le fondre

Etreindre l'être aimé, longuement, doucement, tendrement, follement, le caresser à l'en user, l'empoigner violemment, comme on pille, puis, l'enfourcher, le creuser, puis passionnément le respirer, le boire, puis l'enlacer encore, le traverser et le retraverser, jusqu'à se fondre, jusqu'à se perdre en lui, jusqu'à mourir en lui au milieu de ses bras, n'est ce pas là, purement et simplement, la merveille des merveilles ?
—  Lydie Salvayre “Petit traité d'éducation lubrique”
Spleen in, spleen out.

Le cendrier est plein et le lit est vide, dans ce transfert de cendres, de ta couche à ma bouche, je cherche le brasier, l’étincelle, la lanterne, n’importe quoi qui fera fondre le sable en vers pour le suspendre un instant.

Je trébuche sur le vide, je bute sur les mots, tout cela me remplit et je mâche du silence pour apaiser les crocs, cette faim que je croyais insatiable et qui s’est finalement tarie.

J’ai de l’encre au coin des lèvres, de la suie au fond de la gorge, mais rien ne coule de mon stylo.

Mes gaufres maison…..idéales pour un goûter d'hiver !

Ingrédients :
- 125 g de beurre
- 2 œufs
- 25 cl de lait
- 250 g de farine
- 30 g de sucre
- 1 sachet de levure
- 1 pincée de sel

Étapes à suivre :
1- Faire fondre le beurre.
2- Mélanger les éléments suivants : farine, sucre, levure et sel.
3- Séparer les blancs des jaunes d’oeufs. Réserver les blancs et ajouter les jaunes à la préparation.
4- Rajouter le beurre fondu ainsi que le lait et mélanger le tout à l’aide d’un fouet pour éliminer les grumeaux.
5- Monter les blancs en neige et les incorporer au mélange.
6- Laisser reposer au réfrigérateur pendant 2 heures.
7- Ils ne vous restent plus qu’à cuire à l’aide de votre appareil à gaufres préalablement beurré ou huilé.

vacarme

Dans 20 ans tu auras fait ta vie,
sûrement trouvé l’amour,
le vrai,
fais des études brillantes et des gosses dans le même genre, t’auras sûrement une maison assez grande pour y inviter tes tas d’amis et ta famille,
qui t’aimera tant,
un jardin fleuri de lilas dont tu t’orneras les cheveux pour resplendir comme le Soleil au zénith, une grande fenêtre à ta chambre pour te fondre dans le ciel quand les étoiles s’y éveillent, tu auras, un boulot stable, des horaires standard, et un bloc-notes,
à droite de ton bureau,
sur lequel tu griffonneras, de temps en temps, des corps, des nus des feuilles mortes à l’automne, comme si rien n’était perdu puis
tu riras,
beaucoup,
au réveil dans des draps blancs.
Tu partiras en voyage, en balade, de bateau en avion, mais jamais à l’aventure.
Tu réchaufferas tout le Monde de ton regard qui était autrefois beaucoup trop noir pour que ça ne puisse pas se ressentir des dizaines d’années plus tard mais tu sais,
c’est c’qui sauvera l’humanité.
Et moi ? Et moi j’te regarderai passer depuis le trottoir d’en face, assise sur le sol trop froid, cigarette à la bouche, à m’cacher dans un pull toujours trop grand en priant un dieu auquel je ne croirai plus, certainement, pour pas qu’nos regards se croisent.
Qu’tu m’illumines pas d’un sourire qui n’se voudrait même pas faux pour venir me demander comment j’vais
comme si j’avais grandie depuis le temps
et que tout faisait sens maintenant, puis qu’on s’comprenait.
Comme si la tornade s’était calmée parce que t’auras oublié, dans 20 ans, que la tornade c’est moi.
J’prierai de tout l’espoir qu’il me reste pour que tu ne me parles pas du passé comme s’il était passé et du présent comme s’il était le futur dont j’avais toujours rêvé, que tu me dépeignes pas la gosse dérangée que j’étais à l’époque sans même que ça te vienne à l’esprit que j’aie pu ne pas changer.
Puis surtout,
surtout,
qu’tu me rappelles pas nos soirées passées à se peindre sur le corps ce qu’on dessinait du regard dans le ciel, nos nuits blanches à l’odeur de café noir et d’alcool trop cher pour nous, nos courses effrénées dans le coma de la ville pour y réveiller seulement ce qu’on pensait en valoir le coût et nos réveils,
qu’on regrettait parfois
avant d’ouvrir les yeux sur le fulminement du dehors et de commencer à imaginer tous les possibles de la journée qui nous attendait.
Ouais, surtout, j’prierai pour que t’évoques pas ces moments comme de la folie pure, des conneries d’adolescents. Parce que j’crois qu’j’aurai trop honte de te dire que c’est toujours mon quotidien, de rien prendre au sérieux sauf l’art
et l’amour
puis surtout l’amour de l’art, l’amour de vivre avec le goût de la mort accroché aux lèvres comme seul espoir, parce que tu comprendrais pas, que je n’me retrouve toujours que dans le vacarme, dans la tempête, dans le fracas des vagues contre les rochers, tu comprendrais pas que je n’tienne pas debout sur un Monde stable et que je jouerai toujours ma vie au funambule parce que
c’est la peur de perdre l’équilibre qui me fait avancer.
J’saurai pas te dire que depuis rien n’a changé, que j’tombe toujours amoureuse à ce que ça en brûle avant de me barrer, de tout foutre en l’air quand les sentiments deviennent trop dangereux,
que j’ai pas de « chez moi » si ce n’est les quais de gare parce que j’cherche toujours à posséder le Monde, que je passe de ville en ville pour piquer les échantillons de parfum dans les chambres d’hôtel,
les mêmes que j’t’offrais pour m’faire pardonner une absence trop longue.
J’prierai pour que tu ne ries pas et pour que je ne sorte pas le dernier que j’ai chopé de ma poche pour que tu ne l’essayes pas au creux de ta nuque une fois rentrée chez toi et que tu n’y sentes pas l’odeur de la vie qu’on aurait pu avoir en te demandant comment j’y ai survécu.

