le collectif

Des Hamon par millions, pour vivre en Hamonie.

Le 1er Juillet, je n’attends pas un Benoît Hamon en toge blanche qui descendrait du Ciel pour répandre sur nous la bonne parole.
Surtout pas.
Si j’aime tellement Benoît Hamon, c’est parce qu’il s’adresse à mon intelligence, ou plutôt à mes intelligences : celle du cœur et celle du cerveau, celle de la citoyenne concernée par le collectif et celle de la mère qui pense à ses filles.
Je l’aime beaucoup, Benoît Hamon. Il est beau gosse, il a du charisme et de la conviction, on lui donnerait l’Elysée sans confession mais c’est son programme qui m’intéresse. Le FUTUR DESIRABLE j’en veux, moi.
J’y crois.
Pour mon mari, mes enfants, et les enfants des pays voisins. Dès le 1er juillet, on va retrousser nos manches et tous on va s'y mettre, inventer, construire, débattre et se mettre d'accord sur un FUTUR DESIRABLE.
Et ensuite ce programme il faudrait qu’on le fasse porter par un seul homme ? même s'il a des jolis yeux et un sourire bienveillant, il me semble, comme ça, à vue de nez, que c'est un être humain, non ?
Demain s'il change de crèmerie, d’idée, si d’un coup il en a plein les bottes et plein le dos de la politique et qu’il part faire du macramé en Bretagne, s'il s’allie à des gens que je n’aime pas, s’il me déçoit, le futur tombera dans les indésirables ?
Voilà ce que je ne veux pas.
L’intelligence collective ? A nous de l’activer. Maintenant.
Moi je l’aime tellement Benoît Hamon que je lui accorde le droit d’être humain.
Le 1er juillet, rassemblons-nous autour d’un projet, d’un avenir à co-construire, d’une parole à faire circuler, et qu’ensuite elle soit portée par Benoît et par Yannick et par Cécile et par Arnaud et par Leïla et par Dimitri et par Linda et par des voix, des mains que je ne connais pas, au-delà de notre espace franco-français.
Le futur, pour être respirable, doit être mondial. Pour être désirable, le futur doit distribuer les richesses et les responsabilités.
Ce n’est pas un Benoît Hamon qu’il nous faut, mais des millions. Qu’il soit notre relais et nous le sien.
Les hommes politiques ne changeront rien, si nous ne changeons pas les hommes politiques.

Le réalisateur Tancrède Ramonet a imaginé une ambitieuse fresque documentaire sur le mouvement anarchiste à travers le monde, diffusée mardi 11 avril sur Arte.

« Il existait bien des histoires mondiales du fascisme, du communisme, du féminisme. Mais rien sur l’anarchisme », s’étonne encore Tancrède Ramonet. Un manque qu’en 2010 le réalisateur et producteur – qui ne cache pas une sensibilité certaine à la cause libertaire – va s’évertuer à combler. Il s’attelle donc à un projet ambitieux : raconter ce courant de pensée aux multiples facettes qui, depuis le XIXe siècle, échoue et renaît de ses cendres au gré des péripéties de l’Histoire.
Il lui faudra cinq ans de lectures, d’interviews d’historiens, de plongée dans les archives, pour construire « une » histoire de l’anarchisme. Peut-on pour autant rassembler sous une même bannière les écrits de Proudhon (1840), la révolution mexicaine (1910), les braquages de la bande à Bonnot (1912), ou l’affaire Sacco et Vanzetti, du nom de ce scandale judiciaire qui agita les années 1920 et vit deux anarchistes italiens exécutés aux Etats-Unis ?

