la peine

Nous étions des amis je crois
Ou peut-être un peu plus que ça
En bords de Seine
Il faut voir comment se promènent
Les sanglots longs
Puis les je t’aime
En bords de Seine
Peut-être un jour tu reviendras
Si un jour tu passais par là
En bords de Seine
Et est-ce que tu te souviendras
De nous, de là, et puis de moi
En bords de Seine
J'me promène et tu n’es pas là
Mes tristes joies, mes tristes joies
Mes jours de peine
Tu sais j’ai dû penser mille fois
A m’y jeter oui dans les bras
Des bords de Seine
—  Damien Saez - En bords de Seine
(When things are) POINTLESS in French

autant pisser dans un violon ! - it’s like pissing into the wind
ça ne sert à rien - it’s pointless
c'est un coup pour rien - it’s a waste of time
une chasse au dahu - a fool’s errand
discuter du sexe des anges - to engage in pointless discussion
être inutile - to serve no purpose
se fatiguer pour rien - to waste your breath
inutile - pointless/useless
n'avoir aucune raison d'être - to be pointless
ne pas valoir la peine - to not be worth it/not be worth the effort
ne rimer à rien - to be pointless
une perte de temps - a waste of time
pisser dans un violon - to waste your breath
une quête perdue d'avance - a fool’s errand/a pointless endeavour
vain - pointless

Affaire Thomas “Fleur--Lunaire”

J’ai dû écrire ce billet une bonne centaine de fois dans ma tête sans jamais trouver les mots justes pour qu’on me comprenne. Cette nuit, je ne suis pas en état de l’écrire, car je crois qu’il faut témoigner d’une force d’esprit assez singulière, et je ne suis pas capable de la posséder aujourd’hui. Pourtant, j’ai promis. J’ai promis d’écrire tout cela, car j’ai promis de me charger de cette histoire qui sévit depuis trop longtemps ici. Ne m’en voulez pas des fautes, des incohérences, des maladresses… c’est une femme blessée et exsangue qui vous écrit.

Il y a quelques mois, plus précisément en mai dernier, un individu est venu me parler. Il s’appelle Thomas, plus connu sous le nom de romantique-lunatique, rebaptisé aujourd’hui fleur–lunaire. Nous nous étions parlés il y a de cela plus d’un an. A l’époque, j’étais en couple et tout allait mal avec mon compagnon – que j’ai quitté depuis. Thomas essayait de me persuader que cet homme était mauvais pour moi et qu’il fallait que j’arrête de me bercer d’illusions. Pour le coup, peut-être la seule fois dans sa vie, Thomas avait raison, mais ce n’est pas grâce à ses paroles que j’ai mis fin à ma relation. Je ne sais pourquoi nous avons cessé de parler ; toutefois, un an et quelques mois plus tard, Thomas est revenu. Ce jour-là, je me souviens, il a commencé à me parler de choses insensées qui me rendaient mal à l’aise. J’ai mis très vite fin à la conversation. Pour sûr, cet homme l’a mal pris, car après tout, c’est un homme qui se sent agressé dès qu’on ose se montrer honnête avec lui. Sûrement ai-je été trop brutale avec lui ; toujours est-il qu’il m’a bloquée et que, quelques heures plus tard, il est revenu pour me laisser un message bien spécifique. Je vous invite à lire ce billet.

Je me suis battue, vous savez. S’il y a une chose que je déteste par-dessus tout, c’est l’injustice. A l’époque, avec deux autres personnes que je ne citerai pas, nous avons eu dans l’idée de créer un blog qui regrouperait toutes les plaintes contre Thomas. Entre temps, une jeune femme venait me confier que, habitant près de chez lui, et suite à une affaire avec lui, elle avait déposé plainte contre lui, car il la harcelait. Au final, nous avons regroupé plus de 25 plaintes et cette histoire a été partagée bon nombre de fois. De nombreux individus, hommes comme femmes, avaient eu affaire à cet homme que j’ose, devant vous tous, qualifier de pervers narcissique.

