mouvant

Déstabiliser
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Les nuages passent au-dessus de moi, la tête me tourne et un vertige me prend. Ciels au Wolshof Il suffirait de déstabiliser, désorienter, déséquilibrer celui qui regarde dans un éloge du fragile, de l’instable, du précaire, de tout ce qui bouge et ne se remet pas en place, dans un hommage au vent et à l’éphémère, au sable qui n’a pas de forme, à la plume qui volette autour de ma tête, à l’eau…

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Hommage émouvant de Marignane à Jacques le "héros"

Un silence religieux pendant une marche d’une demi-heure, puis deux minutes d’applaudissements sans discontinuer sur les lieux du crime: la population de Marignane a rendu un hommage émouvant lundi à Jacques Blondel, ce retraité tué jeudi en tentant…

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"Dégage" : un livre fort et émouvant

“Dégage”, mot d'ordre symbolique de la révolution tunisienne, est devenu un livre foisonnant où une centaine d'acteurs du mouvement témoignent de ces 29 jours qui ont abouti le 14 janvier au départ de Ben Ali : des sourires, des larmes et des paroles enfin libérées.
http://www.cibletrade.com/tunisie_news/dossier_7465__degage____un_livre_fort_et_emouvant_sur_la_revolution_tunisienne.html

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Lui

ces images gravées

ces images mouvantes

de ton ventre

de toi sexe bandé

ventre nu

de toi qui bandes

de ta main qui va et vient

ces quelques secondes

que tu me donnes

à tout prendre

sans le son

ça va si vite

pour pénétrer

me glisser fondre

entre les images

vingt-quatre par seconde

en noir et blanc muet

je me glisse me penche

profond entre toi et toi

fondue dans l'image

me confondre

avec toi ta main 

qui va je viens 

pour y poser 

bouche lèvres langue

mouvantes

sur ta main

mouvante

allant venant

sur ta queue qui bande

mes yeux boivent 

en grand

mes lèvres s'ouvrent 

humides

ça va si vite

tu m'éclabousses

trois fois je …

ne respire plus

ne compte plus

les contractions

de mon ventre au rythme

des jaillissements 

sur ton ventre

quand tu jouis

éblouie 

je regarde

toi.

*
T’écrire… encore

Déni de médium en architecture

Une bibliothèque en forme de livres. Tu la vois ma grosse idée ?


Je ne connais rien à l’architecture, mais une certaine problématique qu’elle soulève entre en résonance avec d’autres préoccupations miennes, je pense ici à ce que le critique d’art américain Clement Greenberg appelle le déni de médium, et que d’autres avant lui, comme Irving Babbitt, ont nommé la confusion des arts. C’est un article de Karim Basbous qui m’a mis la puce à l’oreille. Signalé par Mona Chollet dans son excellent essai Chez soi. Une odyssée de l’espace domestique,  ce texte intitulé “Bâtir ou briller” pose une excellente question : les architectes ont-ils oublié le but ultime de leur activité, qui est de rendre leurs créations habitables par l’homme ?

Il semble en effet que celui-ci (imprévisible, mouvant, réel) soit devenu un détail de l’entreprise architecturale, tendance que l’auteur de l’article fait remonter à la fin des années 1980. La Bibliothèque Nationale de France en est un excellent exemple : cet édifice tendrement raillé par W. G. Sebald à la fin d’Austerlitz (dont le héros est justement un historien de l’art préoccupé par la démesure inhumaine de tels bâtiments) est l’illustration architecturale d’un concept, un discours fait verre, ferraille et acier.

Des quatre livres ouverts de la Bibliothèque nationale de France (BNF, construite à Paris par Dominique Perrault), au geyser cristallisé de la tour Agbar de Jean Nouvel pour le siège de la Société des eaux de Barcelone, en passant par l’écume de l’enveloppe du Water Cube de Pékin — une piscine olympique livrée par l’agence Peddle Thorp & Walker (PTW) —, l’essentiel de l’édifice déchoit dans un « motif » qui se raconte plus qu’il ne se montre. Il est la traduction visuelle d’un discours, l’équivalent en dur de jeux de langage qui peuvent rappeler la démarche publicitaire. La façade en est l’affiche, et l’espace intérieur en résulte, comme un envers du décor.

