messieurs dames

Quand une fille de ma classe qui m’avait ajoutée puis supprimée de ses amis Facebook m’ajoute à nouveau.

Des zones d’ombre et un cygne, en minuscule

« Ils ont relâché Madame Sauvage », me dit Kadidia* en guise de bonjour.

Ma tête part en arrière ; « woh ! » est le seul commentaire que j’arrive à faire, le seul que j’ai le temps de faire avant que Kadidia me colle son portable dans les mains et me dise : « Oui ben regarde ce qu’ils écrivent » et retourne dans la salle entourer de ses bras Mathilde*, en larmes, qui triture un mouchoir tout déchiré.

[* prénoms modifiés]

Ils, ce sont des juristes. Magistrats, avocats, principalement. La sacro-sainte séparation des pouvoirs est attaquée, ils se hérissent pour la protéger, pour protéger l’indépendance de leur justice, qui leur tient tant à cœur. Ils y croient, eux, en la Justice – ils mettent une majuscule à justice – elle se doit d’être indépendante, elle se doit d’être juste – une juste justice majuscule. Ils s’élèvent sur le piédestal de leur vocation et s’insurgent : peu importe l’affaire Sauvage, peu importe son cas, s’ils prennent la parole aujourd’hui c’est au nom de l’équité, leur devoir est de défendre la Justice, ils seront le dernier rempart pour qu’elle s’exerce de façon équitable pour tous les citoyens.

Ils, ce sont aussi des journalistes – ou des juristes, encore. Ils prétendent apporter des éléments complémentaires au public sur le « cas Jacqueline Sauvage ». Sur les zones d’ombre de cette femme. Ils insistent sur cette étrangeté : elle aurait été victime de violences conjugales – ils écrivent « aurait été » – elle aurait été victime de violences conjugales pendant 47 ans mais il n’y a qu’un seul, un seul certificat qui atteste des coups. Ah ah ! N’est-ce pas là une étrangeté !

Par ailleurs, poursuivent-ils : elle a tiré dans le dos de son mari. Dans son dos, alors qu’il ne la battait pas à ce moment-là ! Nouvelle bizarrerie !

Ils enfoncent le clou avec ses enfants : il paraîtrait – le verbe est de nouveau conjugué au conditionnel – il paraîtrait que les filles de Jacqueline Sauvage ont été violées par leur père. Eh bien alors, pourquoi n’a-t-elle rien fait ? L’« emprise » – ils mettent le mot entre guillemets –, l’« emprise », ce pseudo-état qui empêcherait – conditionnel – les femmes de se sortir de leur situation de victimes de violences conjugales, admettons, mais les femmes parviennent à dépasser cette soi-disant emprise lorsqu’il s’agit du bien-être de leurs enfants, tout le monde le sait ! Un peu de bon sens ! Si ce n’est pas là la preuve ultime que toute cette affaire n’est qu’une arnaque ; que Jacqueline Sauvage a en fait tué un homme, certes un peu bougon, chacun son petit caractère, mais qu’elle a menti, ses filles aussi, et que sa place est en prison.

Les articles sont largement partagés.

Dans la salle, les chaises sont vides, hormis celles de Mathilde et Kadidia.

« Faut leur dire, dit Mathilde entre deux sanglots. Faut leur dire que c’est pas vrai.

— Ils s’en foutent, répond Kadidia. Sinon ils poseraient des questions aux femmes comme nous, au lieu de parler de zones d’ombre et de dire des conneries. Ils préfèrent croire ce qui les arrange. »

Les zones d’ombre.

