mortel

… L"‘individualisme"est de l'infantilisme. Dans aucune société que je connaisse, les gens n'ont été autant immergés dans le social qu'aujourd'hui. Quinze millions de foyer tournent à la même heure les mêmes boutons pour voir la même chose. Laissez-moi rire…

… D'abord, il y a un fait qu'il faudra bien un jour ou l'autre digérer : nous sommes mortels. Non seulement nous, non seulement les civilisations, mais l'humanité comme telle et toutes ses créations, toute sa mémoire, sont mortelles. La durée de vie d'une espèce animale est en moyenne de deux millions d'années. Même si, mystérieusement, nous dépassions indéfiniment ce cap, le jour où le Soleil atteindra sa phase terminale et deviendra une géante rouge, sa frontière sera quelque part entre la Terre et Mars ; le Parthénon, Notre-Dame, les tableaux de Rembrandt ou de Picasso, les livres où sont consignés le Banquet ou les Élégies de Duino seront réduits à l'état de protons fournissant de l'énergie à cette étoile…

—  Cornelius Castoriadis - Une société à la dérive - Entretiens et débats - 1974, 1997, 2005.
Le chagrin finit par tuer. À chaque nouvelle peine trop forte, nous sentons une veine de plus qui saillit, développe sa sinuosité mortelle au long de notre tempe, sous nos yeux. Et c’est ainsi que peu à peu se font ces terribles figures ravagées du vieux Rembrandt, du vieux Beethoven, de qui tout le monde se moquait. Et ce ne serait rien que les poches des yeux et les rides du front s’il n’y avait la souffrance du cœur
—  Proust
Et a chaque personne qui la décevait, sa carapace se durcissait. Un jour elle deviendra un mur infranchissable, Plus aucun sentiments ne passera dans son coeur bientôt
intouchable. Elle sera promis à la solitude, a une tristesse mortelle qu'elle ne pourra abolir. Mais apres tout, vaut IL mieux se faire détruire par les autres ou se tuer sois même? Question de fierte, j'ai besoin de personne pour m'anéantir, jmen sors très bien toute seule, jpeux vous le garantir.
—  @insociablementcompliquee

Au fait que nous allons déménager, mon chéri finit par me sortir qu’au final, une voiture suffit. Donc qu’il lâcherait la sienne et qu’il ferait le permis moto. Comptant aller au boulot en deux roues été et en train en hivers. Sauf que…

de un, son entreprise va déménager dans un secteur qui l’obligera à faire des changement de train, donc devra se lever plus tôt, la merde avec les retard et annulation de dernière minute…

de deux, pour y aller, il doit emprunter une autoroute réputée pour des accidents très fréquent. Donc pour une moto, mortel à coup sûr.

Sauf qu’il prend mes arguments pour de la jalousie. Parce que j’aimerai aussi faire ce permis. La différence, c’est que j’ai pas une heure de route à faire pour me rendre au boulot et mon trajet est pas explicitement dangereux.

cammini da solo per la strada
in tasca stringi la tua spada
cammini da solo in tutta fretta
tutto felice per ciò che ti aspetta
per te ci sarebbero molte più cose
ma tu preferisci farti una dose
non te ne frega del tuo futuro
ti scopri il braccio e ti appoggi al muro
sai che fa male ma per te è lo stesso
e vai a bucarti in quello schifoso cesso
forse qualcuno per te è già in pena
mentre sei li’ che ti cerchi la vena
poi ad un tratto crolli per terra
per te c'è la pace e non più la guerra
vivi sereno nel tuo torpore
senza sapere che è meglio l'amore
mia cara droga ora m'inganni
è triste morire a soli vent'anni
sirene nell'aria questa è la sorte
fuori la vita dentro la morte
le luci son spente deserta è la strada
in terra rimane quell'ultima spada
che sembra dirti un pò divertita ti ho dato il piacere ti ho tolto la vita

anonymous asked:

contente de voir que le commun des mortels s'est réveillé grace au débat de lundi (vous étiez ou les 6 derniers mois? 😂) et de pouvoir parler politique avec la plupart d'entre eux (et hurler ses préférences personnelles si affinités 😇)

Alors, je ne sais pas si c'est un message général, ou aux gens de Tumblr, ou quoique ce soit, mais c'est drôle en tout cas, parce que ce blog a 7 mois !

« Je venais d’apprendre par ma femme la mort de mon ami Jean de Brem, dit Alex. Il avait accepté de travailler à mes côtés à l’étranger. Mais par loyauté envers ses camarades et ses chefs parisiens, il avait tenu à retourner à Paris où il lui restait encore une dernière mission à accomplir.

C’est au cours de cette ultime mission qu’il trouva la mort. Surpris par les policiers au moment où il s’emparait avec Serge Bernier d’une voiture destinée à une mission opérationnelle, Alex ouvrit le feu pour se dégager. Il blessa mortellement un policier, mais fut à son tour atteint par une rafale de PM. Tombé à terre il porta à sa bouche une feuille de carnet où se trouvait quelque renseignement qui ne devait pas tomber aux mains de l’adversaire. Un policier arriva à sa hauteur, l’acheva d’une balle dans la tête, puis lui trancha la gorge pour récupérer le papier qu’il n’avait pas eu le temps d’avaler. « Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique » avait-il écrit dans l’avant-propos de son « Testament d’un Européen ». Bernier, que les policiers avaient capturé et déjà fait allonger par terre, ne dut d’avoir la vie sauve qu’à l’arrivée de quelques passants attardés. Cela se passait le 17 avril 1963 en plein Paris, rue de l’Estrapade, à deux pas du Panthéon !

