lirais

Il me semble qu'on tombe amoureux parce qu'avec le temps, on se lasse de soi-même et on veut entrer dans un autre. On veut entrer en un “autre” inconnu pour le connaître, le faire sien, comme un livre, un paysage. Et puis quand on l'a absorbé, qu'on s'est nourri de lui jusqu'à ce qu'il soit devenu une part de nous même, on recommence à s'ennuyer. Tu lirais toujours le même livre toi ?

Tu sais, j'ai voulu te l'envoyer ce foutu message, celui qui t'expliquerai tout, le pourquoi du comment et les raisons pour lesquels je suis si chiante et si ennuyante. Mais à chaque fois je me demande si tu le lirais vraiment et si ça changerai quelque chose, alors je me résonne et je ne te dis rien.
Helshades et le blocage

Comme une gentille personne a eu la délicatesse de me copier l'intégralité de la réponse de Helshades dans son reblog de theversatilist auquel je n’ai pas accès (étant bloquée), je vais donc abuser de la fonction Ctrl V et tenter de formuler une réponse à chaud aussi complète que possible. Je m’adresse donc à toi directement, @helshades 



#Hel on t'appelle! #DANS LE PROCHAIN EPISODE #Hel résistera-t-elle à l'appel du drama? #Réussira-t-elle à renvoyer les gens plus de 3 fois au dictionnaire pour comprendre l'entièreté de sa prose?  #Pourra-t-elle répondre en moins de 3500 mots? #(je te défie! :D )                                                             

Ah ben oui mais non alors c’est-à-dire que bon voilà j’ai failli ne pas répondre parce que ça doit faire dix minutes qu’en fait de blocage, je coince sur la conjugaison de « je me suis faite bloquée » façon persil entre deux dents ; j’ai dormi à peine six heures, je n’ai pas encore voté, je suis stressée et l’accord du participe me pose des problèmes éthico-émotionnels. Très accessoirement, j’ai un début de grattouillis sur l’amygdale gauche annonciateur d’un début de rhume des foins pour cet après-midi. Et puis je ne sais plus s’il vaut mieux mettre après-midi au féminin et j’en ai MARRE

(Je te jure, d’aucuns dans le Carré français de Tumblr paieraient pour obtenir témoignage visuel de mes yeux vitreux de merlan recuit-pommes vapeur.)

Bon, clairement ce passage est destiné à theversatilist. La conjugaison est effectivement foireuse, j'aurais dû écrire « j’ai été bloquée », je file de ce pas me flageller devant l'autel de la conjugaison (et fustiger mon T9, accessoirement). Je vais tout de même me permettre un point sur mon propre état de santé, puisqu'il influe sur la capacité à répondre : je viens de souffrir le nettoyage et méchage d'une plaie ouverte et douloureuse résultant d'une chirurgie importante, je suis défoncée aux antalgiques (qui ne fonctionnent pas, précisons le), et inquiète des résultats de ce premier tour. On est à égalité, je suppose.


Nonobstant tous mes tracas, l’appel de la #polémique a été le plus fort – Tilly, comme tu me connais bien, vas-tu donc cesser de faire le Malin – et j’accours, vole et m’emplâtre de toute ma hauteur façon Laura Ingalls dans le champs de graminées allergènes ; quoi, comment, que dis-tu mon bon Bernardo, l’on attente à ma bonne réputation sur les mots-clefs francophones ? Ciel ! À moi, mon clavier ! Salut, ma hargne ! (et mon courroux : coucou ! car j’ai bel et bien des références de Génération X malgré tout, attend que je te cite Fernand Reynaud, on va bien goleri).


Là encore, cette partie ne m'est pas destinée, cependant la référence, certes usée, au générique de « La petite maison dans la prairie » m'a bien fait rire. C'est pas hyper important, mais c'est toujours sympa.

Ensuite, même si je comprends évidemment le ton décalé du paragraphe, parler de polémique et d'atteinte à la réputation… Meh. Je trouve ça un poil exagéré, même sur un ton humoristique, mais bon, paraît que le  #drama c'est toujours fun.


Enfinbonbref, maintenant que je réalise qu’elle aurait dû écrire « Je me suis fait bloquer » ou « J’ai été bloquée » par Hel, je vais beaucoup mieux.


Effectivement. Navrée qu'une faute d'inattention t'ait mise dans un tel état.

