laisse faire

101 choses que j’enseignerai à ma fille par Sierra Vandervort

1. Sourire est la plus belle des choses que tu puisses faire.
2. Ne laisse personne te dire que ce que tu écoutes n'est “pas de la musique” si c'est ce que tu aimes.
3. Sache simplement qu’“In the Air Tonight” de Phil Collins est une chanson parfaite.
4. Tu as le droit de trouver qu'une femme est belle.
5. Évite d'être une langue de vipère avec les autres filles. Tu auras besoin d'elles quand nous prendrons le pouvoir.
6. Méfie-toi des hommes qui veulent te faire croire qu'ils vont te faire changer.
7. Même s'il t'a invitée à dîner, tu ne lui dois rien.
8. La fierté que tu ressens pendant 20 minutes dans un bikini qui te met en valeur ne vaut pas un bon restaurant. Je peux te l'assurer.
9. Trouve en toi l'envie de découvrir le monde.
10. Tu as le droit de ne pas vouloir te maquiller ou jouer à la princesse.
11. Mais, si c'est que tu souhaites, c'est aussi ton droit.
12. En tout cas, essaie au moins une fois le rugby pour me faire plaisir.
13. Fais en sorte que ta vie soit aussi amusante que ton profile Instagram le laisse entendre.
14. Ne souris pas si tu n'en as pas envie.
15. Tu n'as pas vraiment besoin de te faire accompagner par une copine quand tu vas aux toilettes.
16. N'aies pas de préjugés liés au genre, à la couleur de la peau, à la sexualité et aux croyances religieuses.
17. Les gens sont comme ils sont.
18. Des bougies et un album de Gainsbourg peuvent résoudre presque tous les problèmes.
19. Ne laisse aucun mec s'en tirer à bon compte s'il te siffle dans la rue.
20. Si tu ne peux pas te balader en jogging et boire des bières avec eux, ce ne sont pas de vrais potes.
21. Fais-toi des copines dont tu te sens vraiment proche.
22. Et sois là pour elles quand elles en ont besoin.
23. L'endroit où tu te trouves n'est jamais une excuse.
24. Tu peux t'épanouir n'importe où.
25. Trouve ta voix, et fais-toi entendre.
26. Ne fais pas les choses pour me faire plaisir. Ta réussite t'appartient.
27. Ça ne te coûte pas grand chose de mettre des talons, même si tu es grande.
28. J'aimerais vraiment que tu lises Jane Eyre.
29. Mais si tu préfères Twilight, ça me va aussi.
30. En revanche, si tu pouvais éviter 50 Nuances de Grey…
31. C'est vraiment de la merde.
32. Je t'en supplie, regarde Friends
33. Et, si ça te dit, pars à l'étranger en mission humanitaire.
34. Fais les puces.
35. Garde tes billets de spectacle en souvenir.
36. Lave-toi toujours le visage avant d'aller au lit.
37. Évite de te parfumer comme une cocotte.
38. Nage toute habillée.
39. Nage toute nue.
40. Évite à tout prix les détox à base de jus.
41. Tu devras regarder Le Roi lion avec moi au moins cinq fois dans ta vie.
42. Sache que les ange-gardiens existent.
43. Fais un vœu quand tu perds un cil.
44. Sois passionnée.
45. Sois excessivement passionnée.
46. Sois tellement passionnée que les gens se demandent si tu n'es pas un peu dingue.
47. Le féminisme n'a rien d'effrayant.
48. Apprends à jouer au Uno.
49. Et au Menteur.
50. Ne te disperse pas.
51. Ose.
52. Ne laisse personne te dire que c'est juste une phase si tu penses que c'est sérieux.
53. Ta sexualité ne te définit pas.
54. Fais-toi un festival de musique au moins une fois dans ta vie.
55. Ne suis pas les conseils des réactrices de modes. Inspire-toi plutôt de la manière dont elles s'habillent.
56. S'il se sent castré par ton boulot ou ton succès, il n'en vaut pas la peine.
57. Trouve-toi un homme qui soit plus courageux que toi.
58. Ou une fille.
59. Tu en as parfaitement le droit.
60. Si un type ne te sort que des clichés, prends tes jambes à ton cou.
61. Ce que tu vaux n'a rien à voir avec ton allure, ton âge ou ta silhouette.
62. Et ça, ce sera toujours vrai.
63. Tu ne vivras pas tes plus belles années au lycée.
64. Mais à la fac.
65. La question “A quoi tu penses?” fera des miracles.
66. Mets ton casque sur les oreilles, et danse comme une tarée dans ta chambre.
67. Je te promets que je ne rirai pas.
68. Je te souhaite de rencontrer quelqu'un qui te fera littéralement pisser de rire.
69. Et de ne jamais le quitter.
70. Marche pieds-nus.
71. Ne sois pas naïve.
72. Avoir de la classe, parfois, on s'en tape.
73. Ne baisse jamais les yeux.
74. La magie, ça existe.
75. Ne regrette pas tes moments de déprime. Ils te permettront d'apprécier les instants de bonheur.
76. Quoi que tu fasses, fais preuve de modération.
77. Même dans la modération.
78. Le café est bon pour ton âme.
79. Sois honnête, et ne t'excuse pas de l'être.
80. Vis la musique sans même chercher à comprendre ce que tu ressens.
81. Lève-toi de bonne heure.
82. Trouve-toi un meilleur pote gay.
83. Il te laissera dormir dans son lit et tu pourras lui emprunter son eye-liner.
84. Ne te laisse pas faire.
85. Entoure-toi de belles personnes.
86. Souviens-toi que tout le monde ne pense pas comme toi.
87. Sois toujours ouverte à de nouvelles expériences. Tu pourras toujours dormir plus tard.
88. La vérité sans fard est toujours préférable au mensonge qui te consume.
89. Bois du champagne et danse sur la table.
90. Fais une liste des choses que tu veux accomplir avant de mourir.
91. Fais une liste de toutes les choses que tu as déjà accomplies.
92. N'oublie jamais de dire “Je t'aime” avant de partir.
93. Profite de ce qui est sous tes yeux au lieu d'en prendre une photo.
94. Trouve le moyen de te glisser au premier rang quand tu vas en concert.
95. Pars faire du camping sans te préoccuper de la coupe que ça te fera.
96. Aime aussi pleinement que tu ris.
97. Ris beaucoup.
98. N'aie pas peur d'être parfois un peu nunuche.
99. Quand tu vis quelque chose de bien, sois dans l'instant présent.
100. Trouve des trésors dans tout ce qui t'entoure.
101. Ne te laisse pas paralyser par la peur.

