la vie des morts

Tu sais elle réfléchissait tout le temps. Je me souviens qu'elle faisait des nuits blanches à penser à tout et à rien, à se poser des questions existentielles, à parler de la mort, la vie… Elle avait un esprit torturé et tordu, personne ne la comprenait. Une fois elle m'a demandé ce que c'était l'amour, et le lendemain ce que c'était la mort. On aurait dit une petite fille qui ne connaissait pas le sens des mots. Sauf qu'elle c'était juste qu'elle s'était perdue, qu'elle avait répété ces mots en boucle dans sa tête jusqu'à ce qu'ils n'en aient plus aucun sens, jusqu'à se demander ce que c'était, dans le sens profond, pas le superficiel qu'on apprendrait à un enfant. Elle cherchait le sentiment qui se cachait derrière les mots, je crois que c'était ça. En fait je crois qu'elle cherchait un sens à la vie. C'est ce qu'il y avait de plus merveilleux chez elle, elle se questionnait constamment, son cerveau était une véritable usine à rêve et à questions, qui rouillait si elle ne les posait pas.
—  Alix.
Les politiques français, s’ils étaient des films

Fillon : Une énième rediffusion des Feux de l’Amour, avec l’audiodescription.

LePen : Le clip qui fait peur au début des DVD, qui t’explique que tu si tu as téléchargé le film, tu risques la prison à vie, et la peine de mort pour toute ta famille.

Hamon : Une comédie musicale. Au fond, tout le monde aime bien, mais on soupire tous au moment de le choisir…

Macron : Transformers 3, un film qui ne sait pas s’il doit être compliqué ou simple, décalé ou sérieux, triste ou drôle… Et, qui, au final, est vide et chiant.

Cheminade : Armageddon, un film au scénario absurde et bancal dans lequel des experts en forage sont envoyés dans l’espace.

Mélenchon : Une comédie populaire, sensée dresser un portrait sans concession de la société actuelle, mais que les gens n’aiment bien que pour les blagues potaches et le sur-jeu de l’acteur principal.

Poutou : Un film indé ultra-intello que personne ne connaît, et c’est justement parce que vous avez l’impression d’avoir une exclu que vous l’aimez autant.

mon cœur

tu sais que je t'aime
je t'aime à en faire briller toutes les étoiles du ciel
je t'aime à en rendre jaloux tous les amoureux de la terre
je t'aime plus qu'un jour de pluie
je t'aime plus que les cornichons
je t'aime plus que tout ce putain de monde
je t'aime plus que la vie, plus que la mort
je t'aime à t'en donner ma vie

tu sais que je veux t'offrir tous les moments jusqu'à la fin de ma vie
je veux t'offrir toutes mes nuits
je veux t'offrir tous mes mots
je veux t'offrir toutes mes peines
je veux t'offrir toutes mes joies
je veux t'offrir tous mes sourires et rires
je veux t'offrir ma main
je veux offrir la vie à un petit nous
je veux t'offrir mes derniers jours

alors évidemment je te dis des mots basiques, des mots d'amour évidents
mais pour moi, notre amour ça va au dessus de tout ça
un “je t'aime” ne signifie rien, à côté de l'amour que je te porte

ma vie, c'était le plus gros bordel de tous les temps
j'étais comme un sentier que tout le monde utilisait sans que personne me remarque jamais vraiment
et t'es arrivé
tu m'as sauvée
et même si tu penses que tu réussis pas toujours
je te promets que tu fais beaucoup de bien à mon petit coeur
je suis heureuse d'être avec toi
je suis heureuse quand on est ensemble
je suis heureuse quand tu me parles
je suis heureuse quand tu me regardes
je suis heureuse quand je suis dans tes bras
je suis heureuse quand tu dis que je suis ton trésor ou ta princesse
je suis heureuse quand tu fais attention à moi
je suis heureuse quand t'essaies de me calmer
je suis heureuse quand tu me dis que je suis belle
je suis heureuse quand t'es là
et du coup je suis heureuse tout le temps
tu as rempli et mon lit et mon cœur

le temps passe
et souvent j'ai peur
peur de ne pas être à la hauteur
peur d'être pas comme il faut
peur que tu ne veuilles plus de moi
peur que ça s'arrête
mais j'y crois car je sais que notre amour est plus solide que le plus solide des rochers
et que rien ni personne ne pourra le casser

je ne me lasserai jamais de toi
de tes mains, de ton regard, de ta gentillesse, de ta bienveillance, de tes bras, de ton attention, de tes mots, de tes baisers, de tes câlins
jamais je ne pourrais me passer de toi

tu n'es pas n'importe qui
tu n'es pas quelqu'un comme ça
tu n'es pas de passage
tu n'es pas une amourette
tu n'es pas un parmi d'autres
tu es Toi
tu es l'Amour
tu es l'Espoir
tu es moi

ne m'oublie pas

et tu dors
(peut-être)
penses-tu à moi ? habillée ?
rêves-tu de moi ? habillée ?

