maman est morte

This week’s blossoming book is “L'étranger” (or “The Stranger” or “The Outsider”) by Albert Camus.
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“je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde”
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I picked up this book from my shelf and opened its cover while trying to deal with the concept of death, and the first words of the book were nothing less than “Aujourd'hui, maman est morte” (literally informing that on that day his mother died). Going through its pages I was searching for answers, hoping I’d find some comfort for my existential anxiety in the words of an existentialist… But I must say, I finished the book with more questions than actual answers.

Camus says he summarizes the book with this one phrase: “In our society, every man who doesn’t cry at the funeral of his mother risks being sentenced to death”. And indeed this is what happens to the main character, Meursault, a very impassive man with no ambition who gave me a bit of a stoic vibe… He always gives evasive answers, like this one sentence which he uses quite a lot and may be translated to “it’s all the same to me". But Camus explains that the hero of the book is condemned because he doesn’t “play the game” of society; he refuses to lie in order to “simplify life” like everybody else does. He refuses to mask his feelings, no matter how immoral they might be; in this way, he’s a stranger to the society he lives in, he’s “the outsider” (as the british translation puts it). There is a very voyeuristic aspect of him which reinforces that, and can be seem majorly on chapter 2 of part 1 -
possibly my favorite chapter, because it has a very french cinematographic feel to it, with all the casual details and his attentive obversation of other people.

“L'étranger” is part of a trilogy called the “cycle of the absurd”, which describes the fundaments of Camus’ philosophy, together with 2 plays and a very enlightening essay called “The Myth Of Sisyphus”. I find Camus’ absurdism very interesting and possibly one of the branches of existencialism with which I identify the most. He understands the lack of meaning in life and how absurd is the search for it, gathering how limited our knowledge is. So we should accept the human inability to find any inherent value in life; but not in a nihilistic way, because instead of giving up Camus incites us to “embrace the absurd condition of human existence” and revolt against it by continuing to search for meaning. “The struggle itself […] is enough to fill a man’s heart”, he says at the end of the essay I mentioned, in which he compares the myth of Sisyphus (condemned to repeat the same meaningless task for eternity) with the absurdity of life. “One must imagine Sisyphus happy”…

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Zaho - Divisés (CLIP OFFICIEL)

Papa, Maman, ma liberté est morte

THIS SONG. THIS VIDEO.

Just watch it.

Reviens-moi. Maman.

Elle est ou la personne qui soigne les bobos comme les grands maux ? Celle qui sèche les larmes et calme les peurs ? Qui distribue des bisous magiques ? Qui a toujours une solution miracle ? Elle est passé ou ? Je la trouve plus, je sais plus ou t'es. Ou est ma maman à moi qui a toujours les bons mots ? Tu me manques tu sais. Tu me manques plus que de raison. J’sais pas où elle a bien pu aller mais je veux qu'elle revienne et qu'elle chasse la douleur d'un autre d’ses bisous magiques. Mais tu n’m’en feras pas si tu n’sais pas où est le mal, pas vrai ? Parce que tu crois qu'il est inexistant. Qu’il est néant. Si tu savais maman. Si seulement tu savais. Si seulement j’pouvais te raconter, t’expliquer le mal, la douleur. Celle qui te prend aux tripes et te retourne l’estomac, et qui t’fait gerber toute la nuit, celle qui tue à p’tit feu. Ma maman est partie depuis un moment, elle s'est perdue dans la personne que tu es devenue. Mais si, tu sais bien, celle qui est assoiffée d'alcool ? Celle qui boit “l'apéro” à longueur de journée ? Celle qui blesse, celle qui corrompt ? Celle qui crie, celle qui tape ? Celle qui pleure, celle qui s’écroule ? Non tu ne vois toujours pas ? C'est toi, maman. Tu es passée de la maman gâteau à la maman alcoolo à la vitesse éclair. Sans même que tu t’en aperçoives. Et moi je veux retrouver l'ancienne, j'aime pas l'actuelle. Je veux que tu me prennes dans tes bras en jurant que c'était la dernière fois. Et que ce soit vrai cette fois. Tu m'as jamais expliqué pourquoi, maman. Et ça me tue de te voir comme ça, sachant à peine marcher droit, dire un mot sans bégayer, effondrée en pleurs dans mes bras. Je te cherche maman, j'ai jamais arrêté de chercher mais. Je commence à croire que tu l'as totalement remplacée, que la maman gâteau est morte. J'essaie de raviver son souvenir. Du mieux que j’peux. Mais je crois que je vais arrêter maman, je suis fatiguée, épuisée, éreintée, maman. Je n'en peux plus de tout ça. Maman gâteau raconte-moi une histoire. S'il te plaît, j’aimerais dormir. Un peu. Juste un peu. Pour une fois.

Bon je vais te laisser la maman alcoolo a refait surface, bisous, et à demain. J’espère.