la mythologie

Théorie sur Leiftan/Theory about Leiftan/Teoría sobre Leiftan

French :

Alors, ce matin, j'ai pensé au comportement que Leiftan avait avec la gardienne. Il est surprotecteur, patient… Ensuite, j'ai pensé au fait qu'il dit à Naytili qu'il est un Aengel, non un Daemon, comme le disent les hérétiques. Pour rire, je me suis dit “oh, Leiftan, tu es un ange gardien ?”

Cette différence qu'il fait est vraiment intéressante. Pourquoi ?

Sur Eldarya, les Daemons ont une mauvaise image, comme celle des démons.

Mais les Daemons ne sont pas les démons de la religion chrétienne. Les Daemons trouvent leur origine dans la mythologie grecque (daimon) et ne sont pas forcément mauvais. En fait, ils étaient considérés comme des esprits serviables.

De nos jours, les Daemons des Grecs ancients sont assimilables aux… Anges Gardiens de la religion chrétienne.


Alors, peut-être que Leiftan est vraiment l'ange gardien d’Erika. Qui sait ?


English :

So, this morning, I thought about how Leiftan behaved with the guardian. He’s overprotective, patient … Then I thought about telling Naytili that he’s an Aengel, not a Daemon, as the heretics say. To laugh, I thought, “Oh, Leiftan, are you a guardian angel?”

This difference he makes is really interesting. Why ?

On Eldarya, Daemons have a bad image, like that of demons.

But Daemons are not the demons of the Christian religion. Daemons have their origin in Greek mythology (daimon) and are not necessarily bad. In fact, they were considered helpful spirits.

Nowadays, the Daemons of the ancient Greeks are comparable to the… guardian angels of the Christian religion. 

So, maybe Leiftan is really the Erika’s guardian angel. Who knows ?


Spanish :

Entonces, esta mañana, pensé en cómo se comportó Leiftan con la guardiána. Es sobreprotector, paciente … Entonces pensé en el momento en que le dijo a Naytili que él es un Aengel, no un Daemon, como dicen los herejes. Para reír, pensé: “Oh, Leiftan, ¿eres un ángel guardián?" 

Esta diferencia que él hace es realmente interesante. Por qué ?

En Eldarya, los Daemons tienen una mala imagen, como la de los demonios.

Pero los Daemons no son los demonios de la religión cristiana. Los Daemons tienen su origen en la mitología griega (daimon) y no son necesariamente malos. De hecho, fueron considerados espíritus útiles. 

Hoy en día, los Daemons de los antiguos griegos son comparables a los … Ángeles Guardianes de la religión cristiana.

Entonces, tal vez Leiftan es realmente el ángel guardián de Erika. Quién sabe?

ID #45195

Nom: Eve
Âge: 17
Pays: France

Hey ! Je m'appelle donc Eve, j'ai 17ans, je suis en dernière année de lycée et des occupations variées, j'aime lire, dessiner, apprendre de nouvelles langues (je parle couramment français et anglais, et j'apprend par moi-même et avec certains cours l'allemand et le danois) j'aime aussi écouter de la musique (few derniers temps j'aime beaucoups Astrid S, Lana del Rey, marina and the diamonds et beaucoups d'autres), je regarde pas mal de séries (dr who, supernatural, Vikings, ect…)

J'ai beaucoups d'interêts pour les arts en général comme la peinture, l'écriture, la photographie ect… J'aime aussi étudier la mythologie et les religions en général

Je cherche un correspondant parce que j'aime découvrir de nouvelles choses et de nouvelles personnes, ce qui est difficile dans Mon petit village.

Préférences: J'aime l'idée d'envoyer des lettres mais je comprend très bien que certains me se sentent pas a l'aise donc les e-mails me vont aussi. Quand a l'âge entre 16 ans et 20 ans serait bon.

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“Dieu de la guerre, Odin reste aussi – et surtout – un dieu de la magie. Il va inventer l’écriture, imaginant les caractères sacrés qui permettent de fixer la pensée, de la réaliser, de la transmettre.
Mais tous ne doivent pas comprendre les signes inventés par le dieu borgne et que ses fidèles vont graver, en traits anguleux, sur l’os, la pierre ou le bois. Aussi ces lettres portent-elles le nom de « rune », c’est-à-dire de Secret.”

