le professeur

Le Subjonctif

The 1st thing that someone needs to know about this tense is that S1 (1st subject) is always different from the S2 (2nd subject), if both subjects are the same, you need to use the indicative, not the subjonctif.

The 2nd thing is that the subjonctive is always in the 2nd clause, always.

This tense is parted in 2:

  • present
  • past

Present

How to form it:

que + the radical/root of the 3rd person plural in the present tense (ils) + specific ending

ex: que je mange

These endings are:
1st person singular: e
2nd person singular: es
3rd person singular: e
1st person plural: ions
2nd person plural: iez
3rd person plural: ent

However, French likes to be complicated so we have a list of exceptions (yes, the cruel French wants you to memorize it, no, there’s no cheat code, i want one too):

Avoir: aie, aies, ait, ayons, ayez, aient
Être: sois, sois, soit, soyons, soyez, soient
Savoir: sach + the endings from above
Faire: fass + the endings from above
Vouloir: veuille, veuilles, veuille, voulions, vouliez, veuillent
Pouvoir: puiss + the endings from above
Aller: aille, ailles, aille, allions, alliez, aillient
Venir: vienne, viennes, vienne, voyons, voiez, voient
Prendre: prenne, prennes, prenne, prenions, preniez, prennent

Past

que +  avoir/être (sbj. pres.) + past participle

ex: que j’aie mangé; 
que tu sois sorti

When to use the subjonctive and when to use the indicative?

The subjonctive is for incertitude and it’s subjective
The indicative is for certitude and it’s objective.

When to use the subjonctive?

1. after subjective verbs as:
regretter, aimer, defendre, interdire, craindre, réjouire, demander, vouloir, désirer, douter.
ex: Je doute qu’il soit arrivé à temps à l’école. 
However, espérer can never be in the subjonctive tense, never ever. 

2. After croire, penser, trouver (trouver as in “i find you very cute” not as in finding a book or so)
Also, the subjonctive follows these verbs only if they are in their negative form or in the interogative one, never in the affirmative form.
ex: Je ne crois pas que tu viennes chez moi.

3. After “il faut que”
ex: Il faut que tu saches la vérité.

4. After expressions like:
il est possible/impossible/utile/ nécesaire, il vaut mieux, il se peut, il est grand temps, il est dommage
ex: Il vaut mieux que tu fasses tes devoirs.

This rule has an indicative part. Expressions like: il est clair, il est évident, il est sûr, il va de soi, il est incontestable are always followed by the indicative
ex: Il va de soi que tu passeras l’examen.

5.  être + adjectives (subjective things like: heureux, malheureux, triste, enchanté, ravi)
ex: Je suis heureux que tu sois arrive à temps.

6. After: bien que, quoique, quoi que, où que, qui que, sans que, avant que, pour que, afin que, quelque + adj. +que, quelques + noun +que, jusqu’à ce que, à supposer que, quel(les) que, de sorte que, de maniére que, malgré que, que… ou que, 
ex: Malgré que le professeur soit malade, il vient à l’école.

7. After: un(e), personne, quelqu’un, quelque chose, rien (actually, after any indefinite pronoun)
ex: Je cherche une personne qui sache cuisine.

8. After a superlative
ex C’est le meilleur livre que j’aie lu.

9. L’impératif
ex: Qu’ils sortent!

Here’s a handy dandy list of various professions in French in alphabetical order. If you have any suggestions of which other profession I should include, please message me!

[l’] acteur, [l’] actrice - actor/actress
[l’] agriculteur - farmer
[l’] architecte - architect
[l’] artiste - artist
[l’] astronaute - astronaut
[l’] avocat - lawyer
[le] berger - shepherd
[le] bijoutier - jeweller
[le] boucher - butcher
[le] boulanger - baker
[le] camionneur - lorry driver
[le] chanteur, [la] chanteuse - singer
[le] chauffeur de taxi - taxi driver
[le] chirurgien - surgeon
[le] coiffeur, [la] coiffeuse - hairdresser
[le] comptable - accountant
[le] concierge - caretaker
[le] conducteur - driver
[le] conseiller - consultant
[le] contremaître - foreman
[le] couturier - fashion designer
[le] cordonnier - shoemaker
[le] cuisinier, [la] cuisinière  - cook
[le] curé - priest
[le] danseur, [la] danseuse - dancer
[la] dentiste - dentist
[le] dramaturge - playwright
[le] domestique - servant
[le] douanier - customs officer
[l’] éboueur - dustman
[l’] écrivain - writer
[l’] électricien - electrician
[l’] employé - employee
[l’] employé de banque - bank clerk
[l’] employé de bureau - office worker
[le] facteur - postman
[le] fermier - farmer
[le] horloger - watchmaker
[l’] hôtesse de l´air - air hostess
[l’] infirmière - nurse 
[l’] ingénieur - engineer
[le] jardinier - gardener
[la] journaliste - journalist
[le] juge - judge
[la] libraire - bookseller
[le] maçon - builder
[le] mannequin - model
[le] marin - sailor
[le] mécanicien - mechanic
[le] médecin - doctor
[le] mineur - miner
[le] moine - monk
[le] moniteur - instructor
[la] nonne - nun
[la] nounou - nanny
[l’] ouvrier - labourer
[le] pêcheur - fisherman
[le] peintre - painter
[le] pharmacien - pharmacist
[la] photographe - photographer
[la] photojournaliste - photojournalist
[le] pilote - pilot
[le] plombier - plumber
[le] policier - policeman
[le] politicien - politician
[le] pompier - fireman
[le] professeur - teacher
[le] psychiatre - psychiatrist
[le] psychologue - psychologist
[la] réceptionniste - receptionist
[le] reporter - reporter
[la] scientifique - scientist
[la] secrétaire - secretary
[le] serveur, [la] serveuse - waiter/waitress
[le] soldat - soldier
[le] tailleur - tailor
[le] technicien - technician
[le] traducteur - translator
[le] vendeur - salesman
[le] vendeur, [la] vendeuse - shop assistant
[le] vétérinaire - vet