L’une des personnes qui administrait le blog avec moi a décidé de s’en aller, car c’en était trop pour elle, et je la comprends. Cette histoire prend un tournant effrayant et il faut manifester de beaucoup de force mentale pour tenir. L’autre personne a tenté de raisonner ceux qui venaient prendre la défense de Thomas, mais c’en était assez. J’ai décidé de supprimer le blog, car je venais de vivre une histoire similaire dans mon université, et je ne pouvais le supporter. Au contraire de ce que Thomas clame haut et fort, ce n’est pas Tumblr qui s’est chargé de la suppression de ce blog, ni d’autres qui se moquaient de lui. Ce n’était pas un acte de faiblesse, nous étions seulement fatigués de l’ampleur de l’histoire et cet homme nous ruinait le moral. Nous avons abandonné et je vous demande pardon.

Moi, j’ai préféré laisser tomber, mais je n’ai pas oublié. Je n’ai pas pu oublier. De temps à autre, Thomas venait, en anonyme – bien sûr –, pour me dire des choses affreuses. Je vous invite à les lire ici, ici et encore  (vous en douterez, bien évidemment, et vous invite à lire ces deux billets de Thomas : ici et   – pas très futé, le Thomas). Je l’avoue, j'ai répondu. J’étais en colère. Je te méprise, Thomas. Oui, Thomas, je m’adresse bien à toi. Toi, caché derrière ton écran d’ordinateur ou de téléphone. Toi qui ne sors jamais. Toi que je n’ai jamais oublié, parce que les « êtres » tels que toi n’ont pas lieu d’être. Oui. J’ai du mépris pour toi, Thomas. Tu as fait tellement de mal à toutes ces femmes ; et oui, je parle pour elles, car j’ai leur confiance et je veux leur rendre justice. Que tu m’insultes, que tu parles de moi dans mon dos, que tu balances des rumeurs à mon sujet, que tu me harcèles anonymement, je m’en contrefous. Si j’étais la seule victime dans tout ton bordel, je l’accepterais. Pourtant, cela ne t’a pas suffi. Tu as préféré harceler des jeunes filles qui n’ont même pas la majorité, tu as préféré demander des photos intimes à des jeunes filles de 14 ou de 16 ans, tu as préféré dire à des suicidaires de finir leurs jours, tu as préféré manipuler des femmes en leur faisant sentir qu’elles étaient en tort, alors que c’est toi, toi, oui, toi seul, qui es en tort dans toute cette histoire.

Ce sera la dernière fois que je m’adresse à toi pour toutes ces femmes, mais je n’arrêterai jamais. Non, je ne cesserai PAS. Comme disait Zola, j’accuse ! J’accuse les hommes qui profitent de l’innocence des jeunes filles ! J’accuse ces monstres qui, comme toi, osent se prétendre « hommes » ! Vous n’êtes pas des hommes ! Vous n’êtes rien ! Vous n’êtes même pas humains ! J’accuse les pervers narcissiques, car c’est ce que tu es, misérable ! et les pervers narcissiques, je ne les connais que trop bien. J’ai le souvenir du lendemain de mon message qui te dénonçait suite à tes insultes, j’avais parlé de mon vécu (en l’occurrence, ici, de mes viols) et tu avais osé dire que tu n’y croyais pas. Qui es-tu pour émettre un jugement sur mon passé ? Qui es-tu pour juger ma vie ? Personne. Tu n’es personne, et tu ne seras jamais quelqu’un en restant caché dans l’ombre, en refusant de voir la vérité qui te fait violence.

J’ai été violée par deux pervers narcissiques. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que je détaille tout dans ce billet, suite aux mots touchants d’une jeune fille qui me les a adressés, et qui a subi les foudres de Thomas par la suite. Alors, oui, Thomas, les pervers narcissiques, je les connais très bien, et tu en fais bel et bien partie.

Bien sûr, tu nieras. Tu ne sais faire que cela, et je ne t’en veux pas. Quand on n’a pas de vie, il faut bien s’inventer une histoire et la propager sur le net ; ce que tu fais, en te faisant passer pour un homme amoureux des femmes, un homme malheureux, un homme torturé, un homme hypersensible, comme tu aimes tant te définir. Pour toi, les femmes sont des monstres, mais ne t’es-tu jamais demandé si c’était toi le monstre ? Cette question est rhétorique. Je sais très bien la réponse.