Jean Mabire, Légendes de la mythologie nordique

Les Navajos et le genre :  la preuve de l’existence de l’identité de genre ?

Il y a quelques mois, j’ai écrit un article sur le féminisme amérindien. À l’époque, j’y ai mentionné que les amérindiens admettaient plus de deux genres différents. Je n’ai pas élaboré car je n’osais guère exprimer mes doutes sur l’identité de genre. Il a existé, au cours de l’Histoire, des sociétés où les rôles des femmes et des hommes n’étaient pas figés et qui, selon des études pro-genre, admettaient une pluralité de “genres” différents. Il se trouve cependant que j’ai quelques remarques à faire sur cette prétendue « preuve » que l’identité de genre existe.

Comme ce sont ceux que je connais le plus, je vais prendre pour étude les Navajos. Un petit nombre de chercheurs généristes se félicite d’identifier quatre, voire cinq genres chez les Navajos. Comment sont-ils décrits ? Wesley Thomas, un des rares chercheurs à s’être penché sur la question, a créé un tableau dans lequel il définit ces autres « genres » ainsi que les normes sexuelles qui régissaient les relations entre les individus selon leur genre supposé. On y apprend qu’il existait, traditionnellement, ce qu’il appelle des « hommes féminins » et des « femmes masculines » (feminine males et masculine females), qu’on appelle aujourd’hui naadleh. Thomas catégorise naadleh comme un cinquième genre, cependant, le terme est, dans son étude, parfois interchangeable avec les deux précédentes appellations. Pour plus de précision, à l’origine, le terme désignait les hommes qui occupaient des positions de femme, et non pas l’inverse.

Or, il se trouve que cette catégorisation ne reposait non pas sur une certaine norme sexuelle (qui est secondaire et, d’ailleurs, à définir) mais sur la division sexuée du travail. Il arrivait que des hommes, au lieu de s’acquitter de leurs tâches d’homme comme la chasse, les positions de pouvoir (seuls les hommes pouvaient être à la tête de la tribu), la médecine traditionnelle (celle qui comprend des rites et des chants), rejoignaient les femmes pour s’occuper du bétail et de la production en général, ainsi que l’éducation des enfants et la tenue du foyer et pour effectuer des travaux manuels comme le tissage. Et vice-versa.

Premièrement, il ne semble exister aucune étude assez pointue pour définir à quel degré ce renversement des rôles était toléré avec exemples à l’appui (il y en a, mais ils sont rares et souvent sur-interprétés), cependant les données culturelles effectivement récoltées permettent d’affirmer que la société Navajo était dirigée et définie par les hommes (les positions de chef, de guerrier et de guérisseur étaient des positions de pouvoir qui n’étaient pas accordées aux femmes). La plupart des sociétés amérindiennes n’étaient pas matriarcales, comme on le clame souvent : elles étaient matrifocales et matrilocales. Cela signifie, respectivement, que la descendance se reconnaissait par la mère et que le foyer d’une femme mariée était toujours celui de sa mère. Les femmes étaient à la tête de l’économie et de la production et l’on célébrait leurs menstruations au lieu d’en faire une honte. En cela, oui, le rôle des femmes était moins sexiste et la perception que les hommes avaient d’elles était bien moins pervertie que celle des hommes européens. Si l’on veut : voler les femmes d’une autre tribu restait un acte de guerre plus commun qu’anodin.

