meilleure vie

La vie n'est pas parfaite. Il n'y a toujours l'amour, il n'y a toujours la paix. Et quelque fois, quand le monde se semble calme, le cœur est brisé quand même. Mais il y a l'espoir. Quelques jours seront pire que les autres, mais n'abandonne jamais l'espoir. Un jour, tout ira bien.
—  Moi
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Le rire dans les bidonvilles: le meilleur travail du photographe de rue Shirley Baker

Shirley Baker, décédée récemment , a documenté la vie quotidienne au Royaume-Uni avec un oeil attentif, transformant des scènes prosaïques dans les bidonvilles et les océans en images paisibles et romantiques. Voici une sélection de ses meilleurs travaux.

Photographer Moby’s best shot
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tout va bien. tu te le répètes et tu y crois. jusqu'au jour où tu te rendras compte de la noirceur du monde qui se développe autour de nous, que tu ne vois pas, dont tu refuses d'admettre qu'il est autant boiteux que toi. un jour tu te lèveras et tu verras comment le monde ne tourne plus rond. comment on a bousillé l'humain, l'amour et toutes ces choses qui font qu'un matin on a pu écrire le mot humanité. tu comprendras qu'il y'a des choses qui clochent partout et ailleurs. que finalement tu n'étais pas réellement maître de tes envies, que tu étais dicté et manipulé comme un patin. qu'on t'a élevé pour que tes émotions, tes aspirations, tes rêves..restent moqués donc bloqué à l'intérieur de toi et qu'à un moment cela va pourrir ton âme.
tu es éduqué pour que tu deviennes aussi médiocre qu'eux. autant malheureux. me demande pas pourquoi, je ne comprends pas. je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas envie de nous voir réussir.
mais toi, tu vas oublier ce que je viens de t'écrire, toi cet été tu te réjouiras de dépenser des dollars dans une piscine remplie de personne vénale dont tu seras convaincu qu'ils voudront ton bien, pensant que ton bien c'est de dépenser pour oublier. oublier que tu es un humain avec des émotions. et ils auront gagnés un instant de ta vie que tu ne pourras plus jamais reprendre. tu vas oublier de vivre un mois ou deux, pensant que vivre c'est de dépenser. mais un jour tu comprendras que être et beaucoup mieux que de croupir, beaucoup mieux que de gaspiller, de boire, de se ruiner dans des choses futiles.. vivre ne signifie pas de refouler tout ce que les autres nous font subir, vivre ne signifie pas de suivre les autres dans leur mal être intérieur, vivre n'est pas de faire comme tout le monde. c'est cette noirceur qui nous empêche de voir que nous pouvons être tellement mieux que tout ca. cette noirceur du monde qui se résume à crier au plus grand nombre que tu as une soi disant meilleure vie que les autres, de le poster, de le publier partout. mélange à ça l'égoïsme idiote et rigolote qui empêche les individus d'être heureux ensemble. la société c'est imposée à elle-même des supplices dont elle est ca propre créatrice. ca me fait tellement penser aux personnes flemmardes qui ne se préparent pas de bon petits plats en préférant manger de la merde en pot déjà tout fabriqué. vous êtes pareils. des merdes en boite. vous n'allez pas changer, vous êtes des flemmards, vous vous complaisez dans votre malheur d'égoïsme. vous êtes les enfants de la plus médiocre des sociétés et vous en êtes fière. vous croyez être heureux mais tu ne l'es pas.. tu ne l'es pas parce que tu critiques et tu insultes ton prochain. tu détruis ce que tu penses être mauvais juste parce que la différence n'est pas quelque chose qu'on t'a appris à respecter. parce que tu n'en es pas une. t'as rien d'extraordinaire à raconter, ni à combattre. tu as peur de la diversité parce que c'est avoir quelque chose en plus, quelque chose en plus que tu n'auras jamais. et qui y'a t-il de pire dans cette société de ne pas avoir quelque chose que certains d'entre nous ont? et dont tous les dollars du monde ne pourront pas l'acheter? frustration de besoin. le monde en est arrivé là. tu comprends maintenant. le monde va mal et tu y contribues