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Moni, belle aux lacs dormants

Angi nous accueille, au milieu des rizières de ses voisins. La vue est belle au petit matin. 4h30, nuit noire. Deux ojek nous font grimper le mont Kelimutu, l'un deux s'appelle Bernard. Il enseigne la religion aux enfants de Moni. On finit à pied le chemin jusqu'au sommet, juste à temps. Le voilà qui s'éveille. Il s'étire en bon empereur, se cache un peu, se découvre. Il tire en s'élevant le manteau gris de la nuit. Les voici : le vert des montagnes, le bleu du lac, le brun de la terre, et l'ocre de la pierre. L'aurore a mille couleurs.

Lorsque le jour illumine enfin les lacs, nous repartons vers Moni.

Nous traversons des cultures, croisons des hommes et des femmes les bras chargés d'eau et de nourriture. Le plus jeune a 4 ans, la plus veille 84. Les dents brunies par le gingembre rouge, la nuque cassée en deux.

“Mister Mister ! Coffee ?” Alfelinus nous invite. Nous présente sa fille, Erylin. Nous sert de son café local, artisanal. Celui qu'il a récolté aux champs, séché, moulu. Il nous habille d'ikat, de sarong. Rigole en nous déguisant. Ses mains tremblent, il a 50 ans, et son corps est épuisé par sa vie de paysan. Des touristes, il en croise de temps en temps. Il leur demande d'écrire quelques mots sur un bout de papier, d'envoyer les photos. Pour remplir sa boîte à trésors. 2014, 2010, 2008. On remonte avec lui le temps, on revit ses rencontres. On lui demande son adresse, et à notre tour, on lui fait des promesses.

“Mister Mister ! Visit the school !” Le professeur nous ouvre les portes de son école. Une vingtaine d'enfants, entre 7 et 10 ans, chemise blanche, bermuda et jupe jaune. 20 sourires timides. Ils entament une chanson, on danse ensemble au rythme des battements de leur pieds. Et c'est mon coeur qui bat avec celui de l'humanité. On prend des claques aujourd'hui. On voit l'effort, la pauvreté, la beauté, la bonté, la générosité, la curiosité. On partage, des regards, des sourires, des pensées. Le temps s'arrête, parmi ces gens qui n'ont rien et qui donnent tout.

Je déteste ce post avec les conseils du prof de Harvard qui tourne tout le temps. Déjà le fait qu'être professeur de Harvard soit censé lui donner une certaine légitimité, je trouve ça ridicule. Et ensuite, si je veux ne pas porter de soutien-gorge au travail et manger plein de pain au restaurant, je le fais et je veux pas sentir le jugement d'un soi disant prof de l'inconnu à travers des reblogs de caca.

MA VIE AVEC UN PÈRE PERVERS NARCISSIQUE

TW: maltraitance

Les gens ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas quand je leur dis qu’il est vital pour moi de couper les ponts avec ma famille ; encore moins quand je leur explique que je ne veux plus voir mon père.

Je le vois dans leurs yeux, dans leur façon gênée d’essayer de trouver des solutions à quelque chose qui n’en demande pas. Au fond ils me jugent, comparent ma situation avec la leur et attendent simplement de moi plus de « lâcher prise » et de « tolérance ». On me dit « tu sais des fois il faut pardonner, tous les parents font des erreurs » ou « Mais c’est ton père, quand même ! » ou encore « Oui mais tu sais la famille, c’est jamais facile, c’est pour tout le monde pareil !». Qu’est-ce que vous essayez de me dire au fond ? Que ce n’est pas « juste » de ne pas ressentir un lien avec sa famille? Est-ce qu’on doit tout pardonner à ses parents ? Même la pire des choses ? Et si c’était effectivement pareil pour chaque personne (soit-disant), qu’est-ce qui m’empêcherait de remettre en question cette norme de la famille sacrée, qu’il faut chérir à tout prix, envers et contre tout ?

Je viens d’une ville de 17’000 habitants en Suisse. Autant vous dire que là-bas les nouvelles vont vite. Tout le monde se connaît de près ou de loin, et les apparences, les masques sont omniprésents pour survivre dans ce microcosme où chacun surveille son voisin.

Ma famille composée de ma mère, mon père et moi paraissait idyllique. Des parents « très gentils », aimants, et toujours à l’écoute pour leur fille réussissant chaque chose qu’elle entreprenait, à l’école ou au conservatoire.

