moindres

(more) random french phrases and expressions i’ve picked up from watching movies in french all night

continuation of this post and this post 

  • ne pas avoir la moindre idée = to not have the faintest idea, not have the slightest idea
  • garder son calme = to stay calm
  • je vous donne la parole = i’m giving you a chance to speak, i’m allowing you to speak
  • prendre une décision = to make a decision
  • faites-moi confiance = trust me, have confidence in me
  • rester calme = to keep calm
  • sois prudente = be careful
  • sables mouvants = quicksand
  • je n’arrive pas à croire = i can’t believe
  • soeur jumelle = twin sister
  • je m’en veux = i feel bad, i feel guilty
  • de toutes mes forces = with all my strength
  • être au courant = to be informed, be aware
  • je me réjouis de = i’m very happy about, i’m very pleased with
  • s’emparer de = to seize, capture, take possession of
  • en ruines = in ruins
  • vous vous trompez = you’re making a mistake, you’re mistaken
  • commettre une erreur = to make a mistake
  • d’une manière ou d’une autre = somehow, one way or another
  • fort possible = very likely
  • mettre fin à = to put a stop to, put an end to
J'ai tant de choses à dire, tant de silences à crier. Le problème c'est que j'explose pas, mais j'implose. Ma souffrance est intérieure, je me détériore sans que personne le sache, sans laisser la moindre trace.

Et tu sais y'a des filles comme ça qui se prennent la tête sur tout, qui réfléchissent beaucoup trop et qui ont peur des choses qui paraissent les plus simples ou évidentes. Y'a ces filles complètement paumées, et trop connes et trop naïves, qui sont juste terrassées par le manque qui se trouve au fond d'elles. Tu vois ces filles qui rentre dans la vie des gens et qui font en sorte de laisser des traces, oui laisser des traces parce qu'elles finiront par se barrer. Elle vont se réveiller un matin avec l'impression que leur tête va exploser d'avoir trop penser et sur une impulsion débile elles vont décider de tout arrêter. Pas parce qu'elles ne ressentent plus rien, ou parce qu'elles en ont marre, juste parce qu'il y a un petit truc qui a tout déréglé, et qui les a fait fuir. Elles sont craintives, et elles sont destructrices, elles font du mal, et elle en sont conscientes, et le pire, c'est que ça les déchire encore plus que si elles étaient restées.

Mais voilà, ces filles elles suivent leur instinct, et on sait à quel point il est mauvais parfois, tout le temps. Il fait faire les mauvais choix, en fait ces filles sont des mauvais choix. Au départ on les croit douces et caractérielles à le fois, puis plus on creuse son chemin dans leur petite âme, moins on comprend ce qu'il se passe. Et le pire c'est qu'on voudrait les aider, mais c'est impossible, pas vrai ? Souvent on tente tout, on se donne complètement, mais elles montrent rien, aucun signe qu'on sert à quelque chose dans leur putain de tristesse maladive, alors on lâche prise, on abandonne, et ça soulage, mais ça crève à la fois. Et pourtant, on sert, rien que quand on leur parle, on les fais rire, on entame timidement des conversation sur leur problèmes, quand on parle de sois un peu, on les aide, elles montrent rien pourtant, elles sont toujours là, à se plaindre, et ça nous démunit. On se sent impuissant, inutile. Et pourtant.

Puis elle s'attache ces filles, elle s'attache vraiment, quand elles aime, crois moi c'est pour de vrai, et elle sont capables de faire croire le contraire au moment de leur départ croyant que ça te fera moins mal. Elles vont te dire qu'elles pensaient t'aimer, mais qu'elles se sont tromper, elles vont te dire qu'elles avaient besoin d'affection et qu'elles se sont rabattus sur la seule personne capables de leur en donner. Et malheureusement le plus souvent une des personnes les plus chères à leurs yeux. Elles vont te faire avaler ces mensonges, pour que tu les détestes, pour que tu les oublis plus vite, elles croit avoir la solution ces filles, mais elles sont le problème. Pourtant je le sais qu'elles s'attachent, et qu'elles aiment, oui elles aiment maladroitement, et de travers, mais elles aiment.