La prééminence du discours sur le propre de l’architecture qui touche ici à son existence même (et que l’on pourrait appeler grossièrement l’habitabilité) est un phénomène inquiétant, qui n’est pas sans rappeler l’art contemporain — dont Régis Debray a bien montré dans Vie et mort de l’image combien il était assujetti au langage. On parle en effet, montre-t-il, de langage chromatique, et autres expressions inspirées par le verbe. Et, de même que la peinture qui se raconte plus qu’elle ne se voit est une renonciation à la peinture, de même l’architecture qui bavarde peut être perçue à bon droit comme un renoncement à l’architecture. Cette architecture inféodée au langage, Karim Basbous en parle excellemment :

Il est courant de dénoncer l’hégémonie de l’image, et d’y voir l’une des causes de l’affaiblissement de la discipline architecturale ; mais ces images ne sont que des instruments au service d’énoncés, des métaphores où conception et communication font alliance.

Et au bout du compte ? L’homme est aboli, refoulé de l’édifice. Il n’en va pas autrement dans la littérature quand l’acte de lecture est renvoyé aux oubliettes. Voilà ce qui arrive quand les moyens sont pris pour des fins, ce que l’auteur explique également :

Voilà que des architectes se mettent à rêver de figures, non comme de stimulants pour l’imaginaire, de déclencheurs d’un processus de recherche (à la façon des « objets à réaction poétique » pour Le Corbusier ou des réminiscences géographiques chez le Finlandais Alvar Aalto), bref, non comme des débuts, mais comme des fins.

L’occasion de repenser à ces mots de Robert Bresson dans ses Notes sur le cinématographe (magnifique livre sur la recherche par un homme de ce en quoi son art ne peut être confondu avec aucun autre), qui rend hommage à Léonard de Vinci…

Léonard recommande de bien penser à la fin, de penser avant tout à la fin. La fin, c’est l’écran qui n’est qu’une surface. Soumets ton film à la réalité de l’écran, comme un peintre soumet son tableau à la réalité de la toile même et des couleurs appliquées dessus, le sculpteur ses figures à la réalité du marbre et du bronze.

On serait tenté de continuer : soumets ton pont, soumets ton immeuble à la réalité de l’homme qui en aura l’usage, à son échelle. Car pourquoi tout cela, si ce n’est que cette anecdote architecturale paraît être le symptôme d’une production humaine qui a généralement oublié l’homme, comme ces politiques qui semblent pondues par des machines et méconnaissent la nature humaine, comme ces romans et ces poèmes pour bicéphales…

La forêt est son royaume, il y flâne des journées entières, parfois il s’y attarde tant qu’il ne rentre qu’à l’aube. Il aime assister au déclin de la lumière dans le ciel qui semble s’arrondir à mesure que le bleu se sature, se violace puis se fonce en noir indigo, et, au même rythme, à la montée des ombres entre les fûts des arbres jusqu’à leurs frondaisons. Tous pareillement sanglés de noir, les arbres forment une horde de silhouettes immobiles, bras levés, écartés, qui s’effleurent en frémissant. Il écoute et il respire la nuit forestière, l’air humide et froid, très vif mais moins venteux, répand autrement les sons et les odeurs que celui du jour, les bruits se détachent et se répercutent avec plus de netteté, ils claquent comme des bulles, les odeurs s’exhalent avec plus de puissance. Il n’a pas peur dans cette obscurité aussi mouvante que bruissante, ses sens s’y aiguisent comme une lame sur une meule, et il connaît bien son domaine, il sait s’orienter, se protéger des dangers, trouver où et comment se dissimuler au moindre bruit suspect, surtout s’il s’agit de voix ou de pas d’hommes. Il se méfie bien davantage de ceux-ci que des animaux sauvages, car les humains fouinent partout, et certains portent un fusil à l’épaule, prêts à tirer sur toute bête comestible, et aussi, par mégarde, par excitation ou par jubilation, sur tout ce qui bouge, comme si la vie des autres vivants leur était un défi, un obstacle à abattre, la promesse d’une bouffée d’ivresse sanguine
— 

A la table des hommes

Sylvie Germain

Je (suis).