De Proudhon aux émeutes anti-G8
« C’était une vraie difficulté. L’anarchisme n’est pas un parti, avec une carte, une hiérarchie, un fonctionnement propre. Il se manifeste dans les actions. Tous les épisodes répondent à ce même élan : lutter contre toute forme de domination, explique le réalisateur. Je souhaitais montrer qu’au-delà de sa diversité, de ses contradictions et errements le mouvement garde une cohérence et revêt un caractère international. » Le projet initial, fresque documentaire en trois parties, visait à couvrir une large période : de 1840 – date de la publication de Qu’est-ce que la propriété ?, l’écrit fondateur de Proudhon – à 2001, où, selon Ramonet, les émeutes contre le G8 de Gênes ont marqué chez les jeunes générations la réémergence d’un mouvement anti-autoritaire.
Arte ne diffuse cette semaine que les deux premiers épisodes (1840-1945). Pour des raisons officiellement budgétaires, le troisième opus reste pour l’heure sur le banc de montage. Mais l’histoire foisonnante de l’anarchisme ne s’arrête pas brutalement à la Seconde Guerre mondiale. Dans ce dernier volet, plus contemporain, Tancrède Ramonet pensait raconter la façon dont le mouvement a ressurgi en Mai 68, puis dans la guérilla urbaine des années 1970-1980, incarnée en France par Action directe.
“Dès qu’il y a domination, sous quelque forme qu’elle soit, les gens se révoltent et s’y opposent.” Tancrède Ramonet

Que reste-t-il de ce mouvement composite ? Qui en sont les héritiers et les promoteurs ? Tancrède Ramonet a son idée : « Dans l’histoire récente, ceux qu’on a appelés les anarchistes de droite ont dénaturé le mouvement. Alors, depuis les années 1990, on voit émerger des groupuscules qui cherchent à se défaire de l’étiquette anarchiste et avancent masqués. » Et de citer le sous-commandant Marcos, leader cagoulé des zapatistes mexicains ; les mystérieux membres du Comité invisible, auteurs en 2007 de l’ouvrage L’Insurrection qui vient ; ou encore le collectif d’internautes hackers Anonymous. Il a aussi choisi d’ouvrir son film sur des images des black blocs, ces silhouettes tout de noir vêtues et masquées qui, hostiles aux institutions, cassent des vitrines de banque en fin de manifestation.
On pourrait penser la cause anarchiste réduite à ces mouvances violentes, insurrectionnelles, ultra minoritaires. Le réalisateur défend une autre lecture, qui voit un souffle libertaire imprégner tous les mouvements de contestation des années 2000 : « Il n’est pas question de dire que le mouvement des Indignés, Occupy Wall Street, le Printemps arabe ou Nuit debout sont des manifestations anarchistes. Mais les principes à l’œuvre sont ceux de l’anarchisme. Dès qu’il y a domination, sous quelque forme qu’elle soit, les gens se révoltent et s’y opposent. Et l’on est alors devant une critique du capitalisme et de la verticalité du pouvoir. »

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Pour en savoir plus sur le collectif “Féministes contre le cyberharcèlement”, mais aussi pour découvrir nos recommandations en matière de lutte contre les cyberviolences, nous vous invitons à consulter ces documents !

Au XIXe siècle, un monde nouveau envahit le champ littéraire, certains motifs se hissant pour la première fois au rang de sujets dignes d’intérêt. La ville, la province, le peuple ne sont plus cantonnés au registre comique, les progrès de la Science aux manuels et aux essais des savants. L’individu s’affirme, en réaction à une évolution économique et sociale qui le dépasse ou l’écrase. « Le culte du moi » est de tous les genres littéraires. Le pessimisme se lit dans les œuvres des écrivains qui refusent de se conformer à l’ordre établi. Ils ont le sentiment d'être incompris et se sentent coupés du monde, malgré l’espoir suscité par les progrès collectifs. Ce mal de vivre ou « mal du siècle », chanté par Chateaubriand et les Romantiques comme Musset et Nerval, se prolonge avec le spleen de Baudelaire et, à la fin du siècle, chez les décadents et les symbolistes. Les romans réalistes n’y échappent pas non plus. Ainsi les courants littéraires s’entremêlent-ils plus qu’ils ne se succèdent, donnant lieu à des échanges féconds entre les écrivains. À ce titre, Baudelaire peut être considéré comme le poète capital, à la charnière du siècle comme des mouvements, romantique, réaliste, parnassien, décadent et symboliste.