Le truc, c'est que ces filles, elles supportent pas qu'on puisse s'attacher à elles, elles supportent pas mais en plus de ça elles comprennent pas. Bah oui, elle se déteste, alors comment quelqu'un pourrait faire pour les apprécier rien qu'un peu. Alors elles ont pas confiance, et ça les embrouille, et ça leur fait peur, et elle se disent que c'est pas vrai, ou alors elles se disent que c'est vrai mais que tu te rendras compte bien trop tard qu'on ne peut pas aimer ce genre de fille. Alors, ces filles, elles vont partir, au moindre signe d'affection elles vont prendre peur, et elles finiront par partir si elles sont trop sûre.

Je crois que ces filles elles ont besoin du doute, elles ont besoin de ne pas être sur, elles ont besoin de quelqu'un qui se méfie d'elles, autant qu'elles se méfient de tout et surtout d'elles-mêmes.

Putain mais ces filles elles sont bien trop connes.

Elles vont te laisser tranquille pendant quelque temps, mais elles t'oublieront pas, elles n'oublieront jamais ce qu'elles t'ont fait. Et le jour où elle supporteront plus, elles reviendront avec un long texte maladroit et désordonné, qui doit probablement rien vouloir dire, mais juste remplis de vérité. Parce qu'elles voudront forcément qu'à un moment donné, tu saches tout. Elles attendront, peut être deux jours, peut être trois mois, ou peut être dix ans, mais tu sauras la vérité.

Et elles vont se rabaisser, et se mettre en victime, alors que se sont elles qui font des victimes.

Alors à ce moment là, ces filles, elles voudront pas forcément que tu les pardonnes, ni même que tu acceptes ce qu'elles ont fait, elle ne t'obligeront pas à répondre, mais ce qu'elles aimeraient, c'est juste que tu comprennes, que tu les comprennes.

Elles voudraient que tu comprennes qu'elles savent ce qu'elles ont fait, et qu'elles savent ce qu'elles sont, et qu'elles sont désolées.

Puis aussi, ces filles, elles auraient voulus que tu les crois quand elles te disaient qu'elles étaient bancales, et instables, et ces filles, quand elles ont décider de partir, fallait juste les rassurer et leur dire que ça allait aller, leur laisser un peu d'espace, mais de pas les laisser.

Ces filles là, elles te répéteront jamais assez qu'elles sont désolées.

©letempsnaimerajamais

Je viens de découvrir que sous le gouvernement Ayrault, le gouvernement avait fait des espèces de mini-web-séries où les ministres parlaient de leurs domaines respectifs ou de leur projet ? Et ça s’appelait “5 Jours, 5 Questions” (même si j’ai l’impression que toutes les vidéos sont sorties le même jour).

Exemples. Saison Benoît Hamon, épisode 1 :

Saison Arnaud Montebourg, épisode 1 :

Et Saison Najat Vallaud-Belkacem, épisode 1 :

Au XIXe siècle, un monde nouveau envahit le champ littéraire, certains motifs se hissant pour la première fois au rang de sujets dignes d’intérêt. La ville, la province, le peuple ne sont plus cantonnés au registre comique, les progrès de la Science aux manuels et aux essais des savants. L’individu s’affirme, en réaction à une évolution économique et sociale qui le dépasse ou l’écrase. « Le culte du moi » est de tous les genres littéraires. Le pessimisme se lit dans les œuvres des écrivains qui refusent de se conformer à l’ordre établi. Ils ont le sentiment d'être incompris et se sentent coupés du monde, malgré l’espoir suscité par les progrès collectifs. Ce mal de vivre ou « mal du siècle », chanté par Chateaubriand et les Romantiques comme Musset et Nerval, se prolonge avec le spleen de Baudelaire et, à la fin du siècle, chez les décadents et les symbolistes. Les romans réalistes n’y échappent pas non plus. Ainsi les courants littéraires s’entremêlent-ils plus qu’ils ne se succèdent, donnant lieu à des échanges féconds entre les écrivains. À ce titre, Baudelaire peut être considéré comme le poète capital, à la charnière du siècle comme des mouvements, romantique, réaliste, parnassien, décadent et symboliste.