Mais voilà, sous ce masque d’union qui n’a finalement jamais existé, se cache le vrai visage de ma petite « famille » : violences physiques et psychologiques, chantages, dénigrement constant, menaces, mensonges et culpabilisation, mon père n’a jamais cessé d’être pour ma mère et moi une source de grande souffrance. Ma mère elle, suivait mon père dans chacune des choses qu’il décidait de faire, sans jamais le remettre en question. Il mettait tout en oeuvre pour paraître le papa le plus fort, le plus gentil, le plus compréhensif, le plus génial possible devant notre entourage et mes amis. J’étais isolé•e. Personne n’aurait jamais pu me croire dans ces circonstances.

Pour lui, c’était normal de taper son enfant.

Mes plus lointains souvenirs de violences physiques remontent à la période où la mémoire commence à être vive, vers 3-4 ans. Je me rends compte, après des années où je me suis voilé la face, de mon lourd passé d’enfant battu•e et aujourd’hui, pour la première fois, j’ose le regarder en face, et l’appeler comme tel, même si ça fait extrêmement mal.

Car quand on parle d’«enfant battu », on a l’image collective très clichée du bourreau rentrant du travail qui va chercher sa ceinture pour se défouler sur sa famille.

Mais pour personne mon père n’avait l’air d’un bourreau. Même pour moi. Oui, il était imposant, musclé, quelqu’un qu’on a pas envie d’embêter, mais au contraire il paraissait toujours comme le plus doux des agneaux aux yeux des autres. Des fois, ça lui arrivait de s’énerver en public, mais tout le monde en rigolait, en éludant le problème, en l’excusant qu’il était juste « un peu colérique », comme finalement « un bon père de famille »…

J’étais un enfant très anxieux, stressé, les médecins ou physiothérapeutes le disaient mais n’avaient jamais essayé d’approfondir la question ; et mon père et ma mère non plus. D’ailleurs j’ai commencé à avoir des crises d’angoisses très tôt à cause de cette maltraitance. Mes parents ne le comprenaient pas et n’ont jamais essayé de comprendre. Ils disaient toujours que j’étais une enfant « capricieuse et qui pleurait beaucoup sans raisons » alors à chaque fois ils m’enfermaient à clé dans ma chambre en se moquant de moi et de mes sanglots qui étaient selon eux trop « enfantins » pour mon âge, à dire « tu n’es plus un bébé, tu es ridicule de te donner en spectacle comme ça» (7/10 ans). Ils me laissaient sortir seulement quand j’avais fini de pleurer, après avoir dû gérer ma crise d’angoisse seul•e pendant de longues minutes voire des heures, couché•e sur le sol de ma chambre, ce qui a engendré de très gros traumatismes en moi à partir de là. Dans un album de famille dédié à mon enfance, il y a une photo que je déteste profondément et qui réveille en moi beaucoup de colère. C’est une photo quand j’avais environ 2 ans, où l’on voit que je crie très fort et que je suis complètement paniqué•e, et mes parents, au lieu de gérer la situation et de faire quelque chose, m’ont calé•e entre deux coussins du canapé pour me prendre en photo, pour pouvoir me montrer plus tard cette photo en disant « tu vois tu étais très peu supportable ».

Personne ne voyait ce que je vivais, et mes parents s’alliaient constamment contre moi, comme si j’étais leur ennemi•e, alors j’étais seul•e face à mon mal-être et je me disais que c’était moi le problème.

Il avait toujours une bonne excuse pour me frapper, soit je n’écrivais pas comme lui voulait que j’écrive les lettres attachées quand j’apprenais à écrire à l’école primaire, soit parce que j’étais sur son ordinateur et qu’il voulait chercher quelque chose sur internet, ou alors je ne fermais pas les stores comme lui voulait qu’on les ferme, ou parce que je ne parlais pas beaucoup selon lui, parce que je n’étais pas assez si ou ça, parce que je ne faisais pas assez si ou ça etc. Ce n’était jamais assez bien pour lui, alors il me hurlait dessus, et si ça ne suffisait pas il me frappait. J’avais peur car il pouvait changer d’humeur drastiquement, une toute petite frustration pouvait réveiller le monstre en lui et j’étais terrifié•e.

Face à cette violence, j’étais seul•e, sans défense, aucune. J’étais enfant unique, et ma mère, sous son emprise, protégeait mon père quoi qu’il fasse. J’ai alors commencé à avoir une période dans mon enfance, qui n’a heureusement pas duré très longtemps mais dans laquelle j’ai commencé à me comporter comme lui par mimétisme, parce que je ne comprenais pas toujours que son comportement était malsain, je pensais que c’était normal que je souffre et qu’on me fasse souffrir et qu’il y avait ça dans chaque famille. Quelques fois j’ai tapé mon petit cousin pour rien, ou même à l’école primaire j’avais donné un coup à une fille qui était censé être mon amie sans aucune raison apparente. Les professeurs ne comprenaient pas car j’avais de très bonnes notes à côté, et donc mon comportement leur échappait. Je ne rentrais pas dans une catégorie d’enfant typique. Personne n’a jamais eu conscience ni échos de ce qu’il se passait à la maison. Il y aussi eu une longue période où je parlais mal à ma mère et j’étais méchant•e avec elle car mon père me manipulait à le faire et vice versa (ma mère à moi) parce que mon père nous divisait pour mieux régner. D’ailleurs vers mes 8 ans une fois j’ai griffé ma mère, car je ne supportais pas qu’elle prenne le parti de mon père constamment, et il avait utilisé cela pour me culpabiliser et me montrer à quel point j’étais un•e enfant difficile et que je ne méritais pas leur amour.