2

clairement jungkook j'le laisse me faire du sale.

(I put the description in my native language bc it is so inappropriate to say lmao)

T'as toujours les mains dans les poches, ces poches sous tes yeux, les yeux rivés dans le vide, ce vide que tu laisses se creuser en toi et toi qui te laisse faire aussi bêtement.
—  fausse écrivain
Il faudra peut-être songer un jour à couper les deux bouts de l'omelette pour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent de côté les deux extrêmes, de droite comme de gauche, qui n'ont rien compris au monde.
—  Alain Juppé, Janvier 2015
Je vais te dire un truc que tu sais déjà. 
Le soleil, les arcs-en-ciel, c'est pas le monde. Y'a de vraies tempêtes, de lourdes épreuves. Aussi grand et fort que tu sois, la vie te mettra à genoux et te laissera comme ça en permanence si tu te laisses faire. 
Toi, moi, n'importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie. C'est pas d'être un bon cogneur qui compte, l'important c'est de se faire cogner et d'aller quand même de l'avant, c'est de pouvoir encaisser sans jamais, jamais flancher. C'est comme ça qu'on gagne.
—  Rocky Balboa
Je vous donne un sentiment très personnel qui n'est pas celui du gouvernement : arrêtons de diaboliser Manuel Valls. J'ai l'impression que, aujourd'hui, on le met au même rang que certains qui ont été condamnés par la justice et ont fait beaucoup de mal au gouvernement précédent. Je vais vous citer un nom : Jérôme Cahuzac. Faisons attention. Mettons les choses dans l'ordre. La politique peut être injuste mais ne diabolisons pas Manuel Valls.
—  Christophe Castaner sur franceinfo, 27/06/2017
Un véritable ami c'est celui qui n'hésite pas à te remettre sur le droit chemin quand il le faut, sans pour autant mâcher ses mots. Ce n'est pas celui qui encourage tes faux pas, ni celui qui te laisse faire n'importe quoi.
—  instagram iamwritten
Lutte, résiste, te laisse pas faire. Les laisse pas te manipuler, t'es pas un vulgaire pantin, t'es pas une marionnette qu'on utilise quand on veut et comme on le veut, alors te laisse pas faire. La société cherche à nous programmer pour qu'on fasse exactement ce qu'elle attend de nous et qu'on soit exactement comme elle le souhaite, tels de parfaits petits soldats de plomb, mais on vaut mieux que ça alors te laisse pas faire. N'entre pas dans ses cases, ne te plie pas ses attentes. Relève-toi, sois qui tu veux être réellement. T'as ni Nike ni adidas ? T'as pas de converses ? Attends, t'as pas de montre Daniel Wellington non plus ? Comment ça t'as pas l'iphone 6 ? Bouhhhh t'es minable, tu fais pitié ! Tu les entends déjà ces voix qui te crient ça n'est ce pas ? Ces voix qui te hantent depuis des années. Tu les vois déjà ces regards plein de dédain et de dégoût qui se posent sur toi, pas vrai ? Mais emmerde les, t'as pas besoin de ça pour être le meilleur, t'as pas besoin de ça pour être heureux.
—  ouragandsentiments
Alors écoute moi bien: tu sais que les gens ne font que parler, ma belle. Et ça ne veut rien dire tant que tu les laisses faire, mais si tu continues à douter; alors ça se terminera d'une seule manière, tu peux partir si tu le veux vraiment, et tu peux fuir si tu penses que tu le dois, et j'irai bien si jamais tu me demandes. Je sais que c'est dur mais personne n'a dit que c'était facile.
—  Eden- gravity