Le 4 février 1857, Baudelaire remet son manuscrit à l’éditeur Auguste Poulet-Malassis associé à son beau-frère Eugène De Broise. Il y a là cent poèmes, le concentré de l’expérience poétique accumulée par l’auteur sur quinze années. La première publication, le sonnet À une dame créole, date de 1845 dans la revue L'Artiste. En octobre de la même année, le livre a été annoncé sous le titre Les Lesbiennes. Puis en novembre 1848, sous le titre Les Limbes. C'est finalement sous le titre des Fleurs du mal que paraissent en 1855, dans La Revue des Deux Mondes, dix-huit poèmes. De même que neuf autres poèmes, seront publiés en avril 1957 dans la Revue française. Le recueil définitif paraîtra le 23 juin 1857, après trois longs mois que Baudelaire consacre aux révisions sur épreuves. Le premier tirage (quelque 1000 exemplaires imprimés à Alençon) est mis en vente au prix de trois francs.

Les Fleurs du mal, connaissent un accueil mitigé, quand la presse ne se déchaîne pas pour en dénoncer l’immoralité. Le Figaro, en pointant du doigt les pièces les plus condamnables de l’ouvrage, parle de « monstruosités », si bien que le Parquet ordonne la saisie des exemplaires. Baudelaire et ses éditeurs sont poursuivis.

L’homme qui se présente le 20 août 1857, à l'audience de la 6e Chambre criminelle du tribunal correctionnel de Paris – celle des escrocs, des souteneurs et des prostituées – est un poète de trente-six ans, apprécié et reconnu de ses pairs, qui traine une réputation quelque peu sulfureuse. Déjà, en 1852, un journaliste du Journal pour rire avait cerné le personnage : « Charles Baudelaire, jeune poète nerveux, bilieux, irritable et irritant, et souvent complètement désagréable dans sa vie privée. Très réaliste sous des allures paradoxales, il a dans sa forme tout le style et la sévérité antiques, et des quelques rares esprits qui marchent par ces temps dans la solitude du moi, il est, je pense, le meilleur et le plus sûr de sa route. Très difficile à éditer d’ailleurs, parce qu’il appelle dans ses vers le bon Dieu imbécile, Baudelaire a publié sur le Salon de 1846 un livre aussi remarquable que les articles les mieux réussis de Diderot. »

D’une naïve bonne foi, Baudelaire s’imagine s’en sortir d’un non-lieu. Ses amis et connaissances, et pas des moindres, se sont mobilisé : certains publiant des articles élogieux, d’autres faisant jouer leurs relations. Mais c’était sans compter avec le rigorisme du Second Empire, porté par son moralisme intransigeant et son goût douteux pour l’art pompier et la littérature édifiante, ainsi qu’une censure omniprésente qui ne dit pas son nom. Le soir même, à l’issue du procès, qui n’a duré que quelques heures Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Baudelaire doit s’acquitter d’une amende tandis que six poèmes sont retirés du recueil. Pour comble, le poète, qui s’attendait à une « réparation d’honneur », est privé de ses droits civiques.

Baudelaire sort brisé par le verdict, qui redouble la condamnation familiale. Le sentiment d’injustice qu’il éprouve ne le quittera plus. Comment peut-il en être autrement ? Dans ce siècle où priment les valeurs bourgeoises, l’exercice de la poésie est considéré comme un violon d’Ingres. François Malherbe, pour qui « le poète n’est pas plus utile à l’État qu’un bon joueur de quilles », le déplorait déjà, trois siècles auparavant. Tout au plus taquine-t-on la muse, « à ses heures perdues », selon l’expression consacrée par Léon Bloy. Mais quand sonne l’heure des affaires, toutes ces « couillonnades », telles que les nomme par dérision le pamphlétaire, doivent être mises au rencard, sous peine pour le récalcitrant de passer pour un tire-au-flanc.

En 1857, au moment du procès, et donc de la parution des Fleurs du mal, Charles Baudelaire n’est pas le poète maudit que l’on présente à tort. Certes, il mène une vie de bohème, parfois excentrique, est en rupture avec sa famille bourgeoise, a dilapidé une bonne partie de son héritage, une fortune, au point d’être sous tutelle, alternant luxe puis pauvreté, il est couvert de dettes, a le goût des prostituées qui pour certaines deviennent ses compagnes… Mais il est critique d’art, domaine dans lequel il s’est imposé comme un des maîtres du genre. Il est aussi le traducteur de l’œuvre d’Edgar Allan Poe, qu’il salue comme un esprit frère du sien. Il est enfin très entouré, apprécié de ses amis écrivains, protégé même. Parallèlement, il a publié dans différents journaux plusieurs des poèmes qui figurent dans le recueil coupable.