Je suis celle que l'on n'attend plus. L'absente des rendez-vous tacites et nocturnes qu'on ne se donne plus. Celle qui s'enfuit au crépuscule pour ne réapparaître on ne sait jamais où on ne sait jamais quand.

Je suis l'imprévisible devant la flèche visant la cible. Celle que l'on peut toucher/couler en un seul mot ou un seul geste.
Je suis l'indestructible quand je ne laisse que mon ombre pour acquis en lieu et place de traces de pas sur le sol mouvant de vos normes trop normées que je n'intègre toujours pas.

Je suis là, à côté de votre plaque tournante. Mourante.
Je suis la fugitive de vos tourmentes. La tempête des âmes errantes.

Je suis l'appel d'air des fuites qu'on ne calcule pas, le tourbillon qui emporte tout et rien d'autre que soi.

Je suis le geôlier et le bourreau, le bouffon du roi là où le Joker n'existe pas. L'avocate de mon propre désarroi.

Je suis le clapotis de l'eau qui tombe de la gouttière un soir d'orage la télévision du salon allumée quand ils sont tous affalés sur ce putain de canapé. On ne m'entend pas.

Je m'efface, jour après nuit, dans leur confusion meurtrière. Dans des horizons sans lumières. Des jours sans hier. Je me dissipe, me disloque.
Et titubant au bord d'un monde que je ne touche pas, au milieu des pas des autres les miens n'y laissent aucune marque.

Je me défile, comme une vie ratée tombée de son maigre fil.

Je me casse souvent pour le silence et qu'enfin cesse cette danse.

Je me tire parfois comme ça, comme un vieux souvenir qu'on aurait oublié au détour d'un soupir.

Le déni de toute une vie.

what conjectures and what your science?

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*
rear flyleaf (detail; inverted; turned 180º)
Werner’s Magazine A Magazine of Expression 17 (1895)
University of Michigan copy, digitized September 20, 2006

faces page of advertisements for Guides to Statue-Posing, including numbers 1-3 of Tableaux Mouvants and Poses Plastiques, and Mary Tucker Magill (1830-99 *), her Pantomimes, or Wordless Poems, for elocution and calisthenic classes (Boston 1882).
from which, these confusions
 

confusion of ideas       28
confusion in the mind       263
confusion, because       392

confusion, what conjectures and what your science?       423
or confusion would ensue       565

confusion, and we lose that uniformity       566
of conceptions regarding the idea of the writer or it may be       576
the flush of       598

confusion; in the latter, nature       647
with confusion at the sense       749
her confusion, observed       772
in some confusion       773

is there confusion in the little isle ?       911

There is confusion worse than death       911
musical confusion       962
confusion in determining the method       985
 

where to begin —
thumbnails
Lotos-Eaters
Scarf Fantastics (all in this volume), or
musings by Nancy Lee Chalcy Ruyter, her “Antique Longings: Genevieve Stebbings and American Delsartean Performance,” in Susan Foster, ed., Corporealities : Dancing Knowledge, Culture and Power (1995)…
or François Delsarte (1811-71 *)
?

all tagged confusion
all tagged method
all tagged ohne worte
or containing expression
 

Fronde et supplément d'âme

Ces derniers jours tristement mouvementés donnent envie de poésie.

Designers stars absents, rumeurs sur les transferts… Ces derniers jours tristement mouvementés donnent envie de poésie, de narration, de contenu. Bref, de mettre des mots sur les choses et, pourquoi pas, de casser les codes.

