les juifs

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BLOG - Il faut regarder cette photo de vacances pour comprendre que c'est un morceau d'histoire
Ils sont marrants ces gamins non?

Bien sur on remarque tout de suite le grand, celui qui est debout à gauche. Le clown de la bande. On l'imagine rigolard et bravache, on se dit qu'il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de faire le con durant la photo, que quelques instants sérieux et tranquilles, c'était déjà trop pour lui.

J'aime bien le petit teigneux boudeur accroupi juste à côté. Lui j'ai l'impression de le connaitre. C'est exactement mon fils, quelques décennies plus tôt. Il a dû souffler, ronchonner, il ne voulait pas être sur la photo, il devait trouver tout ça stupide. On l'a surement prié, supplié ou menacé pour qu'il consente à prendre place dans le groupe mais même installé, il a gardé son air buté et goguenard, il reste en appui sur ses mains, prêt à s'enfuir. Mon fils, vous-dis-je. Qu'est ce qu'il devait être chiant!

Les 7 jeunes adultes du fonds, ceux qui sont étroitement collés les uns aux autres, ce sont les “éducateurs”. Ils sont sérieux, protecteurs. Celui de droite, avec sa coupe courte, je pense que les enfants devaient lui avoir trouvé un surnom, et je paierais cher pour savoir lequel. Il devait être le casse-pieds, le rabat-joie, celui qui rappelle les règles, celui qui fronce les sourcils et dont on se moque, sitôt qu'il a tourné les talons. La jeune femme en blanc, au milieu, celle qui a l'air douce et gentille, j'imagine que c'est vers elle que les gamins se tournaient quand quelque chose n'allait pas. Elle a dû en essuyer, des joues mouillées, des nez morveux. Elle a dû en consoler, des petits blessés aux genoux écorchés, des premiers émois amoureux déçus, des désespérés de ne pas voir leur parents, des nostalgiques de la maison…

Le petit brun à grosse frange au 2ème rang et dont on ne voit que les yeux ne s'est pas mis là par hasard: il se cache, il n'a pas envie qu'on le remarque. C'est un gamin timide et anxieux. Il n'aime pas ce camp, il est mal à l'aise avec les autres enfants, sa mère lui manque. Il a toujours été de nature inquiète mais depuis qu'il est là, c'est pire. Il pisse au lit. Ni les moqueries ni les menaces n'y font rien. Tous les matins il se réveille dans sa désolante flaque. Alors, de toutes ses forces, le soir il lutte pour ne pas s'endormir. Il reste le plus longtemps possible les yeux ouverts. Il pense à sa mère, à l'école, à son chien, à quand il rentrera… c'est pour ça qu'il a les yeux cernés, à force de livrer chaque nuit ce combat inégal face au sommeil.

J'adore le gamin du milieu, le maigrichon qui est torse nu et dont on ne voit pas le visage. Il n'a pas pris la peine de mettre une chemise, lui son truc c'est la baignade, les plongeons, la natation; il apprend le crawl, il fait des progrès, il se dit qu'à la fin de l'été il battra tout le monde à la course. Il faut juste qu'il arrive à souffler par la bouche sans avaler de l'eau. Alors, il est resté en slip de bain et il a hâte de retourner dans l'eau. Impatient, dissipé, il n'a pas pu tenir en place pendant la séance et la photo l'a immortalisé ainsi, le visage tourné. On ne saura jamais s'il riait, s'il se faisait engueuler ou s'il tirait la langue aux éducateurs.

J'aime bien aussi la petite tout à droite. Elle a mis sa jolie robe à carreaux, elle a lissé ses cheveux, elle regarde sagement l'objectif. C'est surement une bonne élève. Je l'imagine concentrée, appliquée tirant un peu la langue quand elle écrit son prénom sur son cahier à carreaux. Son sourire est timide, son regard est grave. J'aimerai savoir à quoi elle pense. Peut-être entrevoit-elle en une fraction de seconde la collision entre le présent, léger et joyeux de l'enfance (après tout, c'est un camp de vacances) et le futur qui arrive, terrible et épouvantable (après tout, ces gamins sont juifs)

Les 44 enfants et les 7 éducateurs seront envoyés à la prison de Montluc de Lyon, et ensuite à Drancy et à Auschwitz, où ils seront, pour la plupart gazés, certains serviront de cobayes à des expériences médicales. Le plus jeune, avait 4 ans.

D'eux, il ne restaient pas grand chose pour se souvenir, juste une stèle à leur mémoire, dans un parc, dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Elle a été brisée et arrachée dans la nuit du 6 au 7 aout.