Sur les chaises vides étaient assises des femmes, actuellement ou anciennement victimes de violences conjugales. Dans ce groupe de parole, elles ont passé entre 5 et 38 ans avec leur conjoint. Entre 5 et 38 ans à subir des violences conjugales et certaines n’ont pas même un seul certificat médical attestant du moindre coup, du moindre hématome. Certaines n’ont pas un seul témoin. Pas de voisin qui pourrait venir raconter à la barre, si elles avaient tué leur conjoint, qu’il était violent ou même colérique. Le couple déménageait tout le temps ; le couple n’avait aucun ami ; Monsieur isolait suffisamment Madame pour qu’elle ne connaisse personne ; ou bien il était un être adorable en société, en public et devenait méconnaissable dans l’intimité du couple. Il y a aussi des violences qui ne laissent aucune marque ou si peu. Mathilde, dont le conjoint était médecin, frappait peu et ne laissait aucune trace. En guise des gros hématomes que l’on voit traditionnellement sur les affiches de prévention, Mathilde subissait « le gant ». Son conjoint lui appliquait un gant mouillé sur le visage « pour la calmer » jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus respirer. À l’oreille, il lui disait « ne crie pas ou les enfants vont te voir être hystérique ». Mathilde ne criait pas. Elle espérait mourir pour de bon. Aucune trace. Le mari de Kadidia lui donnait 5 francs quand elle avait été « gentille ». S’il estimait qu’elle n’était pas gentille, il l’enfermait dans la chambre et la forçait à boire son urine. « Je tuerai tes parents » lui disait-il. Elle obéissait. Pas de trace. Les victimes de violences conjugales qui n’ont aucune preuve de leur calvaire sont légion. Pas de certificat médical, pas de témoin, elles n’ont que leur histoire, leur parole.

Toutes, elles ont toutes pensé à tuer leur conjoint. Certaines ont même essayé. Elles n’ont pas trouvé la force ; elles n’ont pas réussi ; elles ont arrêté leur geste, leur plan en route. Dix fois, cent fois, elles ont imaginé comment le tuer. L’une a songé l’empoisonner. L’autre droguer son café avant qu’il prenne la route. Une autre s’est armée d’un couteau la nuit, quand il dormait, et l’a tenu au-dessus de son cœur. Elles ont toutes imaginé le tuer parce qu’elles ne voyaient pas comment s’en sortir autrement. Elles ne l’ont pas fait chacune pour des raisons différentes. « Je l’aimais encore trop », « J’ai eu peur », « Je devais être là pour mes enfants » , « Je suis incapable de tuer »… 

Le propre de l’emprise est de persuader la victime que son agresseur est surpuissant, qu’il a tout pouvoir sur elle, qu’il est invincible, littéralement. Ce n’est pas un processus rapide, c’est une mise en place excessivement lente, un déplacement de la réalité qui se construit petit à petit. La victime de violences conjugales est persuadée que son agresseur pourra la retrouver n’importe où, elle se retourne dans la rue, sûre qu’il est derrière elle même à l’autre bout du monde, elle est convaincue qu’il est surpuissant, plus fort que tous, y compris que d’autres formes de pouvoir (forces de l’ordre, justice, administration, services sociaux, etc.). À un certain degré d’endoctrinement, la fuite n’est plus une solution que la victime parvient à envisager – et pour cause : une victime de violences conjugales a toujours tenté de partir de multiples fois, avec échec. Elle est revenue, la première fois de son plein gré, la fois suivante parce qu’il insistait trop, utilisait des moyens de pression, les fois suivantes, tout devient confus : il est impossible pour elle de distinguer quelle est sa part de libre-arbitre, elle n’est plus elle-même.

Le départ, la fuite ne fait plus partie des options qu’elle envisage. Combien de fois, au tribunal, la question « pourquoi n’êtes-vous pas partie ? » est-elle posée ? Cette question n’a aucun sens. Cette question est d’une violence inouïe, d’une indécence sordide. Elle rappelle chaque jour qu’un manque total de formation sur les mécanismes de la violence conjugale existe dans notre pays, que les premiers à en être démunis sont ceux qui devraient écouter et comprendre les victimes ; qu’au lieu de cela, ils s’étonnent de ce dysfonctionnement au prisme de leur propre normalité. « Si on m’avait demandé de boire de l’urine, je serais partie vite fait, je te garantis ! » entend-on dans les couloirs du palais de justice. L’éléphant dans le salon.

La fuite n’est plus une option, « il va me retrouver », « la police ne peut rien pour moi », « il saura où je suis », « il me tuera, il me l’a dit, si je pars il me tuera ». Oui, elles pensent à le tuer. Elles pensent à mourir. Elles pensent que la seule façon que tout s’arrête est la disparition de l’un des deux. 