Chez Yohji Yamamoto, les marguerites étirées sur tulle stretch associées à un certain mood punk font comprendre quelque chose comme la révolution par les fleurs (des oeillets ou du jasmin…), une sorte de colère (presque) douce. Car ces filles-là ne sont pas des tendres, en noir et transparence. De face, leurs yeux chargés de khôl et de faux cils abordent frontalement la réalité. Au verso, le dos en soie mouvante, liquide, de leur manteau noir, délivre une fragilité bien cachée.
Cet esprit punk se retrouve aussi chez Junya Watanabe et ses formidables exercices de style autour du perfecto en cuir noir (vrai ou faux). Un sans-faute. Les filles à iroquoise décolorée en bataille opposent leur dureté de hooligans poétiques aux mots magiques de Rimbaud “Voici plus de mille ans que la triste Ophélie/Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir…” C'est à tomber d'émotion.

Tension encore chez Haider Ackermann, entre l'austérité et la grâce, que dégagent les enchevêtrements de vêtements aux teintes sourdes - rubis, saphir, émeraude, grenat, améthyste -, en satin et soie lavée, jusqu'au lumineux platine et la beauté grave de ses filles. Une bretelle empêche une épaule de fuir, un lien relève un pan de jupe, une grosse ceinture bandeau en croco barre les seins… C'est magique, calme, précieux et moderne. Haider Ackermann se regarde un peu faire mais peu importe, la salle semble envoûtée par les mots de Leonard Cohen, chaman hypnotique récitant (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Super Bowl 2016 : quand les Anges de Victoria’s Secret jouent au foot américain
Van Cleef & Arpels s'étend place Vendôme
Mauboussin et Bouchra Jarrar font alliance
Affaires de cœurs
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Un certain Lucien Clergue
Bel hommage à celui qui incarna la photographie de l'Après-Guerre. Christian Lacroix lui offre les couleurs d'Arles. Figure des Rencontres, François Hébel redessine sa jeunesse audacieuse.

Dans le gris de Paris, voici un rendez-vous de soleil et d'ombre. Des murs jaunes comme les tournesols de Van Gogh. Des plages désertes où seul le vent se promène et dessine des abstractions lyriques sur le sable mouillé, sec, mouvant. Des corridas bondées où Picasso est assis en maestro au soleil, entre Luis Miguel Dominguín, jeune torero beau à mourir, et Jean Cocteau, ébouriffé et distrait comme un vieux poète. Des Gitanes à la jeunesse frondeuse, à la taille étranglée et au balcon généreux qui dansent sur les tables comme Ava Gardner dans La Comtesse aux pieds nus de Joseph L. Mankiewicz en 1954. C'est le miracle d'Arles la méditerranéenne, ressuscitée dans l'hiver océanique parisien.

Tout tient en un seul personnage. Lucien Clergue (1934-2014), dont la vie a bondi en avant lorsque, en 1953, à la sortie d'une corrida, cet intuitif présente ses premières photos à la gloire du Sud, marinière et yeux de braise, sans chapeau au soleil: Pablo Picasso. Autodidacte acharné, aventurier curieux de tout, ce novice plein de rêves est devenu, par ses jeunes exploits auprès du Minotaure, puis par les Rencontres d'Arles qu'il a créées contre le vent, la figure arlésienne par excellence, le patriarche de la photographie. Synonyme de la conquête de cet art jeune dans une France de l'après-guerre encore sage et atone, Lucien Clergue fut cet homme impétueux et volubile, cher à ce microcosme aussi sévère que passionné, qu'il connaissait intimement, en vrai seigneur du Nord Pinus. Académicien, titulaire du premier fauteuil dédié à la photographie à l'Institut en 2007, il est mort à 80 ans, en plein Paris Photo.