J’en profite pour farfouiller dans ma mémoire déficiente à la recherche d’informations pertinentes quant à l’interpelleuse (-pelleteuse ?) sus-interpellante, et n’y trouvant, à mon grand dam, pas grand-chose, je fais un tour sur son site. Et là, miracle, que je te déniche un billet qui s’apparente en effet à une réponse à mon billet d’origine, et ce billet de réponse est une entrée parmi d’autres d’une conversation entre camarades similairement inclinés, et identiquement à moi opposés.

Ne t'en fais pas, je ne te connaissais pas non plus. Par contre, parler de miracle.. Il t'a probablement fallu plus de temps pour décrire la situation que pour faire défiler les cinq-six reblogs qui séparaient mes deux billets te concernant.

En l’occurrence, la Succube rebondissait gaillardement sur une réaction d’Ambrena, comme à l’accoutumée des plus délicates, celle qui commençaient par ces mots :

« Tiens, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu les deux p’tites TERFs ! (enfin, c’est peut-être parce que je les ai bloquées ? Logique, vous me direz…) »


… Et là, du coup, tu vois, j’ai pris la liste des commentateurs et j’ai bloqué. Je l’ai fait avec une grande sérénité, je dois dire, et j’avoue m’être abstenue de lire plus avant – pour une fois.

Je faisais donc partie d'un blocage de masse suite à la réponse d'Ambrena, qui t'a visiblement déplu. C'est le terme TERF qui a provoqué ton courroux ?  Enfin, ça ne me concerne pas.

En principe, je suis curieuse et de bonne volonté, mais en ce moment je m’essaie à la plénitude zen et il m’a semblé sage de laisser entre elles ces âmes au charme rare en plein exercice de congratulation mutuelle qui m’a paru assez masturbatoire pour nécessiter toute l’intimité que je pouvais leur accorder.

Au charme rare ? Oh, flatteuse ! ^^ La congratulation mutuelle n'était malheureusement pas à l'ordre du jour de mon côté. Je m'avancerai même à dire que, loin de s'entre-chatouiller les parties génitales métaphoriques, nous autres commentateurs nous indignions plus de tes propos sur notre aptitude à voter. C'était pas exactement le même délire, et tu étais donc intimement concernée, mais t'étant abstenue de lire, tu ne pouvais évidemment pas le savoir.

Ceci étant dit, je pensais sincèrement que les participants de la conversation m’avaient tous bloquée en premier ? Il y a une étiquette du blocage sur Tumblr, tu crois ? Suis-je censée débloquer les gens qui le demandent ? C’est que je croyais que ça leur ferait plaisir, moi, de ne pas risquer l’électrocution psychique en voyant ma prose jaillir impromptue sur leur Tableau de Bord… À les lire, de mémoire, je suis peu ou prou l’Antéchrist du Carré français, donc il faudrait savoir. Veut me lire ou veut pas me lire ? Voudrait me lire sans crainte d’être lu, peut-être bien ?

Et bien, tu avais tort. Tu m'étais inconnue avant cette histoire, ta réputation n'est donc point si étendue que cela. Rassure toi, on est bien loin de l'électrocution psychique. Quant à vouloir te lire… Et bien, chacun ses loisirs, mais à pour ma part, à l'exception de ce billet qui me concerne particulièrement, j'en ai pas grand-chose à foutre. Si tu écris sur des sujets qui m'intéressent, alors je te lirai peut-être, en fonction de mon dashboard.

Te lire sans être lu ? Heu… Sachant que tu réponds (indirectement) à un billet où je t'interpelle (y compris dans les tags), ça me semble carrément contradictoire, voire carrément déplacé. Mais j'ignore également l'étiquette en matière de blocage. Theversatilist sera peut-être plus à même de te répondre sur ce point. Débloque ou ne débloque pas, tu es libre de tes décisions. Tu remarqueras d'ailleurs que je ne t'en ai pas fait la demande, à part évidemment pour lire cette réponse. Lecture qui a demandé l'intervention d'une tierce personne, de plus.

Moi, veux pas particulièrement lire, confesse.

Tu fais comme tu veux. Ça ne te coûtera ni « Notre Père » ni « Je vous salue Marie », en plus.

Ai pas vocation pédagogique à rendre propos digestibles par fâcheux malpolis.

Tes propos n'étaient pas digestibles ? A quel moment ? S'agit-il des mystérieux renvois au dictionnaire dont theversatilist a parlé dans ses tags ? Est-ce une coutume de tumblr de se référer au dico pour du vocabulaire simple ?