Mai 2016, Voyage en Allemagne

Mysticisme et féerie au cimetière juif de Worms. Une merveilleuse découverte et assurément mon coup de coeur de ce séjour en Allemagne. C'est dur de trouver les mots pour décrire ce lieu, le plus vieux cimetière juif d'Europe qui a survécu au temps et à la barbarie nazie (ce qui est vraiment extraordinaire). C'est peut être pourquoi on s'y sent comme hors du temps. Coupé du monde extérieur, très peu de tombes modernes et surtout le silence absolue.

Mysticism and fairy at the jew’s cemetery in Worms. A marvellous discovery and definetly my favourite place during this trip in Germany. It is hard to find the right words to discribe this place, the oldest jew’s cemetery in all Europe. Which has survived the ravages of time , specialy the Nazi barbarism (a trully incredible fact). It is probably why we really fell out of time here. Completely cut off from the outside world. Only a few modern grave stone and above all absolute silence.

Oui, OUI je suis juive et non, mamie, je vais pas le cacher parce que “on sait jamais qui écoute”

ET OUI, OUI je suis contre Marine Le Pen et ma judaïté n’est pas une raison pour dédaigner mon avis “ah forcément les juifs, pfeuh”.
Non c’est une raison pour m’écouter, parce que merde, ma mamie a 90 ans, elle a vécu la guerre à Paris, elle a eu la chance de ne perdre personne de sa famille mais 72 ans plus tard elle a toujours peur, tu imagines te traîner un traumatisme 72 ans, c’est ça que tu veux ? 

Selon les lois de l’époque, je suis bonne pour le four, j’en rigole avec la famille (humour noir, humour juif…) mais quand j’entends des jeunes qui sortent d’un meeting du FN et blaguent sur le Zyklon B qui aurait chassé les militants gauchistes j’ai la trouille.

Je te jure, je sais pas ce que je vais faire. Dimanche je vais voter pour mes idées mais après ? S’il passe pas, si c’est le FN qui gagne, on fait quoi ? Je pars ? Oui j’ai la nationalité française mais tu sais quoi, 25000 juifs français sont morts pendant la guerre, 25000. Mamie elle se raccroche à sa nationalité parce qu’elle croit que c’est ce qui l’a sauvée (en vrai on pense qu’un commissaire a protégé la famille) mais va savoir de quoi est capable un gouvernement FN. Et si c’est pas les Juifs qui y passent, ce sera les musulmans, les LGBT, les immigrés… Personne n’a promis d’extermination, mais dans les rangs de militants, on parle de Zyklon B en riant.

Je te jure j’ai la trouille. Dimanche, ne vote pas FN, si tu veux protester, fais un blog ou vote blanc ou fais une manif mais s’il te plaît, ne vote pas Marine.

Ce qui ruine le pessimisme fondamental des adeptes de la banalisation, c'est à la fois le spectacle de leur propre lâcheté, mais aussi, en contrepoint, l'ampleur des risques pris par les justes, ces hommes qui n'attendaient rien, qui ne savaient pas ce qui allait se passer, mais qui n'en ont pas moins couru tous les dangers pour sauver des juifs que, le plus souvent, ils ne connaissaient pas. Leurs actes prouvent que la banalité du mal n'existe pas. Leur mérite est immense, tout autant que notre dette à leur égard. En sauvant tel ou tel individu, ils ont témoigné de la grandeur de l'humanité.

Une vie
Simone Veil

13 juillet 1927 ~ 30 juin 2017

Reposez en paix ***

buzzfeed.com
Catherine Blein, candidate FN aux législatives: «Plein de gens bien n'aiment pas particulièrement les Juifs»
Après notre enquête sur ses tweets et posts Facebook islamophobes, Catherine Blein, candidate FN aux législatives dans les Côtes-d'Armor, a pris le temps de nous appeler pour nous déverser un disco...
By Paul Aveline

CB: On nous rebat les oreilles avec la Shoah. Il y a un deux poids deux mesures avec le génocide vendéen par exemple, alors qu’on passe son temps à nous culpabiliser avec la Shoah. Ça génère un antisémitisme qui n'est pas méchant. Je connais plein de gens bien qui n'aiment pas particulièrement les Juifs. Notamment chez les catholiques. Vous savez pourquoi?
BN: Euh, pas trop non.
CB: Parce que ce sont les Juifs qui ont poussé pour crucifier Jésus!
BN:
C'était il y a 2000 ans quand même…
CB: Et alors? C'est quoi 2000 ans? Il peut y avoir une gêne du catholique vis-à-vis du Juif.

