long-bien

Ah mais toi tu n'es pas pure, tu n'es pas aryenne, ça se voit à tes yeux de la couleur de la merde et à ton teint dégueulasse.“
"En fait tu es vénale comme toutes les femmes.”
“Tu t'en sortiras jamais dans la vie, tu sais rien faire, tu sais pas travailler. Tu vis aux crochets de la société, tu n'as pas honte?”
“Je ne dis pas que je ne t'aime pas , je dis juste que je t'aimerais plus si tu étais à MA convenance.”
“Je suis l'homme idéal, celui que toutes les femmes rêvent d'avoir. je n'ai qu'à claquer des doigts pour en avoir une à mes genoux. Tu es la seule à ne pas être satisfaite, je sais pas ce qu'il te faut de plus.”
“Tu vas appeler le gynéco maintenant, devant moi, qu'il te donne une contraception, qu'on puisse à nouveau baiser et que tu accomplisses ton DEVOIR CONJUGAL!”
“T'es contente tu as encore dit du mal de moi a tes parents? Tu me ferais vraiment passer pour un monstre.”
“En aucun cas je n'ai voulu te faire du tort. Tout ce que j'ai dit ou fait c'était par amour pour toi et pour ton bien.
— 

Voici un petit florilège des propos de mon ex compagnon avec qui j'ai eu une relation de 4 ans. La Première année c’était merveilleux. C’était un ancien collègue, le seul qui s’était préoccupé de moi dans une entreprise douteuse. Il représentait tout ce que je cherchais.Il était gentil, attentionné, prévenant aimait les mêmes choses que moi et était très généreux. Un Prince charmant.
Puisque tout allait bien nous avons décidé de nous installer ensemble, malgré une crise de jalousie qui m'avait interloquée. C’était l'une des plus grosses erreurs de ma vie.
Il a perdu son travail, et moi aussi, un mois après notre mise en ménage. C'est devenu très vite insupportable: il dépensait l’argent que nous n'avions pas dans des choses coûteuses qu'il n'utilisait pas, il me laissait payer toutes les factures parce qu'il avait déjà des dettes. 
Moi, j’essayais de garder la tête hors de l'eau par tous les moyens, en enchaînant des jobs minables et des formations qui n'aboutissaient pas.
En parallèle je faisais SES recherches d'emploi et envoyait des candidatures pour lui parce qu'il ne le faisait pas de lui même. Il a commencé petit a petit à me pousser à bout, il m'a avoué clairement un jour y prendre plaisir .
De fil en aiguille j'ai sombré dans la dépression. Je piquais des colères et cassais les choses chez moi. Et après je tombais dans des phases d'épuisement et d'abattement. J'en venais a penser que tout était de ma faute et que j'étais une fille horrible à vivre. J'ai passé des soirées entières a m'excuser d'être ce que j'étais. Tout le monde pensait, y compris moi encore à ce moment là, qu'il était le compagnon idéal malgré ses défauts. Que c’était moi la mauvaise fille colérique et déviante. Même si une fois il a essayé de m'étrangler, soi disant pour me faire recracher mes médicaments. Et puis un jour en revenant de mon travail, j'ai fais une crise d'angoisse aiguë. Les pompiers m'ont emmenée aux urgences. Je ne suis pas revenue chez moi pendant des mois. J'ai été hospitalisée 8 mois en tout dans une clinique psychiatrique. 
Quand je suis sortie de la bas, nous sommes directement partis dans ma ville d'origine. Je pensais à un nouveau départ, un retour aux sources. Je me suis encore trompée. Il ne m'a jamais pardonné mon hospitalisation.
Ni le fait qu'on ait dû quitter sa ville natale pour venir chez moi sans admettre que si on était là, c’était parce qu'il n'avait pas cherché de travail et qu'en deux ans de chômage c’était la seule opportunité qu'il avait eu.
Pendant trois mois nous avons vécu chez mes parents c’était infernal: il passait son temps a les critiquer, rarement ouvertement, à me rabaisser subtilement devant eux et à les prendre pour ses valets. Il revenait systématiquement alcoolisé. Mes parents ont été exaspérés de son comportement mais l'excusaient encore pensant que son comportement était du au mal du pays… L'ambiance était tellement exécrable et je m'en suis tellement voulu que j'ai essayé de mettre fin à mes jours.
J'ai refait une semaine d’hôpital psy ou j'ai été diagnostiquée colérique et hystérique. Aucun soignant n'a vu que je vivais avec une personne toxique. Son numéro de compagnon éploré et dévoué malgré tout a toujours été efficace avec mes amis, et surtout sa famille. Je suis revenue chez moi. Mais le climat était tel que nous avons déménagé précipitamment quand mon père à son tour a été poussé dans ses derniers retranchements. J'ai dû financer le déménagement avec mon RSA et mes économies puisque j'ai appris par hasard qu'il était fiché à la banque de France. Tout l'argent qu'il avait gagné en trois mois était passé dans l'alcool et le tabac. Il n'avait même pas payé ses derniers loyers.
Une fois installés le cauchemar a empiré. Il a passé son temps à m'infantiliser, me faire des reproches remettant tout en question: mon intelligence, mon hygiène, mes goûts… Tout en y entremêlant occasionnellement des flatteries. 
Il surveillait mes moindres faits et gestes. Il chronométrait mes sorties, le temps que je passais sous la douche (je n'avais pas droit a plus de 5 min).   Il a commencé a me soupçonner de le tromper et de voir d'autres personnes en son absence. A un tel point qu'il a exigé que je me retire des réseaux sociaux, que je coupe contacts avec mes amis qu'il accusait de comploter contre lui. Il a commencé a lire mon courrier et à la fin je ne pouvais même plus voir ma famille. Je n'avais plus le droit de sortir seule sauf pour des raisons professionnelles. J'avais projeté de passer le concours d'aide soignante, il m'a menacée de partir avec nos chats si je faisais quoique ce soit. La valise était préparée et exposée là en plein milieu de l'appart. J'ai cédé. Notre vie sexuelle était morte. Il me l'a très souvent reproché et a même exigé que je prenne une contraception pour pouvoir me “baiser” même si je n'en avais pas envie. Comment pouvait-il en être autrement avec une personne qui à un moment donné finissait toujours par dire ou faire un truc désagréable, à l’hygiène douteuse, qui me réveillait à coup de chant de troupes ou de rock anti-communiste ? Oui parce que son obsession pour le nazisme est devenue encore plus envahissante, si c’était possible. Il fallait regarder avec lui des vidéos d'archives de panzers, et écouter en boucles des discours de messieurs Hitler, Himmler et Goebbles. C'est ainsi qu'il en est venu à me dire que ma place était a la maison à élever des enfants (que nous n'avions pas Dieu merci) et à me reprocher mon impureté. 