Nonobstant les implications insultantes de ton changement de style, il me paraît assez clair que tu prends tes lecteurs, ou moi en particuliers, pour des illettrés. Tu as une haute opinion de ton intelligence, grand bien t'en fasse, mais songe à la possibilité que tes interlocuteurs (ou dans ce cas précis, la meuf dont tu parles avec theversatilist ) n'aient pas le besoin ni l'envie que tu te fasses la vulgarisatrice de la langue française, de la politique ou d'autres sujets qu'ils pourraient, à tout hasard, maîtriser.

Oh, en d’autres circonstances, peut-être que si, seulement en ce cas particulier je regimbe, osant estimer qu'une litanie d’attaques ad feminam et de jérémiades autosatisfaites ne saurait constituer une « réponse » au sens rhétorique du terme.


Ce cas particulier ? Oooh, senpai noticed me.

C'est ironique que tu parles d'attaques ad feminam quand ta propre logorrhée en est parsemée. Quant aux jérémiades auto-satisfaites… Je me gausse. Je te suggérerai, comme le veut l'adage, de balayer devant ta porte avant de t'occuper de celle des autres. Ça te convient, comme réponse ?

Vu que les divers participants entr’aperçus étaient assez, de mémoire, coutumiers du fait, j’ai jugé sage de les laisser s’amuser tout seuls. S’« astiquer la nouille », selon l’expression usée par la Succube dont je suis quasiment certaine qu’elle me l’a chipée, cette agasse.

Là encore, j'ignorai jusqu'à ton existence avant cette histoire. Je ne vais pas m'octroyer l'expression que nous semblons partager, parce qu'au final, pour tout te dire, je me contre-branle du langage que tu emploies en particulier. Tes propos, en revanche…

Sans parler du fait qu’il faudrait bien apprendre à définir tant condescendance qu’élitisme, surtout de nos jours. Oh, et, anti-intellectualisme, aussi, putativement.

Fais donc ça. Jette un œil à la définition du mépris, également, ça devrait te sembler familier.

@theversatilist @ambrena je vous @ également puisque vous êtes plus ou moins concernées.

“J'suis sûre que je vais aux rattrapages.” J'écris ça ici comme ça demain soit je le lirai en me disant que j'ai toujours raison, soit je l'aie du premier coup et le lirai en me disant que j'ai toujours raison même quand j'ai tort.

Sais tu, toi qui mets mon coeur en marche, à quel point j'ai envie de toi

Je me languis de ta compagnie, des plaisirs simples comme te tenir la main,

te serrer contre moi ou te caresser les cheveux. Nos discussions,

téléphoniques ou face à face, me manquent. J'aime te parler, t'écouter. Bien que

je ne sois pas par nature très bavard, et que j'ai plus l'habitude d'écrire que de discuter,

les mots me viennent aisément quand je suis avec toi.

Je serais enchanté d'entendre à nouveau ta voix, ton rire, ma très chère, d'être à même

de te toucher, de te tenir tout contre moi. Tu m'as totalement charmé, je dois

l'avouer. Chaque rencontre avec toi est un plaisir, où les heures semblent à la fois  

être rapides et longues. Le temps n'a pas d'importance. Pas plus que l'endroit.  

Je peux être n'importe où avec toi, je me sens bien. Tu es la seule que je vois,

la seule dont je me soucie, la seule que je chéris.

Comme tu pourrais le supposer, j'aimerais te revoir, aussitôt que possible. J'aimerais  

profiter de la liberté d'être nous mêmes. Parfois, je nous imagine marchant d'un même pas

dans les rues d'une ville anonyme, ton bras reposant sur le mien, ou papoter pendant des heures

autour d'une tasse de café. Je souhaite t'accompagner au cinéma, ou regarder un film

à la télé, blottis l'un contre l'autre dans le canapé.

Bien entendu, je te désire aussi, ma belle dryade. Il n'y a rien d'aussi doux

que ta peau, rien de comparable au goût de tes lèvres, à la passion dans tes yeux. Je veux te

déshabiller intégralement, et prendre le temps d'admirer ton corps. Je veux t'embrasser,

te lécher, te caresser absolument partout. Je veux aussi tes baisers, et sentir  

tes doigts sur moi, l'intégralité de ton corps nu contre le mien. J'ai hâte de te faire l'amour,

doucement, tendrement. Je veux te faire gémir de plaisir.

Oh, je pourrais sans doute écrire mon désir dans des mots plus crus, des mots que

tu lirais alors que ton joli visage rougirait de temps à autre. Et peut être que

je le ferai une autre fois. Mais le sexe entre nous est quelque chose de joyeux, de joueur, de spontané  

parfois osé et torride, passionné, parfois lent et tendre, et nous

l'apprécions ainsi.