ILAN HALIMI

Je rentrais de soirée plutôt contente, je venais de rencontrer les copains d'un ami à moi, ils étaient sympas et ils me ramenaient en voiture. Quand le mec a côté de moi, que je venais de rencontrer, commence à parler des juifs. Il dit alors “les juifs ce sont des arnaqueurs, ils se font de l'argent sur le dos de tous le monde. En plus comme ils sont communautaires on a moins de clients car ils reste qu'entre juifs.” J'étais à l'arrière coincé entre lui et un inconnu, mon ami, le seul que je connaissais vraiment était assis devant. J'avais peur d'entrer en conflit dans cet endroit clos, mais j'avais une boule au ventre. Il ne s'arrêtait pas. Il continuait de parler de Dieudonné qui ne méritait pas son sort, qu'il avait bien raison, de toute façon. J'étais tellement mal à l'aise. Lui continuait à cœur joie, personne ne l'arrêtait, il commençait à parler des médias, complètement contrôlé par la communauté juive. Tellement contrôlé qu'une certaine affaire a fait plus de bruit qu'elle n'aurait dû, dit il. L'affaire de… Il ne se souvient plus bien, il parle d'un homme torturé.. Puis il me regarde et dis “ah oui il s'appel un truc comme David Halimi je crois”.
Je n'en pouvais plus. Je lui répondi enfin alors : “ILAN HALIMI, il s'appellait Ilan Halimi”. J'avais le souffle court mais j'essayais toujours de faire mine de rien, j'avais vraiment peur de ses réactions, mais je ne pouvais plus me taire. Je lui expliqua que je connaissais bien cet affaire, car en fait ma sœur allait à l'école à côté du magasin de téléphonie ou travaillait Ilan et qu'il avait été assassiné dans ma ville à quelques centaines de mètres de chez moi et j'ai enfin pu lui dire que moi je ne pensais pas que les médias en faisait trop. Alors il a demandé à mon ami en m'ignorant : “elle est juive ?”.
Mon ami lui répondi : “Non”.
Il savait très bien que j'étais juive, je ne sais pas vraiment pourquoi il a dit ça.. Me protéger ? En tout cas en partant cet homme, ne m'a pas dit au revoir.

Paprika

Voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle française le soir où débute Yom Hashoah ça fait un hasard du calendrier dont je me serai volontiers passé
Voir certains mecontents (des fans de Melenchon pour ne citer qu'eux) dire que tout ça c'est de la faute des juifs le soir où débute Yom Hashoah ça me donne des envie de hurler
Je ne vais pas hurler
J'en ai marre de me battre pour avoir le droit d'exister dans mon pays
Mais si j'en voie un seul venir me dire que l'antisemitisme n'existe plus en France, je lui defonce sa gueule c'est clair ?

anonymous asked:

Honnêtement je pense que je préfère la laïcité à la française aux dérives des pays anglo-saxons ( aussi rappelons nous que le président américain prête serment sur la Bible... okay ), mais j'aimerais qu'on soit un peu plus intelligent pour l'appliquer. On s'en fout de comment les gens s'habillent tant que c'est décent, si on veut pas stigmatiser les musulmans/juifs, proposer un menu végétarien 'neutre' est une évidence etc... faut juste arrêter d'être stupide :/

Oui, exactement ! Je pense qu’on pourrait vraiment y arriver, la loi de 1905, sans modifications, est assez claire et simple finalement : l’Etat ne fait pas de préférence. A cela on ajoute la possibilité de menus supplémentaires (qui en plus au-delà de la religion arrangera tous mes amis végétariens, et puis si ça peut permettre à certains gamins de manger plus de légumes plutôt que des steaks congelés…), peut-être pourquoi pas un enseignement des religions à l’école, pas du prosélytisme, mais simplement pour grandir en ayant une idée des religions des autres, et éviter les clichés et les préjugés etc.

Une bonne fois (pour toutes?)

Don Quichotte, les moulins à vent, les coups d'épée dans l'eau, Sisyphe… les égalitaristes. Pareil.