J'ai aimé nos disputes, et tout cet amour qui débordait lors de nos engueulades, à nos vagues fortes accompagnées de cris incessants, à cette haine qui n'était jamais assez constante. Et je prends le temps de remédié à tes erreurs fracassantes, mais tu m'as pris tout ce que j'avais à te donner, ton amour m'a bercé comme une histoire racontée, remplis de pauses et des paroles à l'eau de rose, je me souviens de chaques instants gravés lors de nos silences. Du vide, rien que du vide, c'est ce que tu m'as laissé, il n'est plus temps de réparé ce qui fait partit du passé, c'est ce moment que tout le monde cite “il est trop tard” mais qu'as-tu accomplis jusqu'ici, mon amour ? Il n'y a plus d'équilibre, j'ai été le “trop” et toi “pas assez.” La tristesse et la culpabilité se sont accouplées et me fredonne que jusqu'ici tout va bien. Mais nous avons perdu le fil. Le fil à été coupé, le film est terminé. Et quand j'y repense, tu as été le meilleur drame de ma vie.
Stuck in Translation

Hi guys! So, after my meta of this last episode, I got an anonymous ask about my take on Cas’ I love you, and I since I saw that some other people like @mijrake and @tinkdw had replied to my post and were wondering about this as well, I decided to look into it to see if my hunch was right.

As a recap, the question was -

That I love you - was it for Dean? Or was it a plural? 

- and my initial assumption was, yeah, definitely a plural, and not for Dean (or not in any overly romantic sense, anyway).

First, I have to say - I understand why other people’s interpretations will differ from mine, and I agree that the camera work on this show is completely Destiel-friendly, but what I also think is that camera work is not what defines what’s going for most people - actions and words is how the audience understands a story, because that’s the instinctive, ‘natural’ way to make sense of real life as well. The vast majority of viewers (and I’m including myself here, because I only know the very basics of how movies are made) won’t know anything about silent storytelling, subtext, camera angles, framed ships on the walls and beer labels. Plus, they’re watching this show like they’re watching dozens of other shows - simply because it’s fun, or because it’s on, or because yeah, I’ve missed a couple of seasons but holy shit, this looks good so let’s give it another chance. They’re not going to read meta online and watch gifs in slow-motion until they can’t function and turn and toss in their beds wondering what Cas really meant, which is why subtextual-only building of gay relationships is dishonest and queerbaiting if it doesn’t follow through. This is, after all, the main reason why most people aren’t even aware that Destiel is a thing - because most of it is still in the subtext. 

And coming to the language thing - I’m an interpreter and a translator, so I face this kind of situations every day. In interpreting, everything is generally way too fast to make informed decisions and educated guesses, so you simply do your best, but when translating I often agonize over what to say, especially when working on UK texts, because I know how understated people there can be, so I’ve normally got this text saying one thing but I know, I’m sure of it, that it actually means something else, and what the hell do I do with this now and just kill me

In this case - I’m sorry guys - from what I’ve seen most people don’t agree with me, but I’m not changing my mind. I would never translate Cas’ I love you as a singular. Never ever. It would be dishonest of me, and definitely an overinterpretation. A casual viewer wouldn’t even notice the camera pan to Dean, or would assume it’s normal in a platonic way - Dean’s the one Cas has the profound bond with, after all - he saved Dean from Hell, rebelled against Heaven because Dean asked him to, and is generally learning how to think and feel for himself from Dean. Most of the time when Cas is speaking we get a reaction shot from Dean, not Sam, but reaction shots in themselves are not enough to assume two characters are in love with each other and want to bang right, left and centre. And, well, I’m not a fansubber, but I like follow the work of the Italian fansubbing community and 99% of the time they do an outstanding job, so I’ve gone tinkering around on their websites and this is what they did -

Conoscervi…è stata la cosa più bella, per me. E tutte le cose…che abbiamo condiviso…mi hanno cambiato. Siete la mia famiglia. Vi voglio bene. A tutti voi.

- and, to me, it makes perfect sense. The verb to love in Italian - amare - is profoundly connected with romantic or sexual love, and it’d be beyond weird to use it with a family member. Voler bene is the expression we use for that, and is how Cas’ I love you - I love all of you is translated as.

