la place du milieu

***Skyfall de Sam Mendes***

 

L’histoire vite-fait : laissé pour mort James bond va devoir s’opposer à Raoul Silva, un terroriste qui, en ayant détruit le MI6, en veut beaucoup à M.

 

Pour les 50 ans de James Bond, il a fallu mettre la gomme. Est-ce que ce film a su innover tout en rendant hommage aux années de gloire de l’espion anglais ?

 

Sans RIEN révéler, Skyfall a clairement voulu se placer dans ce créneau-là : rendre justice à la franchise en se concentrant sur l’histoire où l’on fait référence au passé de M et de James Bond. Ce dernier est traité métaphoriquement. Etant jugé inapte en tant qu’espion, ce film est l’occasion de savoir si après 50 ans, il est encore capable d’être sur le terrain. M, quant à elle, est vraiment exploré : plus sensible que dans les précédents opus, ce personnage est aussi remis en cause au sein du MI6 pour défendre sa place. Se basant sur une histoire certes simple, Skyfall s’est concentré sur bien d’autres atouts  afin de créer un classique du genre.

 

Côté casting, Un Daniel Craig est toujours aussi charismatique et apporte plus d’humour a son personnage, Naomie Harris a un rôle qui nous laisse penser qu’elle sera un personnage récurrent par la suite, Judi Dench devient touchante dans un épisode clairement orienté dans sa direction. Raph Fiennes fait le travail comme il le faut (je vois toujours le Voldemor en lui) et Ben Wishaw en Q saura toucher un public plus jeune grâce à son insolence et son dynamisme. Seule déception, Bérénice Lim Marlohe que l’on jugera sous-exploitée pour une actrice qui aurait pu tant apporter au film (mais passant d’une pub de voiture à un James Bond, on peut dire que son ascension est fulgurante).

 

L’acteur clé restera Javier Bardem en Raoul Silva, un ennemi qui a le chic de déstabiliser James quant à sa nature même (vous verrez). Nous faisant rire par moment par ses mimiques très bien jouées, Javier a su rendre justice au rôle de méchant trop souvent rendu sombre aujourd’hui.

 

Dès la première image, Sam Mendes a su apporter une âme classique à Skyfall. D’une mise en scène étudiée au millimètre près, nous laissant contempler avec admiration architecture et paysage (autant dans les scènes de dialogues que de combat), la photographie s’illustre clairement comme la valeur ajoutée du film.

 

Pour ses 50 ans, James Bond a prouvé qu’il était de nouveau apte au service, autant auprès de ses paires du MI6 qu’auprès des spectateurs qui ne resteront pas insensibles aux charmes de l’Espion anglais.

 

Mention spéciale : Le plan-séquence à la première apparition de Raoul Silva.