menotter

VOCABULAIRE FRANÇAIS DE LA LOI

le procès - the trial
la loi - the law
la condamnation - the conviction
les mineurs - the minors
plaider - to plead
plaider coupable - to plead guilty
la peine de mort - the death penalty
le verdict - the verdict 
la culpabilité - the guilt
la trahison - treason
le témoignage - the testimony
les menottes - the handcuffs
la codétenue (f), le codétenu (m) - the fellow prisoner/the inmate
la cellule - the cell
le gardien- the guard
la trahison - treason
enlever - to abduct
le meurtre - the murder
abus de drogue - drug abuse
le serment - the oath
bande organisée - gang
l'avocat (m), l’avocate (f) - the lawyer

Une répression particulièrement grave et inédite s'est abattue ce jour contre des étudiant.e.s qui occupaient pacifiquement un Conseil d'Administration de l'Université pour s'opposer à la mise en place de la sélection en master et demander un débat public sur cette mesure.


La vingtaine de camarades présent.e.s lors de cette action ont subi des actes de grande violence de la part des policiers. Brutalement sortis de l'université avec des menottes dans le dos, nos camarades sont actuellement en garde-à-vue, sous l'accusation grave et mensongère de “séquestration” employée par le président Jacques Bahi.


L'intersyndicale de l'Université de Franche-Comté (Ferc-Sup CGT, FSU, FO, SUD Education, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF) a publié le communiqué ci-dessous et en pièce-jointe, pour rétablir la vérité, exiger la libération immédiate de nos camarades et la démission de Jacques Bahi.


Par ailleurs, un nouveau rassemblement de solidarité se tiendra ce mercredi 15 février à 8h devant le commissariat, à l'appel de l'intersyndicale.


Manifestation pacifique violemment réprimée à la demande du président de l’université –  Libération des étudiant.e.s ! Jacques Bahi démission !

Ce mardi 14 février, peu de preuves d’amour de la part de l’équipe présidentielle ! 


Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant.e.s appelait à une occupation pacifique du Conseil d’administration de l’Université pour surseoir à la décision d’appliquer la selection en master et demander la tenue d’une réunion publique. Qu’on les partage ou non, ces revendications sont légitimes et ce n’est pas à la présidence d’en décider autrement.


Vers 14h30, un groupe d’une vingtaine d’étudiant.e.s s’est faufilé dans le bâtiment de la Maison de l’Université rue Goudimel (conquis de haute lutte, rappelons-le, par les étudiant.e.s et personnels de la fac des lettres en 1990) et a réussi à pénétrer dans la salle du conseil, auparavant verrouillée par l’un des DGS adjoints.


Il n’y a eu aucune violence, tout s’est déroulé dans le calme, les étudiant.e.s avaient apporté des brioches. Précisons que le président n’était pas encore arrivé, ni la plupart des membres de ses listes. Personne n’a été séquestré, le vice-président étudiant du CA s’est d’ailleurs éclipsé très rapidement. Jusqu’à l’intervention de la police, l’atmosphère était bon enfant, les étudiant.e.s avaient confectionné des masques en papier à l’effigie du président.


Rien d’extrémiste ni de radical dans ce mode d’action qui a été adopté par des générations et des générations d’étudiant.e.s.


Au lieu de négocier et d’engager le dialogue, la présidence a choisi la force en faisant appel à l’intervention des forces de police. Bel exemple de dialogue social ! Cette intervention a été totalement disproportionnée : les étudiant.e.s, une douzaine vingtaine, ont été violemment empoigné.e.s, frappé.e.s, écrasé.e.s, plaqué.e.s au sol puis menotté.e.s les mains dans le dos par une vingtaine de policier.e.s en tenue anti-émeute. Le mobilier de la salle du conseil a été bousculé et projeté contre les murs, toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre.


Des élu.e.s se sont senti.e.s mal après l’intervention violente de la police ; toutes les violences psychologiques sont le fait des forces de l’ordre appelées à la demande express de la présidence.


Les étudiant.e.s, y compris un membre élu du CA, ont tou.te.s été embarqué.e.s au commissariat, gardé.e.s à vue et, à l’heure où nous rédigeons ce communiqué, ne sont toujours pas libéré.e.s.


Il est évident que cette équipe présidentielle perd ses nerfs, qu’elle ne sait pas gérer les moments de crise, qu’elle ne connaît pas le dialogue ni la concertation et s’assoit sur les règles démocratiques. La décision de convoquer un conseil de discipline est un abus d’autorité manifeste.


Il est temps à présent de songer à partir. L’intersyndicale des personnels FERC.Sup CGT, FSU, SUD Education, FO, soutenue par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s et l’UNEF, exige la démission de Jacques Bahi et de son équipe et demande la libération immédiate de tous et toutes les étudiant.e.s.

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Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon (AMEB) - Solidaires Etudiant-e-s

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