Le tuer en lui tirant dans le dos ? Et comment aurait-elle dû le tuer pour que ces Messieurs-Dames soient satisfaits ? Elle aurait dû se laisser castagner, une autre fois, et là, dans un réflexe de survie digne des plus grands films, elle aurait dû trouver quelque arme à sa portée, s’en saisir et dans un geste de défense, le tuer. Car c’est cela qu’il faut pour contenter la foule : il faut un geste de défense. C’en était un pourtant – au sens commun, pas au sens légal de légitime défense.

Oui, il y en avait d’autres. Non, elle n’a pas pu les envisager.

Non, tuer son conjoint violent n’est pas la solution. Le quitter est la solution. Encore faut-il que l’on puisse être entourée, accompagnée, soutenue, avant, pendant, après cette démarche. Encore faut-il que le pays tout entier, que chacun.e dans ce pays prenne conscience des enjeux de ce combat, ouvre les yeux, s’interroge, se forme, remette en question ses croyances, ses jugements hâtifs, prenne le temps de tendre la main plutôt que de passer son chemin. Encore faut-il que les politiques légifèrent, que les professionnel.le.s se forment, que tous parlent avec attention.

Des zones d’ombre.

Il est des hontes que les victimes porteront toute leur vie et qu’elles ne se pardonneront jamais. Hontes qui touchent au sexe, au mensonge, aux délits. Hontes qui touchent majoritairement à leurs enfants. Ces mères, aujourd’hui seules, ou parfois en couple de nouveau, élèvent leurs enfants avec amour et dévotion. Et pourtant. Hors du groupe de parole, car ces secrets-là ne se disent qu’à une seule confidente, elles racontent parfois les mères qu’elles ont été. Négligentes, inattentives, complices des maltraitances de leur compagnon car elle les ont tues ou y ont assisté sans rien dire, sans rien faire. « Comment j’ai pu, comment j’ai pu », elle hurle, pleure, se plie en deux d’une douleur invisible mais qui emplit pourtant la pièce d’un cri sourd. Le simple fait de n’avoir pas réussi, physiquement, à empêcher leur conjoint de frapper leurs enfants les hante. « Je me mettais devant mais j’arrivais pas à l’arrêter, j’arrivais pas. Il m’assommait et après il passait à mon fils. » Des années durant il faudra les aider à se reconstruire. Inutile, chers journalistes et consorts, d’encourager la plèbe à déverser sa haine sur ces mauvaises mères ; jamais le peuple ne pourra les haïr autant pour ce qu’elles ont fait qu’elles se haïssent elles-mêmes.

Il n’y a pas d’étrangeté, pas de bizarrerie, pas d’arnaque ni de foutues zones d’ombre. Jacqueline Sauvage est, tristement, une victime de violences conjugales comme les autres. Si vous vous intéressiez quelque peu au sujet, vous le sauriez.


Quant aux amoureux de la juste justice majuscule, je suis ravie de les voir ainsi s’insurger pour davantage d’équité envers les citoyens et de lutter pour l’indépendance de leur enfant chérie. Considérant les longs textes qu’ils ont pris la peine d’écrire et de partager à ce sujet, je suppose que je vais, sans nul doute, retrouver d’autres écrits de leur part, anciens ou à venir, qui défendent cette cause noble. Des textes rageurs, à propos de la Haute Cour de Justice ou de la Cour de Justice de la République, ces instances dérogatoires au fonctionnement ordinaire de la justice juste majuscule équitable et indépendante. Ces tribunaux spéciaux, qui permettent de soustraire à la justice pénale ordinaire les gouvernants jugés par trois magistrats et… douze autres gouvernants. Une belle indépendance de la justice majuscule que voilà. Je ne trouve pas leurs textes, sans doute une mauvaise recherche de ma part.