Aussi, excuse moi de te parler Franc-chement mais “voulez vous coucher avec moi, ma petite merveille?”

Je t'embrasse

Un faune esseulé

PS: si jamais tu doutes de ta beauté, regardes dans mes yeux. Tu seras rassurée.”

Tu ouvrirais ce carnet. Tu verrais qu'il y serait question du ciel, de cette part du ciel qui reste en nous, électrisée, nocturne ; sauvage, inaliénable. Tu verrais sur le bleu de ces pages la blancheur d'une étoile, qui est celle aussi du sel, du feu. Des mots passeraient sous tes yeux, dans le matin de tes yeux. Un mot comme celui-là : “âme”. L'âme. Un linge frais au soleil, amoureusement plié. Un drap d'or pour la couche des amants, liséré de noir, brodé avec les initiales conjointes de l'orage et de l'aurore. Tu lirais encore, plus loin. Vers d'autres mots. Tu lirais les mots précieux, les mots ruisselants, les mots princiers, ceux du désespoir, ceux, les mêmes, de l'espoir. Tu comprendrais alors. Tu comprendrais que dans chacun de ces mots, sur chacune de ces pages, il n'aurait été question que de toi, que de cette merveilleuse coïncidence entre toi et l'amour que j'ai de toi. Entre toi et ces mots conçus dans la nuit, engendrés par ce désordre qui suit ton entrée en mon âme et qui la pacifie. Tu comprendrais que tu ne m'as jamais empêché d'écrire. Tu comprendrais que je n'ai jamais écrit que pour toi, même avant de te connaître, même dans le temps, dans l'immensité sombre du temps précédant notre rencontre. Dans ce désert. J'écrivais alors dans l'attente de l'amour, dans l'attente de sa venue, dans l'impossibilité de sa venue. J'écrivais des mots plus orageux que la nuit, plus sombre que la nuit, dans l'espoir de la passer, de défaire la nuit par plus de nuit. A présent j'écris. Dans l'amour, dans la lumière, j'écris. Avec des mots plus lumineux que la lumière, pour passer la lumière, pour atteindre ce qui en elle n'est plus sujet aux éclipses, pour gagner cette clarté que ne désoriente plus la lente rotation des jours. Avec toi, je vois que les mots sont les mêmes. J'écris dans ce savoir que nous sommes seuls à connaître. Je t'écris. Dans ce carnet mais aussi dans tout ce que j'écris. Tu es présente aussi bien, d'un bout à l'autre présente dans ces textes que j'envoie à Montpellier. Dans cette impossibilité où je suis de parler de toi et qui n'est que circonstancielle. Dans cette nuit où tu es en moi, dans cette nuit brûlante où tu es qui se confond avec celle d'où viennent les mots, j'écris, je t'écris. Je t'appelle. Sur ces pages je t'appelle. Dans ces forêts, près de cet étang, sur ces routes, sur ces terres que nos pas en les mesurant portaient à l'infini, je t'appelle.
—  Christian Bobin, Un carnet bleu (carnet envoyé à “la plus que vive” en 1980)

je t’ai écrit un poème, tard dans la nuit. seule dans mon lit, je me disais que tu ne le lirais jamais, et pourtant j y tenais. peut-être que j’espérais que tu le saurais sans que je ne te le dise, sans que tu ne le damande, juste parceque c’était un message de mon coeur au tien.

Peut-être qu’un jour je réussirai à écrire (je veux dire publier, écrire pour être lue) ça. Les sensations la peur et surtout surtout surtout l’incompréhension. Cette impression sale que je peux verbaliser que d’une seule façon, trop sale elle aussi pour être dite, ou par un mot anglais qui ne sert pas à grand-chose et qui n’éclairera personne. Ca fait plusieurs fois que j’écris (seulement écrit, pour moi, dans un carnet sur deux pages que je ne lirai plus jamais jamais jamais). J’en ai parlé autour de moi, sauf à ma maman parce que si ma maman sait ça je meurs, j’en ai parlé à des gens de confiance et aussi à des gens à qui j’aurais pas dû faire confiance (regard caillou dans l’herbe des tuileries) et je pensais pas que ça m’étouffait. En fait ça m’étouffe. Ca vient par en-dessous et ça m’étouffe et ça revient comme quand tu essaies de te débattre mais de toutes tes forces avec toute l’énergie de ta vie pour que la vague ne te mette pas la tête sous l’eau, c’est le même refus, instinct de survie. J’ai aucune idée de comment sereinement mettre la tête sous l’eau et comprendre (comprendre, assimiler, prendre à l’intérieur de moi la notion et l’accepter) que même la tête sous l’eau je ne vais pas me noyer.