La Parisienne est une quiche.

Je viens de tomber sur le supplément du journal Le Parisien, docilement intitulé La Parisienne. Il s'est imposé à moi dès le petit déjeuner, entre ma tartine et mon café, et ça m'a fichu la gerbe. Rien que le titre, pour dire, « ça c'est pour vous, nous c'est les infos toute la semaine ! Tiens chérie, c'est le week-end, c'est cadeau parce que t'as été une gentille fi-fille. » Ok, bon, passons. Ce qui me sidère surtout c'est à quel point on nous prend pour des connes. Aucun article de fond, à peine une page avec plus d'un paragraphe, et c'est forcément au sujet d'un truc « Girly ». Alors que Le Parisien, journal plutôt correct, reste une ouverture sur la société, La Parisienne est tournée vers l'intérieur, vers l'apparence, vers la séduction. Toutes les deux pages, on vous colle sous le nez une mannequin retouchée jusqu'au bout des cheveux qui vous montre l'exemple de LA beauté. Toutes les pages ajoutent un nouvel accessoire INDISPENSABLE pour être une femme belle, « in », classe, distinguée. Le problème c'est que ça vous coûte un bras, et je suis pas sûr qu'il y ait un article sur la beauté manchote. Mais je crois que le côté séduction c'est le pire de tous. Je tombe sur une page avec marqué « Objets du Désir », forcément ça attire l’œil, et bim ! Des chapeaux ! Mon but dans la vie, ce qui fait frétiller ma peau visiblement coupable d'être gorgée de cellulite c'est évidemment les chapeaux ! On nage en plein délire. Et toutes ces pinces, pinceaux, cotons, agrémentés d'un recourbe cil, de faux-cils, de cire à épilation : ah ! Mais ça prendrait la journée si on les écoutait. Et quand est-ce qu'on pense ? Ah pardon, j'avais oublié. Ce à quoi les femmes pensent c'est à « séduire un homme avec un parfum. », en fonction de savoir s'il est intello/chic, écolo/bobo, daddy/bling-bling (?) ou aventurier/sportif. A ce titre-là on n'est pas les seules à être prises pour des grosses quiches à la crème fraîche 0%. Et ça continue de détail en détails : ton odeur, la teinte de tes lèvres, de tes ongles, de tes ongles de pieds (attention ! Pas le même vernis ! T'es inconsciente ou quoi ?), tes produits pour les cheveux sales, la qualité de ton décolleté, la culpabilisation systématique de tes poignées d'amour (pourtant c'est un si joli nom), sans compter les fringues choisies au millimètre, le sac pour chaque tenue, les motifs fleuris pour bien se fondre dans le paysage et disparaître, et un article historique, enfin un peu de culture ! Sur la maison Dior et la création du tailleur « Bar », parce que concrètement y a rien d'autre qui peut t'intéresser. Ah et si jamais tu fais effectivement les voyages qu'ils te conseillent à la fin, n'oublie pas des douze crèmes solaires, ton maillot 2 pièces tendance et d'éviter de manger jusqu'au mois de juillet. Sinon y a outrage.