La censure oblige donc Baudelaire à réaménager son œuvre. Ainsi, en 1861, la structure du recueil sera-t-elle remaniée et enrichie d’une trentaine de poèmes. Composé de six parties, il est traversé par les thèmes principaux qui laissent deviner les espérances déçues et les défaillances morbides du poète (« Spleen et Idéal » ; « Tableaux Parisiens » ; « Le vin » ; « Les Fleurs du mal » ; « Révolte » et « La mort »). Ces textes, largement autobiographique, Baudelaire les a vécu dans sa chair, au plus profond de son être. Son lyrisme cherche sans cesse à se démarquer du Romantisme qui a bercé sa jeunesse. Avant tout, il s’agit pour lui « d’extraire la beauté du Mal » des « provinces les plus fleuries de l’art poétique » foulées par ses prédécesseurs. À l’instar de Théophile Gautier, le « poète impeccable »  à qui sont dédicacées Les Fleurs du mal, l’art n’a d’autre téléologie que lui-même, le beau et l’utile ne font pas bon ménage : « La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de déchéance, s'assimiler à la science ou à la morale ; elle n'a pas la vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même. » Ainsi, des thèmes modernes sont sertis dans des formes anciennes comme le sonnet, selon l’idée que « l’irrégularité, c’est-à-dire l’inattendu, la surprise, l’étonnement sont une partie essentielle et la caractéristique du Beau ». Hanté par l’Idéal, symbolisé par l’ailleurs, le poète n’échappe pourtant pas à l’ennui. Le spleen envahit tout son être et le plonge dans une mélancolie saturée d’images mortifères. L’amour, clé de voûte du recueil, obéit aux mêmes postulations contradictoires. La passion sensuelle, incarnée par la ténébreuse Jeanne Duval se dispute l’amour spiritualisé, en la personne de Madame Sabatier, sans que jamais le poète n’atteigne la félicité. La mort devient alors la dernière espérance du spleenétique qui ne s’accommode pas de la médiocrité d’ici-bas, où les poètes sont traités comme des malfrats.

Baudelaire, né trop jeune dans un siècle trop vieux, a mené une vie à contre-courant des valeurs en cours. Il incarne à tout jamais le poète écorché vif, voué aux gémonies par ses contemporains, acclamé par ses successeurs : « Le vrai Dieu » selon Rimbaud, « le premier surréaliste » pour Breton ou encore « le plus important des poètes » aux yeux de Valéry. Janus de la poésie du XIXe siècle, dernier classique et premier moderne, il inaugure une nouvelle ère poétique, auquel ce procès, loin de le détruire, prend valeur de sacre. Et finalement, Les Fleurs du mal sont devenues un des plus grands classiques de la littérature.

Baudelaire n’a été « réhabilité » qu’en… 1949. Il faudra en effet cent ans pour que l’institution judiciaire mesure l’étendue du génie de Baudelaire, et qu’une loi du 25 septembre 1946 institue un nouveau cas de pourvoi en révision sur ordre du garde des Sceaux et ouvert à la seule Société des gens de lettres. Elle offre la possibilité de réviser les jugements ayant condamné un écrivain pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, partant de l’idée que l'appréhension par le public des écrivains évolue au gré du temps, et qu’il convient alors d’adapter le judiciaire au littéraire. C’est ainsi que le 31 mai 1949 la chambre criminelle de la cour de Cassation rendit un arrêt d’annulation du jugement de 1857, considérant que les poèmes « ne renferment aucun terme obscène ou même grossier ». Depuis, les six poèmes censurés peuvent être légalement publiés.