Ensuite, théoriser ces variations selon la conceptualisation philosophique du genre entre les années 1990 et 2000, c’est faire un anachronisme monstre. Il n’a jamais été question « d’identité ». Comme je l’ai souligné, les Navajos ne classifiaient pas ces individus de leur tribu comme « homme » ou « femme » selon une idée vaseuse de l’identité personnelle ou même selon leur norme sexuelle, mais selon leurs tâches et leur position sociale.  D’ailleurs, ils ne considéraient pas que les hommes pussent être des femmes ou vice-versa. Ils considéraient, selon Thomas, que les hommes pouvaient être « féminins » et les femmes « masculines ». C’est donc que le genre existait, non pas comme identité personnelle, mais comme une structure. Il est très peu probable que ces termes aient existé en tant que tel, ceci dit. Seuls les hommes étaient des naadleh. J’ai soulevé le problème dans ma critique du roman d’Agnès Marot, Quelques pas de plus : la traduction de la langue navajo est fastidieuse, voire impossible, dans certains cas. Les Navajos ne conceptualisaient pas le monde de la même façon que nous. Les termes d’homosexualité, de bisexualité et de lesbianisme n’existaient pas et les relations sexuelles étaient ordonnées autrement. Aujourd’hui, il existe des Navajos se ralliant à la cause LGBT, largement construite par les sociétés occidentales et nombre de traditions et concepts ont été perdus, en partie parce que la langue navajo est de moins en moins parlée par les jeunes, qui privilégient une vision du monde occidentale. Ce déclin entraîne la réinterprétation de certaines traditions ainsi que leur renouvellement. C’est bien évidemment inévitable.

Un mot concernant la conceptualisation de l’homosexualité : se déclarer homosexuel, bisexuel ou lesbienne est un phénomène assez récent dans l’histoire de l’humanité. Non pas que les relations que ces termes expriment n’existaient pas : ce sont des pratiques qui ont non seulement été nommées mais qui ont fini par trouver leur place au sein d’un nouveau mouvement culturel, en réponse à la répression de ces sexualités qualifiées de « déviantes ». Ce qui est drôle, c’est que Thomas reconnaît que la dysphorie de genre et la sexualité telle qu’on la conçoit aujourd’hui n’existaient pas au sein des Navajos mais il base son analyse sur le concept philosophique du genre en tant qu’identité. L’étude est donc nécessairement faussée et il est en réalité impossible d’affirmer que les Navajos admettaient, selon leur propre conception du monde, des identités qui transcendaient véritablement le féminin et le masculin. Par ailleurs, les Navajos n’étaient pas individualistes. L’idée de l’identité personnelle n’avait vraisemblablement aucun sens pour eux. Selon le concept du hózhó que j’ai tenté d’expliquer dans ma critique, l’individu ne peut atteindre complétude que lorsqu’il est en harmonie avec le reste de son peuple, la nature et l’univers tout entier. Le collectif primait largement sur l’individuel. La fonction que chaque individu occupait permettait d’assurer le bon fonctionnement de la société, et ces fonctions étaient réparties selon le sexe. Ceci est indéniable.

Car les Navajos ne niaient pas le sexe. Ce que l’on peut dire, c’est qu’au mieux, il n’avait pas toujours de pertinence quant à la distribution des tâches des individus car il existait donc des exceptions. Au pire, les implications matérielles que cette division impliquait renforçaient la hiérarchie établie entre les hommes et les femmes en la réarrangeant : tu es un homme mais tu occupes une position de femme ? Très bien, tu rejoindras donc la classe des femmes. Cependant, rien ne permet d’affirmer que les Navajos considéraient les « hommes féminins » comme des femmes. Les Navajos croyaient fermement que le pouvoir de la création était celui des femmes : elles seules pouvaient donner la vie, et c’est entre autres pour cela que l’on célébrait leurs menstruations (grâce à une cérémonie se nommant « kinaalda »).