Un jour quand j’avais 10 ans, il m’a humilié dans un restaurant bondé en me hurlant dessus et me giflant violemment à table. Tout le monde s’est retourné. Un long silence insupportable. Puis tout le monde a continué son repas. Personne n’a rien fait, rien dit, ni ma mère, ni les serveurs, ni le 3 familles assises à côté de nous. La seule conséquence a été qu’en sortant du restaurant un mec vienne vers moi et me dise « alors on a fait la mauvaise fille? ». Je me rappellerai toujours de son visage, la trentaine avec des lunettes de gars bien con et oppressant, tout autant pervers que celui de mon père. Tout le monde acquiesçait en silence la violence de mon père, même en public, alors je pensais que c’était ma faute et que je le méritais.

Combien de fois j’ai eu peur qu’il me tue.

Combien de fois il m’a dit « Je vais te tuer, je vais te tuer sale pétasse » en me courant après dans l’appartement avec son regard le plus flippant du monde, près à me sauter dessus pour me frapper ou me tenant par la gorge. Il n’y allait pas de main morte, des coups dans le ventre, des coups dans la tête, sur le visage, à me tirer les cheveux, à me coller contre un mur et à me taper où il pouvait.

Ses excuses étaient « qu’il n’y allait pas vraiment fort », qu’il « dosait sa force » parce que quand même « j’étais sa fille » donc que finalement je devais le remercier presque de ne jamais y mettre complètement sa force.

Moi ce que j’entendais c’était « j’y vais doucement car sinon tu auras des bleus sur ta peau et les gens se demanderont pourquoi, commenceront à s’inquiéter et à me soupçonner. »

Et puis j’ai grandi. Dans sa logique toxique de « c’est normal de taper ses enfants » je me disais que vu que je n’étais plus vraiment un•e enfant il arrêterait… Mais non, il a continué, et c’était encore pire. Même si la violence devenait plus rare car on se voyait moins souvent et que je commençais à me défendre verbalement et à laisser passer de moins en moins de choses, lorsque finalement il me frappait, c’était beaucoup plus fort qu’avant, car justement, je n’étais plus un•e enfant, donc moins « fragile » selon lui, ainsi il pouvait se défouler et se décharger sur moi sans prendre de pincettes (mais toujours en faisant en sorte que ça ne se voit presque pas bien sûr).

Quand ce n’était pas les coups, alors c’était par les mots qu’il exprimait sa haine envers moi.

Il y avait toujours une bonne raison de m’humilier, de casser ma joie lorsque j’étais heureuse, de minimiser mes peines quand j’étais triste, de me mettre mal à l’aise par rapport à mon corps, de détruire mes projets, ou même d’utiliser mes souffrances pour m’enfoncer encore plus bas.

Par exemple, il ne supportait pas que je puisse fermer la porte de ma chambre ou rester seule plus de quelques heures dans ma chambre, il venait sans cesse s’immiscer dans mon intimité en me culpabilisant et faisait de ma vie un enfer. Vers 14 ans, il m’a fait le cadeau empoisonné de me donner une chambre à moi beaucoup plus grande que l’ancienne, pour ensuite me le faire culpabiliser chaque seconde de ma vie, en disant que je ne le respectais pas, que j’étais une enfant pourrie gâtée. Il rentrait dans ma chambre sans toquer alors que je me changeais ou méditais pour me gueuler dessus, ou m’enfermait à clé des fois dans ma chambre ou alors m’enfermait à clé à l’extérieur de ma chambre, détruisait même de rage certains de mes objets. D’ailleurs, il fallait passer dans son bureau pour pouvoir accéder à ma chambre, ce qui lui permettait toujours d’avoir un grand contrôle sur moi, en voyant quand est-ce que je sortais ou rentrais de ma chambre, et de me faire des remarques dès que possible. On partageait plusieurs sessions sur un même ordinateur, il était administrateur et du coup je l’ai surpris en train de regarder tous mes fichiers/photos/mails, sans jamais s’excuser ni trouver cela inacceptable. Au contraire, il m’a juste regardé•e en rigolant. Lorsque j’étais au cycle (collège en suisse) et très mal intégré•e, il faisait des remarques moqueuses sur mon corps et de mes seins qui ne poussaient pas, me comparaient avec mes amies plus « gentilles » ou « moins difficiles », il me tirait les épaules violemment en arrière chaque fois qu’il en avait l’occasion pour que je me tienne « droite » parce que j’étais une fille alors je devais être jolie et que ce n’était pas comme ça que j’allais plaire aux garçons. Je me rappelle de moments au collège où mon père savait très bien que j’étais très isolée et harcelée mais pour m’enfoncer encore plus me disait sans cesse « ha mais je suis sûre tu plais aux garçons au fond» et il y avait quelque chose de très malsain là-dedans, pas comme s’il voulait que je plaise, mais que ça lui fasse peur que petit à petit je grandisse (sans oublier toute l’hétéronormativité derrière). Puis au lycée, il n’a d’abord pas supporté que je puisse avoir un copain, en rentrant dans des colères folles et complètement disproportionnées car il sentait qu’il perdait petit à petit du pouvoir sur moi. Il n’a pas accepté non plus que je puisse commencer à avoir quelques amis vers 17/18 ans avec qui je sortais le week end et me harcelait constamment au téléphone. J’ai fini par éteindre mon portable en soirée quelques fois, car c’était trop, c’était m’appeler chaque seconde, pour ensuite retrouver une 10aine de messages de menace sur ma messagerie tous plus flippants les uns que les autres. C’était beaucoup de disputes, car ça n’a jamais été possible de pouvoir avoir une discussion avec lui, beaucoup d’engueulades qui finissait généralement par des coups dans la tête d’ailleurs.