snowonsnow  asked:

Okay, alors en fait, je ne m'y connais pas vraiment du tout en chanson française - oui, je sais, honte à moi - et, euuuh, tu as l'air de t'y connaître ? (euphémisme) Donc : pour toi, quelles sont les chansons françaises qu'il faut avoir écoutées au moins une fois dans sa vie ?

Wahou, flattée d’être le référent dans ce domaine ! Le problème est que tout ça risque d’être assez subjectif… Bon déjà deux playlists, une sur Barbara, et une sur les chansons wlw francophones.

Ceci étant fait… dur, dur ! Plus que des chansons, laisse-moi faire une liste de certains chanteurs que j’aime personnellement et qui sont des “classiques” pour moi. Je t’avoue ne pas tant m’y connaître en chanteurs récents par contre ! 

Je pense que Goldman est un classique, après tout, pas forcément tous ses tubes par contre, ou alors “Puisque tu pars”, véritable chef d’oeuvre s’il en est, ou “Là-bas”. J’adore Goldman, donc en réalité, je conseille tout, mais… ah je vais m’arrêter là - il faut que je fasse une playlist des dix chansons de Goldman à connaître ! J’ai une immense préférence pour l’album Entre gris clair et gris foncé, ainsi qu’En passant, perso.

Cabrel me semble être un essentiel également, c’est simple, mais efficace, entre “Je l’aime à mourir”, “L’encre de tes yeux”, ou “Encore et encore”, une de mes chansons préférées. 

Souchon, comment oublier Alain Souchon - et Laurent Voulzy tant qu’on y est, avec “Foule sentimentale”, “Allo maman bobo”, “La Ballade de Jim”, et côté Voulzy, “désirs, désirs”, notamment, ou “coeur grenadine”. 

Michel Berger, parti trop tôt, mais forever dans nos coeurs, “Paradis blanc” ou “la groupie du pianiste”, et aussi la comédie musicale Starmania : je n’ai écouté que les chansons, mais elles sont géniales. Il y a Balavoine aussi, mais ça a un peu vieilli aujourd’hui : il reste quand même “Le chanteur”, que j’aime beaucoup.

Gainsbourg, obviously, “La javanaise”, “le poinçonneur des Lilas” wink wink, 

Plus récent, j’aime beaucoup Zazie perso, “J’envoie valser” est sublime notamment, et très récemment “bonjour tristesse”. Tant qu’on est dans les chanteuses, Anne Sylvestre est une chanteuse féministe plutôt sympa.

Il y a ce bon vieux Renaud évidemment, et même si je suis moyen fan maintenant, ces vieux albums sont magnifiques : “Morgane de toi”, “mon HLM”, “Pierrot” etc etc etc etc etc !!!

Plus francophone que français, Brel ? “Amsterdam”, “La valse à mille temps”, “les bourgeois”…

(j’en oublie tant) Les Dutronc père et fils, Françoise Hardy, France Gall… moins fan, mais valent le coup quand même.