Parce que j'ai un jour compris que lutter pour l'égalité m'obligeait à devenir un perroquet vénère et à passer ma vie à répondre la même chose aux mêmes arguments foireux, j'ai décidé de faire une petite liste de réponses toute-faites aux réflexions et arguments beaufs et récurrents que doivent essuyer les égalitaristes, au quotidien (avec un peu de chance, peut-être qu'en plus de se reconnaître, les copains en question se rendront compte que non seulement leurs arguments n'en sont pas, mais qu'en plus, leur connerie est loin d'être originale)



# Du racisme/sexisme/des cons*, il y en aura toujours (sous-entendu : baisse les bras).

Oui, il y en aura toujours. Je pourrais aussi dire qu'il y en a toujours eu. En revanche, ce qui n'est pas immuable, c'est la société, ses systèmes de pensée, de consommation, de représentations, les droits, les privilèges, la possibilité d'avorter, de voter quand on est femme ou personne racisée, la possibilité de circuler librement et d'être socialement intégré lorsqu'on est handicapé, la possibilité de fonder une famille officielle avec un partenaire de même sexe, la possibilité de pratiquer librement sa religion ou sa minijupe… Les cons restent là, c'est certain, ce qui change, c'est la détermination des autres à faire changer les choses. Choisis ton camp et ne me dis plus jamais de “laisser tomber”.   


# MAIS C'EST DE L'HUMOOOOOOOOUUUUR! TU COMPRENDS RIEN A L'HUMOOOOOOOUR (attention, fonctionne aussi avec MAIS C'EST DE L'AAAAART).

Art, humour, même combat : tu peux en faire de la décoration, du remplissage d'espace, du blabla vide et vain, ou tu peux en faire un arme de sensibilisation, d'émancipation, de prise de conscience. Tu peux aussi en faire un moyen d'oppression et de maintien de l'ordre établi, un moyen d'ancrer un peu plus des clichés et des stéréotypes déjà indécrottables, déjà meurtriers.

Bon, après, je comprends, quand on est là pour faire des blagounettes, on n'a pas envie de se prendre la tête pour savoir si les choses racistes/sexistes/homophobes qu'on dit “pour déconner”, les personnes qui les reçoivent ne les ont pas déjà entendues toute la journée (toute leur vie?) parfois sur le ton de l'humour, parfois sur celui de l'insulte… Parce qu'il est évident qu'humour et insulte sont incompatibles. Peu importe que les souffrances des uns fassent la tranche de rigolade des autres. L'important, c'est de conclure les insultes par “pouet-pouet”. Et tout le mal sera réparé. Non, c'est vrai, il faut se détendre. Si l'art ou l'humour étaient capables de contribuer à la diffusion de pensées, si des partis politiques les utilisaient pour propager leurs idéologies, donc s'ils étaient vecteurs d'idées, ça se saurait!!!!

(NB : pour ce dernier paragraphe, j'ai utilisé le sarcasme, qui est un procédé humoristique. On s'est bien poilé, hein?)

# Et la liberté d'expression dans tout ça?

Ne t'en fais pas. Si tu es encore là, à répéter des merdes que des milliers ont dit avant toi, que la majorité valide et applaudis, c'est que ta liberté d'expression est bien assise. En revanche, il ne faut pas venir chialer quand la sacro-sainte liberté d'expression me permet de t'expliquer pourquoi tu es une pourriture raciste/homophobe/sexiste. Ta liberté d'expression implique une liberté de réponse. Donc réfléchis bien avant d'exprimer librement ta connerie.


# Moi, en tant qu'homme, je ne trouve pas ça misogyne. C'est donc que ça ne l'est pas. C'est donc que tu es /vous êtes parano(s) (variante : moi, en tant que Blanc, je ne trouve pas ça raciste…).

Toi en tant que pas concerné par la discrimination dont il est question, en tant que personne qui ne l’a jamais subi, qui n’en a jamais souffert, tu es surtout chaleureusement conviéE à fermer ta gueule. Merci.

Discréditer la révolte des minorités (quelles qu’elles soient) auxquelles on appartient pas, sous prétexte qu’on ne saisit pas le caractère offensant d’un objet, c’est juste reproduire les mécaniques et schémas de domination que les minorités en question dénoncent. Que vous ne voyez pas où est le problème, c’est une chose. Que vous en déduisez qu’il n’y en a pas, c’en est une autre.



# Il faut pas non plus voir le mal partout.

Mais je ne vois pas le mal partout! Je le vois juste à la télé. Et dans les journaux. Et quand je sors de chez moi aussi tiens. Dans la rue, sur le trottoir, sur le périph, dans la cave, dans le métro, dans les magasins, au théâtre, au cinéma, dans les séries que je regarde, dans les infos et les documentaires que je mate, chez mes amis, chez les gens qui ne sont pas mes amis et dans ma maison. Je le vois sur facebook et twitter et je le vois dans la culotte de ta soeur. Ouais, en fait, je vois le mal partout parce qu'il EST partout. Le problème est du côté de ceux qui gobent tout avec le sourire, qui ne s'offusquent de rien et vont aller voter pour le maintien de leurs privilèges. Être indigné est différent d'être parano. L'injustice est omniprésente. Ce n'est pas parce que toi tu t'en branles qu'elle n'est pas là.  T'as beaucoup de chance de ne pas voir le mal partout. C'est un luxe de ne pas voir le mal partout. C’est d’un luxe de croire qu’il existe le moindre refuge où l’injustice n’a pas cours… Ca doit être confortable de trouver que le Mal n’est pas partout. Maintenant, laisse-moi tranquille, je dois aller me réfugier Nulle Part.