Il m'a également reproché de lui coûter cher a l'entretien, bien qu'il ne payait que sa part de loyer et d'internet qu'il était seul à utiliser (je n'avais plus le droit) et la nourriture. Lui mangeait, puisque il avait un travail physique (libraire…), il avait besoin de se nourrir pour garder des forces. Moi ? J'avais pas besoin de plus qu'une petite portion de pâte ou de riz, nature (la garniture lui était réservée), puis avec le temps c'était un morceau de pain. Et de l'eau chaude (j'avais droit a un sachet de thé par jour). A l'époque où je voyais encore mes parents, il me reprochait  de bien manger chez eux alors que lui se contenterait du minimum. Mais si on lui gardait quoi que ce soit il refusait d'y toucher. Il m'a aussi confisqué mes médicaments. J'en suis venu a un point où incapable de raisonner clairement , je ne voyais pour moi d'autre alternative possible que la mort. Alors je me suis laissée mourir. J'ai eu un sursaut d'instinct de survie quand je me suis rendue compte qu'il était aussi en train de me priver de sommeil. 

Alors, lors d'une ultime scène je suis partie avec quelques affaires et un de mes chats et j'ai littéralement fui chez mes parents. 
S'en est suivie de longues semaines de conflits et de harcèlement. Mais j'ai tenu bon, je ne sais même pas comment. Il m'a fait quelques coups bas et a gardé l'un de mes chats. Puis tout s'est calmé. Je me suis aussi rendue compte que ce type dont les seuls talents sont la dissimulation et “d'avoir l'air de” m'a menti sur beaucoup de choses le concernant.
Maintenant tout le monde sait qui il est vraiment : un pervers narcissique. Pas le gars pas très sympa qu'on décrit dans la presse féminine. Non celui là c'est le gars qui va s'en prendre a une personne et la détruire uniquement parce qu'elle a tout ce qu'il n'a pas et parce qu’elle n'est pas conforme à ce qu’il est lui. Cela fait un an que je l'ai fui. J'essaie de me reconstruire, c'est très dur, mais je suis entourée de personnes bienveillantes qui ne m'ont pas oubliées malgré mon absence.

Ce texte parait bien long mais ce n'est qu'un tout petit résumé de ce que j'ai vécu. La dernière phrase est de lui. Ce sont les dernières paroles qu'ils m'a dites la dernière fois que je l'ai vu. Encore aujourd’hui je me demande s'il m'a dit ça pour me manipuler ou s'il croyait sincèrement ce qu'il disait.