Le terme de naadleh est fort pertinent en ce sens : il ne désigne actuellement ni l’homme ni la femme, mais un mélange des deux (le corps et la position sociale/le travail). Si on se réfère à l’origine du mot, qui ne désignait que les hommes occupant des places de femme, on peut imaginer qu’il était donc impensable que les femmes pussent effectuer des travaux d’homme, malgré les exceptions. Du moins, ces femmes n’étaient pas reconnues au même titre que les hommes et l’analyse de Thomas leur fait d’ailleurs très peu de place car il semble qu’il n’y a pas assez de données sur le sujet. Mais que signifie naadleh ? Ce mot fait partie du syntagme qui désigne une des plus importantes figures de la mythologie Navajo, Femme Changeante : ásdzáá nádleehi. Le premier mot, ásdzáá, désigne la femme. Le second mot, selon toute logique, signifierait donc « changeant, muable ». Curieusement, Thomas ne commente pas cette particularité linguistique et ne la traduit pas, contrairement à des termes comme ásdzáá. Selon une dissertation de Carolyn Epple, le terme désigne quelqu’un qui devient en revenant à un état précédent. Précédent quoi, on ne sait pas. La traduction est plutôt vaporeuse, mais ce qu’il est possible de dire, à ce stade, c’est que le terme désigne une transformation, le passage d’un être à un autre, d’une condition à une autre : le verbe dleeh dans naadleh désigne le fait de « devenir » dans un sens répétitif (The Navajo Language, Young et Morgan) et non pas d’être. Dans une autre dissertation, Jean-Guy A. Goulet définit mieux le concept : on pouvait considérer, au sein des tribus de la famille linguistique athapascane (dont font partie les Navajos), qu’il était possible d’être « recréé » dans le sexe opposé. On considérait que l’on « mourait » pour renaître en tant qu’homme et femme. À quel degré variaient ces croyances selon la culture de chaque tribu, cela reste encore à démontrer. On peut cependant suggérer que le terme naadleh désignait à l’origine des hommes qui changeaient de position sociale au sein de leur tribu. Aujourd’hui, le terme est grossièrement et abusivement traduit par « queer » pour désigner les personnes transgenres et/ou « non-binaires », voire homosexuelles. Le terme et le concept ont été redéfinis selon la vision libérale, intrinsèquement philosophique, du genre.

La vérité, c’est que ces exceptions ne défiaient pas véritablement la norme. Les femmes et les hommes avaient des rôles bien définis. Le genre existait donc en tant que structure hiérarchique des sexes. Il n’existait pas de personnes transgenres telles qu’elles se présentent aujourd’hui : le concept de l’identité personnelle ne faisait pas sens. C’était la position sociale et le travail qui déterminait la place des hommes et des femmes : les transgressions existaient, comme dans toute société. Mais elles ne remettaient pas en cause l’ordre de la société. Les femmes étaient associées à la création, au dynamisme. Elles étaient donc en charge de la production et de l’éducation des enfants. Elles devaient aussi servir de modèle aux jeunes filles. Les hommes étaient associés à l’immuabilité, ils ne pouvaient pas donner la vie, mais seuls eux pouvaient chasser, guérir, faire la guerre et diriger. Les sociétés matrilinéaires n’étaient pas des sociétés matriarcales (dont l’existence n’a jamais été prouvée). Et les Navajos n’admettaient pas quatre ou cinq identités de genre. Au contraire : au lieu d’émanciper l’individu des carcans du genre, les Navajos, tout au plus, s’assuraient de l’y confiner au moyen d’une recatégorisation. Ainsi, l’ordre était maintenu entre les femmes et les hommes. Y voir là l’expression d’une culture transgenre, c’est vouloir trouver midi à quatorze heures.

 Sources:

  • Two-Spirit People, Sue-Ellen Jacobs, Wesley Thomas et Sabine Lang, 1997 : Navajo Cultural Constructions of Gender and Sexuality, Wesley Thomas; A Navajo Wordlview and Nádleehí, Carolyn Epple; The Northern Athapaskan “Berdache” Reconsidered, Jean-Guy A. Goulet.
  • The Navajo Language, Young & Morgan, 2014 (1942).

Vitrail Pokémon n°4/4 : Arceus

Après m’être replongé dans Pokémon version Diamant, un jeu sorti en 2007 qui a marqué mon enfance, j’ai décidé de réaliser ce polyptyque en 4 parties inspiré des vitraux : il me permettra de rendre hommage à ce formidable jeu, qui fête depuis peu sont dixième anniversaire. On y verra les quatre pokémons créateurs du monde selon la Mythologie pokémon, mythologie qui fut développée complètement dans ces mêmes opus : Pokémon version Diamant et Perle.