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L'amour tu vois c'est être dans une foule, être entouré d'un nombre infini de personnes mais le seul regard que tu as envie de croiser c'est le sien. Les autres n'ont pas la moindre importance, seul son regard te perce le cœur.
—  Sandrine écrit des textes
liberation.fr
Non, Marine Le Pen n'aurait pas empêché les attentats
Depuis lundi, la candidate du Front national multiplie les intox sur l'immigration, la sécurité et le terrorisme.
  • [Le Tueur de Nice] « n’avait jamais fait l’objet de la moindre fiche ni du moindre signalement de radicalisation », avait souligné le procureur de Paris, François Molins, au lendemain de l’attentat.
  • [L]es frères Kouachi, à 18 ans, n’avaient pas de casier [judiciaire]. Ni long comme un jour sans pain, ni court.
  • Globalement, l’immense majorité des auteurs d’attentats en France étaient… français, et pas étrangers’.
  • Non, les étrangers et les « sans-papiers » n’ont pas plus de droits que les Français [et même, radicalement moins, et c’est plutôt  là que se situe le problème]
  • STOPPEZ MARINE LE PEN ET SA PROPAGANDE DE DÉSINFORMATION !

Elle est une fille un peu bordélique. C'est pas qu'elle range rien, c'est que même quand elle range c'est le bordel au fond, comme ces souvenirs qu'elle voulait vite effacer mais qui la tracassent encore. Elle est du genre à remettre en place ses cheveux en permanence, comme si ça pouvait remettre de l'ordre dans sa tête juste dessous. Elle passe ses doigts fins dans ses cheveux, des doigts pas très grands, mais fins, comme des mains de pianiste. Elle est pas toujours souriante, parfois elle regarde dans le vide et on pourrait se demander, en regardant ses yeux, si elle ne pense pas à la mort. Parce qu'elle est comme ça cette fille, toujours un peu au bord du gouffre, comme si sa vie ne la retenait qu'à un fil, comme si le moindre mouvement brusque pouvait la briser à jamais. Pourtant elle est solide, sûrement plus que moi d'ailleurs. Elle en a croisé des saloperies dans sa vie. Des connards qui ont joué avec elle, des manipulateurs, des égoïstes, des menteurs. Mais elle est encore là, et quand elle se remet en mouvement, quand elle bouge, elle est plus vivante que n'importe qui. Comme si chaque jour était un cadeau malgré leur lot de coups bas. Elle a ce truc quand elle rit, une étincelle dans les yeux pour laquelle on gravirait des montagnes. Elle est magnifique, mais pas dans le sens où tu l'entend. Elle ne fait pas attention à ce qu'elle porte, elle coupe ses cheveux elle même avec des vieux ciseaux, elle ne se maquille jamais. Mais elle est belle. Elle est belle quand elle rit, quand elle ne dit rien, quand elle écoute, quand elle pleure dans mes bras même si Dieu sait combien je hais la voir pleurer, elle est belle quand elle est énervée, fatiguée, endormie, ou complètement rouge et essoufflée. Et c'est dingue le temps que je pourrais passer à détailler tout son corps de mes yeux, et celui que je voudrais passer à sonder son âme. J'aimerais être cette personne à qui elle donnera la clé du bordel dans sa tête, et j'espère être à la hauteur pour qu'on ressorte ses souvenirs ensemble. La reconstruire, morceau par morceau. L'eloigner petit à petit de ce gouffre devant lequel elle se penche de plus en plus chaque soir, quand elle est seule dans le noir et que les souvenirs l'attaquent. Parce que cette fille, tu vois, elle me donne envie de vivre chaque jour. En fait, je crois qu'elle me rend dingue.

Habituellement je suis pas ce genre de filles, pas de celles qui ne croient pas en l'amour, etc… Moi je suis du genre à garder espoir tout le temps, pour n'importe quoi, oui c'est ça. Mais là, j'ai pas envie d'être amoureuse. Aucune envie d'aimer, à quoi ça sert d'ailleurs ? J'ai pas envie d'aimer même si on m'aime en retour. Ça fera toujours mal au bout d'un moment. j'ai pas envie de ressentir cette sensation dans mon coeur, comme quand je suis amoureuse, ça dure quelques secondes puis ça part. Je crois que l'amour c'est un sentiment éphémère et éternelle, il n'a aucune limite qu'il soit grand ou petit. Aimer c'est fatiguant Et puis au moindre problème, souvent, on s'effondre en silence. Alors aujourd'hui, non j'ai pas envie d'aimer. J'ai pas peur  d'être abandonner, j'ai seulement pas la force de me laisser emporter par cette vague de sentiments mélanger.