Au début j'avais commencé à écrire un putain de texte pour te dire de revenir, puis j'ai compris que tu le lirais jamais alors j'ai tout effacé et j'me suis foutue à écrire ces quelques pauvres lignes en espérant que tu penses un peu à moi parfois, avant de t'endormir.
Vous êtes en retard, M. Scamander (Newt x Reader) - Partie 1

Bonjour tout le monde ! Voilà je suis en train d’écrire une petite (peut être pas si petite :S) fic sur la rencontre entre le lecteur et Newt, lorsqu’il veut publier son livre. J’espère que ça vous plaira même si je sais que le fandom parle majoritairement anglais… J’avoue que j’aimerais bien avoir le niveau en anglais pour pouvoir écrire des fics dans cette langue ^^ enfin bref, bonne lecture !

Nombre de mots : ~1650

Warning : aucun pour le moment :)

Partie 2  Partie 3

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Originally posted by newdscamander

Allongée dans l’herbe chaude de la valise, les yeux mi-clos, tu profitais avec bonheur des rayons du soleil magique qui scintillait dans le ciel factice. Loony, ton occamy préféré, était enroulé autour de ton bras gauche, les ailes repliées autour de lui comme une couverture.

Tu avais toujours eu un faible pour lui, depuis le tout premier jour où tu les avais vu, si petits, te regardant de leurs grands yeux au fond de leur nid. Ils étaient encore des bébés à cette époque, tenant sans peine au creux de tes deux mains, mais déjà Loony avait été le seul à ne pas te pincer avec son bec lorsque tu avais voulu le caresser.

Au fil du temps et de tes visites éparses, il était devenu de plus en plus câlin, et tu ne pouvais résister bien longtemps à son regard doux lorsqu’il penchait la tête de côté, réclamant de l’attention. C’était ainsi qu’il avait gagné une place toute particulière dans ton cœur.

Newt, quant à lui, se targuait toujours de ne faire aucun favoritisme, déterminé à aimer de la même manière chacune de ses précieuses créatures. C’était louable, mais sa relation privilégiée avec Pickett montrait clairement que lui aussi, malgré tous ses efforts, avait ses favoris. Mais, voir le minuscule Botruc dépasser d’une poche de temps à autre t’arrachait toujours un sourire tendre, alors tu ne lui faisais pas remarquer.

Sourire… ça t’arrivait beaucoup plus souvent depuis quelques temps, depuis ta rencontre avec l’étrange Newt Scamander, pour être vraiment précis…

Il y avait encore quelques mois, tu travaillais pour une grande maison d’édition d’ouvrage de sorciers, divisant tes journées entre la lecture de manuscrits et la rencontre de potentiels futurs auteurs. Ce n’était pas une vie palpitante, mais elle te convenait parfaitement, toi qui aimait tant lire et découvrir de nouvelles choses.

Lorsque tu avais pris son carnet à la couverture de cuir entre tes mains encore froides d’avoir marché dans le froid du matin londonien, tu ne te doutais pas que ce que tu y lirais chamboulerait à jamais ton existence.

Tu avais l’habitude de ce genre de calepins, souvent remplis de notes incompréhensibles et compliquées, alors, c’était avec une certaine appréhension que tu l’avais entrouvert.

Tu étais restée longtemps sur cette première page, tes yeux accrochés à l’élégante écriture tout en pleins et en déliés du titre : Les Animaux Fantastique et où les Trouver. Un peu plus bas, toujours dans ces mêmes courbes gracieuses, s’étendait un nom qui n’allait plus te quitter « par Newton Artemis Scamander ». C’était là que tout avait débuté.

Quelques heures plus tard, tu débarquais fébrilement dans le bureau de ton patron, tenant maintenant presque avec dévotion le petit carnet relié de cuir.

Le soir même, il recevait un hibou de la maison d’édition. Tu avais trouvé leur prochain best-seller.

L’image mentale que tu t’étais faite de l’homme était si éloignée de la réalité que tu avais mis presque une minute à comprendre qui était la personne qui se tenait timidement sur le seuil, une valise volumineuse à la main près d’une semaine plus tard. Après quelques pas incertains, il s’était assis en face de toi. Tu aurais eu du mal à dire lequel de vous deux était le plus mal à l’aise.