Oh, oui, tu m’écriras. Tu enverras tes sbires pour qu’ils me disent que je suis en tort, pour me dire que je suis une idiote. Mais je vais te dire une chose, Thomas : tout ce que tu pourras me dire, en essayant de me rabaisser, en essayant de me faire du mal, cela ne marchera pas, et tu sais pourquoi ? parce que toutes les choses que tu peux me dire, je me les dis tous les jours. J’ai tellement de colère envers toi. Je ne comprends pas comment on peut se montrer odieux. Tu répondras sûrement que j’ai manipulé toutes ces femmes ! Bien sûr que je sais manipuler, mais je ne suis pas comme toi ! Mes défauts, j’essaie de les travailler et je ne les utilise pas à mon avantage. Tu ne me connais pas, mais moi, je te connais ; et si je m’écoutais, je viendrais te dire que les pisse-froid comme toi, je les écrase comme des insectes sous mon talon. Cependant, je ne laisserai pas ma colère prendre le dessus, cela n’en vaut pas la peine, et ce ne serait pas donner justice à ces pauvres femmes qui essaient de se remettre de toute l’horreur que tu leur as fait subir.

Alors, bien sûr, je suis persuadée que certaines ont des torts et que tu as les tiens, mais cela ne t’excuse pas. Tu n’avais pas le droit de les manipuler, de leur dire de telles atrocités, de les faire passer pour des bourreaux, alors que c’est toi, l’abject « humain » que je dénonce. Qui peut se permettre de dire à quelqu’un de mourir ? Qui peut se permettre de dire à quelqu’un qu’il est idiot d’aimer ? Tu n’as pas le droit. Tu n’es personne pour te permettre de juger les autres, mais nous sommes nombreux à te juger, car on juge autrui par ses actions et non par ses jolis mots. Alors, arrête tes phrases toutes faites, arrête ta sensiblerie, arrête ton romantisme, arrête ta fausseté. Aujourd’hui, dans la nuit sombre, éclairée par le clair de lune, les gens savent, ou sauront.

Peut-être que mon billet aura des répercutions, autant positives que négatives, mais encore une fois, cela m’est égal. Tout ce que je sais, c’est qu’en France, ce que tu fais, est punissable par la loi.

Certains douteront de mon message, j’en suis certaine, et voici ce que je leur réponds, grâce à la coopération d’une demoiselle de 14 ans (oui, 14 ans !) :

Je tiens à préciser qu’il connaissait à peine cette jeune fille et qu’il lui a dit qu’il l’aimait. Peu de temps après, celle-ci a découvert le pot aux roses, nous avons parlé. Elle a voulu prendre ma défense et prendre la défense de toutes ces femmes également. Elle voulait parler pour elles, je trouve cela d’ailleurs très courageux.

Aujourd’hui, voici ce qu’elle a reçu de lui :

Allez-vous fermer les yeux longtemps concernant Thomas ? Moi pas. J’ai cessé de lui trouver des excuses et de l’excuser. C’est trop facile.

Suppléments de reblogs : ici, ici, ici, ici, ici et encore ici.

Je ne force personne à prendre mon parti. Je ne suis pas venue ici pour qu’on me dise : « Tu as tellement raison ! » ou qu’on me lèche le cul, parlons franchement. Je suis ici pour répandre une vérité, la seule vérité, qui sera forcément niée par les plus idiots. Si vous n’êtes pas capables de voir la vérité en face, ce n’est pas grave, vous pouvez continuer à parler à ce pervers narcissique autant que vous le souhaitez ; mais s’il vous arrive quelque chose, vous êtes à présent prévenu(e)s. Je ne force personne à me croire sur parole, mais je demande à quiconque lira ce billet de ne pas remettre en question le témoignage de ces pauvres femmes qui souffrent encore à l’heure d’aujourd’hui. Vous savez, cela leur a demandé beaucoup de courage de venir me parler et d’avouer qu’elles avaient été abusées par cet homme. On a trop souvent diabolisé les femmes, on a trop souvent diabolisé les hommes, mais en cinq ans sur Tumblr, je n’avais jamais rencontré un être aussi vil que Thomas.

Pour aider toutes ces femmes, je vous prie de bien vouloir vous rendre sur le blog de Thomas et de signaler son blog.

