les champignons

La nourriture

Les fruits :

- apple : la pomme

- pear : la poire

- banana : la banane

- orange : l’orange (f)

- tomato : la tomate

- mango : la mangue

- peach : la pêche

- apricot : l’abricot (m)

- lemon : le citron

- lime : le citron vert

- grape : le raisin

- raisin : le raisin sec

- grapefruit : le pamplemousse

- watermelon : la pastèque

- pineapple : l’ananas

- melon : le melon

- kiwi : le kiwi

- plum : la prune

- prune : le pruneau

- cherry : la cerise

- strawberry : la fraise

- raspberry : la framboise

- blackberry : la mûre

- blueberry : la myrtille


Les légumes :

- carrot : la carotte

- potato : la pomme de terre

- sweet potato : la patate douce

- leek : le poireau

- cucumber : le concombre

- corn : le maïs

- salad : la salade

- cabbage : le chou

- kale : le chou frisé

- Brussels sprouts : les choux de Bruxelles (m)

- cauliflower : le chou-fleur

- broccoli : le brocolis

- asparagus : l’asperge (f)

- sweet pepper : le poivron

- mushroom : le champignon

- pumpkin : la citrouille

- squash : la courge

- zucchini : la courgette

- bean : l’haricot (m)

- pea : le (petit) pois

- artichoke : l’artichaut (m)

- eggplant : l’aubergine (f)

- spinach : les épinards (m)

- radish : le radis

- chickpea : le pois chiche

- avocado : l’avocat (m)


Les basiques :

- bread : le pain

- flour : la farine

- egg : l’oeuf / les oeufs

- chocolate : le chocolat

- sugar : le sucre

- salt : sel

- onion : l’oignon (m)

- garlic : l’ail (m)

- butter : le beurre 

- cereals : les céréales (f)

- oil : l’huile (de coco : coconut, d’olive, de tournesol : sunflower)

- pasta : les pâtes (f)

- rice : le riz

- semolina : la semoule

- meat : la viande

- fish : le poisson

- cheese : le fromage

- yoghurt : le yaourt


Les boissons :

- water : l’eau (f)

- coffee : le café

- tea : le thé

- hot chocolate : le chocolat chaud

- wine : le vin (red : rouge, white : blanc, pink : rosé)

- beer : la bière

- Coke : le coca

- soda : la limonade

- champagne : le Champagne

- milk : le lait

- juice : le jus (de + fruit)

tontons flingueurs

 “Madame Le Pen, serial killer du pouvoir d’achat.”

François Fillon, dans sa barbe, ironique sur TF1

“Vous êtes beaucoup plus fort en soustraction qu'en addition, sauf quand il s'agit de votre propre argent.”

Benoît Hamon à François Fillon
sur TF1

J’ai admiré vos pudeurs de gazelle. ‘La campagne a été polluée par les affaires de certains d’entre vous’, avez-vous dit. Ici, il n’y a que deux personnes concernées : M. Fillon et Mme Le Pen.

Jean-Luc Mélenchon aux journalistes
sur TF1

J’étais passée à côté de celle de Benoît Hamon  ! Damned ! il dézingue ! il va fort !

“pudeurs de gazelle…” ça me plaît. ça a du chien. Si je puis dire. ça sent le sous-bois et le champignon.

La bibliothèque dans la littérature

“J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute: au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était faite de les épousseter sauf une fois l’an, avant la rentrée d’octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait. Elles se ressemblaient toutes, je m’ébattais dans un minuscule sanctuaire entouré de monuments trapus, antiques, qui m’avaient vu naître, qui me verraient mourir et dont la permanence me garantissait un avenir aussi calme que le passé. Je les touchais en cachette pour honorer mes mains de leur poussière mais je ne savais trop qu’en faire et j’assistais chaque jour à  des cérémonies dont le sens m’échappait : mon grand-père – si maladroit, d’habitude, que ma mère lui boutonnait ses gants – maniait ces objets culturels avec une dextérité d’officiant. Je l’ai vu mille fois se lever d’un air absent, faire le tour de sa table, traverser la pièce en deux enjambées, prendre un volume sans hésiter, sans se donner le temps de choisir, le feuilleter en regagnant son fauteuil, par un mouvement combiné du pouce et de l’index puis, à peine assis, l’ouvrir d’un coup sec « à la bonne page » en le faisant craquer comme un soulier. Quelquefois je m’approchais pour observer ces boîtes qui se fendaient comme des huîtres et je découvrais la nudité de leurs organes intérieurs, des feuilles blêmes et moisies, légèrement boursouflées, couvertes de veinules noires, qui buvaient l’encre et sentaient le champignon”.