Plus récent, je ne peux que recommander Agnès Bihl, “La plus belle c’est ma mère”, “à ton mariage”, “madame” etc, à la fois drôle et touchante, et Lynda Lemay aussi. Les Fatals Picards sont plus rock mais alternent aussi humour/émotion.

J’aime bien Michel Delpech aussi… beaucoup par nostalgie, je dois dire. Et bon dans le genre ultra classique, Edith Piaf ? “la vie en rose”, “Milord”, etc.

J’allais oublier Brassens ! “la chanson de l’auvergnat” “les sabots d’Hélène” etc.

J’en oublie des MILLIARDS mais voilà, un bon aperçu de ma playlist. 

Bonne écoute !

Okay, en l’honneur du mois LGBT+, et parce que j’ai l’impression que pas mal de mes followers vont aller à leur 1ère Pride cette année, je vais vous raconter ma 1ère Pride.

Alors bon, ça ne commence pas super. Venant d’un milieu plutôt conservateur, et pas encore out avec la plupart de mes amis de l’époque, je décide quand même de me lancer et y aller seule. Franchement, je ne m’attendais à rien, faire un tour pour voir, peut-être me fondre dans la foule et avoir un bon moment, peut-être partir avant la fin si je m’ennuie. J’ai hésité d’y aller jusqu’au dernier instant, pour vous dire.

Mais non, je prends mon courage à deux mains, et hop, dans le métro pour la Pride de Paris, les mains tremblantes.

Il me semble que la Pride était censée commencer à 14h cette année-là. Je calcule mon coup pour arriver bien 5 minutes en avance, stressée comme pas possible de rater quelque chose. Dans ma rame de métro, plusieurs groupes de jeunes habillés aux couleurs de l’arc-en-ciel, ou bien déguisés, des drapeaux gays à la main. Ils plaisantent entre eux, pour faire passer le temps du trajet. Et, je ne sais pas pourquoi, mais ça me calme un peu, toute cette joie, toute cette gaité.

Bref, on arrive. Je me rends compte que j’étais trèèèèès large dans mes calculs, parce que même si l’heure de départ officielle est 14h, en réalité, c’était plus du 14h30. Mais qu’à cela ne tienne, cela me laisse le temps de faire le tour des chars. Et des chars, eh bien, il y en a pas mal. Les chars des communautés spécifiques : le char lesbien, le gay, le char bi, le trans… Le char bears. Il y en a aussi pour des revendications spécifiques, ou pour des professions spécifiques : le char contre le racisme dans la communauté LGBT+, le char SNCF, celui des policiers… Il y a même un char qui distribue des verres d’eau à ceux qui veulent, tellement la chaleur est étouffante.

Et tous sont très colorés, très joyeux, très gay. Mon pauvre petit cœur de placard-ée se remplissait de joie.

Finalement, aux alentours de 14h30, les chars se mettent en marche, chacun diffusant sa propre musique à plein volume. Je suis la foule, consciente d’être l’une des seules personnes sans groupe, mais en même temps trop contente d’être là pour vraiment me soucier de faire un peu « tâche ».

La marche, réunissant un nombre conséquent de gens à son départ, devient de plus en plus grande au fur et à mesure que l’on avance. Je croise pas mal de groupes tenant des panneaux « Free Hugs » ou « Free Kisses », ainsi que de magnifiques femmes trans dans leur robe de princesse (vous pouvez leur demander une photo, en général ça leur fait plaisir).

Je pense que je reste à admirer le défilé quelques vingtaines de minutes avant de me décider d’aborder un groupe de filles avec des pancartes - je crois que c’était principalement parce qu’elles étaient sur mon chemin et que je n’ai rien contre les câlins. Elles me proposent de rester avec elles, vu que je suis toute seule. J’accepte.

Je passe le reste de la Pride avec elles. On s’entend bien, elles sont toutes sympas. Dans le groupe, il y a de tout : des lesbiennes, aces, bis, une hétéro venue comme alliée… On suit les chars qui diffusent la meilleure musique, en changeant quand même de temps en temps pour voir, et en s’arrêtant pour parler à d’autres gens. Une fille a le drapeau gay parfaitement dessiné sur ses lèvres.

Je passe un moment d’enfer.

Il doit être 17h-17h30 quand l’ambiance commence vraiment à atteindre son pic. Dans la rue, des gens - certains probablement un peu ivres - montent par dessus les arrêts de bus pour s’asseoir et profiter du spectacle, on peut voir du monde aux fenêtres.