Pour cet ultime volet j’ai représenté Arceus, présent dans Diamant et Perle en tant que pokemon légendaire ultime et inaccessible (l’évènement permettant de l’obtenir n’a jamais été déclenché) maître de l’Univers, Dieu des pokémons, Créateur originel de toute existence. Arceus est au centre de la Mythologie Pokémon et est sans doute l’un des pokémons les plus charismatiques et les plus mystérieux de cet univers.

Feutre fin noir, puis vectorisé et colorisé sur Illustrator.

Ceci est le dernier volet de ce polyptyque, les trois précédents volets sont visibles sur mon tumblr.

Merci à ceux qui ont suivis ce projet :)

Loin de moi et semblable aux étoiles et à tous les accessoires de la mythologie poétique,
Loin de moi et cependant présente à ton insu,
Loin de moi et plus silencieuse encore parce que je t’imagine sans cesse,
Loin de moi, mon joli mirage et mon rêve éternel, tu ne peux pas savoir.
Si tu savais.
Loin de moi et peut-être davantage encore de m’ignorer et m’ignorer encore.
Loin de moi parce que tu ne m’aimes pas sans doute ou, ce qui revient au même, que j’en doute.
Loin de moi parce que tu ignores sciemment mes désirs passionnés
Loin de moi parce que tu es cruelle.
Si tu savais.
Loin de moi, ô joyeuse comme la fleur qui danse dans la rivière au bout de sa tige aquatique, ô triste comme sept heures du soir dans les champignonnières.
Loin de moi silencieuse encore ainsi qu’en ma présence et joyeuse encore comme l’heure en forme de cigogne qui tombe de haut.
Loin de moi à l’instant où chantent les alambics, l’instant où la mer silencieuse et bruyante se replie sur les oreillers blancs.
Si tu savais.
Loin de moi, ô mon présent présent tourment, loin de moi au bruit magnifique des coquilles d’huîtres qui se brisent sous le pas du noctambule, au petit jour, quand il passe devant la porte des restaurants.
Si tu savais.
Loin de moi, volontaire et matériel mirage.
Loin de moi, c’est une île qui se détourne au passage des navires.
Loin de moi un calme troupeau de boeufs se trompe de chemin, s’arrête obstinément au bord d’un profond précipice, loin de moi, ô cruelle.
Loin de moi, une étoile filante choit dans la bouteille nocturne du poète. Il met vivement le bouchon et dès lors il guette l’étoile enclose dans le verre, il guette les constellations qui naissent sur les parois, loin de moi, tu es loin de moi.
Si tu savais.
Loin de moi une maison achève d’être construite.
Un maçon en blouse blanche au sommet de l’échafaudage chante une petite chanson très triste et, soudain, dans le récipient empli de mortier apparaît le futur de la maison : les baisers des amants et les suicides à deux et la nudité dans les chambres des belles inconnues et leurs rêves- à minuit, et les secrets voluptueux surpris par les lames de parquet.
Loin de moi,
Si tu savais.
Si tu savais comme je t’aime et, bien que tu ne m’aimes pas, comme je suis joyeux, comme je suis robuste et fier de sortir avec ton image en tête, de sortir de l’univers.
Comme je suis joyeux à en mourir.
Si tu savais comme le monde m’est soumis.
Et toi, belle insoumise aussi, comme tu es ma prisonnière.
Ô toi, loin de moi, à qui je suis soumis.
Si tu savais.
—  Robert Desnos - Si tu savais
Laissez-nous entre beaufs, entre consanguins, entre aigris, entre ploucs. Faites profitez d'autres contrées de vos mirifiques apports. Mais foutez-moi la paix. Laissez moi végéter entre la petitesse de mon clocher, la poussière de ma bibliothèque et la mythologie des batailles de mes pères
—  A moy que chault!
La Joie de l’Arbre