Le 4 février 1857, Baudelaire remet son manuscrit à l’éditeur Auguste Poulet-Malassis associé à son beau-frère Eugène De Broise. Il y a là cent poèmes, le concentré de l’expérience poétique accumulée par l’auteur sur quinze années. La première publication, le sonnet À une dame créole, date de 1845 dans la revue L'Artiste. En octobre de la même année, le livre a été annoncé sous le titre Les Lesbiennes. Puis en novembre 1848, sous le titre Les Limbes. C'est finalement sous le titre des Fleurs du mal que paraissent en 1855, dans La Revue des Deux Mondes, dix-huit poèmes. De même que neuf autres poèmes, seront publiés en avril 1957 dans la Revue française. Le recueil définitif paraîtra le 23 juin 1857, après trois longs mois que Baudelaire consacre aux révisions sur épreuves. Le premier tirage (quelque 1000 exemplaires imprimés à Alençon) est mis en vente au prix de trois francs.

Les Fleurs du mal, connaissent un accueil mitigé, quand la presse ne se déchaîne pas pour en dénoncer l’immoralité. Le Figaro, en pointant du doigt les pièces les plus condamnables de l’ouvrage, parle de « monstruosités », si bien que le Parquet ordonne la saisie des exemplaires. Baudelaire et ses éditeurs sont poursuivis.

L’homme qui se présente le 20 août 1857, à l'audience de la 6e Chambre criminelle du tribunal correctionnel de Paris – celle des escrocs, des souteneurs et des prostituées – est un poète de trente-six ans, apprécié et reconnu de ses pairs, qui traine une réputation quelque peu sulfureuse. Déjà, en 1852, un journaliste du Journal pour rire avait cerné le personnage : « Charles Baudelaire, jeune poète nerveux, bilieux, irritable et irritant, et souvent complètement désagréable dans sa vie privée. Très réaliste sous des allures paradoxales, il a dans sa forme tout le style et la sévérité antiques, et des quelques rares esprits qui marchent par ces temps dans la solitude du moi, il est, je pense, le meilleur et le plus sûr de sa route. Très difficile à éditer d’ailleurs, parce qu’il appelle dans ses vers le bon Dieu imbécile, Baudelaire a publié sur le Salon de 1846 un livre aussi remarquable que les articles les mieux réussis de Diderot. »

D’une naïve bonne foi, Baudelaire s’imagine s’en sortir d’un non-lieu. Ses amis et connaissances, et pas des moindres, se sont mobilisé : certains publiant des articles élogieux, d’autres faisant jouer leurs relations. Mais c’était sans compter avec le rigorisme du Second Empire, porté par son moralisme intransigeant et son goût douteux pour l’art pompier et la littérature édifiante, ainsi qu’une censure omniprésente qui ne dit pas son nom. Le soir même, à l’issue du procès, qui n’a duré que quelques heures Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». Baudelaire doit s’acquitter d’une amende tandis que six poèmes sont retirés du recueil. Pour comble, le poète, qui s’attendait à une « réparation d’honneur », est privé de ses droits civiques.

Baudelaire sort brisé par le verdict, qui redouble la condamnation familiale. Le sentiment d’injustice qu’il éprouve ne le quittera plus. Comment peut-il en être autrement ? Dans ce siècle où priment les valeurs bourgeoises, l’exercice de la poésie est considéré comme un violon d’Ingres. François Malherbe, pour qui « le poète n’est pas plus utile à l’État qu’un bon joueur de quilles », le déplorait déjà, trois siècles auparavant. Tout au plus taquine-t-on la muse, « à ses heures perdues », selon l’expression consacrée par Léon Bloy. Mais quand sonne l’heure des affaires, toutes ces « couillonnades », telles que les nomme par dérision le pamphlétaire, doivent être mises au rencard, sous peine pour le récalcitrant de passer pour un tire-au-flanc.