Jean-Paul Sartre, Les mots, Éditions Gallimard, 1964


“L’univers (que d’autres appellent la Bibliothèque) se compose d’un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d’aération bordés par des balustrades très basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, interminablement. La distribution des galeries est invariable. Vingt longues étagères, à raison de cinq par côté, couvrent tous les murs moins deux ; leur hauteur, qui est celle des étages eux-mêmes, ne dépasse guère la taille d’un bibliothécaire normalement constitué. Chacun des pans libres donne sur un couloir étroit, lequel débouche sur une autre galerie, identique à la première et à toutes. […] A proximité passe l’escalier en colimaçon, qui s’abîme et s’élève à perte de vue. Dans le couloir il y a une glace, qui double fidèlement les apparences.

[…] Comme tous les hommes de la Bibliothèque, j’ai voyagé dans ma jeunesse ; j’ai effectué des pèlerinages à la recherche d’un livre et peut-être du catalogue des catalogues ; maintenant que mes yeux sont à peine capables de déchiffrer ce que j’écris, je me prépare à mourir à quelques courtes lieues de l’hexagone où je naquis. […] La Bibliothèque existe ab aeterno. De cette vérité dont le corolaire immédiat est l’éternité future du monde, aucun esprit raisonnable ne peut douter. Il se peut que l’homme, que l’imparfait bibliothécaire, soit l’œuvre du hasard ou de démiurges malveillants ; l’univers, avec son élégante provision d’étagère, de tomes énigmatiques, d’infatigables escaliers pour le voyageur et de latrines pour le bibliothécaire assis, ne peut être que l’œuvre d’un dieu. Pour mesurer la distance qui sépare le divin de l’humain, il suffit de comparer ces symboles frustres et vacillants que ma faillible main va griffonnant sur la couverture d’un livre, avec les lettres organiques de l’intérieur : ponctuelles, délicates, d’un noir profond, inimitablement symétriques.”

Jorge Luis Borges, Fictions, Éditions Gallimard, 1957 et 1965


“Dès l’entrée, j’étais saisi d’une crainte révérencieuse et un peu abasourdi, comme si mon cœur était prié de se déchausser, de marcher sur la pointe des pieds et de respirer poliment, la bouche fermée, comme il se doit.

Excepté un portemanteau en bois foncé qui dressait ses patères, un pan de mur nu et un tapis brodé de couleur sombre, le hall était entièrement recouvert de livres : les étagères, tapissant les murs du sol au haut plafond, supportaient des ouvrages dont certains étaient rédigés dans des langues dont je ne connaissais même pas l’alphabet, il y avait des livres debout, sur la tranche desquels d’autres étaient couchés, de splendides manuels, bien épais, prenaient leurs aises quand d’autres, empilés les uns sur les autres, tels des réfugiés entassés sur des châlits à bord de vieux rafiots, vous regardaient misérablement, de lourds bouquins respectables à la reliure de cuir gravée de lettres dorées, et d’autres tout légers, à la fragile couverture en papier, des seigneurs prospères et gras, des mendiants décolorés et dépenaillés, parmi lesquels grouillait une foule d’opuscules, gazettes, pamphlets, journaux, revues, bulletins, magazines et brochures, la racaille suante et bruyante, agglutinée autour de la place ou aux abords du marché”.

Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres, Éditions Gallimard, 2004

J’ai oublié de vous balancer mon amour pour les Sakuras dans la face - je remédie donc à cela

Ça fait trois semaines que j'ai pas écrit à propos de ma nouvelle vie nippone (faut dire aussi que le wifi ici c’est de la merde) mais pendant ces trois semaines il s'est passé ceci :

Oh oui, des cerisiers en fleurs PARTOUT. À tous les coins de rues, des rangées et des rangées de sakuras, même les montagnes d'habitude si vertes se sont parées de rose et blanc.

Bon faut dire aussi que ça n'a pas duré longtemps, avec les orages qui nous sont tombés sur la gueule.

                                   (ceci n’est pas une pub pour Converse)

Faut dire que Nagasaki est une ville magnifique parce que nichée entre 56 grosses collines, mais qui, du coup, a un micro-climat du tonnerre = pluie et humidité à gogo (toi aussi combats les champignons qui poussent sur tes tatamis…)

Mais sinon j’aurai tellement de choses à dire sur ce que je vis ici… Que ce soit au niveau de la bouffe, au niveau relationnel, au niveau de l’ouverture d’esprit que je dois m’imposer, au niveau de l’apprentissage de la langue, même si au  final je m’habitue plutôt bien, il m’a fallut durant ce premier mois faire face à plein de nouveautés.

3

Petit tas de dessins en vrac (on dit “miscellanées” pour être élégant) (je vais donc continuer avec “bordel en vrac”) : des bouts vite faits des Buttes Chaumont hier matin (mais je me suis laissée distraire par les coureurs en short…) et le pommier à champignons qui s’est hélas fait débiter en tronçons. Astuce technique de jardinage : quand le cœur d’un arbre est spongieux au point que tu puisses y enfoncer l’index sans trop de mal, il était effectivement temps de le couper avant qu’il ne te tombe dessus.