je pense constamment à toi
c'est d'abord toi
je n'ai que toi à raconter
je n'ai que toi à vivre
je n'ai que toi à aimer
je n'ai que toi à penser

j'ai peur sans toi dans la nuit

je pleure d'amour

je veux que tu me réconfortes, que tu me prennes dans tes bras, que tu me dises que t'es là encore et toujours, que tu me dises que ça va aller, que tu m'embrasses le front encore, que tu me sourisses, que tu veuilles de moi encore, que tu me cajoles comme un enfant, que tu me serres fort contre toi quand j'ai peur, que tu m'aimes, que tu me redises encore que t'es là, que tu me gueules dessus en me disant que ça se suffit, que tu m'obliges à sortir, que tu m'obliges à être heureuse, que tu sois là encore et toujours, que tu sois mon mari, que tu m'aimes pour toujours
et je serai là tout autant, je serai là toujours, dans les hauts, dans les bas, dans les stagnations, dans tous les instants, tout le temps

je serai pas exemplaire, je serai pas gentille, je serai pas une excellente cuisinière, ni une bonne femme au foyer, ni la meilleure épouse, ni une maman parfaite, je serai pas irréprochable, je serai pas adorable tout le temps, je serai pas facile à vivre mais ce qui est sûr c'est que je serai toujours folle amoureuse de toi
et putain qu'est-ce que je t'aime

alors je te demande devant tout l'internet, Pierrot, veux-tu faire ta vie avec moi ? veux-tu m'aimer jusqu'à ce que ton coeur ne puisse plus battre ? veux-tu de moi pour toujours ?

et suis-je encore habillée dans ton rêve ?

Je fais parti de ceux.
De ceux qui croient encore au monde après les horreurs qu'ils ont enduré, de ceux qui croient à la sincérité d'autrui, de ceux qui s'efforcent de sourire jour après jour pour tenter d'enjoliver leurs journées et celles des autres, de ceux qui ont du mal à s'endormir, de ceux qui ont peur de noir mais pas de la nuit, de ceux qui sont tristes mais ne disent rien, de ceux qui sont passionnés, de ceux qui aiment maladroitement et un peu de travers, de ceux au coeur brisé, de ceux qui on peur de l'amour, de ceux qui se renferment un peu sur eux-même, de ceux à qui il arrive de boire dans l'excès, de ceux qui essaient de nouvelles choses, de ceux qui rêvent de voyage, de ceux qui ont peur d'exploser à tout moment, de ceux qui s'efforcent de vivre même si ils ne croient plus en grand chose, de ceux qui pourtant ont gardé leurs âmes d'enfant, de ceux qui peuvent s'émerveiller d'un papillon et se lasser d'une personne belle de l'extérieur, de ceux qui ont des cicatrices sur tout le corps et surtout les genoux, de ceux qui ont aussi des cicatrices moins innocentes, de ceux dont certaines sont bien cachées au fond du coeur, de ceux qui parlent sans dire le plus important, de ceux qui aiment la vie autant que la mort, de ceux qui haïssent autant la foule que la solitude, de ceux qui sont abîmés par la vie.
Je fais parti de ceux qui s'efforcent de croire et d'essayer malgré leurs cicatrices. Je fais parti de ceux qui à la fois ne croient en rien, et croient en tout. Je fais parti de ceux qui ont trop été abîmé et ce trop jeunes, et qui maintenant ne sont que des enfants amochés par la vie.
Je fais parti de ces enfants indomptables et assoiffés de savoir et d'espoir, qui ont été forcé à grandir un peu trop vite.
Je fais parti de ceux.
—  zoehuee
7

1) Au-dessus de mes toilettes, et à côté de mon trône d'ivoire siège (il y a un tel combo de jeu de mots là…) un porte-magasine avec des magasines de snowboard, les BD Pêchés Mignons de Arthur De Pin et les contes de frères Grimm.