En 1857, au moment du procès, et donc de la parution des Fleurs du mal, Charles Baudelaire n’est pas le poète maudit que l’on présente à tort. Certes, il mène une vie de bohème, parfois excentrique, est en rupture avec sa famille bourgeoise, a dilapidé une bonne partie de son héritage, une fortune, au point d’être sous tutelle, alternant luxe puis pauvreté, il est couvert de dettes, a le goût des prostituées qui pour certaines deviennent ses compagnes… Mais il est critique d’art, domaine dans lequel il s’est imposé comme un des maîtres du genre. Il est aussi le traducteur de l’œuvre d’Edgar Allan Poe, qu’il salue comme un esprit frère du sien. Il est enfin très entouré, apprécié de ses amis écrivains, protégé même. Parallèlement, il a publié dans différents journaux plusieurs des poèmes qui figurent dans le recueil coupable.

La censure oblige donc Baudelaire à réaménager son œuvre. Ainsi, en 1861, la structure du recueil sera-t-elle remaniée et enrichie d’une trentaine de poèmes. Composé de six parties, il est traversé par les thèmes principaux qui laissent deviner les espérances déçues et les défaillances morbides du poète (« Spleen et Idéal » ; « Tableaux Parisiens » ; « Le vin » ; « Les Fleurs du mal » ; « Révolte » et « La mort »). Ces textes, largement autobiographique, Baudelaire les a vécu dans sa chair, au plus profond de son être. Son lyrisme cherche sans cesse à se démarquer du Romantisme qui a bercé sa jeunesse. Avant tout, il s’agit pour lui « d’extraire la beauté du Mal » des « provinces les plus fleuries de l’art poétique » foulées par ses prédécesseurs. À l’instar de Théophile Gautier, le « poète impeccable »  à qui sont dédicacées Les Fleurs du mal, l’art n’a d’autre téléologie que lui-même, le beau et l’utile ne font pas bon ménage : « La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de déchéance, s'assimiler à la science ou à la morale ; elle n'a pas la vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même. » Ainsi, des thèmes modernes sont sertis dans des formes anciennes comme le sonnet, selon l’idée que « l’irrégularité, c’est-à-dire l’inattendu, la surprise, l’étonnement sont une partie essentielle et la caractéristique du Beau ». Hanté par l’Idéal, symbolisé par l’ailleurs, le poète n’échappe pourtant pas à l’ennui. Le spleen envahit tout son être et le plonge dans une mélancolie saturée d’images mortifères. L’amour, clé de voûte du recueil, obéit aux mêmes postulations contradictoires. La passion sensuelle, incarnée par la ténébreuse Jeanne Duval se dispute l’amour spiritualisé, en la personne de Madame Sabatier, sans que jamais le poète n’atteigne la félicité. La mort devient alors la dernière espérance du spleenétique qui ne s’accommode pas de la médiocrité d’ici-bas, où les poètes sont traités comme des malfrats.

Baudelaire, né trop jeune dans un siècle trop vieux, a mené une vie à contre-courant des valeurs en cours. Il incarne à tout jamais le poète écorché vif, voué aux gémonies par ses contemporains, acclamé par ses successeurs : « Le vrai Dieu » selon Rimbaud, « le premier surréaliste » pour Breton ou encore « le plus important des poètes » aux yeux de Valéry. Janus de la poésie du XIXe siècle, dernier classique et premier moderne, il inaugure une nouvelle ère poétique, auquel ce procès, loin de le détruire, prend valeur de sacre. Et finalement, Les Fleurs du mal sont devenues un des plus grands classiques de la littérature.