Les touristes, sur bords, nous dévisagent. Cela me sort le temps d’une seconde de la « bulle gay » qui s’était plus ou moins formée autour de moi, mais un échange avec l’une de mes nouvelles amies et c’est oublié.

La foule s’épaissit, et moi et une amie sommes séparées du groupe. Je ne me souviens plus comment, mais on fait la connaissance une autre bande, avec qui on reste pour un temps. Des cannettes de bières tournent, rafraichissantes sous la chaleur étouffante.

On arrive vers 19h. Par messages, on arrive à retrouver une partie du groupe de départ + quelques amis que eux se sont fait entre-temps. S’ensuit alors une galère pour trouver un endroit où se poser un peu, avant de retourner voir les concerts programmés pour la soirée - il y a beaucoup de monde avec la même idée que nous. Finalement, on réussit à trouver un mcdo pas trop plein.

On est tellement bien qu’on décidera de ne pas retourner à la Pride, en fait, et nous établissons à la terrasse d’un café pour boire un verre entre nous - on se quittera vers 1h du mat’, les numéros de chacuns enregistrés dans les portables des autres.


Donc pour ceux qui ne savent pas à quoi s’attendre, ou stressent un peu : ça va bien se passer. C’est impressionnant au début, mais si vous vous laissez aller, il y a moyen de passer un excellent moment - voir même de vous faire de super amis !

Mes notes douces et lentes se transforment en une respiration chaude qui se mêle à ses cheveux, puis plus bas, dans son cou. Elle relâche ses bras, comme si elle se laissait un peu aller. Je continue à chanter lentement, en bougeant tout mon corps. Elle me suit, désormais complice. Sa bouche superbe est semi-ouverte, rêveuse. Elle soupire, elle a un léger frisson. Je souris […] Gin laisse aller son visage contre la vitre, les cheveux devant les yeux, et d'un coup, à moitié cachée par ce buisson noir parfumé, sa bouche apparaît. Comme une rose d'amour à peine éclose, souple et humide. Elle soupire, abandonnée, et elle dessine des petits nuages de buée sur la vitre de la porte d'entrée. Alors je l'embrasse. Elle sourit, elle me laisse faire, me mordille un peu, se laisse un peu aller, et c'est magnifique. C'est dramatique, comique, paradisiaque… Non c'est mieux : c'est l'enfer.
—  Federico Moccia, J'ai envie de toi.
Je ne sais pas, je ne sais plus ce que j'attends de toi. Et je n'ai même plus envie de savoir. Je me laisse vivre, je me laisse glisser. Je me fonds dans la masse et j'avance. Tout du moins j'essaie, je fais semblant. Je laisse la vie m'emporter, faire ce qu'elle veut de moi. Plus rien n'est important, plus rien ne compte sans toi. Mais je continuerai à vivre. Je ne me laisserai pas abattre, non.
—  Inconnu??
Allez, j'ai trop envie de te pénétrer.“
"Juste un peu…”
“Laisse toi faire, vas y…”
“Regarde, touche la, elle n'est pas très grosse tu n'auras pas mal!
—  J'avais 16 ans et je n'avais jamais eu de copain. J'avais sympathisé avec un homme suite à des activités associatives communes. Il avait 33 ans. On s'est liés d'amitié sans aucune ambiguïté et il m'a un jour invitée à venir apprendre quelques trucs à la guitare et boire un verre. J'étais naïve. Chez lui, il m'a embrassée, je l'ai repoussé plusieurs fois mais il continuait. J’étais comme paralysée. Il me bloquait avec son corps et commençait à descendre mon pantalon et ma culotte, le sien était déjà baissé quand il m'a dit ça. Je ne sais plus combien de fois j'ai exprimé mon refus. J'étais épuisée de lui répéter non et de me débattre et pendant quelques secondes j'ai songé a me laisser faire pour que ça se termine plus vite. Mais j'ai eu un dernier moment d’adrénaline pour lui hurler dessus, me rhabiller et m'en aller. J'en ai jamais parlé à personne.
Un vieille dispute sur une terrasse.
  • -Eh gab files moi la bouteille de vodka stp!
  • -Non c'est bon t'arrête t'es connerie là L. T'as assez bu.
  • -Rhhho allez gab fais pas ton relou, t'as bu beaucoup plus que moi.
  • -Arrete stop, j'ai peut-être bu beaucoup plus que toi mais moi je suis toujours bien. REGARDE TOI L! Tu tiens a peine debout! T'arrives à peine à parler! T'es minable L, regarde ce que tu deviens!Depuis que A est parti t'as jamais réussi à passer à autre chose. T'es là mais t'es un fantôme. Tu bois, fin non tu te defonce le crâne pour oublier. Tu te tappes 72 mecs par mois pour combler le manque. T'as jamais été foutu de passer à autre chose...
  • -T'as du culot de me dire ça Gab quand même alors que quand Sophie est parti tu as été pire que moi.
  • -Sauf que moi je m'en suis sortie!
  • -Oui mais seulement parce que Em' à réparer ton petit cœur brisé, que vous avez vécu une belle histoire. Moi j'ai personne pour me réparer, personne qui s'intéresse à moi, qui me demande comment je vais, qui me prend dans ses bras. Je suis seule et bravo tu me fait chialé.
  • - Moi je suis là L, mais tu l'as pas vu. Tu l'as jamais vu. Parce que tu vois que A, partout, tout le temps. Mais A il est plus là bébé. Moi je suis là, depuis le début. Je suis la personne qui s'intéresse à toi, je peux être celle qui te serres dans ses bras. Mais pour ça faut que tu laisses partir A. J'ai été là depuis le début, toujours, j'aurai aimé être la personne qui as la capacité de te rép..
  • -Arrete Gab dis pas ça. Je pleure assez comme ça
  • -J'aurai aimé être la personne qui as la capacité de te réparer, de te faire vivre une belle histoire.
  • -Alors fais le Gab.
  • -Je suis amoureux de toi L. Pour toi je deviendrai fou. Mais faut que tu me laisses le faire.
  • -Embrasses moi.
J'ai peur...