T'aimer c'est vivre

Quand tu liras ce papier, mon ange, je ne serai pas auprès de toi, je ne serai pas là pour te dire : pense à moi ! Je veux que ce papier te le dise. Je voudrais que dans ces lettres tracées pour toi tu puisses trouver tout ce qu’il y a dans mes yeux, tout ce qu’il y a sur mes lèvres, tout ce qu’il y a dans mon coeur, tout ce qu’il y a dans ma présence quand je te dis : je t’aime ! – Je voudrais que cette lettre entrât dans ta pensée comme mon regard, comme mon souffle, comme le son de ma voix pour lui dire à cette charmante pensée que j’aime : n’oublie pas ! Tu es ma bien-aimée, ma Juliette, ma joie, mon amour, depuis trois ans bientôt !
Ecris-moi quand je ne suis pas là, parle-moi quand je suis là, aime-moi toujours !
(Il est deux heures du matin, j’ai interrompu mon travail pour t’écrire. Je vais le reprendre.) C’est que j’avais besoin de te parler, de t’écrire, de m’adresser à toi, de baiser en idée tes beaux yeux endormis, de te faire ma prière ! C’est que j’avais besoin de reposer mon esprit sur ton image et mes yeux sur un papier que tu verras !

Dors bien. (J’espère t’aller voir dès que j’aurai fini dans quelques heures. Il me semble que c’est bien long. Quelques heures ! Ce sera bien court quand je serai près de toi.)
Vois-tu, ma Juju, ils ont encore été bien beaux ces jours d’automne mêlés de pluie et de vent dont nous allons sortir. Ne nous plaignons pas de cette année. Elle a été bonne, radieuse et douce. Je pense seulement avec tristesse que tu as eu tes pauvres pieds mouillés et froids. Tu es une noble créature aimante dévouée et fidèle. Je t’aime plus que je ne puis le dire. Je voudrais baiser tes pieds. Je veux que tu penses à moi. A bientôt. T’aimer, c’est vivre.
                                     

Victor Hugo
Aah, la flemme, ce fléau, cette excuse universelle.

Pour toute personne vivant en colocation…
Ceci est un message pour les flemmards!

Ouais, vous allez pas tout lire, parce que flemme, mais un petit effort, s’il vous plaît! Il se pourrait que ça sauve des vies… des amitiés ou encore des couples.

Premièrement, je suis moi-même un bras cassé et oui, je rouspète parce que je dois faire mes tâches à la maison. Comme beaucoup ici présent, j’imagine. Bref… je suis flemmarde mais, quand je me met au boulot, je le fais jusqu’au bout. Déjà parce que je me dois de le faire et aussi par respect pour la personne avec qui je cohabite.

Alors quand vous avez fait votre petite vaisselle, propre, essuyer et que vous ranger dans les placards… essayer de faire un minimum d’ordre. Dans le genre, vous avez plusieurs poêles et vous avez la plus grande dans les mains? Ben vous soulevez les plus petites pour la ranger en dessous. Puis surtout, vous fermez le placard une fois terminé.

Je ne dis pas, ça peu arriver d’oublier de fermer parce que vous êtes pressés de faire autre chose! Mais tout le temps… je vous assure, ça à l’air de rien, mais c’est suffisant pour que votre coloc ait envie de vous tuer.

Mais tout ça ne s’arrête pas qu’à la cuisine, malheureusement pour notre pêché de la paresse! Ou pour votre coloc, ça dépend comment vous avez décidé de gérer les choses…

Il en est de même pour la salle de bain, dont je vous passerai les détails de la malédiction brosse à chiotte, ainsi que du reste des pièces partagées. Retrouvé des chaussettes sales ou caleçon sur le tapis du salon, c’est pas très feng-shui. Surtout si vous avez un.e invité.e surprise, parce qu’en attendant la personne qui est dans l’embarras, bah c’est bibi.

C’est pénible, c’est ennuyant, c’est nul. Je sais.
Mais faites un effort, merde.

On est tous sur le même bateau!

Common French vocabulary

Tenter tr.v. 1. try, try out 2. tempt, seduce 3. attract, allure 4. cover with a tent
Quoique conj. (met subj.), although, albeit
Guère [ne] adv. barely, almost not
Empêcher I tr.v. prevent, hinder ~qn. de faire qc. prevent someone from doing smt. ~ la vue spoil the view II s’~ de leave; il ne put s’ ~ de rire, he couldn’t stop himself from laughing
Or bw. Well
Soupçonner tr. v. 1. suspect 2. presume
Tant adv. so much, so, so long; ~ bien que mal as good as possible; en ~ tant que as far as; ~ mieux all the better, ~ pis all the worse
Mener tr.v. lead, bring, take ~ à bien bring to a good end, ~ grand bruit make a lot of noise; ~ en terre bury
Songer intr.v. 1. daydream 2. think
Lendemain m the next day; le ~ matin the next morning
Puisque conj. as; after all
Agir intr.v. 1. act ~ en act as, il s’agit de it’s about 2. work 3. influence, act upon
Davantage adv. 1. more 2. longer