Baudelaire n’a été « réhabilité » qu’en… 1949. Il faudra en effet cent ans pour que l’institution judiciaire mesure l’étendue du génie de Baudelaire, et qu’une loi du 25 septembre 1946 institue un nouveau cas de pourvoi en révision sur ordre du garde des Sceaux et ouvert à la seule Société des gens de lettres. Elle offre la possibilité de réviser les jugements ayant condamné un écrivain pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, partant de l’idée que l'appréhension par le public des écrivains évolue au gré du temps, et qu’il convient alors d’adapter le judiciaire au littéraire. C’est ainsi que le 31 mai 1949 la chambre criminelle de la cour de Cassation rendit un arrêt d’annulation du jugement de 1857, considérant que les poèmes « ne renferment aucun terme obscène ou même grossier ». Depuis, les six poèmes censurés peuvent être légalement publiés.

Daily inspiration. Discover more photos at http://justforbooks.tumblr.com

anonymous asked:

Disclaimer : j’ai voulu réagir à certains asks que t'as postés, et j’ai fini par écrire un petit pavé afin de déballer ce que j’avais à dire. Lis-le si tu en as envie et quand tu as le temps, mais mon petit rant aura plus de résonance sur ton blog que sur le mien lol. Je me permets juste d'exprimer à quel point je suis dégoûté, à l'issue de cette campagne du 1er tour, par le délire collectif autour de ce qu'on a nommé « vote utile », et je ne peux pas cacher que je vise en particulier l'amalgame

Bisous, bisous, anon, un coup de gueule qui fait du bien.

Vous êtes les livres que vous lisez, les films que vous regardez, la musique que vous écoutez, les gens que vous rencontrez, les rêves que vous avez, et les conversations que vous engager, il ne tient qu'à vous de retenir les leçons que vous prenez de ceux-ci. Vous êtes le son de l'océan, le souffle de l'air frais, la lumière la plus brillante et le coin le plus sombre. Vous êtes le collectif de chaque expérience que vous avez eu dans votre vie. Vous êtes chaque seconde de chaque jour. Ainsi vous êtes à vous tous seuls une noyer de connaissance et d'existence. Laissez les mots parcourir vos veines et les couleurs remplissent votre esprit jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à faire mais exploser, Il n'y a pas de mauvaise réponse. L'inspiration est tout. Asseyez-vous, détendez-vous et prenez tout.
—  Jac Vanek

anonymous asked:

besoin de partager mon amour pour BH après ce soir, parce quoi qu'il arrive il se battra pour ses idées (dimanche sera morose mais gardons espoir pour les années à venir)

C’est avec plaisir ! Partageons, notre amour pour BH, partageons-le. Dimanche on va tous un peu pleurer mais ça sera fait dans le collectif, on se réconfortera ensemble.

Il s’est battu autant qu’il l’a pu et avec courage malgré le manque de soutien du PS. Et il continuera à se battre, que ce soit en tant que député de Trappes (s’il se représente à moins qu’il n’y ai un.e candidat.e eelv dans sa circonscription avec l’accord) ou comme premier secrétaire du PS (ou une place importante dans le parti si ce n’est pas celle-ci) pour pourquoi enfin rénover le PS (rêvons un peu) (ou même que le parti explose quitte à refonder quelque chose de nouveau, qu’est-ce que j’en sais, ça reste malgré tout une possibilité vu l’actualité du parti).

Bref, il sera là, et si nous nous y retrouvons comme nous nous y retrouvons aujourd’hui, nous serons là aussi. On l’aime Benoît <3 !

Le collectif Antioche réunit des prêtres et des religieux de tous âges, ruraux et urbains, à différents niveaux de la hiérarchie ecclésiastique, qui ont souhaité prendre leurs distances par rapport à l'hystérie électorale ambiante – qui n'a, hélas, pas épargné certains bureaux de la Conférence épiscopale. Il nous a demandé de publier le communiqué suivant:

La Conférence des évêques de France (CEF), tout en affirmant ne pas le faire, donne des consignes de vote aux catholiques français. C’est un fait puisqu’elle a dénoncé ouvertement un parti politique, et un seul. Son porte-parole l’a déclaré en 2015 : « la position de l'Église en France sur le Front national n’a pas varié ». Selon lui : « le rejet de l’étranger, le refus de l’accueil de l’autre, une conception et une vision de la société renfermées sur la peur, posent problème » et un « certain nombre de points développés par le Front national ne sont pas conformes à la vision que l’Évangile nous invite à défendre ». Il s’est fendu d’une déclaration bien orientée, dès le soir du 1er tour à 22h.