Je mettrai en ligne très bientôt un blog qui regroupe toutes les plaintes contre lui, anciennes comme récentes. Encore une fois, je n’incite pas à la haine, mais je vous demande de saisir l’ampleur de mes mots et de réfléchir.

Combien de temps allez-vous fermer les yeux ? Il y a, dehors, des monstres inqualifiables qui ne seront jamais dénoncés, parce que des femmes comme des hommes ont peur de les dénoncer. Et pourquoi ont-ils peur ? parce qu’on prend très rarement les plaintes au sérieux. 

Pour aider Tumblr, et pour aider la plateforme à retrouver une certaine sérénité, je vous en prie, signalez-le, et faites attention à vous. N’hésitez pas à venir me parler si vous en ressentez le besoin, et, s’il vous plaît, partagez ce billet.

Quant à moi, maintenant, j'ai fermé mon âme. Je ne dis plus à personne ce que je crois, ce que je pense et ce que j'aime. Me sachant condamné à l'horrible solitude, je regarde les choses, sans jamais émettre mon avis. Que m'importent les opinions, les querelles, les plaisirs, les croyances ! Ne pouvant rien partager avec personne, je me suis désintéressé de tout. Ma pensée, invisible, demeure inexplorée. J'ai des phrases banales pour répondre aux interrogations de chaque jour, et un sourire qui dit “oui”, quand je ne veux même pas prendre la peine de parler.
—  Guy de Maupassant, Le horla
expressions #5

expressions #1 expressions #2 expressions #3 expressions #4


daily life.

-  “doing some theirs” (: doing whatever one wants) : faire des siennes

- liking : kiffer (formal : aimer, apprécier)

- doing a favour : rendre un service (à + someone)

- “going out” (: saying something) : sortir, ex : il m’a sorti ça mardi dernier

- “(adj) from (adj)” (: very much) : (adj) de chez (adj), ex : elle est en retard de chez en retard, on va devoir y partir seuls

- “correcting the shooting” (: fixing a mistake) : rectifier le tir

- you bunch of : bande de, ex : bougez-vous de là, bande de fainéants! 

- that being said : cela dit

- ripping off (: being awesome) : déchirer, ex : putain tu déchires! 

- ce n’est pas demain la veille : it’s not tomorrow the day before (it’s not about to happen) ex : maybe one day we’ll all live in peace but c’est pas demain la veille

- “passing at the trapdoor” (: getting forgotten/abandoned) : passer à la trappe 

- “in its juice” (: as it is) : dans son jus

- “at hair” (: naked) : à poil

- au temps pour moi (my mistake)

- years : piges (f) (formal : ans (m), années (f)), ex : elle a quarante piges

- take a nap : faire une sieste, un somme (fam)

- being wrong : avoir tort

- “having the desire” (: wanting) : avoir envie de


body related.

- “seeing blurry” (: being unable to process something) : voir flou, ex : I’m going to tell my mum I’m pregnant, she’s going to voir flou

- “making swallow” (: get one to believe) : faire avaler, ex : tu ne vas pas lui faire avaler que le Père Noël existe alors qu’il n’y a jamais cru

- we’ll see : on verra

- “having the fat/tight heart” (: being sad) : avoir le coeur gros/serré / “having the light heart” (: being happy) : avoir le coeur léger / “having good heart” (: being nice) : avoir bon coeur / “having at heart to do stg” : avoir le coeur de faire quelque chose / “having a heart pain” (: feeling nauseous) : avoir mal au coeur / “having the heart on the hand” (: being helpful) : avoir le coeur sur la main / “having a hair on the hand” (: being lazy) : avoir un poil dans la main

- “lynx’s eye” (: eagle-eyed) : oeil de lynx

- “getting up with the left foot first” (: being in a bad mood from the moment you get up) : se lever du pied gauche

- “having someone in the nose” (: being angry at someone) : avoir quelqu’un dans le nez

- “do the big eyes” (: parents’ look when you did shit) : faire les gros yeux

- “stretching the ear” (: listening carefully) : tendre l’oreille, v

- (s)he looks like : on dirait, ex : on dirait le père noël, avec son manteau rouge!


food related.