# Mais moi, je ne vois pas la couleur de peau, je n'y prête pas attention! C'est vous qui êtes obsédéEs par ça!

Oh? Bah si t'es pas raciste, alors, qu'est ce qu'on s'emmerde? C'est vrai, on est là, à se chier dessus devant la montée de l'extrême droite et de ces idées, partout en Europe, alors qu'en fait, TOI tu n'es pas raciste… Tu devrais faire un communiqué, ça ferait gagner du temps à tout le monde

(notez comme il est aisé d'utiliser le sarcasme à plusieurs reprises sur le même texte).




# Mais tu me connais, tu sais que je suis pas raciste/sexiste/homophobe!

On peut dire des choses sexistes sans être un misogyne. On a aussi le droit de le reconnaître. On peut avoir des propos ou réflexes racistes tout en trouvant le racisme abject. Là aussi, la seule façon d'être intelligent est de l'admettre et de s’efforcer de ne pas recommencer. Pas de balancer son CV humanitaire et de compter les points Karma pour prouver qu'on en a fait suffisamment pour être autoriséE à dire de la merde.



#Non, mais que vous vous battiez pour avoir le même salaire, je comprends, mais que vous vous battiez pour ça… (fonctionne aussi avec les violences conjugales, le viol ou le harcèlement de rue)

Ah mais oui, tiens, pourquoi on se bat pas pour avoir le même salaire? C'est vrai, pourquoi on y a pas pensé plus tôt? Pourquoi est-ce qu'on demande pas ça, depuis 60 piges? Pourquoi cherche-t-on à faire évoluer l’ensemble des mentalités, à questionner un système, à déconstruire des dynamiques et des rapports de pouvoir, quand, en fait, il suffisait de demander… Moi qui croyais que les inégalités salariales étaient une conséquence de millénaires d’oppression, en fait, non. C’est juste que ça fait des millénaires qu’on pense pas à demander (ou qu’on n’a pas dit “s’il te plaît”). Ben c’est chouette, on va pouvoir passer à autre chose maintenant!
(Voilà, maintenant, si vous l'ignoriez, vous l'avez compris : j'aime le sarcasme.)




# Il faut pas non plus vouloir la guerre des sexes/que les Blancs deviennent opprimés

- Vous avez tellement de marge que j'en vois pas le bout. La Muraille de Chine, quand elle voit toute la marge qu'il y a avant que les Hommes Blancs deviennent les nouveaux opprimés, elle rentre chez elle en pleurant et elle fait des pompes.

- On ne veut pas la guerre, on veut l'égalité. C'est vous qui déclarez la guerre en refusant de nous la concéder. Je sais, c'est difficile de lâcher ses privilèges. Mais l'égalité en passe par là. Ce que vous confondez avec le statut d'opprimé, c'est le statut “d'un tout petit peu moins privilégié qu'avant”. Et je vous jure qu'on s'en remet.



# En même temps, des fois, vous laissez même pas venir les mecs/les Blancs/les hétéros à vos réunions… C'est normal qu'ils ne se sentent pas concernés par le problème…

Oui, c'est vrai, les hommes/les Blancs/ les hétéros ne disposent pas de suffisamment d'espaces, dans lesquels ils se permettent de donner leur opinion super éclairée sur des discriminations qui ne les concernent pas directement. À part peut être la télé, la radio, la presse, la rue, le bistrot du coin, le Sénat et l'Assemblée Nationale… Grosso modo, hein… Du coup, effectivement, il est très discriminatoire, injuste et inique de la part des féministo-antifa-élgébété de vouloir créer des espaces au sein desquels leur parole est privilégiée. Pardonnez-nous notre communautarisme comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offenséEs et ne nous soumettez pas à l'exclusion mais délivrez nous du mâle. Amen.



Je vous laisse, il faut que j'aille faire un copier-coller sur une trentaine de groupes facebook…

Bisous!