 Et puis, certain printemps, contre toute attente et sans l’avoir provoqué par les chamboulements de son inconscient, Miki se mua en arbre. […]
 Elle était arbre jusque sous les seins devant, et jusque sous les omoplates derrière. Comme une sirène en bois, pourrait-on dire. Mais Miki songea plutôt à Philémon et Baucis, deux personnages des Métamorphoses d’Ovide, qui l’avaient frappée parce que leur était de relatif pour ne pas dire absolu bonheur (chose rare, dans la mythologie grecque comme partout) ressemblait quelque peu au sien. Philémon et Baucis, qui s’étaient aimés toute leur vie, avaient demandé à Zeus la faveur de mourir ensemble et il avait acquiescé à ce voeu le moment venu, en les transformant en arbres : d’abord les pieds, puis les jambes, les hanches, le torse ; ensuite leurs bras s’étaient ramifiés en branches, dont les feuillages s’étaient épaissis peu à peu pour leur couvrir le visage ; enfin, après s’être jeté un dernier regard tendre, les yeux des deux vieux amoureux avaient disparu sous la verdure. A la question posée par certains de savoir pourquoi, quitte à puiser dans la mythologique grecque pour décrire son état, elle n’avait pas choisi l’histoire de la nymphe Daphné (qui s’était changée toute seule en arbre pour se soustraire à la trop ardente poursuite d’Apollon), Miki répondit que, pour une fois que sa tête était occupée par des images de sérénité plutôt que de violence, on pouvait bien la laisser tranquille. Elle attendit donc de devenir l’arbre-Baucis — même si son mari, ne lui ayant pas emboîté le pas dans cette littéralisation du mythe, restait humain (voire trop humain, puisqu’il s’inquiétait).


Sensations fortes — Nancy Huston

Ganymède, 1874, par Gabriel Joseph Marie Augustin Ferrier (1847–1914).

Dans la mythologie grecque, Ganymède est l'amant de Zeus et l'échanson des dieux, officier chargé de servir à boire.

Ganymède(le Verseau) était le plus beau des mortels, ce qui lui valut l'honneur de remplacer Hébé. C'est l'aigle de Zeus, à moins que ce ne soit Zeus lui-même ayant pris la forme d'un aigle, qui l'aurait enlevé “de ses serres inoffensives” pour l'amener sur l’Olympe.(Wikipedia).

Samedi 21 octobre

Dernier RER avant les vacances. Je raconte à T. en rigolant qu'un jour de vacances, j'étais tellement à bout qu'un ancien élève m'a abordé et que j'ai juste dit “non” avant d'avancer.

Ça ne loupe pas, quelques minutes plus tard, je croise un grand jeune homme au sourire éclatant. Un élève de 3ème d'il y a deux ans, au sourire éclatant. Brillant, drôle et gentil. L'un de ceux qui m'avaient écrit, lors de leur départ, un cahier entier de petits mots.


Ce boulot m'use et me régénère sans fin. La mythologie existe aussi, dans les collèges de REP +.



anonymous asked:

Tu aimes quoi ?

J’aime… Les questions, mais aussi savoir qui me parle ! Sinon la mythologie, les escargots, le gobage de flamby, la musique, l’hiver, la conception et les travaux manuels, La bamba triste de Pierre Billon, l’horreur et le gore, les animaux, la nature, apprendre et découvrir des choses, les vieux trucs, Dragonball Evolution, jouer du piano debout, les jeux vidéos, faire la chorégraphie de Rabbi Jacob, manger, faire de la muscu’, jouer aux Lego, jouer aux Jojo’s et Pogs, et plein d’autres choses. Attention, il y a des fausses informations ! :D

instagram

Prométhée se rebelle contre la mythologie et ses statues qui tournent.

Made with Instagram

des fois il m’arrive de faire des trucs trop graphiques et tout

là c’était un sujet d’infographie où on devait se créer un totem en faisant interagir notre animal de l’horoscope chinois et notre animal totem amérindien

comme je suis née en mai 1998 j’ai du faire mon totem avec le tigre et le castor (meilleur duo, vraiment) 

je vous invite à chercher les origines de l’horoscope dans la mythologie chinoise c’est vraiment une histoire super drôle et intéressante validée par la prod