ma petite vie

Cette année j'ai envie de profiter de mes potes, à fond, j'ai envie de faire des voyages, des sorties et plein de soirées, j'ai envie de passer mon temps avec eux, vivre des moments inoubliables, des moments qui resteront à graver à jamais tu vois. J'ai envie de vivre des putains de trucs avec eux, filmer chaque moment, profiter de chaque instants, prendre des milliards de photos, des belles comme des dégueulasses, des photos qui reflètent notre amitié. J'ai envie de pouvoir regarder tout ça plus tard, m'en souvenir et me dire que putain c'était bien, j'ai envie de faire les pires conneries, des trucs débiles mais qui nous feront rire à s'en péter le bide. J'ai envie de vivre chaque instant comme si c'était le dernier, de voir mes potes sourires et me dire que j'ai de la chance de les avoirs dans ma vie ces petits cons là. J'ai juste envie de profiter d'eux pendant qu'il est encore temps.
Elle a claqué la porte en partant. J'ai senti qu'elle était fâchée, peut-être même hors d'elle, en tout cas elle m'en voulait. Elle en avait assez de me voir avachi sur le canapé, elle avait envie de vivre elle, besoin d'action, d'aventure, de plus que tout ce que je pouvais donner. Ma petite vie tranquille me convenait bien pour ma part, je ne demandais rien de plus avant qu'elle ne débarque. Elle a chamboulé tous mes principes, toutes mes habitudes, mon petit quotidien miteux a été foutu en l'air et je n'ai rien dit. Je l'ai laissé faire. C'est peut-être pour ça qu'elle m'en veut aujourd'hui, je crois que d'une certaine façon, je lui ai donné l'espoir que j'allais changer pour elle. Elle a transformé ma vie, je ne le nierai jamais puisque c'est la réalité, elle l'a vraiment bouleversée. Et pourtant, elle a claqué la porte en sortant. Parce qu'on peut changer une vie, mais on ne change pas les gens.
—  justevivante
Ecoutes ma petite, la vie c'est pas un contes de fée, c'est pas tout beau tout rose et tout ne se termine pas merveilleusement bien, non. Non, la vie c'est plutôt bourré d'obstacles, remplis de larmes et de chutes toutes plus hautes les unes que les autres. Parfois on se relève et on apprend à devenir heureux, et on y arrive. Mais parfois rien ne se passe comme on l'aimerait, parfois, on sombre profondément, on chute une fois, deux fois, trois fois et au bout de la quatrième on se relève plus, on baisse les bras et on attend que ça nous retombe dessus, parce qu'on sait que c'est jamais fini, que quoi qu'on fasse on aura toujours des merdes qui vont nous arriver, et qu'au final on sait même pas si demain on sera encore là pour en parler..

Parfois j’ai envie de parler virtuellement à certains d’entre vous et je me dis que vous êtes intimidants et que vous allez me trouver nulle et bête et inintéressante avec ma petite vie 
Comment est-ce que je suis supposée parler à des gens dans la VRAIE VIE alors que même à 3000 km je me décompose dès que je dois dire “bonjour” à quelqu’un ?

J'ai vu Pierre cet après-midi. Ça m'a fait du bien. C'était la bulle de douceur qu'il me fallait depuis quelques temps.
Il a dit qu'il aimait bien mes cheveux, et qu'il était fier de moi.
Il m'avait promis, je ne sais quand, qu'il arrêterait de fumer quand j'aurai trouvé un projet professionnel… Et je crois qu'il est dans la merde parce qu'il va falloir qu'il la tienne sa promesse.
Et j'me rends compte que j'ai de la chance de l'avoir encore dans ma petite vie. Il est bienveillant avec moi. Toujours.
Je lui avais écrit un petit carnet un jour, et quand je lui ai donné, c'est la seule et unique fois où j'ai vraiment eu l'impression de le toucher. Aujourd'hui il a ouvert son sac noir, et il l'a sorti, ce carnet qui date d'il y'a deux ans “il est toujours là”. Et j'ai pas trop su quoi répondre quand je me suis rappelé tout ce que j'avais griffonné dedans. Ça m'a fait un pincement à l'âme je crois.
C'était doux, le soleil, les quais, le vent. C'était chouette.
J'me sens plus apaisée, plus sereine.
J'ai vraiment de la chance d'avoir Pierre, Lucy, et mon chéri, ici sur Lyon… J'me sens un peu comme “moi en mieux” quand je suis avec eux. Juste, vraiment moi en fait.

Merci @nothardtobehappy (traite moi de niaise ou de fragile si tu veux 💞)

Info inutile

Il y a une fête en face de mes grand-parents (dans la vallée) je suppose pour l’anniversaire d’un type (et en même temps sa sortie de prison, je dis type mais en fait il doit avoir grosso modo mon âge). Il devrait être en cure de désintox (alcool et cannabis je crois) mais nope, il fait la fête. (On va dire que ouais, il peut s’amuser vu qu’il vient de sortir mais mec, t’as un problème d’addiction, si tu veux pas retourner en prison, tu te reprends en main, ton grand-père va pas toujours être là pour te sauver la mise). 