- not being made of sugar (: being able to handle stuff) : ne pas être en sucre

- it’s cake (: easy) : c’est du gâteau

- c’est pas la peine d’en faire un fromage (”no need to make a cheese out of it”) you’re being dramatic

- beer belly : un bide (m) à bière

- split one’s pear (: laugh) : se fendre la poire

- carrots are cooked (: everything is lost) : les carottes sont cuites 

- shut your camembert box (: shut up) : ferme ta boîte à camembert


angry time.

- “break/pull yourself” (: get away) : casse- / tire-toi

- who do you think you are : tu te prends pour qui ? 

- ça m’est égal : it doesn’t matter to me

- “garbage” (: mean name for someone) : ordure

- to kill : buter, v (formal : tuer, v)

- c’est du chinois : i have no idea what you’re saying

- ça ne vaut pas un clou : it’s not worth a nail

- j’en parlerai à mon cheval (”i’ll talk about it with my horse”) : lol idc 

- “we haven’t raised the pigs together” (: you’re being too familiar/inapriopriate with me) : on n’a pas élevé les cochons ensemble

- il n’y a pas mort d’homme (”no one is dying”) : chill

- “heavy” (: pain in the ass) : lourd-e, ex : putain mais t’es lourd, arrête! 

- ça commence à bien faire (”it’s starting to well do” : i have enough of this bs)

- ça lui fera les pieds (”it will make them the feet” : it’s a good punishment, ex : he’s climbing trees when i told him not to, ça lui fera les pieds if he falls down)


- ce n’est pas à la porte d’à côté (”it’s not next door”) : it’s far away

- c’est le métier qui rentre (”it’s the job getting in”) : when you’re having a tough time at learning/doing something new at work