J’étais une fille assez modèle, je n’allais jamais dans l’excès, je faisais toujours attention et je respectais les horaires. Ramener des bonnes notes à l’école étaient assez facile pour moi, je comprenais vite et j’étais plutôt assidue dans mon travail. En dehors, je gérais 4 à 5 activités extra-scolaires, piano au conservatoire, solfège, danse, théâtre, etc. et je réussissais tout. Mais j’étais très déprimée, très stressée. Je voulais tout accomplir avec brio ce qui m’amenait dans un perfectionnisme maladif pour gagner absolument l’amour de mes parents, néanmoins je me voilais la face : mon père ne m’aimait pas et ma mère ne pouvait le montrer car constamment sous son emprise psychologique. Ce n’était pas de l’amour inconditionnel qu’ils avaient pour moi mais bien une illusion de soutien que je devais en vain acheter sans cesse par mes réussites.

Un jour j’ai eu mon bac, j’ai voulu partir de la maison, et c’est là que le véritable enfer a commencé.

Il a arraché mes papiers d’échanges linguistiques des mains et les a déchirés en mille morceaux. J’ai dû tout refaire. Il voulait décider à ma place ce qui était bon pour moi, il a refusé que je parte en année sabbatique car je sentais qu’il fallait que je souffle après 5 ans dans un lycée stressant et catholique. Il lui était insupportable que je puisse partir de la maison et qu’il n’aurait plus trop d’emprise sur son jouet. Quand j’ai parlé de trouver une colocation près de mon école supérieure, il voulait même que je fasse 4 heures de trajet aller-retour par jour à la place pour quand même rentrer le soir à la maison, en m’imposant un abonnement général de train 1ère classe qu’il avait payé avec son argent, qui coûtait 4250 francs suisses par année soit environ 4000 euros par an, une manière de me faire culpabiliser de tout l’argent gaspillé si je ne l’utilisais pas. Nous n’étions pas riches mais l’argent n’était pas un problème - car mes parents se tuaient au travail sans jamais s’arrêter et que nous avions beaucoup d’aide des grands parents (et que nous habitions en Suisse) - alors il en profitait pour me faire des cadeaux empoisonnés dans le genre et ensuite me culpabiliser de les avoir fait en disant « à quel point j’avais de la channnnnce d’avoir un père pareil, et à quel point je n’étais jamais redevable et donc une mauvaise fille pour son père ». Dans sa tête, tout l’argent venait de lui, à faire des blagues aux autres en disant « elles font ci elles font ça et moi bien sûr je paie!! » comme si ma mère et moi étions de grandes dépensières, ou qui le foutions dans la merde, alors que ma mère travaillait beaucoup elle aussi dans son travail de comptable mais aussi à la maison où elle faisait toutes les tâches ménagères pour lesquelles lui n’a jamais levé le petit doigt. Aussi, il m’imposait son aide lorsque j’en avais pas besoin, son aide qui n’était en fait qu’une volonté de contrôle sur ma vie, pour ensuite me faire culpabiliser de m’avoir aidée.

Il voulait pour son petit mérite personnel que je m’inscrive directement dans une école d’arts que j’ai quitté après 3 mois dans l’établissement, qui m’a finalement plus détruite qu’autre chose. Lorsque j’ai arrêté ces études, il ne m’a plus parlé pendant des semaines jusqu’à me dire « de toute façon je ne vois pas ce que tu as été faire là-bas, tu ne fais rien d’artistique. » (Mon présent est une bonne revanche à cette remarque déplacée)

Ma mère lui excusait tout. Elle prenait toujours son parti, quoi qu’il arrive.

Je ne me rappelle pas d’une fois où elle m’ait protégée. Un jour, je devais avoir 18/19 ans, j’étais dans la cuisine, un couteau à la main, menaçant mon père de l’utiliser s’il osait encore s’approcher de moi, car il m’avait couru après dans l’appartement en criant qu’il allait me détruire avec son regard flippant rempli de rage, et que je ne voyais juste pas d’autres solutions. J’en AVAIS MARRE !! Marre de m’en prendre plein la gueule, marre d’être terrorisée !!! Ma mère hurlait à la mort et me disait « s’il te plaît pose ce couteau c’est dangereux, tu es folle!!! ». J’avais peur que tout dégénère dans quelque chose de très glauque. J’ai demandé alors à mon père de me promettre que si je le posais il n’allait pas me taper, j’ai du répéter ça 1000 fois avant qu’il décide enfin de baisser ses poings car ma mère nous suppliait trop, et je l’ai finalement posé, mais…le seul énorme danger qui prenait toute la pièce c’était mon père, pourtant ma mère ne le voyait pas, ou ne voulait pas se l’avouer. Même après des années et des années de violences physiques à mon égard dont elle a été témoin très souvent et même lorsque je lui ai expliqué que je lui en voulais de ne pas s’interposer, jamais, au grand jamais, elle n’a fait quelque chose pour m’aider et se soulever contre mon père et son comportement. C’était mes parents contre moi, h24, 7 jours sur 7. Elle était et est toujours complice malgré elle.