Pendant toute la durée de l’entrevue, il n’avait pas une seule fois croisé ton regard, et tu te sentais presque déçue d’avoir cassé le mythe derrière l’écrivain de talent. C’était presque un soulagement de le voir se lever pour partir.

« A la prochaine fois Monsieur Scamander » avais-tu déclaré, pas encore vraiment sûre que prochaine fois il y aurait.

Mais ton patron ne t’avait pas laissé le choix, trop enthousiaste de ce futur succès pour s’arrêter à des détails comme un mauvais feeling. Alors, la semaine suivante, il était à nouveau assis dans ton petit bureau sombre, sa valise calée entre ses jambes et les yeux dans le vide.

C’était lors de votre quatrième séance de correction et de remaniement du manuscrit que vos regards s’étaient enfin croisés, laissant en suspend une phrase que tu ne terminas jamais, totalement captivée par le vert pâle parsemé de taches noisette de ses yeux.

Le moment n’avait duré que quelques secondes, mais elles étaient restées gravées, comme au fer rouge, dans ton esprit, te laissant troublée pour le reste de la journée. Tu ne comprenais pas comment tu avais pu ignorer la beauté de cet homme pendant si longtemps.

Ces pensées t’avaient hantées toute la semaine, alors que tu n’attendais qu’une seule chose, votre prochaine rencontre. Tout le reste autour de toi semblait fade. C’était la première fois que tu avais vraiment envie de le voir depuis que vous travailliez ensemble, que tu ne redoutais pas le malaise qui flottait dans ton bureau aux murs tapissés lorsqu’il était assis en face de toi.

Mais, la fois suivante, personne ne s’était présenté…

Il n’était pas venu.

Tu avais retourné mille fois vos derniers mots dans ton esprit, essayant de te rappeler si tu avais donné les bons horaires, si tu avais été assez clair, s’il t’avait bien entendu, mais tu étais sûre de toi. Lundi, 13h…

Tu n’arrivais pas à te concentrer, relevant sans cesse la tête pour regarder l’horloge ancienne qui flottait à quelques millimètres au-dessus d’une immense pile de papiers. Et si par chance tu parvenais à lire quelques lignes d’un manuscrit quelconque, tes pensées finissaient toujours par revenir la beauté de ses yeux pâles.

Après ton troisième passage de la journée à la volière, tu avais abandonné, rangeant tes affaires et griffonnant son adresse sur un morceau de parchemin. Une fois sortie discrètement et avec près de deux heures d’avance, tu avais transplané.  

Quelques instants plus tard, tu t’étais retrouvée dans une ruelle étroite et sombre, en face d’une vieille bâtisse noircie par le temps et la fumée pleine de charbon qui devait se dégager d’une ligne de chemin de fer avoisinante. Tu ne t’étais pas attendue à atterrir devant une grande villa, mais cet endroit paraissait si lugubre…

Tu t’étais engouffrée sans un mot dans le bâtiment, poussant sans peine ce qui servait de porte d’entrée. Le grincement qui avait suivi t’avait fait sursauté, et, c’était en secouant la tête à ta bêtise que tu avais grimpé les trois étages qui te séparaient de son appartement. Le numéro 25.

Tu avais frappé.

Pas de réponse.

Alors tu avais sorti ta baguette, regardé à droite puis à gauche avant de murmurer « Alohomora ». Le loquet avait sauté dans un clic et tu étais entrée. Tu avais été surprise que la porte n’ait pas été protégée magiquement, mais après tout, de qui aurait-il eu peur ?

Ton cœur battait rapidement dans ta poitrine. Tu te sentais mal de pénétrer comme ça chez quelqu’un que tu connaissais à peine… Mais il lui était peut-être arrivé quelque chose…

     - Monsieur Scamander ? Avais-tu lancé, ta voix résonnant dans le vestibule. Monsieur Scamander ??

Mais là encore, aucune réponse n’était venue. Alors tu avais continué ton exploration dans le petit appartement, les lames du parquet ancien craquant de temps à autre. La décoration était minimaliste, les murs recouverts d’une tapisseries blanche et marron aux motifs géométriques et, dans l’entrée, un long manteau bleu était suspendu à une pater. Mis à part les quelques vêtements accrochés de ci de là, on aurait pu croire que le lieu était inhabité tant il était austère.

Tes pas t’avaient mené vers le salon, plongé dans une semi obscurité. Là, un vieux canapé orange et une petite table basse, disposés devant une cheminée poussiéreuse, siégeaient fièrement en guise de mobilier.

