ma vie normale

Miro is just sitting there like: Ball, do you see how Basti stole my child? He just can’t do this to me.So now I’m sad. That’s my Erik he can’t just steal him. Ball, you’re the only I still have.
Than  Basti is there like: Haha you idiot now he’s mine.
And Erik is sitting there like an innocent child who hasn’t done anything.

Hey, c'est moi.
J'sais qu'il est 3h du matin et que t'es sûrement en train de dormir. J'sais que tu dois te demander qu'est c'que je fous debout à cette heure-ci, mais… t'es parti, t'es plus là depuis 2 jours et je crois qu'on a un problème. Enfin, je crois que moi j'ai un soucis, en fait. Je m'attache. Ouais, je m'attache, t'as bien entendu, c'est pas un rêve. Je sais que j'ai dit que j'étais le genre de fille qui s'attachait pas, je sais aussi que j'ai précisé que je faisais jamais confiance à qui que ce soit ; que c'était pas mon genre de m'attacher à quelqu'un, sauf que, merde, c'est pas comme si j'avais eu la possibilité de faire autrement. Alors j'suis là, à te dire tout ça en plein milieu de la nuit, avec ma voix tremblante (sourire), c'est ridicule t'as vu ? Mais qu'est c'que tu veux que je te dise, tu m'as pas laissé le choix, aussi. Tu croyais quoi ? Tu croyais que c'était possible toi, de faire ton mec adorable comme ça et de penser que non, j'allais pas m'accrocher à ta petite gueule de con ? Pardon, j'voulais pas dire que t'étais con, tu le sais (chuchote un “merde”), c'est juste ta tête, tu sais, quand tu fais le pitre. Enfin, voilà, je, désolée (silence). C'est triste, pas vrai ? J'veux dire, c'est triste parce que, quand t'auras entendu ce foutu message, tu prendras la fuite comme tous les autres (pause). Euh, attends, je voulais pas dire que t'étais comme les autres, je sais que t'es pas comme les autres, hein, les autres c'est des cons, et toi t'es pas con. Enfin, tout à l'heure j'ai dit que t'étais con mais tu l'aies pas, et je, putain (murmure un triple “merde”). Bref, je comprendrais que tu veuilles partir. Je voulais juste te dire tout ça, parce que ça me reste, ça me trotte dans la tête et c'est pesant, comme truc. Alors, désolée si je fou la merde, si je gâche tout, désolée si tu voulais pas que ce genre de truc arrive mais c'est trop tard je crois. Ouais, c'est trop tard, voilà. T'es pas parti depuis longtemps et ça me fait déjà chier de pas avoir de tes nouvelles, ça me fait chier de pas voir ton nom qui s'affiche sur mon écran, ça me fait chier de plus voir ta tête quand tu décides de faire le pitre aussi, et ça c'est les signes, c'est le panneaux attention qui clignote pour me prévenir que voilà, j'suis attachée, c'est foutu. Mais… (silence), qu'est ce que je dois dire, en fait ? J'aurais tellement préféré que ça n'arrive pas, tu sais. C'est pas mon genre, mais tu m'as pas laissé le choix, putain. Tu m'as pas donné la possibilité de choisir, t'étais juste là avec ton sourire, tes mots gentils, tes conversations intéressantes et t'as juste tout fait pour que je m'attache. Enfin, t'as juste été toi même, alors oui, pardon, c'est de ma faute finalement. Et c'est de ma faute si tout s'arrête là, parce que je suis certaine que tu vas partir. Tu vas partir parce qu'une gamine de 19 ans qui s'attache si vite, si tôt, ça fait flipper ; surtout quand elle t'appelle à 3h du matin pour te balancer des phrases un peu dépourvues de sens. Tu vas partir, tu vas te barrer en courant, parce que t'aurais peur de l'évolution de cette situation, parce que t'auras peur que j'finisse par tomber amoureuse de toi ; alors que… non (silence). Je l'ai compris, le message, tu sais. J'ai très bien compris que t'avais quelqu'un dans ta vie, qu'il n'y avait qu'elle et que sans doute il n'y aurait qu'elle pendant un bon moment encore ; et y'a pas de place pour moi dans ton coeur, pas même pour m'y faire rentrer en tant qu'amie. Tu vas partir j'le sais. Tu vas partir parce que j'ai dit un truc un peu fort, un peu important mais surtout sincère, parce que j'ai posé des mots sur tout ça et que toi, t'as peur des mots ; alors je suis désolée. Tellement. Tu vas partir parce que je suis pas