Nous ne discutons pas ce droit de dénonciation. Une question se pose, pour s’en tenir à l’enjeu du 2e tour de 2017. Qu’en est-il du programme de M. Emmanuel Macron, ultra-libéral oligarchique, mondialiste, transhumaniste, technocratique, anti-famille, européiste, euthanasique, abortif et eugéniste assumé ? Bon nombre de points ne sont pas plus conformes à l’Évangile ou aux principes non négociables de l’Église que chez son adversaire, en particulier si l’on en croit le Pape François et Laudato si’.

Une méthode honorable (et surtout courageuse) aurait été de rechercher le positif dans chaque programme proposé au vote des Français. Il aurait été possible ensuite, avec équité, d’énumérer les points négatifs de l’un ou l’autre candidats. Chaque catholique aurait été ensuite renvoyé à sa conscience d’adulte, pour faire son choix en toute responsabilité, sans être traité comme un mineur. Au lieu de cela, un discours flou, parfaitement tendancieux, mêle chantage moralisant et péché par omission.

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ahurissant ?

Force est donc de constater que les propos de la CEF se trompent de cible avec une régularité d’horloge depuis 30 ans. Ils ne sauraient donc plus ni mobiliser ni intimider quiconque, en tout cas pas nous. Nous ne regardons plus la télévision depuis longtemps, nous ne lisons plus vos déclarations, Messeigneurs… Nous étions à la Manif pour Tous et à la Marche pour la Vie et vous n’y étiez pas… La situation s’aggrave chaque jour. Nous partageons la souffrance d’un peuple que vous fréquentez bien peu. Tout cela interroge, pour parler votre jargon.

Voilà pourquoi, sans « appeler » à voter, ni « canoniser » personne ni aucun programme, sans donner de leçons de morale à quiconque, sans jouer sur la peur, soucieux du bien commun politique dans le « moindre mal », nous disons paisiblement que nous voterons pour Mme Le Pen dans deux semaines.

change.org
Collectif #TiréAuSort : Le hasard ne décidera pas de mon avenir ! #TiréAuSort
#TiréAuSort : NON ! La semaine dernière, pendant l’entre deux tour de l’élection présidentielle, le gouvernement a publié en catimini une circulaire visant à officialiser le recours au tirage au sort à l'entrée de l'Université. Ce sont tous les candidats en licence qui sont concernés, que ce soit...

I know I have like 2 and a half (lovely and beautiful) followers but could you guys sign this and share it if you can ?
The french government has used the election to pass a text allowing universities to chose which students get into the uni at random. which I don’t need to explain it,  is a fucking joke and will keep many deserving students from following their dreams.