Jean de Brem a traversé comme un météore le ciel sombre de ma clandestinité. Notre amitié n’a pas duré trois mois. Je ne pourrai cependant jamais oublier ce lumineux ami de vingt-sept ans. Ni les nuits passées à discuter de l’avenir que nous voulions bâtir ensemble. Ni cette dernière soirée de Pully, une semaine avant sa mort et quarante huit heures avant mon arrestation. Ni ce 21e concerto de Mozart, écouté plusieurs fois de suite ce soir là, et dont je ne puis plus entendre l’andante sans penser à mon frère assassiné. »

Jean-Marie Curutchet, Je veux la tourmente. Robert Laffont.

Dimanche 5 avril 1987.

Avec l’escadre de l’Atlantique, de l’ile de Madère à Brest.

Avec Jean-Christophe Victor, nous quittons la corvette Aconit pour aller sur le navire Amiral, la frégate Duguay-Trouin. Et comment changer de navire sur cette mer agitée ? Par hélitreuillage. A bord d’un hélicoptère Lynx. Toujours comme dans un film. Finalement un navire de guerre c’est assez petit. En dehors des endroits non accessibles pour le commun des mortels, nous en faisons vite le(s) tour(s). Donc on change de bateau. C’était prévu dans l’organisation du voyage. Il nous faut maintenant rencontrer les « patrons ».

Côté armement, car c’est une flottille de guerre, les navires de l’escadre sont équipés de torpilles et de missiles anti sous-marins de type Malafon*.  Je sais que ces détails n’intéresseront personne, mais ils sont importants. Autant essayer d’être le plus précis possible. L’armement est aussi un grand business qui rapporte beaucoup d’argent à l’état, et aux fabricants. Ces ventes sont comptabilisées dans nos exportations, dans la balance des paiements et dans bien d’autres statistiques qui me sont étrangères. Pour ma balance des paiements, je regarde ce qui sort de mon compte en banque, et ce qui y rentre. Déficit assuré, et c’est trop tard pour que je me mette à vendre des armes !

* Le Malafon, contraction de MArine LAtécoère FONd, est un missile anti-sous-marin français lance-torpille, opéré depuis un navire de guerre, qui a équipé exclusivement la Marine nationale française de 1966 à 1997.

« Parlant de l’ancien président Giscard d’Estaing, Raymond Aron eut ce mot cruel et juste : « Il ne sait pas que l’histoire est tragique ». Nous qui le savons, nous avons retenu le thème des crimes d’État associés parfois à des scandales politiques. Il y a toujours eu des crimes d’État et pas seulement à l’époque mérovingienne. Ce sont des moments de paroxysme qui révèlent l’ampleur d’une crise politique et historique, cristallisée par une lutte mortelle que seule la mort peut trancher. Sous prétexte que l’Europe occidentale vit actuellement hors de l’histoire, il ne faut pas imaginer qu’il en sera toujours ainsi. Cette parenthèse historique se refermera. Autour de nous, dans le reste du monde, les drames mortels ne manquent pas, au Proche-Orient, par exemple, dans le sillage d’un illusoire « printemps arabe ». Retenons que, le 30 septembre 2011, le président américain Barack Obama a officiellement autorisé des assassinats ciblés visant des adversaires supposés des États-Unis. Cette décision (révélée par le New-York Times du 8 octobre 2011 et reprise par Le Monde du 14 octobre 2011) s’inscrit en principe dans la logique de « la guerre globale contre le terrorisme » justifiée par l’attentat du World Trade Center à New-York, le 11 septembre 2001. Cependant, le « terrorisme » n’est pas un adversaire défini, mais une méthode de lutte ou de guerre. Les États-Unis et leurs satellites en ont fait une entité abstraite justifiant par avance l’usage d’homicides. La raison d’État légitime par définition les crimes d’État. » (La NRH)

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Série photographique de Cyrus Cornut : Le voyage d’Alberstein

Alberstein, un petit homme en costume gris, avec un chapeau écrasé, décide d'entreprendre un voyage initiatique avec sa boule, dans la vallée du petit Morin (Seine-et-Marne), à la découverte des paysages, des saisons et de lui-même.

Du Mythe de Sisyphe à Charlie Chaplin, de Buster Keaton au commun des   mortels, Alberstein est un «ultime héros absurde».

Architecte de formation, Cyrus Cornut exerce aujourd'hui en tant que photographe. Son travail s’oriente dans un premier temps sur la ville, sa plastique et ses évolutions, ses traces, ses vides, et sur les comportements humains qu’elle induit.

A partir de 2011, il s’intéresse à la place du végétal dans le paysage urbain et, avec la série “le voyage d’Alberstein” au paysage rural.