Cherchons-en d’autres, avec une date, ce sera plus précis : le 22 juillet 2016. Cette fois-ci, plus de doute, ils ont dû écrire des kilomètres de textes, ces défenseurs de la séparation des pouvoirs ! Le Conseil constitutionnel, saisi d’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) jugeait le 22 juillet 2016 que le « verrou de Bercy » était conforme à la Constitution, dans l’affaire d’un pharmacien poursuivi pour fraude à la TVA. Le « verrou de Bercy » permet au ministre du Budget, et à lui seul, de choisir de poursuivre pénalement un fraudeur fiscal ou de lui proposer de payer quelques amendes en plus de ses impôts. Recommençons, voulez-vous bien : le ministre du Budget, et non les magistrats, choisit qui sera poursuivi et s’exposera à d’éventuelles peines de prison et qui pourra s’en sortir en alignant seulement des liasses de billets. Quid de la séparation des pouvoirs ? Quid de l’indépendance de la justice juste majuscule ? Pas de trace de manifestation de mes juristes outrés.

Peut-être faut-il alors quitter l’inéquitable traitement des gouvernants et puissants par la justice et se tourner vers les justiciables broyés, ceux qui n’ont ni le pouvoir, ni les liasses pour s’offrir un tribunal dérogatoire ou une absence de procès. Ceux qui, chaque année, sont contrôlés au faciès par les représentants du pouvoir, qui meurent entre leurs mains lors d’interpellations ultérieurement qualifiées d’« accidents », de « malaises », d’« infections », d’« allergies », de « crises cardiaques » et j’en passe. Ceux qui devront se battre des années pour arriver devant un tribunal et en repartir anéantis, les responsables de la mort de leur proche arrivant libres par la grande porte, et repartant libres par la grande porte. Quelle mansuétude de la justice majuscule pour des personnes soupçonnées d’un crime. Combien, combien de suspects ont le privilège de rester libres, de ne pas être placés en détention provisoire alors qu’ils sont accusés d’un crime ? Ceux qui sont sur le banc des parties civiles sont incrédules ; toute leur vie durant, ils ont vu les représentants de l’État se saisir de ceux qu’ils considéraient suspects, les contrôler sans ménagement, pour une couleur de peau. Poursuivis, les suspects ont toujours été placés en détention provisoire. Ils ont toujours perdu leur travail. S’ils étaient ensuite relaxés, jamais la justice – minuscule – ne s’excusait, ne dédommageait. Alors, sur les bancs des parties civiles, ils regardent ces autres suspects, dans leur uniforme qui n’est qu’un rappel de ce qu’eux ont toujours leur travail. Ces autres suspects qui bénéficient, sans que cela ne soit écrit nulle part, d’un régime dérogatoire. Leur parole est plus précieuse, plus véridique, davantage écoutée. Quel que soit le crime reproché, les collègues viennent en masse pour assurer un soutien, légitimation par ses pairs, qu’ils soient fiers de leur violence ou effrayés que cela leur arrive un jour. Moi aussi j’aurais pu le faire

En faut-il des années de lutte pour arriver à un début d’espérance. Quand la technologie permet de filmer, en direct, les interpellations, les violences, et de montrer, de prouver les mensonges de forces de l’ordre, alors quelques condamnations tombent. Mais lorsque l’on doit s’assurer, à chaque moment de sa vie, d’être prêt à filmer, pour apporter à la justice plus que sa parole, car l’on sait d’avance que sa parole ne vaudra rien, où est l’équité ?


De la part de ces soudain paratonnerres immaculés de la Justice, je n’ai pas trouvé d’autres foudres. Peut-être que leur stock d’éclairs est limité à un seul par an. Peut-être que leur vision de la justice est biaisée par le fait qu’ils en sont des acteurs – qui aime à reconnaître qu’il participe à un système d’injustice, plus particulièrement lorsque ce dernier se nomme justice ? 


Rien n’est plus minuscule que la justice en France, qui n’a les moyens de rien mais se croit toujours au-dessus de tout. Des palais – quel mot merveilleux – des palais de justice délabrés, ou, selon la ville, affichant des façades resplendissantes, et à l’intérieur des bureaux vides de personnels, vides de matériels, et débordants de dossiers jusqu’à la gorge. Des délais de traitement inhumains qui voient régulièrement des personnes mourir avant que leur affaire ne soit traitée – record en la matière : la CNITAAT, juridiction méconnue, traitant des appels des tribunaux du contentieux de l’incapacité. Située à Amiens, elle met en moyenne 3 à 4 ans à traiter une affaire pour des personnes en situation de handicap dont la plupart exige un règlement urgent.