Et juste à côté, la valise. Celle qui t’avait tant intrigué… Celle qui ne le quittait jamais…

Elle était grande ouverte, mais tu étais trop loin pour voir à l’intérieur. Tu t’étais donc approchée furtivement, oubliant la raison de ta visite, pour finalement te pencher au-dessus, t’attendant à tout sauf à te retrouver en face d’un escalier s’enfonçant jusqu’à disparaitre dans la pénombre.

Après quelques secondes d’hésitation et un regard aux alentours, tu avais posé le pied sur la première marche et entamé ta descente.

La noirceur de la valise t’avait entourée pendant quelques instants avant que l’escalier ne se transforme en échelle et que tu ne te retrouves dans une sorte d’atelier débordant d’objets et baigné de la lumière vacillante d’une bougie posée sur un plan de travail. Partout fioles et outils trônaient, sans ordre particulier, sur les étagères pleines à craquer. Des meubles de bois constitués de dizaines petits tiroirs faisaient le tour de la salle et des plantes en pot étaient posées un peu partout.

Un peu plus loin était laissé, ouvert à un page quelconque, le petit carnet que tu lui avais rendu quelques semaines auparavant, l’exemplaire manuscrit des Animaux Fantastiques.

Tu étais émerveillée. Jamais un instant tu n’aurais pu imaginer que dans cette valise de cuir pouvait contenir tant de choses… Et pourtant, tu étais loin d’en avoir vu ne serait-ce qu’un dixième.

Puis tu avais aperçu une porte de bois que tu avais poussé, pour finalement te retrouver devant une immensité de paysages se mêlant entre eux sous un ciel coloré du rose orangé d’un soleil couchant. De ci de là voletait des oiseaux aux couleurs exotiques tandis qu’au loin des créature inconnues galopaient en troupeau.

Partout la vie resplendissait, et l’air était empli de millier de sons d’une nature florissante.

« Wow », avais-tu murmuré, sans voix, comme tu t’avançais vers une parcelle de terre flottante où se trouvait un terrier brillant de mille feux aux rayons mourant du soleil. À l’intérieur, une espèce de taupe était occupée à contempler un collier argenté et serti de pierres surement précieuses.

Puis, enfin, tu l’avais vu, tenant dans ses bras une créature fluorescente et tentaculaire qu’il nourrissait au biberon. Tu l’avais presque oublié tant cet endroit était surprenant. Quand lui aussi t’avait aperçu, il avait bien failli laissé tomber la bouteille de verre remplie d’un liquide bizarre que l’étrange animal aspirait goulument.

     - (T/P) ? Qu’est-ce que… vous faites ici ?

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Je ne penserai plus à elle le matin. Je ne lirai plus son horoscope. Je ne lui demanderai plus si elle va bien, si elle a mangé, si elle a bien dormi. Je ne m'inquiéterai plus pour elle. Je ne la gronderai plus comme un bébé. Je ne m'attarderai pas sur ses photos. Je n'écouterai plus ses musiques. Je ne lui dirai plus bonne nuit, ne pense pas trop, arrête de paniquer. Je ne lui donnerai plus de surnoms ridicules. Je ne la taquinerai plus. Je ne la trouverai plus sublime. Je ne compterai plus les jours qui me séparent d'elle. Je ne lui écrirai plus de lettres. Je ne lui raconterai plus ma vie, mes blessures, mes souvenirs. Je ne dirai plus “nous”. Je ne la ferai plus rire. Je ne me coucherai plus à 3h du matin pour lui parler. Je ne lui dirai plus qu'elle me manque. Qu'elle me manque toujours. Je ne lui dirai plus fais attention, t'es trop bête, je t'aime… A demain. Je ne lui dirai pas à demain, parce qu'il n'y aura plus de demain.

