mantelet

Ebats aboutis

“Le slip descend et quand paraît
Ton mantelet de crin soyeux
Qui me rend hardi et joyeux
Sous ces parfums frais de forêt
Je sens que s'agrandit mon pieu,
Je souris comme sourirait
L'ange paré d'un air vicieux.

Nous allons commettre l'outrage
A la pudeur, à la raison,
Le cœur gonflé par la saison
De ton corps offert en partage.
Le foin de ta motte est fourrage
Je m'en repais jusqu'à plus d'âge,
C'est l'âge de la déraison.

Dénuder, branler doucement,
C'est un ensorcelant programme,
L'heure aimée de l'épithalame
Que seuls écrivent les amants
En s'entrelaçant corps et âmes,
Dans un mouvement qui les pâme
Jusqu'au sublime foudroiement.

Devant moi s'éclaire le temps
La corbeille ouverte des cuisses
Invente de nouveaux prémices
Qui vont enflammer mon printemps,
En jetant l'or de leurs délices…
Et ton quartz rose est plus brûlant
Que la braise qui brille au vent !

Je goûte un peu, sel de trésor,
La mouille fine entre tes lèvres
Qui ne fait qu'augmenter la fièvre
Comme brise de thermidor.
Je suis affolé comme un lièvre
Poursuivi par un matador
Aux halliers profonds de Chambord.

J'embrasse et je lèche glouton,
Glissant un doigt dans l'antre rose
Que ton bonheur de fille arrose
Tandis que je pince un téton.
Je n'y tiens plus c'est la névrose
L'enivrante métamorphose
En vieux matou d'un gai chaton.
Qui durcit par trop le bâton :
Je n'y tiens plus, je viens, j'explose !

Une pluie de gouttes divines,
Dont le velours lisse te plait
Et t'abreuve enfin comme un lait
Qui jaillit en flots de ma pine,
Et glisse jusqu'au bas du ventre
Que la nature imprévisible
M'avait donné aussi pour cible :
La folie de jouir dans un antre…

La rouge crête de ton sexe
Si arrogant qu'il se concentre,
Et tout l'espace de ton ventre
Se plie à l'impérieux réflexe :
Poser ta vulve sur ma bouche
Et décharger l'onde torride
Qui m'inonde comme une douche
En jouissant d'un air candide…

L'extase partagée m'enchante
Le désir expulsé guérit
Et le feu d'enfer se tarit :
J'entends mieux les oiseaux qui chantent !
Sur ton corps plantureux d'amante
Au doux duvet de canari
Se posent des parfums fleuris
Qui te font encore accueillante.”  Aperro