Des palais de justice où parade une cour en costume qui se pense supérieure au vulgum pecus. Régulièrement, ces instruits se gaussent des ignares qui ne comprennent rien au droit, matière noble s’il en est, science des dominants conçue par eux et pour eux – seule matière à n’être aucunement enseignée aux collégiens et lycéens, pas même de façon fragmentaire, il ne faudrait pas que tout un chacun puisse maîtriser les principes du droit, qui se réserve à une élite. Un article tout récent de la Voix du Nord titrait Les perles de l’année au tribunal et reprenait les propos des prévenus, visant à faire rire les lecteurs. Il fut partagé des milliers de fois par des internautes hilares, qui ne voyaient pas le problème à rire, notamment, de cette phrase : « Si vous m’incarcérez, cette fois trouvez-moi en même temps quelque chose pour ma sortie, sinon je reviendrai. » 

Ou de celle-ci : « Je le sais d’avance. Quand ses yeux sortent de sa tête, c’est qu’il va frapper. »

La justice française est minuscule et traite ses justiciables minusculement.

Ce n’est pas en gesticulant pour défendre l’honneur bafoué de votre canard boiteux qu’il va subitement se transformer en beau cygne blanc. 

Bonjour à tous ! 

Si il y a un film français que vous vous devez de voir, je pense que ce serait celui-ci. Oui, je viens seulement de le voir mais messieurs-dames ne dit-on pas : mieux vaux tard que jamais ?

Des dialogues de Prévert, une mise en scène de Carné, des acteurs exceptionnels (Arletty, Prevert, Barrault et j'en passe), tourné en cachette sous l'occupation, des décors somptueux, de l'humour, de la poésie, THE chef d'oeuvre, en somme.

à vos streamings, vos DVDs, vos téléchargements illégaux, que diable, tant que vous pouvez admirer ce film ! 

Posted by Candice

      Messieurs dames. Vous êtes des patates. J’étais en train de peindre des vagues sur un drap (ouais la com’ tout ça…) et en revenant… vous étiez 1 002. NON MAIS VOILÀ NORMAL QUOI BRAVO DIS DONC ! Du coup j’ai eu un peu envie de pleurer, et du coup je me suis mise à rire. Seule. Comme d’habitude.


     Du coup euh voilà. C’est beaucoup quand même. Je me suis imaginée mille personnes qui m’écoutaient quand je disais des conneries du genre “aujourd’hui je me suis coupée en voulant manger du saucisson !” et qu’ils applaudissaient et j’ai eu un peu peur.

     Même que ce blog a juste (je calcule là) 8 mois mais que c’est quand même genre juste trop cool !!! On a battu jesuisenterminale ! J’ai décidé d’arrêter de poster quand on était à 998 (=> frustration extrême) et paf ! C’est encore mieux!

     En vrai Tumblr c’est encore mieux qu’un blog où on écrit qu’on s’est coupé en voulant manger du saucisson (FrenchSide RPZ) et que les gens sont contents avec ça, NON TUMBLR C’EST UNE FAMILLE (j’arrête le niais là.)

     J’ai ma maman Tumblr, mes bébés Tumblr, mon amoureux Tumblr, ma soeur Tumblr, TOUS MES POTES TUMBLR ! (c’est encore mieux que les potes en vrai. Surtout quand on en a pas.)

      On rencontre plein de gens sur Tumblr, c’est juste fou, genre n’importe qui peut vous parler et vous pouvez parler à n’importe qui, même pour rien dire, et ça sera votre pote !  J’en reviens toujours pas du nombre d’amis que je me suis fait simplement avec ce blog, d’ailleurs la moitié de mes contacts Facebook viennent d’ici !

J’aimerai bien vous remercier un à un pour tout ce que vous avez fait, ce que vous faites pour moi, mais ça va pas forcément être possible et surtout trèèèès long !