Había una vez un Rey, que tenía 3 hijos, uno se llamaba Pedro, otro Juan y Francisco. El Rey era ciego y todas las mañanas se ponía a tomar el sol en la terraza de su castillo. Un día pasó una viejecita y le dijo:
- oh mi Rey, estás ciego…
- si, me quedé ciego ya hace mucho tiempo… Que no daría por volver a ver mi castillo y a mis hijos
- Pero rey, manda a tus hijos por el sendero que hay al lado de tu castillo, mándalos a buscar La flor de la Liray, cuando la traigan pásala por tus ojos y vas a poder ver.
Así la viejecita, siguió su camino y el Rey decidió mandar a sus hijos en búsqueda de esta mágica flor, a quien regresara con ella, sería dueño de toda su fortuna. Así los tres hermanos deseosos de la fortuna unos, y otro deseoso de ayudar a su padre, ensillaron sus caballos, prepararon un bolso echaron pan, queso y charqui y así partieron. Cuando llegaron al sendero, éste se dividía en tres caminos y Pedro, el mayor dijo:
- ya hermanos, tú Juan te vas a ir por el camino del medio, yo por el de la derecha y tú Francisco por el de la izquierda.
Pedro galopaba en su caballo ansioso de llegar al final del sendero y encontrar la flor, pasó por el lado de una viejecita que le gritó “mi hijito, no tendrá un pedacito de pan para esta viejecita” y Pedro sin tomarla en cuenta gritó “córrase señora que voy apurado” y dejó a la viejecita en medio del sendero.
Juan, apurado se encontró con la viejecita en medio del camino y esta le dijo “no tendrá un pedacito de pan para esta viejecita” y él contestó “cómo se le ocurre señora, voy apurado” y siguió su camino.
Francisco, se encontró con una viejecita que le dijo “mi hijito, no tendrá un pedacito de pan para esta viejecita que no ha comido nada”. Él muy serio y desesperado se bajó de su caballo y le dijo “por supuesto señora” y sacó todas las cosas para tomar té, sacó el charqui, el queso y el pan y así compartieron toda la tarde, la viejecita le preguntó:
- ¿y qué andas haciendo en este sendero tan solitario?
- ando con mis hermanos en busca de la flor de la Liray para que mi padre pueda recuperar la vista.
- mira, como tú fuiste muy bueno conmigo, yo te voy a dar la flor de la Liray, pero, la tenemos que esconder de tus hermanos, porque si ellos saben que tú tienes la flor, te van a matar.
Así abrieron la suela de su zapato y escondieron la flor allí, Francisco subió a su caballo, le dio las gracias a la señora y siguió su camino.
Al final del sendero, se llegaron cabalgando, Pedro y Juan, el primero dijo:
- oye Juan, ¿encontraste algo o no?
- no Pedro… No he encontrado nada ¿y tú?
- nada.
Al último llegó Francisco, a quien ambos preguntaron:
- ¿encontraste algo Francisco?
- no, y ustedes ¿encontraron algo?
- no nada.
Juan, se dio cuenta de la suela despegada de su hermano y dijo:
- oye, ¿qué le pasó a tu zapato?
- no, nada se me despegó con el estribo
- mentira, que teni’ ahí- gritó Pedro- muéstranos.
Lo bajaron del caballo y le abrieron la suela.
La flor de la Liray- gritó Juan
Así que la estabai’ escondiendo, Juan hay que matarlo - dijo Pedro
Así, mataron a su hermano, y lo enterraron cerca de un arroyo. Llegaron al Castillo, y su padre pasó la flor por sus ojos y vio a sus hijos, pero, faltaba uno.
¿y Francisco?- preguntó
Papá, nosotros lo esperamos harto rato antes de volver, y no llegó- dijo Pedro
Entristecido por la pérdida de su hijo menor, esperó muchas tardes al principio del sendero, hasta que después de muchos años, decidió recorrer el camino que su hijo había hecho, ensilló su caballo, alistó una mochila, con pan, queso y charqui, y partió. Llegó hasta un arroyo, donde decidió descansar, al lado de una caña que había crecido al pie del arroyo, quiso hacer una flauta, así que tiró de la caña para poder cortarla, en eso, se escuchó “no me toques papacito, ni me dejes de tocar, mis hermanos me mataron por la flor de la Liray”. El Rey, muy triste montó su caballo y volvió a su castillo. Luego de un tiempo le dijo a sus hijos:
- saben, quiero hacer un viaje con ustedes, así que vayan a ensillar sus caballos.
Los hermanos, ensillaron tres caballos y alistaron 3 bolsos, con pan, charqui y queso. Partieron los tres por los tres caminos y llegaron a un arroyo donde había crecido una caña.
- córtenme un pedazo de esa caña hijos míos, quiero hacer una flauta.
Los hermanos tiraron de la caña y se escuchó “no me toquen hermanitos, ni me dejen de tocar, ustedes me mataron por la flor de la Liray”.
- ¡desentierran a su hermano!- exclamó furioso el Rey.
Llevó el cuerpo de su hijo al Castillo, donde le dio sepultura a su cuerpo, y desheredó a sus hijos mayores, que recorrieron el pueblo sin amparo.
Todas las tardes se veía al Rey, recorrer el sendero, que alguna vez, recorrió su hijo.


O algo así… Me contaba mi abuela.