101 choses que j’enseignerai à ma fille par Sierra Vandervort

1. Sourire est la plus belle des choses que tu puisses faire.
2. Ne laisse personne te dire que ce que tu écoutes n'est “pas de la musique” si c'est ce que tu aimes.
3. Sache simplement qu’“In the Air Tonight” de Phil Collins est une chanson parfaite.
4. Tu as le droit de trouver qu'une femme est belle.
5. Évite d'être une langue de vipère avec les autres filles. Tu auras besoin d'elles quand nous prendrons le pouvoir.
6. Méfie-toi des hommes qui veulent te faire croire qu'ils vont te faire changer.
7. Même s'il t'a invitée à dîner, tu ne lui dois rien.
8. La fierté que tu ressens pendant 20 minutes dans un bikini qui te met en valeur ne vaut pas un bon restaurant. Je peux te l'assurer.
9. Trouve en toi l'envie de découvrir le monde.
10. Tu as le droit de ne pas vouloir te maquiller ou jouer à la princesse.
11. Mais, si c'est que tu souhaites, c'est aussi ton droit.
12. En tout cas, essaie au moins une fois le rugby pour me faire plaisir.
13. Fais en sorte que ta vie soit aussi amusante que ton profile Instagram le laisse entendre.
14. Ne souris pas si tu n'en as pas envie.
15. Tu n'as pas vraiment besoin de te faire accompagner par une copine quand tu vas aux toilettes.
16. N'aies pas de préjugés liés au genre, à la couleur de la peau, à la sexualité et aux croyances religieuses.
17. Les gens sont comme ils sont.
18. Des bougies et un album de Gainsbourg peuvent résoudre presque tous les problèmes.
19. Ne laisse aucun mec s'en tirer à bon compte s'il te siffle dans la rue.
20. Si tu ne peux pas te balader en jogging et boire des bières avec eux, ce ne sont pas de vrais potes.
21. Fais-toi des copines dont tu te sens vraiment proche.
22. Et sois là pour elles quand elles en ont besoin.
23. L'endroit où tu te trouves n'est jamais une excuse.
24. Tu peux t'épanouir n'importe où.
25. Trouve ta voix, et fais-toi entendre.
26. Ne fais pas les choses pour me faire plaisir. Ta réussite t'appartient.
27. Ça ne te coûte pas grand chose de mettre des talons, même si tu es grande.
28. J'aimerais vraiment que tu lises Jane Eyre.
29. Mais si tu préfères Twilight, ça me va aussi.
30. En revanche, si tu pouvais éviter 50 Nuances de Grey…
31. C'est vraiment de la merde.
32. Je t'en supplie, regarde Friends
33. Et, si ça te dit, pars à l'étranger en mission humanitaire.
34. Fais les puces.
35. Garde tes billets de spectacle en souvenir.
36. Lave-toi toujours le visage avant d'aller au lit.
37. Évite de te parfumer comme une cocotte.
38. Nage toute habillée.
39. Nage toute nue.
40. Évite à tout prix les détox à base de jus.
41. Tu devras regarder Le Roi lion avec moi au moins cinq fois dans ta vie.
42. Sache que les ange-gardiens existent.
43. Fais un vœu quand tu perds un cil.
44. Sois passionnée.
45. Sois excessivement passionnée.
46. Sois tellement passionnée que les gens se demandent si tu n'es pas un peu dingue.
47. Le féminisme n'a rien d'effrayant.
48. Apprends à jouer au Uno.
49. Et au Menteur.
50. Ne te disperse pas.
51. Ose.
52. Ne laisse personne te dire que c'est juste une phase si tu penses que c'est sérieux.
53. Ta sexualité ne te définit pas.
54. Fais-toi un festival de musique au moins une fois dans ta vie.
55. Ne suis pas les conseils des réactrices de modes. Inspire-toi plutôt de la manière dont elles s'habillent.
56. S'il se sent castré par ton boulot ou ton succès, il n'en vaut pas la peine.
57. Trouve-toi un homme qui soit plus courageux que toi.
58. Ou une fille.
59. Tu en as parfaitement le droit.
60. Si un type ne te sort que des clichés, prends tes jambes à ton cou.
61. Ce que tu vaux n'a rien à voir avec ton allure, ton âge ou ta silhouette.
62. Et ça, ce sera toujours vrai.
63. Tu ne vivras pas tes plus belles années au lycée.
64. Mais à la fac.
65. La question “A quoi tu penses?” fera des miracles.
66. Mets ton casque sur les oreilles, et danse comme une tarée dans ta chambre.
67. Je te promets que je ne rirai pas.
68. Je te souhaite de rencontrer quelqu'un qui te fera littéralement pisser de rire.
69. Et de ne jamais le quitter.
70. Marche pieds-nus.
71. Ne sois pas naïve.
72. Avoir de la classe, parfois, on s'en tape.
73. Ne baisse jamais les yeux.
74. La magie, ça existe.
75. Ne regrette pas tes moments de déprime. Ils te permettront d'apprécier les instants de bonheur.
76. Quoi que tu fasses, fais preuve de modération.
77. Même dans la modération.
78. Le café est bon pour ton âme.
79. Sois honnête, et ne t'excuse pas de l'être.
80. Vis la musique sans même chercher à comprendre ce que tu ressens.
81. Lève-toi de bonne heure.
82. Trouve-toi un meilleur pote gay.
83. Il te laissera dormir dans son lit et tu pourras lui emprunter son eye-liner.
84. Ne te laisse pas faire.
85. Entoure-toi de belles personnes.
86. Souviens-toi que tout le monde ne pense pas comme toi.
87. Sois toujours ouverte à de nouvelles expériences. Tu pourras toujours dormir plus tard.
88. La vérité sans fard est toujours préférable au mensonge qui te consume.
89. Bois du champagne et danse sur la table.
90. Fais une liste des choses que tu veux accomplir avant de mourir.
91. Fais une liste de toutes les choses que tu as déjà accomplies.
92. N'oublie jamais de dire “Je t'aime” avant de partir.
93. Profite de ce qui est sous tes yeux au lieu d'en prendre une photo.
94. Trouve le moyen de te glisser au premier rang quand tu vas en concert.
95. Pars faire du camping sans te préoccuper de la coupe que ça te fera.
96. Aime aussi pleinement que tu ris.
97. Ris beaucoup.
98. N'aie pas peur d'être parfois un peu nunuche.
99. Quand tu vis quelque chose de bien, sois dans l'instant présent.
100. Trouve des trésors dans tout ce qui t'entoure.
101. Ne te laisse pas paralyser par la peur.

