mon-taff

- Non je ne coucherai pas avec toi tant que tu ne m'auras pas sucer
- Arrête de pleurer, de toute manière tu sais faire que ça et baiser. La seule manière pour que tu comprennes les choses c'est de te gueuler dessus et de mal te parler
- Reste dans tes larmes sale chienne. Tu mérite que ça espèce de pute
- Non je peux pas m'occuper de ton avortement cette semaine. Tu comprends pas que c'est une semaine super importante pour mon taff ?
- Oui je t'ai trompé mais en même tu m'as poussé à le faire ! T'étais insupportable.
—  Mon ex avec qui je suis restée presque trois ans. Tout mon entourage me disait de le quitter. Mais il avait la faculté de me faire croire que je ne méritais pas mieux que ça. Il avait une véritable emprise sur moi. Aujourd'hui, avec du recul j'ai enfin compris que ce n'était pas moi le problème mais lui. J'ai enfin compris que je ne méritai pas ça. J'ai enfin compris que je pouvais aller mieux et je me reconstruis un petit plus chaque jour. 
Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour, j'lui ai dit tient, tu tombes bien, je veux te parler depuis toujours. Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul. Tu pars en couille une fois sur deux faudrait que tu retravailles ta formule. L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que je fais mon taff, alors tu me parles sur un autre ton si tu veux pas te manger des baffes. Moi je veux bien être gentille mais faut que chacun y mette du sien, les humains ne font aucun effort et moi je suis pas un magicien. On s'est embrouillé un petit moment et c'est là qu'je me suis rendu compte que l'amour était sympa mais que quand même il se la raconte. Puis il m'a dit qu'il devait partir, il avait des rendez-vous par centaine, que ce soir il devait dîner chez sa demi-soeur : la haine. Avant de partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours. Puis s'est éloigné sans se retourner, c'était mes derniers mots d'amour.J'suis content de l'avoir connu, ça je l'ai bien réalisé et je sais qu'un de ces quatre on sera amené à se recroiser.
—  Grand corps malade