Pictaram: @ le_monde_vu_ de_ mes_ yeux

Je m’étais promis de ne pas poster à ce sujet, mais devant les #SansMoiLe7Mai, les #JamaisMacron et autres “blocus ni FN ni Macron”, je ne peux pas rester sereine.

L’idée de voir Le Pen élue présidente le 7 mai me terrifie, terrifie beaucoup de monde, mais manifestement pas assez, au vu des réactions qui pleuvent depuis dimanche dernier.

Oui, c’est facile pour moi qui me reconnais dans les idées de Macron.

Oui, c’est chiant de toujours finir par avoir à voter contre plutôt que pour.

Oui, c’est d’abord de la faute des électeurs du FN si le score de Le Pen est aussi haut.

Mais dans un système où le vote blanc n’est pas pris un compte, où c’est l’un OU l’autre, ne pas voter ou voter blanc, c’est lui faire un boulevard. 

Depuis les résultats du premier tour, je vois se multiplier sur internet (et je ne parle pas de tumblr, honnêtement je viens ici pour la lolitique plus que la politique, je crois que ça se remarque :’’’) ) des posts et des vidéos visant à décrébiliser Macron, à le vanner sur sa soi-disant absence de programme, à tourner en dérision la moindre de ses propositions. Moi aussi, je suis la première à vanner Macron, mais je fais la part des choses. Dans un contexte politique, j’oublie que le considère comme un enfant, j’oublie les blagues que j’ai aimé faire il y a cinq mois, j’oublie qu’il m’insupporte avec sa success story et sa comm’ incroyable, et je l’écoute. Les gens mettent tant d’énergie à le discréditer que certains croient SINCÈREMENT qu’il n’a vraiment pas de programme. J’ai même vu des “10 bonnes raisons de ne pas voter Macron le 7 mai”, un article TRÈS responsable sachant qu’on a le FN en face…

Le Front National, bordel de merde ! Pourquoi les gens mettent autant d’énergie à descendre le dernier candidat en lice pour faire barrage au FN ? Pourquoi les gens s’évertuent à mettre sur le même plan le libéralisme et toutes les déviances de ce parti nationaliste ?

La démocratie est une forme ambiguë de régime politique. Elle se veut la plus juste, mais quand on a des scores à 24 et 21% (environ hein), il reste la moitié des votants qui sont déçus, et tous ceux qui n’ont pas eu leur mot à dire, et tous ceux qui n’ont pas voulu la donner. La situation actuelle est difficile à gérer, c’est évident.

Quand Trump a été élu, incompréhension générale. Tout le monde disait que ça n’était pas possible, que jamais le peuple ne laisserait faire ça, que tout était plié d’avance. Mathématiquement, c’était impossible. Et pourtant.

Arrêtons le “ça ne peut pas arriver”. Plus que jamais, oui, Marine Le Pen PEUT être élue présidente de la République. Ne rien faire contre, c’est dangereux et irresponsable. J’entends ceux qui disent que, si elle est élue, on peut lutter différemment. Mais pourquoi ne pas profiter de l’occasion d’empêcher cette éventualité ? Certains se disent prêts à tout pour s’opposer à l’extrême droite, mais semblent trouver un bulletin au nom de Macron placé dans une urne au-delà de leurs moyens.

Je ne veux pas revivre le choc du 9 novembre, quand j’ai ouvert les yeux sur la victoire de Trump aux Etats-Unis. Je ne veux pas vivre pendant cinq, dix ans avec la rage de voir Marine Le Pen élue présidente alors qu’il y avait des moyens simples de l’en empêcher.

Ce mois-ci, nous avons le plaisir de vous présenter Antoine Fröhlich, illustrateur et étudiant en cinéma d’animation. Dans son blog éponyme, il nous présente ses plus belles illustrations et histoires. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions et de nous présenter son univers artistique imaginatif et haut en couleur.

Tumblr – Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?

Antoine – Je m'appelle Antoine Fröhlich, j'ai 19 ans et je suis étudiant en cinéma d'animation à l'Atelier Supérieur d'Animation, à Paris. 

T – D'où vient votre passion pour l'illustration et l'animation ?