Compare and contrast with Metatron’s taunts - He’s in love with…humanity - which was translated as È innamorato…dell’umanità: that was the right choice, because ‘in love’ is the unambiguous expression for romantic love, just like innamorarsi di qualcuno in Italian. In fact, all the most famous instances of I love you directed to family members were inevitably translated with voler bene.

Va tutto bene. Perche’ sei mio fratello. E ti voglio bene comunque. [5x11, Sam]

Lucifero…Tu sei mio fratello e ti voglio bene. [5x12, Gabriel]

In Italian, amare can be used with family members and friends but not as a direct ti amo - only in a kind of I love my friends way. This is recognized by the fansubbers, who do use the word when the context is more general:

Deludo le persone che amo. Ho deluso papa’ e adesso credo di aver deluso anche te. [2x22, Dean]

E quando cederai alla fine, e credimi, cederai, Sam…e tutti quelli che conosci e ami…potrebbero essere morti da tempo. Tutti eccetto me. [10x22, Cas]

Translating Cas’ I love you as Ti amo would have been incorrect, out of context and dishonest, especially since Cas just said all three Winchesters are like family to him.

So, look - what annoys me about stuff like that is that what we’re doing right now is the inevitable result. The whole point of inserting ambiguous scenes is to keep everybody happy and get people talking about what happened so we won’t lose interest in the show. Some people right now are elated because my God, Cas told Dean he loved him, while other people feel tricked and let down by the fact the scene wasn’t clear enough, and the thing is - there is no right or wrong answer because that’s how the scene was written in the first place - ambiguously. The words mean one thing, but the way they’re framed into the conversation means another. They could be directed at Dean, but Cas looks away from him, but we still get Dean’s reaction shot. And so on, and so forth. One could easily write a novel about how this scene was written, played and shot, and I’ve got no doubt we will do that, just as we wrote novels about all those other moments who meant everything and nothing, all at once.


Just for fun: here’s the work of the other fansubbers in romance languages.

French: Vous connaître…Ce fut la meilleure partie de ma vie. Les choses qu'on a partagées m'ont transformé. Vous êtes ma famille. Je vous aime. Je vous aime tous. [PLURAL]

Portuguese: Conhecer vocês…foi a melhor parte da minha vida. E as coisas que…as coisas que fizemos juntos, elas me mudaram. Vocês são minha família. Eu amo vocês. Amo todos vocês. [PLURAL]

Spanish: Conoceros…ha sido lo mejor de mi vida. Y las cosas…Las cosas  que hemos compartido juntos, me han cambiado. Sois mi familia. Os quiero. Os quiero a todos. [PLURAL]


So, please - there were a lot of significant things going on in this episode, and as a determined and obsessive and combative Cas girl, I was blown away by Cas acknowledging and accepting his place at the Winchesters’ side and formulating those human feelings that have been flickering on and off in his chest from the start, but personally, I’m also not going to kid myself here. This did not make Destiel canon: like many other choices they’ve made other the years, it made Destiel easier, believable, within reach and a natural conclusion to this story they’re telling - but for the moment, that relationship is still subtextual and it’s up to them to bloody get it out of the subtext, not up to us to drag it out - and that’s simply how the rules work.

huffingtonpost.fr
BLOG - À vous qui voulez renvoyer les migrants chez eux, je vais vous dire d'où ils viennent vraiment
Mon bateau, en pleine mer Méditerranée, a été submergé par des centaines d'êtres humains dans une détresse qui m'était entièrement étrangère. Je suis confrontée à la souffrance des Hommes.

Lettre ouverte au médecin traitant de mon père, homme bon de son état, impliqué dans la vie paroissiale de sa petite ville et en partance prochaine pour le Laos pour venir en aide aux pauvres et aux opprimés.