* Je parle d’homophobie, de sexisme et racisme parce que, allez, disons que tout le monde sait ce que ça veut dire. Mais j’en ai absolument autant à dire aux putophobes, transophobes, validistes et islamophobes et antisémites (puisqu’ apparemment, il y a des gens, ils sont pas raciste, juste ils aiment pas les juifs sionistes ou les personnes “d'origine musulmane”). Et j’en oublie. Beaucoup.






liberation.fr
Simone Veil ou le sens d’une vie
Son combat ne se réduit pas aux droits des femmes, il a une portée universelle. Comme les autres survivants des camps, Simone Veil a tiré de cette expérience une leçon philosophique : l’idée qu’il faut refuser toute dégradation de la vie, toute humiliation de l’homme.

A entendre l’unanimité qui s’élève dans notre pays pour saluer la personnalité exceptionnelle que fut Simone Veil et la décision prise par le président Macron de l’accueillir au Panthéon, on oublie l’âpreté des combats qui furent les siens et la manière dont ils se poursuivent aujourd’hui. Il est d’autant plus important de les replacer dans le contexte philosophique et politique de l’époque que ceux-ci nous éclairent sur l’importance du message qu’elle nous lègue face aux dangers de régression que nous connaissons aujourd’hui. Son action est inséparable, tous l’ont rappelé, de l’expérience de la déportation et des camps de concentration, et si le président Macron oublia de rappeler que c’est en tant que juive qu’elle eut à les subir, nul ne peut dire quel aurait été son parcours si elle n’y avait rencontré ce que rappelait Robert Antelme dans l’Espèce humaine : le fait que les nazis n’aient jamais réussi à briser l’humanité des déportés.

Ce qui n’a pas assez été rappelé, c’est la leçon philosophique que Simone Veil a tirée de cette expérience, l’idée que la vie ne se résume pas à produire une conduite individuelle ou collective, morale ou légale, mais qu’elle commande de se préoccuper de sa dimension éthique. On a ainsi trop vite limité son combat au seul féminisme, réduisant à une moitié de l’humanité ce qu’elle concevait au plan de l’universel. Qu’elle ait lutté pour les droits des femmes, notamment des femmes algériennes, dans le cadre de ses premières activités de magistrate, c’est qu’il lui paraissait insupportable de voir la vie humaine profanée en tant que telle. On lit à travers son action le sens que les survivants donnèrent à leur combat : refuser toute dégradation de la vie, l’humiliation de l’homme au sens où Primo Levi l’entend dans Si c’est un homme. Car ce que nous disent les survivants passés par les camps de la mort, c’est que l’extermination emporte dans son abaissement non seulement les victimes, mais les bourreaux eux-mêmes. Ainsi faut-il comprendre le sens de l’engagement européen de Simone Veil et de sa main tendue immédiatement après-guerre aux Allemands.

C’est sans doute cette décision de considérer que la gestion de la vie revenait désormais à l’homme, pleinement conscient de sa tâche, qui fait l’unité des combats qui furent les siens. Elle rejoignait ici une poignée de scientifiques et de médecins qui se retrouvèrent au sortir de la guerre pour poser ensemble les pierres qui jalonnent les étapes de ce que l’on a coutume de nommer «la libération de la femme». Il ne s’agit plus alors d’opposer, comme ce fut longtemps le cas, la vie à la mort, ni d’aborder la question du point de vue de la démographie, à la manière d’Alfred Sauvy, chantre de l’idéologie nationaliste, dont se réclameront en 1974 les opposants à l’avortement, mais d’affirmer que seule vaut d’être vécue une vie dont l’humanité est reconnue et librement exercée. Le silence coupable de l’Eglise, la faiblesse des gouvernements démocratiques et le consentement de leurs peuples face à l’existence des camps et à la volonté de génocide mise en actes par le régime nazi les avaient disqualifiés pour revendiquer la direction du salut de leurs semblables.

Il revenait alors à quelques individus de reprendre le flambeau. Juifs, communistes pour certains, tous issus de la Résistance, ils sortent de la guerre convaincus que la vie ne vaut pas en elle-même, mais pour ce que les vivants en font. Simone Veil fut aux côtés de ceux-là, scientifiques renommés, marchant sur les traces de la révolution scientifique initiée par les travaux de Crick, Watson et Wilkins, autour de la découverte de la double hélice des acides nucléiques, médecins libres-penseurs, gynécologues-obstétriciens, et endocrinologues. Ils ont pour nom François Jacob, Jacques Monod, André Lwoff du côté des savants, Fernand Lamaze, Jean Dalsace, Pierre Simon, Pierre Velay, Etienne-Emile Baulieu, Henri Fabre, du côté des médecins.

