le ruisseau

A bout de souffre.

Dans le bref premier temps où je la vis avant qu’elle ne m’ait aperçu, assise à m’attendre devant un chocolat, j’eus d’elle une fausse intuition d’un genre de fille qui aurait enterré ses envies avec une croix dessus comme, petite, ses hamsters tout au fond du jardin.

Puis nous brisâmes la glace, élégants patineurs, en circonvolutions lunaires, dans le plaisir de nous dire et je compris bien vite qu’elle m’avait bien berné de son premier abord.

Les mains tordues en suppliques et les pieds croisés sous la table, la tête sagement baissée dégageant le net dessin d’une nuque insoumise, elle m’éclaboussait du torrent impétueux de sa pensée dans le mince ruisseau de sa voix, esquissant la détrempe d’un amour infini de tout ce qui vivait et aussi d’une grande compassion pour les noyés de la vie dans mon genre.

Alors, comme l’abrupte nudité de son caractère m’ôtait toute idée d’emballage, c’est très simplement que je le lui pris la main, dans le reflux d’un silence soudain, avant de lui faire de ma vie, tout un grand déballage.

🏞French Landscape Vocab🏞

Landscape- le paysage
Plain- la plaine
Désert- le désert
Forest- la forêt
Woods- le bois
Rainforest- la forêt
Swamp- le marais
Meadow- le pré
Grassland- la prairie
Coast- la côte
Cliff- la falaise
Coral Reef- le récif de corail
Estuary- l'estuaire
Mountain- la montagne
Glacier- le glacier
Valley- la vallée
Cave- la caverne
Plateau- le plateau
Gorge- la gorge

Stream- le ruisseau
River- la rivière
Rapids- les rapides
Rocks- les rochers
Slope- la pente
Waterfall- la cascade
Geyser- le geyser

Originally posted by insane---world

Corsica - Fleuves et Rivieres Corse — Le Cavo est un petit fleuve côtier de la Corse-du-Sud et se jette dans la mer Tyrrhénienne.La longueur de son cours d'eau est de 21,9 km.Dans sa partie haute, pour l'Institut national de l'information géographique et forestière, le Cavo s'appelle le ruisseau de Sainte-Lucie, puis le ruisseau de Finicione. Il prend sa source à 1 km au nord-est du Puntacci (1 221 m), à l'altitude 950 m, dans la forêt territoriale de l'Ospedale, sur la commune de Zonza.                

Tu sais c’est quoi ton problème ? C’est que t’es une blasée de la vie, même respirer te fait chier. Toi, c’qu’on aurait du te dire “c’est ferme ta gueule et avance, apprends à mettre de l’eau dans ton vin, la vie elle te doit rien”. Toi, t’es de ceux qu’ont la vie facile et fuient le difficile, c’est pire que tout ça, parce-que t’es capable de plus hauts, plus grands, t’sais les gens brillants, ceux-là sont des acharnés de la vie, ils bossent énormément pour atteindre leurs objectifs, eux ils ne se laissent pas porter par la vie, ils font leur vie, mais pas comme toi tu fais la tienne, toi ta vie c’est un long fleuve tranquille avec ses crues et ses endroits secs, toi ta vie, c’est un ruisseau dans le lit d’une rivière, capable de grandes choses, mais qui attend, qui attend un je ne sais quoi bien dérisoire. Faudrait que tu laisses les gens te cerner, comme ça ils pourraient t’aider, tu devrais laisser les personnes qui s’intéressent à toi rentrer dans ton univers bordélique. Toi, t’es pas à côté de la plaque comme tu le crois, ni une flemmarde comme tu t’évertues à scander, toi, t’es plus une acharnée, une passionnée, une désillusionnée. Toi, tu vois, t’as grandi trop vite, t’es passée à côté de plein de choses futiles, de rêves naïfs, de phrases enfantines, non toi, très tôt, trop tôt tu t’es immergée dans le monde des mots, à vouloir écrire comme Rousseau. Toi, t’as dit non au monde, tu lui as crié “nique” comme tu me l’as racontée et t’espères au fond de toi-même qu’il revienne un jour te dire je t’aime, te prouver qu’il a changé. Toi, t’es une solitaire, qu’a besoin de compagnie on va dire, toi t’aimes pas trop les soirées, tu t’fais rapidement chier, mais tu t’entêtes à y aller, pour faire semblant, comme pour dire “on fait aller”. Toi, tu fuis, tu veux tout tout de suite, t’es impatiente et t’en demandes trop aux gens, tu veux qu’ils devinent tout sans que tu les aides, tu exiges d’eux une clairvoyance sans pareil. Toi, tu devrais te poser les bonnes questions, te demander ce que tu veux, où tu veux aller, quand partir, avant qu’il ne soit trop tard. Toi, tu crées jamais d’emmerdes, tu restes là à regarder les autres s'entre-tuer, même si t’as ta grande gueule et ton sale caractère, tu dis parfois des énormités sans égale et des actions ratées dignes des plus grands comiques. Mais toi, tu sais pas répondre quand on te lance un “qu’est-ce que tu aimes dans la vie ?”, toi tu ressens un énorme vide, comme au bord d’un précipice, rien te vient à l’esprit. Pourtant si on te sort les vers du nez, on en tire un chef d’oeuvre, le genre caché au fond d’une galerie, celui qu’on a laissé défiler, sans trop s’arrêter, mais si on gratte au-delà de ce que tu laisses paraître, crois moi, on en est époustouflé, de cette rage de vivre et cette tête bien construite. Toi, tu pousses au respect malgré tes airs irrévérencieux, ta nonchalance que tu colportes à chaque pas qui frôle le sol, t’es vraiment quelqu’un qui peut faire de belles choses, si tu trouves la motivation qu’il faut, scolairement c’est pas vraiment compliqué à ce que je vois, mais toi, tu devrais admettre que tu vaux la peine, la peine d’exister, la peine qu’on s’attarde devant toi.