Cher Docteur,

Quelle ne fut pas ma déception quand mon père m'apprit hier qu'alors qu'il vous faisait part de mon engagement en Méditerranée centrale, vous avez froidement répondu: “il faut les renvoyer chez eux”. Cher Docteur, je ne doute pas que tout au long de votre carrière, vous ayez vu et porté assistance à des êtres humains dans la plus grande détresse et précarité. Peut-être avez-vous connu vous-même des moments difficiles, des moments de souffrance, des moments de panique. Ainsi, je ne peux que penser que vous êtes simplement très mal informé sur la situation en Libye en ce moment. Laissez-moi vous éclairer:

Cher Docteur, ma carrière est encore bien courte mais sachez que, en tant que sage-femme, la misère humaine fait partie de mon quotidien. “Sage-femme? Misère humaine?” vous étonnerez-vous. Mais oui, beaucoup de femmes n'accèdent aux services sanitaires que pendant leur grossesse. Ainsi, depuis le début de ma carrière médicale dans une banlieue d'Édimbourg, qui a inspiré le célèbre film Trainspotting, jusqu'au tréfonds du Congo où j'ai récemment passé neuf mois avec Médecins Sans Frontières, mon engagement professionnel et personnel consiste à alléger un tant soit peu la détresse de ces femmes en leur apportant des soins de qualité, un sourire et une oreille pour les écouter, en somme, un moment humain dans le plus pur respect de leur dignité. Cher Docteur, ça, c'était avant. Avant que mon bateau, en pleine mer Méditerranée, à quelques kilomètres de la Libye, ne soit submergé par des centaines d'êtres humains dans une détresse qui m'était entièrement étrangère. Pour la première fois, je suis confrontée à la douleur et la souffrance des Hommes: hommes, femmes et enfants. A bord de l'Aquarius, mon domaine est le “refuge”: une petite salle de 30m2 à l'abri des intempéries qui recueille les femmes et les enfants rescapés de ces horribles petits cercueils flottants à bord desquels ils sont montés en Libye, au plus noir de la nuit, dans l'espoir d'atteindre l'Italie où ils supposent qu'une vie meilleure les attend. Lors de la dernière opération de sauvetage de l'Aquarius, j'avais 130 femmes et enfants entassés dans les 30m2 de mon petit refuge, et près de 900 hommes éparpillés sur tous les ponts de notre petit vaisseau de 77 mètres.

La vaste majorité des gens que nous sauvons viennent d'Afrique de l'ouest, quelques Érythréens, quelques Éthiopiens, quelques Bengalis et une très faible minorité de Libyens ou autres Maghrébins. Tout comme moi qui ai émigré au Royaume-Uni pour des raisons économiques (meilleure carrière, meilleure paie, meilleure qualité de vie), les Sub-Sahariens venaient en Libye pour les opportunités qu'elle leur offrait, ou pour sauver leur peau. Certains y ont passé des années avant de se résoudre à monter à bord de ces petites barques gonflables surchargées. En effet, le pays part à vau-l'eau: milices, groupes armés, clans et tribus se battent pour les clefs du pouvoir et comme toujours dans les conflits armés, les plus vulnérables en font les frais.

La vaste majorité des dames enceintes que nous récupérons sur l'Aquarius me confient qu'elles n‘ont vu ni médecin ni sage-femme pendant leur grossesse.

En Libye, s'aventurer dehors en plein jour pour se rendre à l'hôpital pourrait très bien leur coûter leur liberté: pour seul crime d'avoir la peau noire, les gens sont capturés et jetés dans des camps de détention.

L'économie souterraine a gagné du terrain en Libye, et les revenus du trafic humain s'ajoutent désormais à ceux de la rente pétrolière: des Noirs (ou des Bengalis) sont capturés et des sommes faramineuses sont extorquées à leurs familles pour les laisser sortir. En attendant la rançon, les gens sont entassés dans des camps insalubres, sans latrines ni douches, avec un morceau de pain sec par jour, pendant des semaines, parfois des mois ou même des années. Les femmes enceintes, séparées de leurs maris, accouchent au milieu des autres prisonnières, avec pour seule assistance celle que peuvent leur fournir leurs codétenues (ceci, je l'ai entendu de la bouche de la maman d'un petit bébé de 23 jours à bord de l'Aquarius). Les gens sont battus quotidiennement, humiliés, parfois violés, torturés. Certains sont prêtés à la journée à des fermiers ou autres patrons ayant besoin de main-d'œuvre et sont forcés à travailler sans rémunération, d'autres sont carrément vendus dans des marchés à esclaves du XXIe siècle. Et cela continue, jusqu'à ce que la famille du détenu paye, ou jusqu'à ce qu'ils s'échappent.