Du point de vue collectif, les diverses formes de régionalismes, de séparatismes et de souverainismes qui fleurissent, depuis la fin du 20ème siècle, dans les sociétés européennes, tendent à indiquer que la notion d’autonomie est aussi en train de faire son chemin sur notre continent alors qu’on assiste à l’automne de ce dernier avatar de l’État moderne qu’est l’Union européenne. Sous l’écorce supraétatique, ces sociétés se détachent et se recomposent à leur échelle propre. Elles cherchent une cause, un projet apte à les mobiliser et, dans la plupart des cas, celui-ci est synonyme de « fermeture » (séparatisme, souverainisme) afin de retrouver des repères, de se réapproprier son histoire pour faire face au formatage imposé par la mondialisation. Il est d’ailleurs frappant de constater que plusieurs de ces sociétés sont de véritables moteurs économiques au niveau européen, ceci tendant à indiquer le besoin d’un projet collectif fort (au niveau local) pour pouvoir se positionner à l’échelle globale.       Autrement dit, un tel projet vise en quelque sorte à la constitution d’une zone autonome temporaire (TAZ) propice à la récréation d’un sentiment d’appartenance, d’une motivation. Au niveau de l’individu, la démarche est moins aisément perceptible. Il faut recourir à la métaphore cinématographique (Fight Club, Matrix) pour essayer d’appréhender le phénomène : derrière les i-pods, derrière les codes vestimentaires, derrière les familles sans père, derrière la figure du mâle doux se profile le retour de l’idéal masculin (force, honneur, courage), en l’occurrence celui qui refuse le politiquement correct, l’abandon de la personnalité et ce que Heidegger dénomme la réquisition de la technique (Gestell). Dans nos sociétés d’ailleurs, ces individus intègrent souvent les métiers de la sécurité – autrement dit les « sociétés d’hommes » – pour tenter d’y retrouver les valeurs qu’ils recherchent.     Dans le cas qui nous occupe ici on peut donc parler d’un projet collectif fondé sur l’autonomie et la réappropriation de son histoire pour faire pièce au nivellement du nouveau pouvoir global et des normes imposées par celui-ci sans égard aux différentes identités. Dans ce projet, l’autodéfense (légitime défense) est concomitante de l’autonomie, selon le principe : pas d’autonomie sans protection, non pas imposée « par le haut », de manière mafieuse, mais assumée en copropriété comme un bien commun géré par les citoyens eux-mêmes. La légitimité peut ainsi se reconstituer autour de ces deux notions – celle d’autonomie et celle de légitime défense – à savoir les deux exigences de base de tout groupe structuré de manière collective. 


Bernard Wicht, Europe MadMax demain ? Retour à la défense citoyenne.

Le Printemps de Bourges célèbre les premiers Punks
EN IMAGES - Le printemps de Bourges fête les 40 ans du mouvement contestataire avec l'exposition Self Made Punks. Elle dépeint la spontanéité de ses premières années, à travers une série de 52 photos qui met en regard les disciples français, plutôt dandys, et les Anglais davantage «working-class».

On est en 1976. Le collectif de trois photographes Belle Journée En Perspective travaille sur un documentaire sur le rock, commandé par Philippe Manœuvre et Jean-Pierre Dionnet. Début 1977, les priorités changent brusquement. Les trois compères sont sommés «d'arrêter tout» pour une mission plus urgente: capter en images les deux premières années du Punk, mouvement contestataire qui tourne en dérision l'ordre social établi.

Quarante ans après, le printemps de Bourges consacre aux premiers Punks une exposition jusqu'au 23 avril, légèrement à l'écart de l'agitation du festival dans le Jardin de l'Archevêché, le Palais Jacques Cœur et la Halle au Blé. À travers 52 photos imprimées en grand format, Self Made Punks célèbre le travail des photographes de Belle Journée En Perspective, qui ont su saisir la fièvre créatrice des débuts.

«Je crois que ce qu'il s'est passé dans les deux premières années du punk peut inspirer les générations qui veulent s'exprimer aujourd'hui» déclare Éric Le Ray, le producteur de l'exposition. «Sur ces photos, on ressent la spontanéité des débuts, avant même les crêtes et le marketing. Il y avait une énergie, et chacun a senti qu'il pouvait s'en emparer à sa manière, à coup de Fanzines, de poèmes, ou de musique. Que l'on sache jouer ou pas importait peu d'ailleurs.» D'où le titre de l'exposition: Self Made Punks (littéralement Punk qui s'est fait lui-même).

Un pogo tourbillonnant

Les photos présentent également un intérêt historique, offrant des clichés rares des premières formations musicales, parmi lesquelles Les Damned, les Clash, Génération X, Métal Urbain, Asphalte (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Printemps de Bourges: Renaud malade «mais toujours debout» grâce au public 
Vianney, TSR Crew, Mr Oizo … La playlist du Printemps de Bourges 
Bob Dylan en étoile de fond au Printemps de Bourges 
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