A – Elle me vient de la bande-dessinée, depuis relativement jeune. Même si, concernant l'animation, c'est apparu ces deux dernières années seulement, pendant mes études. Je me suis orienté vers l'animation car cela m'enseignait des principes qui concernent aussi la bande-dessinée tout en me les présentant sous un autre angle. Bien sûr, je découvre aussi des notions qui elles, n'ont rien à voir avec la bande-dessinée. Ainsi, j'ai progressivement pris goût au cinéma d'animation. Mais mon amour envers la bande-dessinée reste le même qu'au début ! Beaucoup de mon temps y est toujours consacré.

T –  Parlez-nous de votre blog. Qu'est-ce qui vous inspire ?

A – Au départ, il s'agissait simplement de commencer à prendre le réflexe de partager mon travail sur Internet et espérer toucher du monde. Ça a duré le temps que je décomplexe à propos de mon dessin. Alors je suis revenu vers l'écriture et j'ai commencé à vouloir présenter des travaux qui parlent mieux de moi, et des histoires que j'aime et aimerais mettre en place. Finalement, ce que j'aime vraiment dans le dessin, c'est quand il est un prétexte à la mise en place d'histoires et d'univers. C'est cela que je voudrais dorénavant partager sur mon blog. Je cherche toujours une petite description qui accompagne et prolonge le dessin, qui lui donne une valeur narrative. Je suis absolument fasciné par des artistes comme David. B. ou Blaise Cendrars, pour lesquels la moindre des choses est déjà le motif d'un récit et, de ce fait, leurs histoires sont toujours situées quelque part entre le réel et l'imaginaire. Chez eux, le vivant est magnifié et dépeint avec une sincérité et une force qui me touchent beaucoup. Ils me transmettent une rage de raconter et de découvrir. Pour les citer aussi, je pourrais parler de Taiyou Matsumoto, Nicolas de Crécy ou Miyazaki. 

T – Quel a été le déclic pour créer ce blog et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

A – Lorsque j'ai commencé mes études, je me suis dit que c'était le moment de créer un blog et de commencer à partager mon travail en ligne et puisque tout le monde autour de moi était sur Tumblr, c'est vers cette plateforme que je suis allé, sans me poser trop de questions. 

T – Quels sont vos trois Tumblrs préférés et pourquoi ?

A – Je change assez souvent d'avis par rapport à cela. Mais parmi trois Tumblrs qui me plaisent particulièrement, je parlerai d'abord de celui de Benoit Guillaume. Ces dessins d'observations sont assez fabuleux, ils fonctionnent très bien, incitent à réfléchir le dessin avec d'autres notions de rythmes tout en conservant la sincérité du regard. Je trouve qu'il donne beaucoup de charme et énormément de vie à tous les hommes et femmes qu'il dessine. Je pense aussi au Tumblr de Zilai Feng, un étudiant en animation lui aussi. Graphiquement, ce qu'il propose me plaît beaucoup. J'apprécie tout particulièrement ses décors et sa gestion des couleurs. En animation, il se permet beaucoup de choses selon son propos, et c'est très fort. Enfin, pour sortir un peu du dessin, j'aime ofhouses. J'aime me servir de ce blog comme référence quand j'imagine des bâtiments. Je pense que tout ce que je préfère en architecture vient en grande partie du 20e siècle. 

T – Merci beaucoup, Antoine, et bonne continuation !

Illustration : @antoinefrohlich

Quand rien ne semble fonctionner, je vais observer un casseur de pierres abattant sa masse sur un rocher une bonne centaine de fois sans lui infliger la moindre égratignure apparente. Mais au cent unième coup, le rocher se fendra en deux, et je sais que ce n’est pas seulement le dernier coup qui a fendu le rocher, mais les cent qui l’ont précédé.
—  Jacob Riis
  • - Quand je t'ai connue, tu étais la fille forte qui pleurait jamais. Tu aidais tout le monde pour le moindre problème. Tu étais toujours là à sourire et à sortir avec nous. Puis sans savoir, comment et pourquoi tu as changée. Tu es devenue celle qu'on redoutait tous. Celle qui n'arrêtait pas de pleurer, qui n'arrêtait pas de crier malheurs. Qui ne sortait plus. J'ai pas vu le changement, je sais toujours pas comment tu as pu en arriver là.