2) Mon espace de réflexion, mon bureau, mes livres favoris… Le tableau au centre est un cadeau très symbolique de beau-papa, qui l'a vu dans ses plus bas ses moments, qui l'a vu affronter les épreuves de la vie et s'en sortir encore plus grand qu'il ne n'était déjà. Et la statut en haut m'a été offerte par le dernier garçon que j'ai aimé, avec qui cela s'est mal terminé parce que c'était un connard (ne le sont-ils pas tous ? Et les meufs toutes des salopes) mais que je garde parce qu'il me rappelle de bons souvenirs et qu'il est joli.

3) Livres random, reste de mon enfance et de mon adolescence, livres d'études lycéales, quelques perles qui m'ont marquée comme “Le Bizarre incident du chien pendant la nuit” de Mark Haddon, “Le Monde de Sophie” de Jostein Gaarder, “Les Fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire” de Vikaz Swarup (parce que ce livre est mille fois mieux que son adaptation cinématographique Slumdog Millionnaire), une édition du “Petit Nicolas” avec des dessins de Goscinny, et “W ou le Souvenir d'Enfance” de George Perec (GROS CŒUR) et, plus récent, les BD de “Simon’s Cat”.

4) Zoom sur mes livres favoris, avec en haut les BDs Kaamelott, Vie De Carabin, What a Wonderful world 1 et 2 de Zep, une édition grand livre pop-up du Petit Prince, les indispensables “Heart & Brain” et “Adulthood is a Myth”, et l'usuelle pile de lectures en cours avec “Ça” de Stephen King, “England, England” de Julian Barnes, “Being there” de Jerzy Josinski et “Gatsby le Magnifique” de F. Scott Fitzgerald. Et en bas, des bouquins écris par des médecins ou autres (la MG Jaddo, le spécialiste de médecine interne JL Dupond, le légiste Michel Sapanet, et le croque-mort Guillaume Bailly), les petits traités de Charb, les indispensables classiques qui n'en rien à voir entre eux (Baudelaire, Spinoza, Paasalinna), mes bébés adorés que le Grand m'a prêtés et que je n'ai pu m'empêcher d'acquérir par la suite : “Les idées en place” de Grimaldi, “Monsieur Teste” de Valéry, “Petite philosophie du surf” et “La Charme des penseurs tristes” de Schiffter…

5) Zoom sur mon espace de réflexion avec toutes les œuvres de mes auteurs favoris : Freud, Dolto, Cyrulnik, Oliver Sacks, Julian Barnes, Franck Thilliez, Baptiste Beaulieu ; tout à gauche ma collection des BD “Bone” ; sur la droite des éditions brochées qui m'ont particulièrement marquées comme “La Mort de la Mort” du Dr. Laurent Alexandre et “La Vie immortelle d'Henrietta Lacks” de Rebecca Skloot ; suivis de l'espace bouquins en anglais avec, évidemment, “Looking for Alaska” et “The Fault in our stars” de John Green, “The Virgin Suicides” de Jeffrey Eugenides dont l'adaptation à l'écran est encore meilleur que le roman, mon bébé d'amour “The Perks of being a Wallflower” de Stephen Chbosky et celui que l'on ne présente plus : “HP and the Cursed Child” qui va, bientôt, j'espère, être complété par “the Fantastic beast” et “the Tales of Beedle the Bard” 🤞🏻

6) Bonus : je n'avais même pas encore commencé à faire du snowboard que je rêvais déjà d'avoir une étagère faite avec une vieille planche… Rêve devenu réalité après quinze ans de fantasme, admirez ma multitude de thé et considérez cette affichage comme une invitation officielle à débarquer chez moi pour 17h n'importe quel jour.

28# C’est pas joyeux. Si t’es déjà dans le mal, ne lis pas s’il te plait.

J'ai peur de mourir.

Oui je sais, c'est idiot, c'est comme tout le monde, c'est gamin.
Mais j'ai besoin d'en parler parce que… Parce qu'avant je m'en foutais de vivre ou de mourir, j'avais peur de rien, en tout cas pas de grand chose. Mais depuis quelques jours ces peurs qui me provoquaient des crises d'angoisse nocturnes dans mon enfance, sont revenues.
J'ai peur de mourir, du vide du néant. J'ai peur qu'il meurt. J'ai peur de le perdre. De nous perdre. 

