mon bleu

anonymous asked:

Parfois je me demande si tu n'es pas Emmanuel Macron. J'ai l'impression qu'il (tu ??!!) adorerait être un personnage de roman, et que comme il a compris que personne n'ecrirait une chose pareille, il a décidé de le faire lui-même. En plus, "Emmanuel" et "Emma", ça fait fausse identité de quelqu'un qui veut être démasqué.

SURPRISE BITCH I WAS EM THE WHOLE TIME.

Divaguent les citations du ciel
que je ne comprends pas
Je l'envie ce poème-nuages
que je ne quitte pas des yeux
Un peu de vapeur d'eau sur fond bleu
mon parcours terrestre n'est pas davantage
—  jacques dor
Sache une chose, celles qui se montrent les plus froides sont celles qui ont le plus d'amour à donner mais qui cache cela pour ne pas souffrir et avoir mal, qui cache tout cet amour au fond d'elles et qui le dévoile seulement à ceux qui pour elles, valent la peine…
Alors, s'il te plaît, toi cher inconnu qui croise mon regard bleu, distant et froid, voir hautain sans le vouloir, sache que sous cette couche de glace se cache un feu ardent d'amour et de tendresse…
—  Tomato-84
Appelle-moi.

Tu vas manquer ton autobus si tu ne m’appelles pas

[…]

Nos émotions n’existent pas, rien ne peut nous faire du mal. J’aimerais vraiment pleurer, mais ça ne m’intéresse pas de penser à des choses atroces comme le temps qui passe, etc. J’ai peur de ne plus savoir comment me remonter le moral. Plus rien: je fume, je me masturbe et je ne ressens plus rien. Je jouis comme si c’était une blague. Hier dans l’autobus, j’ai presque joui parce que les vibrations de l’autobus m’ont rappelé mon vibrateur. Il est bleu, comme le phallus d’un prince. Il fonctionne avec deux petites piles et ne fait pas de bruit. C’est comme les machines qu’on utilise pour briser l’asphalte, mais en vraiment plus doux. J’ai l’impression de m’épanouir parce que chaque jour je ressemble un peu plus à un bonbon au citron. C’est à cause des oranges? Je ne suis plus une petite fille. Il y a longtemps j’en étais une, mais tout récemment, j’ai commencé à dégringoler. Maintenant, je ne pense plus qu’à me marier dans une robe fuchsia et à avoir des bébés. Je me fabrique un rêve, un trousseau mythique. Je suis un autobus sans frein. Je dévale l’avenue et étonnamment, je n’écrase personne. Tu es l’épais mur de coton qui peut freiner ma course. Appelle-moi.


Extrait de I Don’t Want to Manipulate You With This Story, dans Belleza y Felicidad (trad. de l’espagnol par Stuart Krimko), Fernanda Laguna, Sand Paper Press, 2015.

Traduit en français par Daphné B., illustré par Julie Delporte.

J'écoute collège boy et je pense à tous les gens qui m'ont marché dessus lol, les enfants font de la trottinette en bas de chez moi, le vent colle mon trench bleu à mon dos, j'arrête la musique et j'entends les grillons, les montagnes sont immenses, parfois j'ai l'impression d'avoir eu mille vies avant, d'avoir été mille personnes seulement en 21 ans, je pense à ce garçon et puis à animal crossing et à ce livre que j'ai reçu ce matin

terencehiggs  asked:

OKAY ALORS. Je m'appelle Emma, je suis blonde aux yeux bleus, mon nom de famille français commence par un M, mon livre préféré est Emma Bovary, j'adore le théâtre, et je shippe M&M's de manière extrême grâce à toi... Je savais bien que les grands esprits se rencontrent toujours ;) (btw, je suis en train d'écrire une fantiction, un M&M's Hogwarts!Au, et c'est teeeeellement difficile ^^ Bon courage pour demain, perso, mon vote ira à Microbe, mais ma famille vote Le Pen (source de conflits...)

It was meant to be!!

J’attends avec impatience ta fic, bon courage, tu as tous les encouragements de tes presque homonymes et bon courage pour ce soir, on y croiiiit !

Mes premières règles

J'ai eu mes premières règles le jour de la St Amour (comme c'est magnon n'est-ce pas ?) j'avais 13 ans, et je me suis réveillée ce matin là, en mode normal, c'est à dire la tête dans le pâté, et en allant aux toilettes, je vois que le fond de mon pyjama bleu clair était tapissé de marronnasse, donc je m'étais dit : “Merde, je me suis chiée dessus en dormant.” mais en m'essuyant je vois du sang et là bim je comprends qu'en fait j'avais mes règles. Ben ça m'avait vraiment pas fait plaisir, même si je me doutais que ça allait venir, vu que j'avais un peu de poitrine et déjà des poils.

Ma génitrice a eu la magnifique idée de le dire à toute la famille, honte ultime pour moi, puis m'a donné ses serviettes qui étaient du style immense et qui m'ont donné l'impression de porter des couches puantes. Je suis passée aux tampons dès que j'ai pu et à la cup dès que je l'ai découverte.