Une seconde jeunesse

(…) Lire la suite sur Figaro.fr

Les Rencontres d'Arles, la dernière «Parade» de François Hébel 
Lucien Clergue, la statue arlésienne de la photographie 
Lucien Clergue raconte l'amitié de Manitas de Plata avec Picasso 
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Et ainsi, moi qui ai employé toute une vie à décrire les hommes d'après leurs œuvres et à objectiver la structure intellectuelle de leur univers, je constatais, précisément sur mon propre exemple, combien reste impénétrable dans chaque destinée le noyau véritable de l'être, la cellule mouvante d'où jaillit toute croissance. Nous vivons des myriades de secondes et pourtant, il n'y en a jamais qu'une, une seule, qui met en ébullition tout notre monde intérieur : la seconde où (Stendhal l'a décrite) la fleur interne, déjà abreuvée de tous les sucs, réalise comme un éclair sa cristallisation - seconde magique, semblable à celle de la procréation et comme elle, cachée bien au chaud, au plus profond du corps, invisible, intangible, imperceptible -, mystère qui n'est vécu qu'une seule fois. Aucune algèbre de l'esprit ne peut la calculer. Aucune alchimie du pressentiment ne peut la deviner et l'instinct que l'on a de soi la saisit rarement
Procès : Loïc avait péri dans une cuve de boue

Ce matin-là, 29 mars 2011, à l'usine de traitement des eaux de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), les boues avaient débordé d'une cuve. Le jeune en stage sur le site pour trois semaines, Loïc Lamboeuf, 19 ans, lycéen en bac pro hygiène et environnement, est chargé du nettoyage. « Avec un petit tuyau, on l'a envoyé sur la grille et on l'a laissé tout seul », décrit son oncle Jean-François Conry. A midi, un coup de fil résonne chez ses parents : « Votre fils a disparu. » Or les affaires de Loïc sont toujours au vestiaire… Bientôt, une tragique réalité s'impose : la grille a basculé et le jeune garçon, précipité dans ces boues marron, a péri noyé.

« Il nageait très bien, mais là-dedans, il a dû s'enliser comme dans des sables mouvants. Il n'avait aucune chance… » soupire son oncle. Pour retrouver le corps de Loïc dans cette cuve de 5 m de profondeur, les pompiers feront appel à des scaphandriers spécialisés.

De graves défaillances révélées par l'enquête

Cinq ans après le drame, l'entreprise Veolia Eau CGE, en tant que personne morale, ainsi que deux de ses responsables de la région Centre-Est comparaissent pour « homicide involontaire » devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. L'enquête conduite par le parquet, et étayée par les investigations de l'inspection du travail, a révélé de graves défaillances en matière de sécurité sur le site. La liste est longue : absence de « limitation d'accès aux zones de danger », « d'équipement de protection », « de trappes sécurisées » ou « de dispositif de sortie rapide du poste de travail ou d'accès pour les secours… », énumère la procédure.

Sans préjuger de l'issue du procès, le principe de la responsabilité pénale de l'entreprise qui accueillait le stagiaire ne peut être contesté, précise le procureur de Chalon-sur-Saône Christophe Rode. Sollicité, Veolia n'a souhaité faire « aucune communication » avant l'audience. Au lendemain de (…) Lire la suite sur LeParisien.fr

Double infanticide : 15 ans de prison pour la mère, le père acquitté des meurtres
Isère : 5 ans de prison avec sursis pour la femme qui avait tué son mari violent
Double infanticide dans le Nord : la mère mise en examen et écrouée
Val-de-Marne : ils attaquaient des familles chez elles avec un marteau brise-glace
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Déchéance de nationalité: "C'est presque aussi compliqué à droite qu'à gauche"

“C'est compliqué quand on est dans des sables mouvants…” Le résumé de la situation sort de la bouche du chef de file des députés UDI Philippe Vigier. Le projet de loi sur la réforme constitutionnelle, comportant l'extension de la déchéance de nationalité, continue de diviser les parlementaires, une semaine avant le vote prévu mercredi 10 février à l'Assemblée nationale.  