(English caption below)

– Bà ơi, sao nhiều tuổi rồi mà bà vẫn đi nhặt mấy thứ này ạ?
– Bà biết nghề này vừa khổ vừa độc hại nhưng bây giờ mà không làm thì lấy tiền đâu mà sống. Bà 72 rồi, có đứa con gái thì nó đi lấy chồng xa, mình chẳng trông vào đâu được. Bà nhặt giấy rác và bao tải ở chợ Long Biên từ ba giờ sáng, đến trưa thì mình phơi khô rồi chất đống lại để bán. Mỗi cân bao tải bà cũng kiếm được hai nghìn đấy.
– Bọn con có thể giúp bà gì được không ạ?
– Các con thương bà, hiểu cho bà nhưng bà cũng hiểu các con chứ. Khổ như thế này nhưng bà thấy chẳng cần gì, đi làm cũng đủ trả tiền ăn, tiền nhà. Còn sống thế nào cũng được, ăn quả cà, mấy cọng rau muống là qua ngày. Cũng như bà thôi, bố mẹ nào cũng vất vả, hy sinh vì con nên giờ các con có lương, một tháng ăn tiêu cho mình cũng phải dành ra phụ giúp, đền công đáp nghĩa lại cho bố mẹ trước đã con ạ.

– Ma'am, do you mind telling us why you’re doing this at your age?
– It’s dirty and toxic, I know, but I’m 72, how else can I live if I don’t work? My daughter got married and moved far away; I have myself to rely on. I collect sacks and paper scraps at Long Bien Market at 3 in the morning, dry them out till noon and sell them in packs. I get 2000 dong for every pack. 
– Can we do anything to help you?
– I know you want to help me, I get it, but I’m fine with this. I can pay my rent and live off this job; I have no problem with eating cheap food every day. Every parents sacrifice for their children and your parents sure did for you. You should think of paying your dues first before helping anyone else.

(English caption below)

“Người ta thường lên cầu Long Biên để tự tử, nhiều quá cô không sao mà đếm được. Toàn những người trông thất thần, phờ phạc, chân thì đi đất, tóc thì rối xù rồi vừa đi lững thững vừa khóc. Người ta nhảy cầu vì nhiều hoàn cảnh lắm cháu ạ, từ yêu đương, gia đình cho đến chuyện tiền bạc, có bà vợ chửi chồng, chồng bất mãn quá cũng lên đây nhảy luôn. Mới đây bán hàng thấy một con bé xinh như người Nhật, vừa trên cầu vừa khóc lóc, may mà vừa trèo qua lan can định nhảy thì cô hô hoán mọi người kịp thời nên tóm được luôn.

Thấy những người như vậy, cô mời người ta vào đây uống nước, rồi mình phân tích, thuyết phục cho người ta rằng: Ở đời, cuộc sống muôn hình muôn vẻ, gặp cái gì khó khăn cũng phải vượt qua. Bây giờ mình chết đi thì người thân và gia đình mình là thiệt hơn cả. Đồng tiền mất thì còn đi kiếm lại được chứ người chết đi thì làm sao sống lại được.”

“I lost count of the people going to Long Bien Bridge to commit suicide. They all looked the same–disheveled and disoriented, hair all messed up and walking barefoot. Some were crying. People died and wanted to die because of love, of family issues, of money issues. One guy jumped because his wife insulted him. Recently there was this girl who tried to jump. I still remember her because she looked gorgeous, like a Japanese girl. She’d done climbing over the railing, still crying, and was about to jump when I saw her and screamed for help. Good thing people pulled her in just on time.

With people like those, I always tell them to sit down and have some tea with me; then I’d try to reason with them, talk them out of it. Life doesn’t always go as planned, granted, but you need to pull through. You have to. If you choose to jump, the loss and grief your loved ones will experience will be unbearable. At least you’d have a second chance, out of many, to start all over again and get your lost money back. With life you don’t.”

A stroll across Long Bien Bridge, Part One

Long Bien Bridge in Hanoi, a relic of the city’s colonial past, is popular spot with tourists and photographers, as well as still being a major route for trains and motorbikes to cross the river to Long Bien District, Gia Lâm,  and beyond.

The bridge was very badly damaged during the 1972 bombing of Hanoi - the photo here shows one of the sections that comprise roughly 50% of the original bridge remaining. It’s still a rather impressive sight, through the rust and ricketyness, though it is showing its age.

The plaque in the bottom left of this image says 1899 - 1902, Dayde & Pille, Paris. Feeling it shake as traffic and trains travel across it, noone would doubt its age. Hopefully the city will find a way to ensure it stays in good enough shape to use for some time yet.