Je suis pacifique. Je prône la paix et je ne veux du mal à personne. Aujourd’hui je ne peux pas regarder un film, une série, lire un livre avec des choses violentes à l’intérieur. Quand on l’a vécu aussi froidement, on sait ce que ça fait et on ne veut plus jamais la voir, on ne veut plus jamais que quelqu’un la subisse, même dépeinte dans une fiction, ça fait trop mal, c’est trop choquant. Pourtant, dans les moments où mon père essaie encore aujourd’hui d’avoir une emprise sur moi, même à distance, je vous avoue, il y a quelques rares fois où je rêve de pouvoir lui éclater la gueule, et de lui rendre tous les coups qu’il m’a envoyés pendant tant d’années.

Je me rends compte que les conséquences sur mon développement, ma santé et mon comportement sont énormes.

J’ai vu Kathleen Hana, membre du groupe légendaire Bikini Kill, en concert cette année. Cela m’a fait un bien fou, car finalement, on partage un parcours de vie assez similaire. Elle a vécu l’inceste par son père toute son enfance et adolescence, sa mère niant absolument tout. Aujourd’hui elle continue à se battre, malgré une maladie qui s’est déclenchée en elle vers ses 30 ans - Je pense qu’il faut prendre au sérieux le lien entre traumatisme et maladie - Elle a dit quelque chose comme ça entre deux chansons que je n’oublierai sans doute jamais « Quand tu as vécu dans une famille toxique, qui nie ta propre existence d’individu, alors ce qui est difficile, c’est qu’ensuite tu ne vas plus savoir faire la part des choses entre le respect et le non-respect, tu vas continuer malgré toi à laisser entrer dans ta vie des gens malveillants. Il faut que tu aies conscience de ça pour les empêcher, pour mettre des barrières, pour te soulever contre la violence et te faire confiance, c’est super important, parce que fuck them all. »

Et elle a complètement raison. Pendant mon adolescence et même après je ne me suis entourée quasiment que de gens, surtout des gars, très toxiques à ma vie, dont des pervers narcissiques et manipulateurs. J’ai été malmenée, harcelée, dénigrée dans ma personne et par rapport à mon corps, je les laissais nier tout ce que j’étais sans broncher ou presque. Lorsque je suis partie de la Suisse à 20 ans, la violence physique et psychologique a continué quelques temps dans mes relations amoureuses et amicales. Aujourd’hui je me protège. J’ai coupé les ponts avec tous ces gens et des gens qui gravitent autour d’eux. Je n’ai pas de compte à régler, ni à me justifier. Je dois enfin commencer ma vie aujourd’hui, à 23 ans, c’est à dire vivre pour moi, et comme je suis. C’est déjà ce que je fais un peu.

Je souffre de stress post-traumatique qui influe sur ma santé mentale (anxiété, angoisse, phobie sociale) mais aussi physique (constipation, migraines, mal de dos, fatigabilité aiguë). Je suis autiste ce qui accentue ces traits mais je pense que mon passé influe sur beaucoup de paramètres de ma vie. Je ne fais pas facilement confiance aux gens et j’attends très longtemps avant de m’ouvrir. Je ne parle pas beaucoup et je hais qu’on vienne me parler si on ne me connaît pas. J’ai peur d’ouvrir mes messages sur les réseaux sociaux ou dans mes mails, ou de répondre au téléphone car j’ai inconsciemment peur que ce soit un message méchant pour me harceler. J’ai du mal à communiquer, j’ai peur de faire du mal aux gens. Mais pourtant je me bats et je continue ma vie. J’essaie de déconstruire un maximum le comportement intériorisé que parfois j’ai encore, pour me protéger, à savoir avoir peur des disputes, penser que les gens vont tous m’agresser, ou au contraire, faire trop confiance aux mauvaises personnes, des choses comme ça.

Tous ces gens qui essaient de me culpabiliser en disant qu’être en colère, c’est mal, que c’est un mauvais sentiment, que ça détruit mon propos, que ça soit dans mes luttes ou dans mes projets artistiques. Je m’en fous de votre avis. J’ai pas besoin que vous compreniez. Moi ce que je sais, c’est que ma colère a une place, elle est légitime, et qu’elle doit s’exprimer absolument. Être en colère, ça ne veut pas dire forcément être violente ou haineuse, ça peut être un moteur pour des choses extraordinaires, et dans le dépassement de soi. Gérer un stress post-traumatique dû à un ou des pervers narcissiques relève d’un courage immense, et j’en ai enfin conscience. Je suis une survivante et personne n’a le droit de m’imposer comment je suis censée exprimer cela. Chaque année énormément de femmes sont tuées par leur conjoint ou par un membre de la famille. Dans mon entourage, des gens ont été tués par cette violence. Chaque semaine, dans les journaux, on voit « machin a tué sa femme au couteau, ou au fusil (les suisses après leur service militaire peuvent garder quelques années leur fusil chez eux) » on parle de « crime passionnel » pour minimiser toute la violence derrière. On fait passer ça comme un fait divers, rien de plus, alors qu’il est le reflet d’une société qui hait profondément les femmes. 


