le sous sol

Je termine mon existence dans mon petit coin, où j'essaie piteusement de me consoler, d'ailleurs sans succès, en me disant qu'un homme intelligent ne parvient jamais à devenir quelque chose et que seul un imbécile y réussit.
—  Fiodor Dostoïevski, Les Carnets du sous-sol, 1864
Y à de la colère  dans les poèmes et du sang dans nos téléphones portables.
Y à des enfants sous nos baskets et une pièce de monnaie sous mon oreiller.
Y à des blagues carambar au journal télévisé et des casinos dans les caisses de l'état.
Y à plus d'espoir dans les chansons et des dépressions dans les rayons.
Y à le pétrole des sous-sols dans les nuages et la rage des adolescents dans chacun de ses coups de reins.
Y à de l'huile de moteur dans nos artères, un nid d'oiseau dans mon resto.
Y à le rire des enfants qu'on a pas eu dans du papier toilette,
une génération pleine de lumière et d'artistes
étouffée au fond d'un préservatif.
Y à des connards dans tous les cœurs et des poètes au bouts des cordes. 
Y à plus d'amour dans les je t'aime et plus de désirs que de centres commerciaux. 
Y à des génies dans les asiles et des larmes sur les peintures.
Y à des armes dans les sacs de billes et du plastique sous les jupes des filles.
—  Y à de la colère dans les poèmes
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Le Dispensaire

Avant sa mort, la Barone de Poilly avait demandé à son fils de continuer ses œuvres de bienfaisance en fondant, un dispensaire pouvant contenir 10 lits. 

Si bien qu’en 1912, le nouveau pavillon, doté des perfectionnements modernes, était inauguré.

Son fonctionnement fut de courte durée, les Allemands l'ayant détruit en 1917.

Non reconstruit, il ne reste aujourd'hui que les sous-sols qui servirent d'abris à des familles rentrées en 1919.

Photo novembre 2015

-Domii

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R I P  Wes Craven  (1939-2015)