“J‘ai peur, sans pouvoir dire
Ce qui me fait trembler.
J'ai peur de faire souffrir
Ceux qui m'ont tout donné.
J'ai peur de voir partir mes parents, mes amis,
Et rester seul dans la vie.

J'ai peur que mon enfant
S'en aille, un jour, cueillir
Les raisins de la colère,
Et puis, le voir rougir, et puis le voir mentir,
Afin que je le laisse faire.

J'ai peur des longs silences,
Et puis, j'ai peur du bruit.
J'ai peur des imprudences,
Que fait payer l'ennui.
J'ai peur de me confier,
Et puis de trop parler.
Oui, j'ai peur d'être trompé.

J'ai peur des cheveux blancs,
Qu'il faudra bien que j'aie.
J'ai peur à chaque instant,
De ne pas assez aimer.
J'ai peur qu'après la vie,
Tout soit fini.

À l'âge de mes 14 ans, j'ai eu la malchance de tomber sur un frotteur dans les transports en commun. J'étais tellement choquée que ma réaction n'a pas été celle que j'aurais voulu adopter.
J'ai longtemps fait tourner en boucle l'incident dans ma tête en me disant que j'aurais dû dire/faire telle ou telle chose au lieu de me laisser envahir par le choc.
Le problème lorsque l'on vit ces situations, c'est que sur le moment, la répartie que l'on voudrait avoir peut nous abandonner.
Alors il y a quelques temps, j'ai enregistré un mémo vocal dans mon téléphone. Son but ? Le déclencher dans une situation où je ne serais plus capable de sortir un seul mot afin de me redonner confiance et de dire tout ce que j'ai à dire au moment d'une agression.
Voici l'enregistrement vocal que j'ai déclenché ce matin (volume maximale) dans le métro, alors qu'un frotteur s'en prenait à moi.
“TOI ! Oui, toi qui touches mon corps sans que je t'en ai donné l'autorisation. Toi qui oses me toucher, toi qui es entrain de m'agresser.
Tu crois que je vais me laisser toucher sans rien faire ? Laisse moi te rappeler la peine que tu encours en agissant de la sorte sur ma personne qui ne t'a rien demandé : 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour agression sexuelle. AGRESSION SEXUELLE, tu as bien entendu ? Alors je te conseille de sortir rapidement et d'entamer une thérapie pour ton comportement des plus dégoûtants !”
Une fois le message terminé, j'ai retrouvé confiance en moi, je me suis retournée en le regardant droit dans les yeux et je lui ai dit :
- “Tu as bien compris ? Alors quitte ce métro maintenant, histoire que les caméras te filmes et que j'aille déposer plainte pour agression”
L'individu a nié. D'autres personnes sont intervenues pour le faire sortir du wagon.