con security to ask her to leave you guys alone and STOP YELLING over Alex and the other helpers. 

She was NOT a part of Sermon cast, nor one of our line helpers. She did NOT have our permission to organize the line, so I really apologize if she was rude to you in any way. D: 

Thank you to every single person who came to see Sermon, thank you for watching our mini-panel, thank you from the bottom of my heart. It was our first ever attempt at a scripted panel and it was a rough road to get there.