Entrés en dissidence dès le début des années 50 face à la bien-pensance d’une société qui, sous couvert de morale, laisse les femmes mourir et souffrir, ils sont engagés dans un combat frontal contre l’ordre des médecins, hérité de Vichy, et entreprennent de convaincre des forces politiques alors peu informées et prisonnières des schémas anciens. Ils importeront en France les techniques de l’accouchement sans douleur, mettront en place les techniques de contraception, feront voter la loi sur l’interruption de grossesse avant de réfléchir aux problèmes liés à la procréation médicalement assistée et à l’euthanasie. Et s’ils trouvent, en 1967, le relais de Lucien Neuwirth pour coucher dans le marbre de la République les progrès accomplis, c’est que ce grand résistant a, lui aussi échappant à la mort, mis sa vie au service d’une vision de l’humain.

Il faut rappeler aujourd’hui les risques que prirent ces pionniers de la contraception et de l’avortement. Soumis nuit et jour aux insultes, risquant la condamnation et la prison chaque fois qu’ils ramenaient d’Angleterre les contraceptifs sur le sol français, menacés jusque dans leur vie, ils tinrent ferme, convaincus que médecine et société ne pouvaient aller l’une sans l’autre. Il faut se souvenir que ceux-là mêmes qui traitèrent Simone Veil de nazie sur les bancs de l’Assemblée furent ceux qui traitèrent le Dr Pierre Simon de Hitler en première page du Monde.

Pourquoi rappeler ces combats ? Parce qu’ils donnent leur ampleur au message que nous lègue Simone Veil, à savoir que la mémoire n’est pas seulement faite d’héritage, mais se construit au présent. Parce qu’ils nous enseignent que rien n’est jamais définitif et que les régressions politiques, qu’elles viennent d’extrême droite ou d’extrême gauche, font souvent écho aux régressions qu’entérine le corps social, en l’occurrence aujourd’hui une essentialisation de l’homme qui le ramène à ce que la nature a de plus trivial. L’élection d’un Trump aux Etats-Unis, le score réalisé par le Front national, la force politique d’un mouvement comme Sens commun doivent nous alerter. Si l’exemple de Simone Veil a autant compté, c’est parce qu’elle savait que la vie n’est sacrée que parce qu’elle porte au plus haut l’humanité de l’homme.

«La France hait d'instinct tout ce qui l’empêche de se livrer aux nègres. Elle les désire, elle les veut. Grand bien lui fasse ! qu’elle se donne ! par le Juif et le métis toute son histoire n’est au fond qu'une course vers Haïti. Quel ignoble chemin parcouru des Celtes à Zazou ! de Vercingétorix à Gunga Diouf. Tout y est ! Tout est là ! Le reste n’est que farce et discours. Encore 50 ans, plus un seul Français qui ne soit métis de quelque chose en «ide», araboïde, arménoïde, bicoïde, polonoïde… Et «français» bien entendu cent mille fois plus que vous et moi. […]
Si la guerre civile avait duré ce serait d’ailleurs déjà fait. Nous aurions deux millions de morts, aryens, remplacés immédiatement (dixit Mandel) par deux millions d’asiates et nègres, le grand programme juif.
Tous les métis, les allogènes, sont animés d'une haine sourde, animale, irréductible pour tous les Celtes et les Germains. […]
La France actuelle, sa population ressemble de plus en plus à celle des États-Unis d’Amérique. Même vœux, même politique profonde. Plus quelques débris d’indigènes nordiques et celtes à la traîne, fondants d'ailleurs, en voie de disparition . Voyez nos équipes nationales sportives, bariolages grotesques, hâtifs racolages de n'importe qui, pêchés n'importe où, d’Afrique en Finlande !
Mûrs pour être colonisés ? Nous le sommes ! Par n’importe qui ! Parler de racisme aux français, c'est parler de sang pur aux bicots.
Alors beau chose, dites-nous vous-même, un petit peu, ce que vous préconisez ? Ah ! que c'est plus délicat… malcommode… ardu… cruel… Que Dieu me garde du pouvoir ! des lourdes confiances populaires !
Je les mettrais toutes en bouillie ! Je découperais d’abord la France en deux morceaux.
Nous les gens du Nord, puisque c'est le sud qui commande, c'est-à-dire le juif. Les Romains trop métissés se sont donné deux capitales, j’en ferais tout autant. Marseille et Paris. L’une pour la France méridionale, latine si l'on veut, byzantine, «algérique», tout aux métis, tout aux zazous, où l’on aurait tout le loisir, toute la liberté d'héberger, chérir à fond tous les plus beaux youtrons du monde, de les élire tous députés, commissaires du peuple, archevêques, druides, génies, de se faire endaufer par eux, à l’infini, en attendant de tous passer nègres, l’affaire de trente ou cinquante ans, au train où poulopent les choses, d'atteindre enfin le but suprême, l’idéal des Démocraties. L’autre pour la France «nord de la Loire» la France travailleuse et raciste, sans Blum, sans Bader, si possible, sans Frot non plus, c'est à tenter. Je crois qu’il est peut-être temps que s’opèrent quelques grandes réformes… La France idéal St-Domingue ne m’intéresse vraiment pas. Peut se la farcir qui se présente, je m’en fous très énormément. Je regrette tout simplement d’avoir laissé tant de ma viande (75 pour 100) pour défendre cette saloperie qui ne rêve que de Lecache. Une si grande guerre, tant de misère, pour aller de Rothschild à Worms ! Il faudra vraiment du nouveau pour me faire devenir patriote. Je crois que ce sera pour une autre fois, pour un autre monde peut-être, celui des morts si je comprends bien, la vraie patrie des entêtés.