La Libye est aussi un des points de passage clé de la traite des prostituées nigérianes qui sont dirigées vers les rues sombres européennes contre leur gré. On leur promettait un travail en Europe: coiffeuses, esthéticiennes… Elles ne se doutent pas du métier qui les attend vraiment de l'autre côté de la Méditerranée. On estime qu'environ 80% des femmes sur l'Aquarius sont victimes de ce trafic d'humains. Lors de notre dernière traversée, je parlais avec une jeune fille de 16 ans. Elle avait été enlevée dans son village au Nigeria par une dame qui lui avait promis “de la nourriture et des bonbons” alors qu'elle faisait la manche. Un mois plus tard, la voilà dans un petit rafiot au large des côtes libyennes, complètement désorientée. Son souci principal: prévenir sa mère “qui doit beaucoup s'inquiéter”.

Cher Docteur, la liste est longue et je passe beaucoup de détails. Mais quand vous dites vouloir les renvoyer d'où ils viennent, expliquez-moi, où donc? Je suis sûre que maintenant que vous connaissez les conditions de vie en Libye, vous, bon chrétien et âme humanitaire, ne pouvez pas souhaiter renvoyer ces gens-là en enfer.

Cher Docteur, je n'ai pas de solution miracle. Je ne suis ni diplomate, ni géopoliticienne. Je ne suis “que” sage-femme, à bord d'un bateau qui sauve des gens d'une mort certaine, fuyant une situation qui aurait certainement tôt ou tard mené à leur mort. Notre mission est de les ramener à bon port, en les traitant comme les êtres humains qu'ils sont. Ceci ne devrait pas être le travail des ONG, avec plus de 5000 morts recensés en mer en 2016, ce travail devrait être fait par la “communauté internationale”, l'ONU ou l'UE. Mais en attendant, que voulez-vous que nous fassions? On les laisse mourir?

Bien à vous.

On avait tout les deux cette partie sombre, ce côté haineux, cette âme assoiffée de vengeance. On en voulait au monde entier. On voulait la belle vie, le pactole, on rêvait d'une vie meilleure. On était décidés, on voulait se venger de ce monde ignoble, on voulait leur prouver qu'on était pas des bons à rien, qu'on était capable de grand. On se comprenait. Enfin tout ça c'est du passé.
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“I don’t care if the baby is mine or his. It will be ours!”

Parfois, je m'imagine une vie meilleure, et d'autre fois, je rêve de conquérir ton cœur, de sentir enfin tes bras entourer les miens, je souhaite au plus profond de mon être que tu sois celle que j'attendais, de toi, je ne pourrai me lasser, j'aimerais que tu fasses partie de ma vie et que tu n'en sortes jamais.

Il me disait que j'aimais mon malheur et que j'aimais en jouer, qu'ainsi je ne voulais pas m'en sortir. Mais en réalité, ce n'est pas ça, ce n'est pas ça du tout. C'est juste que je ne suis pas malheureuse, ni même heureuse. Je suis juste fatiguée, vide, néant et neutre. Je n'ai pas envie de pleurer, mais je n'ai pas envie de rire non plus. Je ne ressens rien ni extase, ni mélancolie. On dit toujours que rien n'est tout noir ni tout blanc, et bien moi je suis le gris d'un mélange parfaitement équitable. C'est salement triste. Puis évidemment que j'ai essayé d'améliorer cette situation, ça fait des années que ça dure sauf que je préfère toujours ne rien ressentir plutôt que d'être triste, triste à en crever. Alors je suis mieux seule avec ma terreur de la vie, ma terreur de l'oubli. Je suis mieux comme ça. Faut mieux se contenter de ce qu'on a, même si ce n'est pas la meilleure vie possible, plutôt que de tenter et de tomber plus bas. J'ai trop souvent essayé et toujours échoué. Je suis désolée de ne pas m'être battue plus, de ne pas avoir tenté de combattre les erreurs pour l'amour, je suis désolée d'être lâche à en crever. Mais je veux le sauver des griffes de mon emprise.

