logements

- Quand j’ai pris cette photo un vieux monsieur est descendu de chez lui pour me raconter l’histoire de ces immeubles et de la rue (des logements d’ouvriers pour l’usine en face, aujourd’hui remplacée par un immeuble des années 70) et n’est seulement remonté que lorsque sa femme l’a appelé depuis la fenêtre.

- When I took this photo an old man came down from his apartment to tell me the story of these buildings and went back up only when his wife yelled at him from their window.

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Manoir aux courants d’air

Construit pendant l’entre-deux-guerres, ce grand manoir était réservé à l’administration de l’ancien site d’apprentissage jusqu’en 1976, aujourd’hui les bâtiments sont utilisés par la ville comme espace de stockage. 

Dans les années 2000 le manoir renaît et accueille un club de judo jusqu’en 2003. 

Depuis le manoir est abandonné, un projet de musée a été énoncé en 2006 mais sans suite. 

Le manoir après avoir été squatté et brûlé à plusieurs reprises, a été racheté fin juillet 2013 dans le but de faire des logements.

Aujourd’hui la situation du manoir n’a pas évolué.

Photo 21 août 2016

-Domii

Travailleurs dans la rue (Hugo Alphonse)

Aujourd'hui, en allant faire des courses, je me suis fait interpeller par un sans domicile fixe qui me demandait une cigarette. Après lui en avoir donné trois, je suis resté discuter avec lui quelques instants, le temps pour lui de me raconter qu'il était dans la rue depuis maintenant quatre mois, alors qu'il était pourtant employé entant que réparateur de coques de paquebot à Vénissieux. Son salaire était trop bas pour qu’il puisse continuer à payer son logement, et comme il n’avait personne pour l’aider, il s’est trouvé dehors. Il avait fait des études, voyagé et exploré trois contient, et il maîtrisait trois langues.  J’ai été choqué qu’un homme travaillant dur ne puisse pas avoir droit au minimum vital qu’est vivre sous un toit. Je suis rentré dans le magasin, et ayant été assez retourné par notre bref échange, j’ai voulu lui acheter de la nourriture. En sortant, je me dirige vers lui, lui tends les deux sandwichs que j’avais acheté pour trois euros. Très reconnaissant, il me dit qu’on n’en trouve pas beaucoup des « comme moi ». Il a ensuite caché sa nourriture sous une veste. J’ai demandé pourquoi il faisait ça et il m’a répondu qu’il était obligé de cacher sa nourriture au risque que les passants la repèrent. En effet, le peu de nourriture qu’il avait accumulée l’après-midi durant décourageait les passants de lui faire quelques dons. Allant faire ses courses, on se dit « tiens, lui a déjà de quoi manger, on ne va pas s’embêter à lui acheter de la nourriture ». Mais pour moi, il s’agit d’un problème. Norbert, plus couramment surnommé Nono, m’explique qu’avec les deux sandwichs marque magasin à un euro cinquante, je lui fournis deux jours de nutrition. Alors, non, cela n’est pas suffisant. Je n’ai pas osé regarder l’apport calorique des sandwichs mais nous savons tous qu’ils sont absolument insuffisants pour représenter l’apport nutritionnel de survie d’un homme sur deux jours. Et on passe, et on se dit « tiens, lui a déjà de quoi manger, on ne va pas s’embêter à lui acheter de la nourriture ». S’embêter à dépenser trois euros quand c’est un vingtième du prix mensuel d’une carte de transport lyonnaise pour une personne adulte. En vérité, il ne coûte absolument rien d’aider quelques personnes par jour, que celles-ci soient en possession de nourriture ou non, puisque si un bon nombre de personnes le fait, chacun aura au moins un sandwich. Il ne s’agit pas d’être juste en cherchant à qui donner mais bien de donner à la personne qui se trouve en face de nous et qui a faim.

Plus tard, Norbert me raconte l'injustice qu'il voit dans les foyers d’accueils qui, en raison du contexte politique, mettraient les sans-abris étrangers “en priorité”. J'ai d'abord été retissant face à son discours, l'associant aux idées véhiculées par le Front National qui défend la priorité aux SDF français. Pour eux, les migrants des quatre coins du monde seraient accueillis à bras grands ouverts dans des foyers où ils sont traités « comme des rois » (Marine Le Pen), et où on leur trouve du travail, emplois qu’ils « voleraient » aux français. Il était clair pour moi que Norbert se trompait en disant ça, j’ai pensé qu’il était influencé par la haine contre le système qui l’a mis dehors. Puis je me suis rendu compte que Nono avait plus que raison dans la mesure où il sous-entendait que chacun devrait avoir droit à un abri, peu importe son origine ou sa langue. Il ne s'agit pas de traiter des gens “en priorité” mais bien de laisser une place pour tout le monde. Ce qui va mal dans le système, c'est sa façon de loger les gens. En fait, une “cohabitation” est largement possible puisque, lorsqu'on cherche à fuir les températures extrêmes de l'hiver, on s'en fiche de qui est à côté de nous. Et, à l'approche des présidentielles de 2017, il est du devoir des votants d'offrir un monde meilleur POUR TOUS, puisque, ce qui est important, c'est que nous sommes tous des humains, et que nous devrions tous avoir droit à titre égal de survivre, et même de confort.

Cette entrevue m'a beaucoup bouleversé, et je crois qu'une personne en or comme Norbert, et beaucoup d'autres, méritent le monde. « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit », disent-ils. Alors que tous les hommes vivent libres et égaux en droits.

Peinture blanche

Last phase of a construction project of social housing Boulevard MacDonald in Paris: white paint.

Dernière phase d'un chantier de construction de logements sociaux Boulevard MacDonald à Paris: peinture blanche.

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Sanatorium du Chaos

Construit vers 1930, cet immeuble de 3 étages au style colonial.

Il a été conçu pour recevoir un sanatorium, en 1970 l'activité du sanatorium fut stoppée.

Alors à l'abandon le sanatorium fut racheté pour y effectuer des logements.

Mais malheureusement il fut incendié en septembre 1997, depuis ce jour le sanatorium ne cesse de se dégrader.

Photo 3 aout 2016

-Domii

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Logements Version Rubis

The whole building rises, at its highest point, to 10 storeys on the north side on Avenue du Mondial 98, and to 6 storeys on the south side, with varying heights for the “terraced” top storeys. The building has a complex volume formed by a series of recesses and overhangs. All homes will have a balcony or terrace, protected by fixed or sliding panels: the whole constitutes a consistent volume finished in a red colour palette (metal cladding, in aluminium cassette panels).


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Architect: Viguier
Photographer: Takuji Shimmura