Lettre de Louis Ferdinand Celine à Henri Poulain, 1942

anonymous asked:

Je trouve ça stupide et puéril tous ces posts à propos de fleur lunaire... Y a tellement plus intéressant à faire que divulguer des bêtises et méchancetés, des rumeurs à l'encontre de quelqu'un qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam. C'est pas parce que certaines personnes diabolisent, va savoir la raison profonde, quelqu'un que cette personne est le diable. Jésus à été diabolisé injustement. Les juifs ont été diabolisés injustement. Etc... Les ex ne manquent pas. Et c'est tjs le même phénomène...

Est-ce que… Est-ce que t'es en train de te comparer à Jésus..? Tu deviens de plus en plus désespérant Thomas c'est impressionnant

anonymous asked:

Vu dans Quotidien aujourd'hui : des jeunes sortant d'un meeting du FN en blaguant sur le Zyklon B, gaz utilisé par les nazis pour tuer les juifs... Et on va encore le dire que les partisans du Fn ne sont pas du tout racistes ? :'(

Woh, et diffusé dans Quotidien ? Tant mieux. Qu'on les expose ces bâtards.

anonymous asked:

Tes amis athées disent n'importe quoi et on une vision complètement chrétienne du judaisme. Je vais pas aller jusqu'à dire que tous les juifs sont ouverts et acceptant des personnes lgbti (surtout en france) mais beaucoup le sont ! Et les juifs lgbti existent (hello) Ça prend "4 siècle" parce que tu rejoins un peuple et pas juste une religion et tu peux être juif et athée (hello again) ! Les convertis lgbti seront toujours les bienvenus et aussi juifs que n'importe quel autre converti <3

On dit beaucoup de mal de Tumblr, et des anons, etc, mais vous savez, parfois, juste pour ce genre de messages, ça vaut le coup de se taper des anon hate de temps en temps. Merci beaucoup de ce message, anon, j'en avais besoin, I don’t know who you are, mais j'espère que tu passes une belle journée !

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Vous n’êtes pas les bienvenus ici !!

Je ne rigole pas, je ne veux pas de vous ici. Si vous soutenez au moins l’une de ces propositions, vous êtes à mes yeux un connard intolérant, sexiste et raciste qui ne sait sans aucun doute pas faire la différence entre religion et terrorisme.

Dégagez d’ici !

Un jour il faudra qu’on m’explique c’est quoi cette passion que les gens ont de constamment rappeler que Macron a travaillé à Rothschild. 

Je veux dire, les gens d’extrême-droite et les antisémites en général je comprends parce que c’est un code bien connu pour “juif”.

Mais les autres, ça vous apporte quoi ? Vous pouvez pas dire qu’il était banquier ?

Le pragmatisme économique c'est dangereux

Macron à dit “nous ne cederons rien a l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisemitisme”
La definiyion du sionisme: Mouvement dont l'objet fut la constitution, en Palestine, d'un État juif
A côté du criminel de guerre Netanyahu, dans le plus grand des calme, applaudi par la foule , le président français ose réduire la lutte des palestiniens pour leur terre et leur intégrité à de la haine contre les juifs, à du racisme pur et infondé.
C'est un triste jour

ça rend sauvage l’écriture. On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnait toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l’écriture, il faut être plus fort que ce qu’on écrit. C’est une drôle de chose, oui. C’est pas seulement l’écriture, l’écrit, c’est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens. C’est la vulgarité massive, désespérante de la société. La douleur, c’est Christ aussi et Moïse et les pharaons et tous les juifs, et tous les enfants juifs, et c’est aussi le plus violent du bonheur.
Marguerite Duras