Et à chaque début de semaines, chaque début de journée c'est la même chose. Je me demande ce que je fou ici. Ce que je vais faire de ma petite vie minable. Et je trouve jamais de réponse.
Sur la petite échelle de soie qu'il déroule dans sa chanson il s'évade de sa prison
La marotte du fou c'est le spectre du roi et sa marotte à lui c'est celle de l'amour le seul roi de la vie
Ma petite reine de cœur ma petite sœur de lit
Le ramoneur parle de sa belle
chacun l'écoute tous sourient aucun ne rit de lui
Je suis son œillet
elle est ma boutonnière
Je suis son saisonnier elle est ma saisonnière
Elle est ma cloche folle et je suis son battant
Elle est mon piège roux je suis son oiseau fou
Elle est mon cœur je suis son sang mêlé
Je suis son arbre elle est mon cœur gravé
Je suis son tenon elle est ma mortaise
Je suis son âne elle est mon chardon ardent
Elle est ma salamandre je suis son feu de cheminée
Elle est ma chaleur d'hiver je suis son glaçon dans son verre l'été
—  Jacques Prévert

« Je ne te reconnais plus » qu’elle m’a dit au bord des larmes.

J’avais envie de lui répondre « moi non plus », mais je me suis tue.

Elle me lançait plein de compliments, pendant que j’avais les yeux fuyants. Je savais plus trop comment, comment j’ai pu m’absenter de ces moments de bons vivants. Je ne me suis pas reconnue cet après-midi, je me suis levée de mon lit machinalement, des nuits fractionnées toutes les quatre heures, il paraît que c’est à cause de la drogue, à ce point-là ma vie a des goûts de pathétique. Maman est en bas, je l’entends, elle est dans la cuisine, elle doit être entrain de faire la vaisselle, encore un repas de famille que j’ai manqué, rentrer avec les premiers métros n’a jamais été une très bonne idée, le faire-semblant ne suit plus au bout d’un moment. Aller, un joint pour se réveiller, un joint pour s’endormir, et puis parfois de la codéine entre deux inspirations, rien que pour éveiller les papilles par une amertume vomissante. T’es tombée bien bas que mon oncle m’a dit d’un regard, je l’ai ressentie la honte qui la parcourt dès qu’il croise ma carcasse, il a honte, et il est déçu aussi, j’aurais pu faire mieux, j’aurais pu finir tout en haut, à la place je n’ai fait que du surplace. En réalité, ce regard n’est plus si assassin au fil du temps. Parler me paraît étranger, converser me demande un effort surdimensionné. Les inconnus défilent, s’arrêtent devant moi, ils me servent un verre ou me passent un joint, je les remercie d’un grand sourire et des yeux baladeurs. Ils tentent un semblant de conversation, faire connaissance comme on dit, assez vain de leur part, il y a quelques temps je me suis renfermée dans un mutisme à faire pâlir un mort

Puis un type écorché vif vient me saisir, je crois que c’est mon ami, à cette heure de la nuit rien n’est très lucide dans ma petite vie. Il m’éloigne une fois les inconnus rassasiés de discussion, il se place devant moi, il me demande qu’est-ce qui va pas. Et moi je reste là, à le fixer droit dans les yeux, les pupilles dilatées, le souffle entrecoupé, les yeux vitreux, balayant tout ce qui restait de pieux dans ce jeu, pour lui répondre les yeux humides, la voix qui faiblit un « je ne sais pas » si lasse qu’il en a fait tomber sa flasque, elle s’est renversée à nos pieds, et moi aussi je me suis effondrée. 

Une amie me reprend en vol, et de nulle part me dit « tu vois toi, tu fais partie des bons vivants, de ceux qui sont toujours plein d’énergie, t’as toujours une connerie à sortir, t’oublies ta personne, tu fais toujours passer l’autre avant, t’es comme une enflure, t’es là, tu fais mal parfois, mais t’es là, on peut pas t’enlever de là, t’es toujours là, même si on te fuit, tu réussis à réapparaître dans nos vies quand on ne l’attend pas. T’es quelqu’un qui pue la joie, qui fait sourire avec ton humour pas cher payé, mais t’as une part de noir dans tes entrailles. Et fronce pas les sourcils comme ça, tu dupes personnes avec tes rires aux éclats, t’es toute cassée. Mais le pire dans tout ça c’est que tu restes là, debout, à sortir pour combattre l’ennui, tu te forces à sourire et t’y arrives, et c’est déjà pas mal, on part de bien bas. Prends du temps pour toi, ta grande gueule utilise là pour tuer ta neurasthénie, ta fulgurante mélancolie n’aura pas ta peau, promis. la paix, la paix n’est qu’une destination d’une vie gamine, ne t’apaises pas à coup de thc, enivre toi du soleil, cultive toi avec tous ces livres, illumine toi devant les films de la nouvelle vague. Soit bien-pensante mais jamais méprisante. Ne détourne plus jamais le regard face au miroir, ce serait la plus détestable des défaites. La bataille de l’hiver t’a mise une raclée, mais la guerre n’est pas inachevée, il existe encore des victoires à remporter, et des démons à malmener. Voilà ce que je me tue à te dire. ».

Je suis partie me coucher, la laissant en plan, sourde à toutes ces belles paroles, je lui ai soupirée “reviens demain, c’est pas aujourd’hui que je vais me bouger”. Une larme a parcouru sa joue empourprée par les effluves d’alcool, je lui ai lancée un dernier regard, comme pour lui dire “c’est trop tard, la rêveuse a laissé place à la couche-tard, sors de ma vie avant qu’il ne soit trop tard”

il y a ce garçon avec qui j'ai eu un faible romance avant la montagne
du jour au lendemain, je n'ai jamais eu de nouvelle (alors qu'on etait quand même au stade “je vais faire 6h de train pour venir te voir dans les hauteurs”)
depuis l'eau a coulée sous les ponts, j'ai fait ma petite vie, découvert l'outre mer et l'Angleterre et j'étais bien
et la, ce même garçon, revient, 6 mois apres, plein de déclaration à la bouche, avec pour seule excuse “cetait pas contre toi”
vraiment?
et la il est la, bien dans ses baskets et de retour comme jamais
et bien je n'en veux pas
j'ai mon anglais et il est mieux que toi