Il est 7h33 du matin et c'est seulement à toi que je pense. J'ai beau passer de supers beaux moments, c'est pas la même chose sans toi. Sans toi rien n'est pareil. Je serai prête à me laisser crever juste pour te faire revenir. Juste pour me dire que si j'meurs tu seras à mon chevet à serrer ma main avec toute la force et tout l'amour du monde qui nous reste. J'y arrive pas, je me disais que j'allais apprendre de mes erreurs, que j'allais retenir les leçons. Mais ça fait autant mal qu'au premier jour. J'ai beau rire de vive voix et affirmer que ça va bien, que je me porte comme un charme. Tu restes là, dans un coin de ma tête et dans l'ensemble de mon coeur. J'ai toujours autant besoin de toi, te perdre c'est comme perdre une partie de ce que j'ai de plus cher en moi. Genre je perds la meilleure partie de ma vie. Car j'ai beau avoir tout perdu pendant ces deux années, mon seul but, objectif, c'était de te garder à toi. Et quand je ferme les yeux, j'en rêve encore. Je me dis que c'est qu'une mauvaise passe, que tu vas me revenir pour dire que t'as eu tord, que c'était une erreur de parcours et que t'envisages pas de continuer ce chemin sans moi. Parce que sans moi ça ne serait pas pareil. Moi c'était différent. Moi c'était mieux. Moi c'était fou, sauvage, brûlant, passionné, magnifique. Avec moi c'était pas comme avec les autres. J'essaye de trouver le bonheur ailleurs, mais comment je dois faire quand mon bonheur c'était toi. T'étais la définition de tout ce qui me rend heureuse. Et ça tue de me dire que c'était pas réciproque. Ça me tue de me dire que chaque matin t'arrive à te réveiller sans moi et que t'y arriveras encore mieux avec elle. Tandis que moi, depuis que tu n'es plus là, j'en ai plus envie. J'ai plus aucune envie de me lever loin de toi.
—  lesmotsdusoir
Je peux pas oublier ce que tu m'as dit… j'essaie de ne plus y penser mais tes paroles me hantent chaque nuits. C'est ta voix que j'entends me dire “tu m'as planté une hache en plein cœur”, ce sont tes yeux qui me fusillent. Je n'y arrive plus. Je n'arrive plus à m'aimer… Je t'ai détruit. Je t'ai tué. Je ne voulais pas, mais je l'ai fait.
Peut-être que je devrais me laisser mourir. Au moins, je ne te ferai plus jamais de mal. Je serai hors d'état de te nuire. Et si je pars, tu n'auras plus ce poids que tu portais depuis qu'on se connait. Tu seras libre. Tu seras débarrassé d'un amour trop fort, trop pesant… Ta vie sera meilleure sans moi.
—  Mendiants d'amour

En ce moment je m'oblige à faire au minimum 3 bonnes actions virtuelles (socialement parlant) (surtout sur Tumblr), et 1 dans la “vraie vie”.
Je m'oblige ce quota non pas pour flatter mon égo ou je ne sais quoi, mais pour m'inciter à agir (surtout dans la vie réelle) quand la timidité me rattrape.

Exemple d'aujourd'hui : “Non mais je peux pas arriver et lui demander si ça va pas à cette pauvre fille, elle va me remballer ça me regarde pas, non mais Léa tu peux pas la laisser comme ça, pense combien de fois t'as pleuré dans le métro sans que quiconque n'ose venir te voir, puis merde t'as pas fait de bonne action alors bouge ton cul” et au final, j'suis sortie à ma station de métro habituelle, et j'ai rendu un petit sourire à cette jolie triste fille juste avec quelques petites phrases, ça n'a pas rendu sa vie meilleure, mais ça a au moins pu lui donner un peu de positif dans sa journée.