Je n’ai presque aucune relation avec ma mère (et avec ma famille de manière générale), pas parce que je pense que c’est une mauvaise personne, malgré qu’elle ait été complice des violences de mon père, mais parce qu’elle s’est complètement effacée. Elle ne vit pas pour elle, mais pour mon père. Chacune de ses décisions, elle les a calquées sur celle de mon père. Retourner vivre dans la ville d’origine de mon père n’a jamais été sa volonté, et pourtant ça fait maintenant plus de 25 ans qu’elle y vit. C’est un objet pour lui, pour asseoir sa domination, pour qu’on lui fasse à manger, qu’on lui prépare son café et qu’on lui lave ses habits. S’il était seul, il ne saurait pas du tout gérer sa vie. Je hais ce qu’il a fait de ma mère, à la dénigrer elle aussi, à lui hurler dessus, à faire sa victime devant elle dès qu’il en a l’occasion et à l’isoler complètement, comme un gourou le ferait. Au fond, j’entrevois ma mère, même derrière une masse opaque de brouillard qu’est l’emprise qu’à mon père sur elle, et c’est un être merveilleux, très passionné par diverses choses, mais emprisonné dans une relation. Elle n’a pas mérité cette vie là. Personne ne mérite ce traitement.

Aujourd’hui j’hésite entre couper définitivement les ponts avec eux, et prendre des nouvelles de ma mère car ce qu’elle traverse n’est pas facile. J’essaie un maximum que le comportement de mon père ne m’affecte pas et je mets beaucoup de limites.

Si un jour elle décide de réagir, je serai là pour elle, même à distance, toujours. Je sais que pendant toutes ces années elle n’a pas agi car elle était sous emprise. Même si je lui en veux, car elle a pu être très dure, ayant vécu moi aussi avec des pervers narcissiques comme copains, je sais ce que ça fait et l’impuissance ainsi que l’aveuglement face à cela. J’espère qu’elle s’en sortira, il n’est jamais trop tard pour décider de s’opposer à la souffrance qu’on nous fait subir. Néanmoins ce n’est pas à moi de gérer cela, ce n’est pas ma vie.

Je vous aime, j’espère vous êtes entourés de belles personnes.

Si ce n’est pas le cas, comme dirait Sophie Scholl :

“Stand up for what you believe in even if you are standing alone”

Love

OH MU 

Pour vous situer, je suis des cours du soir et pendant mon cours de psycho, le professeur commence à dire “toutes les femmes veulent des hommes forts, protecteur et jaloux mais elles n'acceptent pas que …” Là, je me suis levée, je ne l'ai même pas laissé terminer sa phrase, j'ai demandé “vous pouvez nous citer des noms ? qui sont toutes ces femmes ? je ne les connais pas.”
Changement de sujet !
Bonne nuit tout le monde :)

anonymous asked:

Salut et pardon mon orthographe! Quelle est le difference entre 'enseignante' et 'professeur'?

I’ll answer in English for practical reasons, hope you don’t mind. 

The difference between enseignant.e and professeur.e is quite subtle. 
L’enseignant is the one who teaches, period, whatever their audience is, one or several people, whatever grade their audience might be. 
Le professeur is the one teaching an audience, most likely a large or highly educated one. Which by extend can mean a more specific subject.  

L’enseignant enseigne la musique. 
The teacher teaches music. 
No audience specified, no grade, no context whatsoever. The teacher could as well teach maths or sports. 

Il est professeur de musique. 
He’s a music teacher.
He teaches music to a specific audience which requires a teacher whose field is music, nothing else. 

For example, we tend to call “enseignants” the teachers teaching from preschool to elementary, since they teach different subjects. There’s one teacher for a class, and remains the same all week.  
Then, they become “professeurs”, because they teach only one subject. Past elementary, every week, the students get taught by different teachers, each of them having one specialty. 

Hope that’s clear :) 

anonymous asked:

Dans mon cours d'histoire avancée on a réussi à persuader le professeur qu'on allait tous voter Lassale, le pauvre vieux était au bord de la crise d'épilepsie. Collector.

C'est tellement drôle. Et méchant. Et drôle.