L’année dernière, quand j’allais très très très mal vous avez tous réagi de la manière la plus adorable qui soit et j’aurai jamais imaginé ça et ça m’a touchée à un point même pas croyable.  

Je viens de réfléchir au fait que le 1er Tumblr que j’ai rencontré IRL est devenu ma meilleure ami, le 2nd est devenu “ n’amoureux d’amour” alors j’ai un peu hâte de savoir ce que sera le 3ème !


Bien évidemment j’envoie tout mon amour en colissimo à
º etsicetaitmavie qui a toujours été là pour me conseiller, m’aider, et surtout m’écouter chaque fois que j’en avais besoin
º mylifeisaserie pour TOUT ce qu’on a vécu ensemble. ça aussi c’est juste fou. J’ai tellement l’impression de te connaître depuis toujours sale lama !
º Aussi évidemment confessionsdunjeuneparisien  parce que oui ! Il a été le 1er Tumblr avec qui je suis vraiment devenue amie !
º Puis monplacardmaprison parce qu’on s’est toujours soutenu dans les moments hyper méga compliqués prises de tête de nos vies !
º Et puis y a tulio-miguel qui m’a fait découvrir le thé poire/chocolat et ça je lui en serai reconnaissante jusqu’à la fin de ma vie (et de tes sablés réconfortants aussi.)
ºbon après y aussi nonym , lesdivagationsdunepucelle pourraisjeavoiruneultimechance et même bombelatine qui sont absolument toujours dans mes top fans ! 


    Je m’arrête là parce que ce post est genre vraiment beaucoup trop long et ça en devient chiant mais voilà même si j’ai cité genre personne y qu’il y a encore tellement de personnes que je dois remercier à qui je dois faire un coucou et vous vous reconnaissez parfaitement parce qu’on arrête pas de discuter ! En tous cas, sachez que je vous remercie tous fort beaucoup d’être là, même si on ne s’est peut-être (encore) jamais parlé ça me fait méga supra plaisir de voir que des gens rendent ce blog un peu vivant ! Juste merci de me soutenir et merci de vos petits messages et merci d’être des patates.

Même que vous pouvez me demander TOUT ce que vous voulez et je m’exécuterai ! Par pur amour ! (et oui je garde le droit de râler quand même !)
Alors voilà. Bêtement. Toi petit lecteur de ce post. Toi qui a peut-être passé une mauvaise journée, qui se dit que sa vie est pourrie, qui s’ennuie ou qui vient de se couper en voulant manger du saucisson, sache que je t’aime, et que tu comptes pour moi, et que je suis là pour toi. Et que je te ferai un gâteau à la carotte (je voulais proposer des muffins mais je sais pas vraiment les faire, et j’ai pitié de toi quand même).



Je vous aime tous vraiment très fort énormément et merci pour tout !

PS: instant niais, si vous ne voulez pas de la guimauve qui va vous faire fondre les yeux ARRÊTEZ DE LIRE JE RÉPÈTE ARRÊTEZ DE LIRE !!! dans ce post j’au peu mentionné (seulement quelque chose comme 7 fois…) sciencesansconscience qui a pourtant été l’une des plus belles choses que m’a apportée Tumblr. Ce qu’on a vécu et ce qu’on vit est juste complètement extraordinaire ! Et régulièrement je pense à nos “et si..?” y a eu tellement de coïncidences entre nous c’est même pas croyable. Alors sache que je te remercie toi, très particulièrement toi, toi qui me donne le sourire chaque sourire, toi qui sait me calmer quand je pète un câble ou que je décide que ma vie est nulle, toi qui me donne confiance en moi, toi qui est pleeiiin de petites attentions tellement adorables que j’en peux plus, toi qui m’écoute et me dis “ta gueule” en même temps, puis toi et tes câlins, toi et tes sourires et TOI ET TES CHEVEUX QUE TU AS INTERDICTION DE COUPER ! Juste, voilà. Merci. Parce que tu m’apportes tellement, et… tu comptes tellement pour moi que ça va finir par me tuer, et c’est stupide et c’est innocent, mais c’est sincère alors voilà. Promis j’arrête là. je te ferai peut-être un roman en privé tiens ! ( Je t’aime.)

“You are my best adventure.”