I’H HURT in French

Emotionally

avoir le cœur brisé(e) - to be broken-hearted/broken up by something

ça ne mange pas de pain d’essayer - it can’t hurt to try

en être malade - to be cut up/gutted by sth

être affecté(e) - to be cut up about something

être blessé(e) - to be hurt by sth

être bouleversé(e) - to be upset

être dans tous ses états - to be in a state

être désemparé(e) - to be distraught

être peiné(e) - to be hurt by sth

faire de la peine - to hurt sb’s feelings

faire du mal à qqn - to hurt somebody (emotionally)

faire du tort à qqn - to hurt sb emotionally

faire souffrir qqn - to hurt sb emotionally

prendre à cœur - to take to heart


Physically

avoir mal - to be in pain

être blessé(e) - to be hurt physically

se blesser à qch (body part) - to hurt a part of your body e.g. il s’est blessé à la jambe

se casser qch - to break sth (bone) e.g. elle s’est cassé le bras

se faire mal à qch (body part) - to hurt a part of your body e.g. je me suis fait mal au bras

se fracturer qch - to break sth (bone) e.g. elle s’est fracturé le bras

se luxer qch - to dislocate sth e.g. il s’est luxé l’épaule

se tordre qch - to twist sth (ankle etc.) e.g. Alfonso s’est tordu la cheville

i looked for the book written for Harry and for some reason i can relate so so bad.

(i would prefer to be in love with a real person)

next to the book, it says:

« Je suis tombé amoureux de lui. Un amour tout aussi vrai et puissant que celui qu’éprouve une fillette pour l’inconnu de la classe d’au-dessus dont elle ne connaît que le nom et toutes les tenues vestimentaires, et à qui elle n’adressera jamais la parole sous peine de mourir sur-le-champ d’une attaque cérébrale. »

i translated it for you:

“I fell in love with him. A love just as real and powerful as the one a young girl feels for the unknown kid a year older whom she only knows the name of and all the different outfits, and to whom she will never talk to without risking to die right then and there from a brain attack.”

French Vocabulary #1

[currently binge-watching Sense8 in French: these are my notes for the first half of 1x04]

NOUNS / ADJECTIVES

baratin (m) smooth talk
brut (m) gross
casse (f) breakage, robbery, heist
connard (m) connasse (f) dickhead
connerie (f) bullshit
défi (m) challenge
diamant (m) diamond
ivrogne (f/m) drunkard
médoc (m) medication
menotte (f) handcuff
net (m) net
poche (f) pocket
pompe (f) pump, (fam) chaussure
puéril childish

VERBS

s’accrocher avec qqn fight with sb
dépouiller qqn de qqch strip sb of smth
fouetter qqch/qqn whip smth, flog sb
menotter qqn handcuff sb
remplacer qqch/qqn replace smth/sb
se taper qqun (vulg) have sex with sb
voler qqch steal smth

IDIOMS AND PHRASES

à jamais forever
à mon avis in my opinion
aucun problème no problem
bonne santé! cheers!
en bonne santé in good health
rendre un service / des services à qqn help sb, do sb a favour
sans (même) le savoir without (even) knowing it
selon moi in my opinion
tremper son biscuit dip one’s wick
en valoir la peine be worth it
valoir la peine de faire qqch be worth doing smth

J'avais sûrement raison. Nous deux c'était que dans ma tête. J'ai inventé nos promesses, j'ai rêvé nos souvenirs, c'était juste pas réel. Un miracle n'aurait jamais pu se produire alors t'as eu raison de partir, de fuir tout ça parce que “tout ça” c'était rien et que “rien” ça en vaudra jamais la peine. Alors quel intérêt de dire au revoir à quelqu'un qui l'a déjà fait y'a des années ?
—  jemetais
huffingtonpost.fr
BLOG - Il faut regarder cette photo de vacances pour comprendre que c'est un morceau d'histoire
Ils sont marrants ces gamins non?

Bien sur on remarque tout de suite le grand, celui qui est debout à gauche. Le clown de la bande. On l'imagine rigolard et bravache, on se dit qu'il n'a pas dû pouvoir s'empêcher de faire le con durant la photo, que quelques instants sérieux et tranquilles, c'était déjà trop pour lui.

J'aime bien le petit teigneux boudeur accroupi juste à côté. Lui j'ai l'impression de le connaitre. C'est exactement mon fils, quelques décennies plus tôt. Il a dû souffler, ronchonner, il ne voulait pas être sur la photo, il devait trouver tout ça stupide. On l'a surement prié, supplié ou menacé pour qu'il consente à prendre place dans le groupe mais même installé, il a gardé son air buté et goguenard, il reste en appui sur ses mains, prêt à s'enfuir. Mon fils, vous-dis-je. Qu'est ce qu'il devait être chiant!