La meilleure bande

Si je devais braquer la banque la plus surveillée d’Europe, et si je pouvais choisir librement mes compagnons de méfaits, je choisirais sans doute un groupe de cinq poètes. Cinq vrais poètes, apolliniens ou dionysiaques, ça revient au même, mais de vrais poètes, c’est à dire avec un destin de poète et une vie de poète. Il n’existe personne au monde de plus courageux qu’eux. Il n’existe personne au monde qui affronte le désastre avec une plus grande dignité et lucidité qu’eux. Ils sont, en apparence, faibles, ce sont des lecteurs de Guido Cavalcanti et D’Arnaut Daniel, des lecteurs du déserteur Archiloque qui a franchi un désert d’os, ils travaillent dans le vide de la parole, comme des astronautes perdus sur des planètes sans retour possible, dans un désert où il n’y a ni lecteurs ni éditeurs, rien que des constructions verbales ou des chansons idiotes chantées non par des hommes, mais par des fantômes. Dans la corporation des écrivains, ils sont le trésor le plus grand, et le moins convoité. Lorsqu’un jeune homme fou de seize ou dix-sept ans décide d’être poète, le désastre familial est assuré. Juif homosexuel, à moitié nègre, à moitié bolchevik, la Sibérie de son exil jette d’habitude aussi l’opprobre sur sa famille : les lecteurs de Baudelaire n’ont pas la vie facile au lycée, ni avec leurs camarades de classe, et encore moins avec les professeurs. Leur fragilité, cependant est trompeuse. Aussi trompeuse que leur humour et la manifestation capricieuse de leur amour. Derrière ces ombres vagues se tiennent peut-être les types les plus durs de la planète, et certainement les plus courageux. Ce n’est pas pour rien qu’ils descendent d'Orphée, qui marquait la cadence des rames des Argonautes et fit une descente aux enfers et en remonta, moins vivant qu’avant son exploit, mais vivant tout de même. Si je devais braquer la banque la plus protégée d’Amérique, dans ma bande, il n’y aurait que des poètes. Le hold-up finirait, probablement, d’une manière désastreuse, mais il serait magnifique.


Roberto Bolaño - Entre Parenthèses [Essais, articles et discours 1998-2003] - 2004. Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio. Christian Bourgois éditeur, 2011 pour la traduction française.

Albert Einstein

 "Un professeur d'une fameuse université, posa un jour cette question à ses élèves:

“Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe?”

Un des élèves répondit bravement “Oui, Dieu a tout crée ”.

“En êtes-vous bien certain?” demanda le professeur.

“Oui Monsieur, j'en suis absolument certain.” répondit-il.

“Si Dieu a tout crée, il a donc crée le mal. Et puisque le mal existe, et selon le principe que notre oeuvre nous défini, nous pouvons donc supposer que Dieu est mauvais.” répliqua le professeur.

L'élève se tut à cette hypothétique réplique, laissant le professeur très satisfait de lui-même, ayant prouvé une bonne fois pour toutes que la foi chrétienne reposait sur un mythe.

Un autre élève leva alors la main: “Puis-je vous poser une question, professeur?”

“Bien sûr” lui dit le professeur.

L'élève se leva et demanda: “ Est-ce que le froid existe, professeur?”

“Quel genre de question? Bien sur que le froid existe, n'avez-vous jamais eu froid?”
Les autres élèves riaient en sourdine.

Le jeune homme riposta :
“En fait, Monsieur, le froid n'existe pas. Selon les lois de la physique, on considère le froid en réalité comme une absence de chaleur.
Un corps ou un objet ne peut s'observer que s'il possède ou transmet de l'énergie, et la chaleur est ce qui permet à un corps ou à la matière d'avoir ou de transmettre de l'énergie.
Le point zéro absolu (-460 F) est l'absence totale de chaleur ; la matière devient inerte et incapable de réaction à cette température.
Le froid n'existe pas.
Nous avons crée ce mot pour décrire ce que nous ressentons lorsque nous manquons de chaleur.”

L'élève continua: “Professeur, est-ce que l'obscurité existe? ”

Le professeur répondit: “Bien sur que l'obscurité existe.”

L'élève affirma: “Vous avez encore tort professeur, l'obscurité n'existe pas non plus.
Le noir est en réalité une absence de lumière.

Nous pouvons étudier la lumière, mais pas le noir.
En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour briser la lumière blanche et intercepter ses multiples couleurs pour en étudier les longueurs d'ondes.
On ne peut pas mesurer le noir.
Un simple rayon de lumière peut anéantir les ténèbres en les illuminant.
Comment pouvez-vous exactement connaître le degré de noirceur d'un endroit ?
Vous en mesurez la lumière présente. N'est-ce pas ?
Le mot ‘noir’ est un terme que les gens utilisent pour décrire ce qui se passe lorsque la lumière est absente.”

Finalement, l'élève demanda au professeur: “Monsieur, est-ce que le mal existe?”

Quelque peu ébranlé, le professeur répondit :
“Bien sur, comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons tous les jours.
Dans la méchanceté des hommes les uns envers les autres.
Dans la multitude de crimes et la violence partout dans le monde.
Ces manifestations sont le mal incarné. ”

Sur quoi, l'étudiant déclara :
“Le mal n'existe pas, ou tout du moins, pas en tant que tel.
Le mal est l'absence de Dieu. C'est comme pour le froid et le noir, un mot que l'homme a inventé pour décrire l'absence de Dieu.
Dieu n'a pas crée le mal.
Quand Dieu n'est pas présent dans son coeur, l'homme fait du mal.
C'est comme le froid qui arrive quand la chaleur s'en va, ou que l'obscurité s'installe quand la lumière s'éteint.”

Le professeur s'assit.

Le jeune homme se nommait Albert Einstein !“

Auteur inconnu @ladeglingueereveuse