le sauveur

“Mais je reconnais que celui qui, dans cette campagne, a insisté sur l'importance de se libérer de l'homme providentiel pour revenir à une conception plus horizontale des pouvoirs -Benoît Hamon-” a disparu des radars. Il a mis sur la table ce désir d'en finir avec le système spectaculaire du sauveur, et …il s'est fait bouffer. “
—  Joël Pommerat, in Télérama Spécial Cannes
Id'entité



L'homme attirail, est un être nuancé…

Les piles d'ignorance et de savoir, se côtoient en couches superposées !
C'est le big bazar dans les tiroirs, toutes les teintes sont mélangées !
Habits d'humilité ou de pouvoir, selon l'humeur, le costume est ajusté !
C'est la parade des accessoires, aujourd'hui sympathies, et demain vents glacés 




L'homme entraille, est un être divisé…

Le sauveur à la “Saint Bernard”, devise du dévouement, noblesse et témérité !
Le recto égoïste du gros salopard, sans scrupules, l'individu et son intérêt !
L'aspirant à la romance du clochard, cherchant la belle du scénario rêvé !
L'amateur de gazelles, en Guépard, taillé pour les courses effrénées !




L'homme faille, à la pudeur contrastée …


Le héro installé sur son perchoir, sur les toits, il s'affiche immensité !
l'illusionniste arpentant le trottoir, faiseur de tours avec agilité !
Le conservateur de réservoir, le château d'eau des larmes refoulées !
Toutes les cicatrices du miroir, et les silences portés comme des regrets !



L'homme…… il y a tant à dire pour le personnaliser


Je suis homme….. voici une partie de mon identité.


Sens-unique 

Thelma et Louise dans la petite salle blanche. Jambes nues, blouson vert foncé, c'est l'uniforme du mal. Larmes sur les joues de Thelma. Les mains serrées l'une dans l'autre. Louise ignore les messages de son père. Thelma ment, comme si elle n'avait pas d'parents. La fièvre les prend. Le sauveur est loin encore. Une heure à attendre avant la délivrance. Elles danseront pour fêter leurs dix-huit ans.

Il avait cette façon d’être à la fois mon bourreau et mon sauveur. Les tourments qu’il me causait, personne d’autre que lui ne pouvait jamais les apaiser.