On nous fout à poil, on nous déshabille et on nous livre en pâture. Laisse ton cerveau à la maison. Bonne chasse à l'homme.      

Joan Miró - Le bel oiseau déchiffrant l'inconnu au couple d'amoureux

Les bancs des boulevards extérieurs s’infléchissent avec le temps sous l’étreinte des lianes qui s’étoilent tout bas beaux yeux et de lèvres. Alors qu’ils nous paraissent libres continuent autour d’eux à voleter et fondre les unes sur les autres ces fleurs ardentes. Elles sont pour nous traduire en termes concrets l’adage des mythographes qui veut que l’attraction universelle soit une qualité de l’espace et l’attraction charnelle la fille de cette qualité mais oublie par trop de spécifier que c’est ici à la fille, pour le bal, de parer la mère. ll sufl‘it d’un souffle pour libérer ces myriades d’aigrettes porteuses d’akènes. Entre leur essor et leur retombée selon la courbe sans fin du désir s’inscrivent en harmonie tous les signes qu’englobe la partition céleste.

- André Breton - Le bel oiseau déchiffrant l'inconnu au couple d'amoureux

Le mythe d'Aristophane, Platon.

[…] Enfin, Zeus ayant trouvé, non sans difficulté, une solution, coupa les hommes en deux. Or, quand le corps eut été ainsi divisé, chacun, regrettant sa moitié, allait à elle ; et s’embrassant et s’enlaçant les uns les autres avec le désir de se fondre ensemble.
C’est de ce moment que date l’amour inné des êtres humains les uns pour les autres : l’amour recompose l’ancienne nature, s’efforce de fondre deux êtres en un seul, et de guérir la nature humaine.
Notre espèce ne saurait être heureuse qu’à une condition, c’est de réaliser son désir amoureux, de rencontrer chacun l’être qui est notre moitié, et de revenir ainsi à notre nature première.

SOUFFLE COUPE.

J’vois déjà les murs de l’hosto.
Lumière trop basse presque aveuglante silence perçant et le chant récurent des sirènes au loin.
Le Monde qui explose autour de moi et le mien qui stagne, qui vogue, qui divague, tourne autour de lui-même, se cherche sans jamais se trouver.
« Ca va ? »
ouais, ouais, ça va, juste que j’m’y vois déjà, mon air trop con, le teint presque gris, terne, fatigué. Fatiguée fatiguée fatiguée, c’est tout ce qui ressort. J’me vois déjà leur expliquer, du mieux que je peux, rassembler les mots et essayer de retrouver ce qu’il y avait entre les lignes.
J’vous avoue que j’ai un peu abusé ces derniers temps, il parait, mais j’supporte tellement plus d’plus pouvoir croiser les miroirs, d’éviter chaque regard et d’espérer pouvoir me fondre dans le décor à chaque fois que quelqu’un s’attarde à poser les yeux un peu trop longtemps sur moi. De mes pupilles dilatées à mon regard fuyant, mes mains tremblantes et la peau de mes doigts bouffée jusqu’aux os. C’est comme si mon corps suivait plus ma tête- il y a jamais rien qui a su suivre ma tête, juste qu’en plus d’être dégueulasse il m’lâche à chacun de mes plans foireux, j’ai plus la force de courir jusqu’à en devancer l’Soleil, puis j’saute plus assez haut pour frôler la Lune, c’est frustrant vous savez, quand le Monde et ses perspectives deviennent trop petits et qu’tu te casses la gueule à chaque fois que tu veux prendre ton envol vers un ailleurs où les jours paraissent moins lourds à relever.