Et je sais ce que vous allez me dire… Mais bordel Aël, profite de ta vie, vis à fond, ne pense pas à ça… Sauf qu'avant de m'endormir, depuis une semaine, je ne pense qu'à ça. Et si mon corps me trahissait, et si quelqu'un devenait fou dans la rue, et si il y'avait un accident, un attentat, n'importe… Si je devais mourir ? Qu'est-ce que je deviendrais ? Rien. C'est ça. Rien. Je ne penserai plus, je ne sentirai plus, je ne verrai plus rien, je n'aurai plus aucune conscience, aucun ressenti. Mon corps s'éteindrait, comme si on jetait une télé du quatrième étage, ça s'allumerait plus. Et ça m'angoisse ce rien.
Des fois je me mentais à moi-même en me persuadant de je ne sais quelle façon que je me réincarnerai en je ne sais quoi. Ou que je vivrai tel un fantôme. Mais j'en ai marre de mentir. Et j'ai un peu trop les pieds sur terre pour croire en je ne sais quel dieu ou paradis…
Mon corps que j'aurai peut-être apprit à aimer et ma peau tatouée vont se décomposer. Mon âme s'éteindra. Et je ne serai plus rien.
C'est dingue la vie quand t'y penses.
Je suis là, j'existe, pour de vrai, je suis une énergie, je pense, je vois, je ressens, je bouge… Et d'un coup, plus rien.  
J'ai peur du néant.
J'en ai jamais vraiment parlé, parce que je sais que chacun d'entre nous y a déjà pensé, et je n'en voyais pas l’intérêt. Mais ça devient pesant en ce moment, et j'avais besoin d'en parler quelque part, pas forcément besoin de retour, de message etc… Juste… Juste ça.

Mais je crois, le pire dans mes réflexions nocturnes, c'est quand je l'imagine vivre sans moi, ou moi tenter de vivre sans lui. J'crois que oui, ça c'est le pire.

Alors quand j'pense à ça, je vais me blottir dans ses bras, les yeux humides, il comprend pas trop, mais il a l'habitude de me voir pleurer pour pas grand chose et assez souvent… Je me mets tout contre lui, et je sens nos deux cœurs battre l'un contre l'autre. Et un jour… Un jour ça n'existera plus. Mais ça aura existé, et j'imagine que c'est ça le plus important. Ça existe. Et il faut profiter. Ne pas gâcher sa vie à penser à la mort.
J'ai peur de la mort depuis toujours, mais encore plus depuis que je suis avec lui.
Je l'aime terriblement.


Maintenant j’arrête d’écrire et je vais manger ce que mon chéri a préparé avec amour, ça a l’air bon même si j’ai pas faim de base… 

Merci d’avoir lu jusque là, je t’aime Toi.

Puisque tout ce qui est de vie
Se relie,
Nous nous soumettrons
À la marée qui emporte la lune,
À la lune qui ramène la marée,
Aux disparus sans qui nous ne serions pas,
Aux survivants sans qui nous ne serions pas,
Aux appels qui diminuent,
Aux cris muets qui continuent,
Aux regards figés par les frayeurs
Au bout desquelles un chant d'enfant revient,
À ce qui revient et ne s'en va plus,
À ce qui revient et se fond dans le noir,
À chaque étoile perdue dans la nuit,
À chaque larme séchée dans la nuit,
À chaque nuit d'une vie,
À chaque minute
D'une unique nuit,
Où se réunit
Tout ce qui se relie
À la vie privée d'oubli,
À la mort abolie.
—  Vraie lumière née de vraie nuit -  François Cheng
Les gens craignent la mort encore plus que la douleur. C'est étrange qu’ils aient peur de la mort. La vie est beaucoup plus pénible que la mort. Au moment de la mort, la douleur se termine. Oui, je suppose que c’est une amie.
—  Jim Morrison

Comment je me sens lorsque je décide de vaillamment affronter l'invasion d'araignée qui a lieu dans ma chambre, au lieu de fuire comme une lâche

“Je peux jouer un Kyasid ?”

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« Vous n'êtes pas démocrates. Aucune jeunesse ne l'est. La démocratie est une invention d'adultes qui se ménagent et s'ef­fraient des déchaînements du sexe, du sang et de la mort. Et de la vie. Vous rêvez de cartouchières, de commandes, de tribunaux, de torches et de fusillades, de cris et de chants, de drapeaux et de barricades, de complots, d'attentats, d'assauts, de discours enflam­més et de fièvre aux joues …Un libéral, un démocrate, un modéré, un parlementaire … pouah ! Les hommes politiques en veston … pouah ! … Vous avez envie de tuer, de conquérir, de punir, de trancher dans le vif …l'envie d'être fanatique, sectaire, pur, dur, sûr, catégorique. »

Jean Cau