Ce mois-ci, nous avons eu la chance d’interviewer Adrien, l’auteur du blog à succès Crottins verbaux. Il a gentiment accepté de se prêter au jeu des Questions-Réponses avec notre équipe et de nous dévoiler les dessous de son Tumblr. Voici donc l’univers créatif d’un véritable passionné de mots :

Tumblr – Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?

Adrien – J’ai 25 ans et j’habite à Paris. J’ai créé il y a deux ans un dictionnaire qui se dit singulier : @crottinsverbaux. On me trouve aussi plus ou moins régulièrement sur @monsieurhadrien et @corbeillehadrien, où je fais quelques tests et jette des mots inutiles. Sinon, dans la vraie vie véritable, j’aide des marques à moins bégayer leur communication et parfois à s’exprimer correctement.

T – Parlez-nous de votre blog. Quelle est la démarche derrière celui-ci ?

A – À l’origine, je crois que je l’ai créé pour combler une sorte de manque. J’avais envie d’une écriture plus personnelle mais je ne savais pas tellement comment faire, ni sous quelle forme. C’est un ami, @ledicodumze, qui m’a mis sur la voie d’un format pour m’exprimer : la définition. Ce projet, je l’ai appelé “Crottins verbaux” parce que je ne voulais surtout pas que quelqu’un puisse prendre ça au sérieux. Aujourd’hui, je pense que j’ai envie d’essayer de créer du sens là où il y en a peu, ou simplement un autre sens quand celui communément admis ne me convient pas tout à fait. J’aime bien l’idée de détourner les mots, les déformer jusqu’à laisser penser à une nouvelle étymologie. Au quotidien ils nous servent de repères, changer leurs significations, c’est donc un peu s’interroger sur la réalité, la faire plus à son image. C’est parfois assez grisant. Dans le futur, j’aimerais que les Crottins verbaux soient plus collaboratifs. Je souhaiterais apporter de la visibilité à ceux qui ont aussi envie de donner un autre sens aux choses, et pourquoi pas créer de manière croisée, à plusieurs mains.

T – Où puisez-vous votre inspiration ?

A – J’écris principalement de deux façons. Soit cela vient spontanément et de manière assez inexplicable : un objet, un événement, les paroles de quelqu’un ou une phrase sortie du roman que je lis en ce moment, vont faire écho à une représentation qui m’est propre (un souvenir par exemple) et créer un pont de sens qu’il me paraît intéressant de formuler. Soit je sors mon bleu de travail (mon BIC), une feuille, et j’écris tous les mots qui me passent par la tête : les objets que je vois autour de moi, les événements qui ont balisé ma journée… Après avoir noirci une ou deux feuilles blanches, j’observe, balade mon regard sur les formes que forment les mots, et souvent le sens se crée. Cela peut ne pas avoir de rapport direct avec ce que j’ai écrit mais le procédé déclenche une connexion plus ou moins intéressante entre deux idées. Ensuite je fais des tests, associe les mots, je les coupe, les met à cuire dans un coin, les laisse reposer, les écoute parler. Quelque chose fini par en sortir, mais je ne le publie pas toujours. J’ai au moins autant de définitions en attente que de billets publiés. J’ai beaucoup de mal à juger ce qui mérite d’être vu ou non.

T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

A – Le déclic s’est fait ici, sur Tumblr. C’est en lisant les francophones de la première heure : @ademain, @les-cartons, @intertitres, @icebergbrioche, @maisouvontlespoussieres, @whoresofamsterdam… que j’ai découvert une manière de s’exprimer qui me correspondait. Et aujourd’hui, avec eux et les @formule140, @nel-len, @mr-schadenfreude, @vhscorp… et surtout grâce aux lecteurs, se créée une certaine émulation. J’ai l’impression que nous formons une communauté qui pousse chacun à aller plus loin dans ce qui le touche personnellement, à écrire plus juste. Pour paraphraser l’un d’eux, je dirais que chacun d’entre nous “est utile”, permettant à d’autres de s’affirmer et de créer à leur façon, à leur tour.

T – Quels sont vos trois Tumblr préférés et pourquoi ?

A – Je crois que j’ai surtout envie de partager ceux qui m’évoquent le plus de choses et qui m’inspirent le plus au quotidien.

@ajustetitre : c’est la réalité cachée, celle des faits divers glauques et des petites phrases pathétiques, il y a une sorte de poésie qui s’en dégage, j’aime bien imaginer chaque nouvelle comme celle d’un univers alternatif.

@poesieadeuxmains : c’est comme l’expression d’un inconscient, des mots qui prennent du sens grâce à l’image, comme des rêves qui s’interprètent, on participe un peu à la psychanalyse des deux auteurs.

@romainmeynier : c’est l’écriture désabusée et virtuose, chaque texte forme une sorte de boucle presque parfaite, je suis à chaque fois assez épaté par sa pensée qui d’apparence paraît déstructurée mais qui n’en est rien, chaque mot est à sa place, rarement de trop.

T – Merci beaucoup, Adrien, et bonne continuation !

Photo : Jp Valery, @crottinsverbaux