Cette semaine, nous avons le plaisir de vous présenter l’illustratrice naturaliste Florence Dellerie. Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions et de nous faire découvrir son blog éponyme, dans lequel elle partage ses plus belles illustrations, ses gribouillages et sa passion pour le véganisme. Quoi de mieux pour débuter la saison estivale ! 

Tumblr – Pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs ?

Florence – Florence Dellerie, 31 ans. Je vis dans le Sud de la France, à la campagne. Je suis illustratrice indépendante depuis 10 ans environ, et spécialisée dans les illustrations naturalistes : zoologie, botanique, mycologie, paléontologie, environnement, etc. Je réalise également des illustrations culinaires (cuisine végane uniquement) et des albums de dessins à colorier.

T – D'où vient votre passion pour le dessin ? 

F – J’ai toujours dessiné (comme beaucoup d’illustrateurs, je crois !). J’adorais les livres aussi, et j’étais en admiration devant les albums jeunesse, les documentaires remplis d’illustrations animalières et botaniques. Mes parents ont joué un rôle certain. Ma mère est artiste peintre, passionnée par la nature en général ; les paysages et les fleurs en particulier. Elle a un superbe coup de pinceau. Un jour, j’ai récupéré une de ses boîtes d’aquarelle et j’ai commencé à peindre. J’ai eu un genre de coup de foudre pour l’aquarelle, que je n’ai plus lâchée depuis. Mon père est également très doué pour exécuter des dessins plus « techniques », dans un autre genre : des designs d’avions et de vaisseaux spatiaux, toujours à main levée mais avec une rigueur et une précision ahurissantes. Bref, j’ai été très bien entourée…

T – Qu'est-ce qui vous a poussée à vous spécialiser dans les illustrations naturalistes ?

F – Une enfance passée à la campagne, sans doute ! Petite, j’ai passé beaucoup de temps à me balader dans mon Ardèche natale, dans les montagnes, les rivières, les forêts de châtaigniers ; entourée d’oiseaux, d’insectes, de fleurs… J’étais déjà très curieuse vis-à-vis de mon environnement. J’avais envie de connaître le nom de tous les végétaux, de tous les animaux, de tous les champignons que je croisais sur mon chemin. J’ai compris un peu plus tard que cet objectif serait totalement impossible à atteindre, mais bizarrement, ça ne m’a pas démotivée. J’ai naturellement associé mes deux principaux centres d’intérêts : le dessin et la nature.

T – Parlez-nous de votre blog ? Quel a été le déclic pour créer celui-ci et pourquoi avoir choisi Tumblr ?

F – Mon blog présente mes illustrations, mes croquis, mes gribouillages, ainsi que mon actualité et mes publications. S’y côtoient donc des aquarelles d’oiseaux, des planches botaniques, des illustrations culinaires, des dinosaures et des planches montrant comment identifier les crottes de lapins. :) De temps en temps, j’y glisse aussi une photo ou deux : bien que je ne sois qu’amatrice dans ce domaine, j’aime beaucoup me balader dans la nature avec mon objectif macro ! Un excellent moyen de voir ce que les yeux ont du mal à percevoir. Je me sers également de ces photos comme références pour peindre ensuite (c’est particulièrement utile pour les insectes et autres arachnides). J’y parle également d’antispécisme, et donc de véganisme, car ce sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur. Étant radicalement opposée à l’exploitation des animaux, je publie régulièrement des infos et des illustrations allant dans ce sens. Quant au déclic, il s’est fait un peu par hasard : plusieurs amis illustrateurs ont créé un Tumblr, puis ont écrit un petit mot à ce sujet sur les réseaux sociaux. J’ai découvert la plateforme, et j’ai tout de suite apprécié sa simplicité d’utilisation et la liberté qu’elle offre. C’est également un excellent moyen de créer des connexions avec d’autres blogueurs, notamment d’autres artistes.

T – Quels sont vos trois blogs Tumblr préférés, et pourquoi ?

F – Difficile de n’en choisir que trois, mais soit ! J’adore le Tumblr d’Aurélie Neyret, illustratrice elle aussi. Son trait est sublime, plein de sensibilité, et sa palette est vraiment à croquer. Un coup de cœur ! J’aime beaucoup le blog de Dan Simon également. Un photographe de talent qui présente de magnifiques photos en macro (en particulier des insectes et des arachnides). Une mine d’or pour les entomologistes, les naturalistes, et les passionnés de nature. Enfin, pour la gourmandise, Les Miams Véganes. Des recettes variées, bourrées de gourmandise, et exemptes d’exploitation animale. Le tout est accompagné de photos qui confirment que les véganes ne se nourrissent pas de cailloux et d’herbe !

T – Merci beaucoup, Florence ! Bonne chance pour la suite. :)

Montage d’images : Florence Dellerie

flickr

Mitrula paludosa - Mitrule des marais by Vincent Lagardère