Enfin bref, on en reparlera.

Oublie pas de finir l’article pour jeudi.

Ah, et réunion demain à 9:30 pétante !


Comment se prendre une claque en dix minutes.

Les Miserables Aesthetics- Gavroche Thenardier

“'Je suis tombé par terre, “I have fallen to the earth,
C'est la faute à Voltaire; ‘Tis the fault of Voltaire;
Le nez dans le ruisseau, With my nose in the gutter,
C'est la faute à … ” ‘Tis the fault of … ’
He did not finish. A second bullet from the same marksman stopped him short. This time he fell face downward on the pavement, and moved no more. This grand little soul had taken its flight.”

T’étais mon monde..

T’étais le souffle dans mon cou pendant un baiser, t’étais le bruit des feuilles l’automne. T’étais le froissement des draps, t’étais un éclat de rire dans les ruelles sombres. Tétais la douceur de tes mains contre mon corps, t’étais le grincement des escaliers, t’étais l’odeur de la pluie sur un sol chaud. T’étais un graffiti en plein Londres, t’étais le soleil qui me brûlait la peau. T’étais les étoiles dans le ciel, l’odeur d’une bougie consumée. T’étais la définition de la perfection, t’étais mon Buzz l’éclair. T’étais une illusion, une promesse. T’étais un défaut d’une grande peinture, t’étais un pas de danse. T’étais le chant des oiseaux le lundi matin, t’étais un bus en retard. T’étais un regard d’amour, t’étais une étincelle provenue de la lune. T’étais un battement de coeur, t’étais une paire de chaussures abimées. T’étais une miette de pain sur une table, t’étais le courant du ruisseau au bas de la rue. T’étais une lettre, t’étais un texte écrit dans le métro. T’étais un bon ténébreux, t’étais mon inspiration. T’étais un jean craqué, une toile délavée. T’étais un skateparc, une pluie sans fin. T’étais un match de hockey, t’étais la danse de mes doigts sur le clavier. T’étais une photo instantanée, un rire singulier. T’étais un arc-en-ciel sous un jour de pluie, t’étais mon soleil. T’étais mon rire, mon sang. T’étais mon monde…

Je suis parti d'un bout de monde. J'étais trop grand pour me courber parmi les nuages de poussière juste au bord de la Terre. Et j'ai marché le long des routes, le ventre à l'air dans le ruisseau ; Et même que le vent nous écoute, et la pluie va tomber bientôt. Tellement de nuits sous la paupière, tellement de forêts abattues, même sous la mitraille et le fer, moi je leur ai rien vendu. Et que même dans l'espace Schengen, il ont pas voulu de ma peau. C'est pas la croix, pas la manière ; Et puis la Terre on y revient ; Moi j'ai un orgue de barbarie, et je vais pourrir leur pays. C'est pas avec la bombe atomique, c'est pas avec le tour de France qu'ils me mettront de leur côté quand j'aurai fini ma croissance. Ce que je fais là moi, je sais pas. Je voulais juste marcher tout droit. Ce que je fais là moi, je sais pas. Je pense à toi depuis mille ans
—  raphaël.