“Car il ne faut pas aimer pour un instant fortuit, mais pour toujours. Aimer fortuitement, n'importe qui en est capable. Mon jeune frère demandait pardon aux oiseaux: cela semble insensé, mais c'est pourtant vrai, car tout est comme l'océan, tout se déroule comme l'océan et se rejoint, on touche à un endroit et cela se répercute à l'autre bout du monde. Admettons que ce soit folie que de demander pardon aux oiseaux, mais la vie serait meilleure, et pour les oiseaux, et pour l'enfant, et pour chaque animal qui t'entoure, si toi-même tu étais plus digne que tu ne l'es aujourd'hui, si peu que ce soit. Tout est pareil à l'océan, je vous le dis. Alors, tourmenté d'un amour total, comme dans une sorte d'extase, tu prierais aussi les oiseaux et tu les supplierais de te remettre tes péchés. Or, chéris cette extase, quelque insensée qu'elle paraisse aux hommes.”

Dostoïevski, Les Frères Karamazov

Cher corps,

Je ne sais pas trop quoi te dire, ni par où commencer. Ça n’a jamais été joyeux entre nous, je t’ai toujours considéré comme un ennemi, comme un pas normal, un pas comme les autres. Je n’ai jamais voulu affronter ce reflet dans le miroir. J’ai souvent voulu te faire du mal autant que tu m’en faisais, c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé. Tu as souffert presque autant que moi. Je pense qu’on n’arrivera jamais réellement à s’aimer, à trouver un terrain d’entente. Un genre de meilleurs ennemis pour la vie.

Chers yeux, merci de me faire voir la beauté et la cruauté du monde. Même si tu as les paupières tombantes et les cils quasiment inexistants, ta couleur est belle. Merci de me laisser voir ces sourires dont je manque cruellement. Merci de me permettre d’extérioriser toutes ces larmes chaudes qui coulent le long de mes joues. Vous me permettez de m’exprimer sans la parole.

Chère bouche, je ne sais pas si je t’aurais voulu un peu plus différente ou que tu restes comme cela. Merci de me permettre de parler, même si la plupart du temps, tu restes fermée. Je pourrais m’en servir pour dire des mots d’amour, pour exprimer toute cette haine et cette incompréhension que je ressens. Mais je reste muette face à tout ça.

Chers bras, vous n’avez jamais été musclés, vous avez été baissés un nombre incommensurable de fois.

Chers doigts, je ne vous aime pas. Vous êtes boudinés, mais, merci de me laisser toucher à pas mal de choses. Merci de me laisser tenir un stylo et griffonner cette feuille de papier.

Cher ventre, j’ai souvent eu envie de te découper aux ciseaux, de te planter un couteau dedans, de t’arracher. On n’est pas trop copain toi et moi, tu es bien trop imposant, j’ai du mal à t’accepter, à te regarder, à te supporter. Si tu pouvais prendre un peu moins de place, je pourrais peut-être commencer à t’aimer.

Chères cuisses, c’est pareil pour vous et moi, on n’a pas été trop copines. Pas assez grandes, trop grosses, trop larges. Mais, merci de me permettre de marcher, de courir, de me tenir debout dans des situations bien trop embarrassantes. Merci de tenir le coup, malgré tout.

Cher corps, pardon pour les cicatrices, pour les plaies, pour les blessures, pour le sang, pour les griffures, pour ce gavage.

 Il y avait une route, menant a un royaume, et une grosse pierre au milieu, les gens avaient beau éviter cette pierre, elle cassait les pattes des chevaux et les roues des chariots, les marchands perdaient ce qu'ils venaient vendre, ce fut le cas d'une petit fille, le fût de la brasserie familiale tomba et s'éventra, la terre la but, et c'était terminé, c'était la derniére chance de sa famille, ils étaient affamés, sans un sou, elle resta assise a pleurer, mais que faisait cette pierre encore là ? prête a briser d'autres vies ? alors elle se mit à creuser a main nues, jusqu'au sang, elle employa toutes ses forces a la déterrer, cela prit des heures et puis au moment de combler le trou, elle vit quelque chose dedans, un sac rempli d'or, le roi avait mis cette pierre là en se disant que celui qui la déterrerait, qui agirait, mériterait une récompense, il ou elle mériterait d'avoir une vie meilleure, pour toujours.