A gauche, les députés PS sont toujours fracturés sur ce texte. Dans sa dernière rédaction présentée par Manuel Valls la semaine dernière, il rend possible la déchéance de nationalité ou des droits attachés pour les auteurs de crimes ou délits terroristes. Le président du groupe, Bruno Le Roux, avait estimé que la nouvelle mouture sans référence aux binationaux permettrait de “rassembler beaucoup plus largement”. 

Les députés PS veulent une nouvelle rédaction

Mais mardi, en réunion de groupe, les débats sont repartis pour un tour, avec “énormément de contestation de l'article 2” portant sur ce point, selon des participants. Le groupe PS a réclamé au gouvernement de supprimer la référence à l'interdiction de l'apatridie dans l'avant-projet de loi d'application: de fait, seuls les binationaux seraient alors concernés, ce qui crée une inégalité entre les Français. Impossible pour certains députés de gauche.  

L'opposition va au-delà des “frondeurs”, une députée légitimiste estimant que “l'écrasante majorité des députés PS, comme des ministres, sur le fond ne sont pas en adéquation avec cette proposition” sur la déchéance. Au point que Gérard Larcher, président LR du Sénat, a invité François Hollande à renoncer à la déchéance de nationalité s'il n'a pas le soutien de la gauche, une semaine après la démission de Christiane Taubira, motivée par ce “désaccord politique majeur”.  

Toujours à gauche, les écologistes sont encore une fois partagés, notamment sur l'article 2. D'après Sergio Coronado, une “majorité” s'opposera à la révision de la Constitution, même après la nouvelle rédaction. Les radicaux de gauche, e…Lire la suite sur L'Express.fr

Déchéance de nationalité: “C'est presque aussi compliqué à droite qu'à gauche”

Déchéance de nationalité: Rocard déplore “l'emballement symbolique” du débat

Contre l'état d'urgence, une gauche désabusée par la politique de Hollande

La déchéance de nationalité sera “une peine complémentaire”

Je veux la mort, l’amour, la peau de l’alligator. Les chiffres qui montent et le corps qui descend. Sur une goutte de pluie figée sur une photographie. J’exige tout le contraire, pourtant : la précision du chaos et le cœur de la mer. Les sables mouvants qui édifient les murs, les sables brûlants qui saignent la gorge. Mais j’ai les yeux qui dorment. Le ventre nourri de bulles et de marées huileuses. Alors je laisse le reflux s’éclabousser sur l’or blanc aux cernes de cendres, y recueille les chairs épargnées pour les replonger dans mon désert noyé de vinaigre, dans mon désir inondé de spasmes. Et je laisse autre chose, aussi, je laisse tomber. Tombe la pâle foudre, fond dans l’eau le bout de mes doigts qui ne sont pas assez blancs. Rougis d’inquiétudes vaines. Pas assez. Des doigts qui se dissolvent dans l’acide méningé. Je veux l’amour, le vrai et le faux, je veux les amours qui mordent la peau, les amours pluviaux et qui referment la porte en sortant. Il n’y a pas de repos possible pour le corps. Il n’y a que la tuyauterie aspirante, asphyxiante, et les taies d’oreiller oubliées dans la sécheuse. Qui ne valent pas la peine qu’on se lève. Il ne reste que la peau verte et les arbres noirs, et les cheveux, aussi, ces filets salivaires où il n’y pend plus d’araignée pour attendre. Où les pendules balancent sans tenir compte des chiffres chanceux. Je veux les amours qui ne nous demandent pas « qu’est-ce qu’on fabrique, encore », les phalanges dans la gorge, encore, à gratter la poussière.

Comment sauver cette espèce en voie de disparition, l’écrivain via The conservation

Comment sauver cette espèce en voie de disparition, l’écrivain via The conservation

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Carole Bisenius-Penin, Université de Lorraine

Médiatiquement et théoriquement, la figure de l’écrivain reste mouvante, ambiguë, une sorte d’entité polymorphe polémique soumise à l’extrême diversité (M. Houellebecq, J.-M. G. Le Clézio). Certains considèrent l’écrivain comme un génie inspiré, un « mage » qui dévoile des vérités que le langage…

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