Les 7 jeunes adultes du fonds, ceux qui sont étroitement collés les uns aux autres, ce sont les “éducateurs”. Ils sont sérieux, protecteurs. Celui de droite, avec sa coupe courte, je pense que les enfants devaient lui avoir trouvé un surnom, et je paierais cher pour savoir lequel. Il devait être le casse-pieds, le rabat-joie, celui qui rappelle les règles, celui qui fronce les sourcils et dont on se moque, sitôt qu'il a tourné les talons. La jeune femme en blanc, au milieu, celle qui a l'air douce et gentille, j'imagine que c'est vers elle que les gamins se tournaient quand quelque chose n'allait pas. Elle a dû en essuyer, des joues mouillées, des nez morveux. Elle a dû en consoler, des petits blessés aux genoux écorchés, des premiers émois amoureux déçus, des désespérés de ne pas voir leur parents, des nostalgiques de la maison…

Le petit brun à grosse frange au 2ème rang et dont on ne voit que les yeux ne s'est pas mis là par hasard: il se cache, il n'a pas envie qu'on le remarque. C'est un gamin timide et anxieux. Il n'aime pas ce camp, il est mal à l'aise avec les autres enfants, sa mère lui manque. Il a toujours été de nature inquiète mais depuis qu'il est là, c'est pire. Il pisse au lit. Ni les moqueries ni les menaces n'y font rien. Tous les matins il se réveille dans sa désolante flaque. Alors, de toutes ses forces, le soir il lutte pour ne pas s'endormir. Il reste le plus longtemps possible les yeux ouverts. Il pense à sa mère, à l'école, à son chien, à quand il rentrera… c'est pour ça qu'il a les yeux cernés, à force de livrer chaque nuit ce combat inégal face au sommeil.

J'adore le gamin du milieu, le maigrichon qui est torse nu et dont on ne voit pas le visage. Il n'a pas pris la peine de mettre une chemise, lui son truc c'est la baignade, les plongeons, la natation; il apprend le crawl, il fait des progrès, il se dit qu'à la fin de l'été il battra tout le monde à la course. Il faut juste qu'il arrive à souffler par la bouche sans avaler de l'eau. Alors, il est resté en slip de bain et il a hâte de retourner dans l'eau. Impatient, dissipé, il n'a pas pu tenir en place pendant la séance et la photo l'a immortalisé ainsi, le visage tourné. On ne saura jamais s'il riait, s'il se faisait engueuler ou s'il tirait la langue aux éducateurs.

J'aime bien aussi la petite tout à droite. Elle a mis sa jolie robe à carreaux, elle a lissé ses cheveux, elle regarde sagement l'objectif. C'est surement une bonne élève. Je l'imagine concentrée, appliquée tirant un peu la langue quand elle écrit son prénom sur son cahier à carreaux. Son sourire est timide, son regard est grave. J'aimerai savoir à quoi elle pense. Peut-être entrevoit-elle en une fraction de seconde la collision entre le présent, léger et joyeux de l'enfance (après tout, c'est un camp de vacances) et le futur qui arrive, terrible et épouvantable (après tout, ces gamins sont juifs)

Les 44 enfants et les 7 éducateurs seront envoyés à la prison de Montluc de Lyon, et ensuite à Drancy et à Auschwitz, où ils seront, pour la plupart gazés, certains serviront de cobayes à des expériences médicales. Le plus jeune, avait 4 ans.

D'eux, il ne restaient pas grand chose pour se souvenir, juste une stèle à leur mémoire, dans un parc, dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Elle a été brisée et arrachée dans la nuit du 6 au 7 aout.

T'es parti comme si t'en avais rien à foutre, comme si je n'avais pas compté. Tu m'as laissée seule comme si je l'avais toujours été. T'as oublié tout nos combats et nos promesses, comme si tout ça n'en valait pas la peine. T'en a même oublier l'essentiel, t'as oublié qu'on s'aimait. Et je te jure que ça, ça m'a brisée.