J’vois déjà les murs de l’hosto, ses odeurs de renouveaux mêlées au parfum de la mort et moi qui crierait que ça va parce pas le choix et qu’après tout il faudrait plus fort que ça pour m’démonter pas vrai ? Suffit d’mettre un pied devant l’autre, rêves bout à bout et vaciller jusqu’à l’inconnu, prendre les remords par la nuque et serrer, serrer, serrer encore jusqu’à étouffer les derniers doutes qui me lacéraient la poitrine.
Il parait que je bois trop, qu’il faut pas, chaque soir on m’répète que je tiendrai pas une nuit de plus puis que les inconnus finiront par en avoir marre, de me ramasser raide morte dans leur bras fatigués au détour de la 25ème heure, que les sourires auxquels j’m’accroche finiront par faiblir et que l’alcool trouble le regard que je porte sur ceux qu’j’appelle mes amis, qu’un jour j’me perdrai dans l’écho des basses et qu’il y aura plus personne pour m’forcer à rencontrer les plus haut sur lesquels je crache quand l’bonheur frappe à ma porte.
J’vois déjà les murs de l’hosto. Les yeux inquiets qui tapissent les 4 murs qui m’enferment au profond de ma psychose, les ombres aux fenêtres, putain de grillage, médocs, esprit enchaîné et qui te dis, hein, qui t’promets qu’t’es pas plus à soigner que moi ? Lâche-moi. Lâche-moi. Laisse moi partir. J’me vois leur dire que tout va bien, qu’ça va passer, juré, j’cracherai plus mes tripes sur le nouveau parquet, j’irai en cours, tous les matins, j’fermerai ma gueule et ça se passera bien.

Souvent quand j'écris quelque chose au départ c'est propre c'est bien ponctué il y a des points et des majuscules et même des virgules et puis quand je me relis j'ai l'impression très forte qu'en voyant ma ponctuation on perçoit les endroits où j'ai respiré c'est très intime le souffle l'impression que les espaces entre deux phrases me dévoilent beaucoup trop je me sens nue comme un petit coin de peau offert aux regards alors vite je m'empresse de me rhabiller et j'enlève les points les majuscules les virgules pour fondre en un bloc ce qui se lit par saccades et s'écrit souffle coupé

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[160123] Andy’s Fanmeeting - Member’s Flower Wreaths 

Shin Hyesung:
Cooking Killer Shin Hyesung - Sexy Man Who Cooks, Our Aengdu! Congratulations for your fanmeeting!!

Cuisinier de talent Shin Hyesung - Notre Aengdu, un homme sexy qui cuisine! Félicitations pour ton fanmeeting!!


Lee Minwoo:
Lee Minwoo - Aengdu ya I love you (with satoori tone) <3 Have a success fanmeet~!

Lee Minwoo - Aengdu ya Je t'aime (avec son accent de satoori) <3 Ait un fanmeeting plein de succès~!


LW CEO:
Liveworks Company CEO Lee Jangeon Artist Shin Hyesung Lee Minwoo - We support Andy-nim’s fanmeeting!

Directeur de Liveworks Company, Lee Jangeon. Artistes, Shin Hyesung, Lee Minwoo - Nous soutenons le fanmeeting d'Andy-nim!


Eric:
Shinhwa Company CEO Mun Junghyuk Artist Shinhwa - Andy will cook your heart guys!

Directeur de Shinhwa Company, Mun Junghyuk. Artiste, Shinhwa - Andy cuisinera vos coeur (dans le sens il fera fondre vos coeurs)


Kim Dongwan:
Kim Dongwan - You live alone too! Solitary Shinhwa!
Kim Dongwan - Tu vis seul aussi! Shinhwa célibataires!


Junjin:
Magnanimous Junjin - Why didn’t you invite me?
Magnanime Junjin - Pourquoi tu ne m'as pas invité?

Cr photos: andy5903, _MYANDY & somevely_
English Translation by destinygyo & hearts_shinhwa