la fille la plus attachante de la terre même si tu t'égosilles à me dire le contraire parfois ; parce que tu peux rien me promettre et que t'auras peur de me blesser. Et je sais que t'as pas envie de me blesser. Y'a que les connards qui blessent, et toi t'es pas un connard, je l'ai compris dès le premier jour. Tu veux pas me blesser parce que j'suis ce genre de fille toute petite, toute mignonne, un peu fragile sur les bords que t'as envie de protéger. Mais tu peux pas. Tu peux pas parce que c'est compliqué de protéger une fille comme moi. Tu peux pas parce que ça fait peur, d'essayer de prendre soin de la gamine de 19 piges que je suis, pas vrai ? Bien sur, après tout ce que je t'ai raconté, après tout ce que j'ai pu te dire sur ma vie, c'est normal que t'aies peur. Tu dois penser que c'est pas possible d'aider une fille comme moi, cabossée par les aléas d'une vie qui a pas été facile, blessée par le monde ; c'est pas simple d'aider une gamine qui s'prend toujours tous les murs, qui s'casse toujours la gueule, qui a du mal à se relever toute seule, qui chiale au moindre petit truc. Mais je comprends, je te l'ai dit. J'aurai bien aimé quand même, tu sais, que tu prennes soin de moi un peu, ou beaucoup, parce que je pense qu'être dans tes bras ça pourrait me réchauffer un peu le coeur, me faire du bien au moral, me redonner le sourire (silence), ouais, ça doit être cool d'être dans tes bras. J'aurai pas le droit de tester, tant pis c'est pas si grave (silence). Moi aussi, à ta place, je me serais barrée en courant tu sais, j'aurai pris la fuite bien avant déjà, j'serais partie loin, très loin de moi, alors non je t'en veux pas. Pourquoi tu resterais, t'sais ? On reste pas avec moi, jamais. Et quand on reste on le regrette, mais je suis sûre et certaine que toi t'es pas du genre à vouloir prendre le risque de regretter quelque chose. Alors voilà, désolée pour ce message un peu merdique, je suis pas très à l'aise.. pas du tout même (murmure “comme si j'avais déjà été totalement à l'aise avec toi”), mais fallait que ça sorte. Fallait que j'te dise tout ça, que j'te dise que t'étais quelqu'un de formidable et que ouais, j'regrettais de pas avoir appris à te connaitre quand on était encore au collège, que tes blagues un peu nulles me font toujours rire et que c'est un pur bonheur de te parler parce que t'es quelqu'un d'intéressant, parce que t'as une belle vision du monde, de la vie, et que jamais personne veut partager tout ça avec moi. Fallait que j'te dise que t'étais quelqu'un de bien, que tout le respect que tu as pour tes proches je le trouve admirable, que t'avoir comme pote c'était génial, même si j'aurais tellement aimé qu'on soit un peu plus que ça. Fallait que j'te dise tout ça, et désolée si j'ai décidé de le faire à 3h du matin parce que je m'ennuyais en fumant ma clope, parce que ça bouillonnait dans ma tête, désolée si t'avais autre chose à faire que d'écouter ce fichu message (silence). Quand j'y pense, la situation est un peu drôle, tu trouves pas ? Dire que c'était toi qui avait peur de t'attacher… quelle connerie (rire). Voilà, maintenant j'hésite à taper dièse pour modifier tout ça (soupir), mais pour une fois j'pense que j'vais prendre le risque et sauter de la falaise, qui sait, peut être que tu m'rattraperas juste avant que je m'écrase au sol comme une merde.
Alors à demain, ou à bientôt je sais pas, c'est toi qui voit.
—  jemetais
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“Que voulez-vous, je suis une femme tout à fait normale. Ma vie quotidienne est celle d'une femme qui a un enfant et un mari. Je ne vais pas chercher le lait ni acheter des petits pains il est vrai. Ma mère ne m'a pas laissé d'autre possibilité que le métier d'actrice.”

- Romy Schneider (November, 1972)


  • Romy Schneider and Yves Montand at the premiere of César et Rosalie (1972) in Paris.
Je sais que tu ne reviendras pas. Et j'aimerais vraiment réussir à reprendre ma vie normalement, seulement c'est compliqué d'apprécier les choses autour de soi quand tu sais que tu retrouveras jamais ce qui te manque autre part ailleurs.