la garbo

François Truffaut l'appelait “Framboise” Dorléac. L'actrice, qui a fait tourner Bébel en bourrique dans “L'homme de Rio”, et chanté la vie dans “Les Demoiselles de Rochefort” avec sa sœur Catherine Deneuve, est morte il y a tout juste cinquante ans. Retour sur sa carrière trop brève en cinq rôles marquants.

Elle est morte à 25 ans, sur la route de l’Esterel, pas loin de Nice, dans un accident de voiture, le 26 juin 1967. Françoise Dorléac était la sœur aînée de Catherine Deneuve et, contrairement à sa cadette, rêvait de devenir comédienne.
Gamine, elle fait du doublage (c’est la voix de Sandra Dee dans Le Mirage de la vie, de Douglas Sirk, en 1958). Au théâtre, en 1960, elle triomphe dans Gigi, d’après Colette, aux côtés de Gaby Morlay. A la télévision, Michel Deville en fait l’héroïne des Petites Demoiselles, en 1964.
Mais c’est le cinéma qui l’attire. Elle a tout pour devenir une star : la classe, la beauté, l’extravagance. Seule la confiance lui manque. Comme elle doute constamment d’elle-même, la caméra lui fait peur. « Elle se cachait derrière tout ce qu’elle pouvait trouver : un éventail, une voilette, une mèche de cheveux », disait Edouard Molinaro, qui la dirige dans deux comédies où elle fait merveille : Arsène Lupin contre Arsène Lupin (1962) et La Chasse à l’homme (1965).
Cinquante ans après sa disparition, Françoise Dorléac reste inoubliée. Chaque fois qu’une jeune comédienne, au détour d’un film, parle juste, rit fort et joue vite, on pense à elle. Durant sa brève carrière, elle aura tourné cinq films importants. 

“L’Homme de Rio”, de Philippe de Broca (1963)
«  Ma voiture ? Mal garée ? Alors ça, ça métonnerait… » Dès ses premières répliques, Françoise Dorléac étincelle. Depuis Danielle Darrieux, dans les années 30, on n’avait pas vu une telle célérité, une telle aisance, une telle ferveur, un tel charme… Au début, Agnès n’est que le faire-valoir d’Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo), militaire en permission qui, à la poursuite de sa fiancée enlevée, escalade les immeubles de Rio, fait des loopings dans un vieux coucou et saute en parachute dans une rivière infestée de crocodiles…
Mais, très vite, Agnès-Dorléac insuffle au film un souffle de fantaisie poétique, pas loin du pur surréalisme, notamment lorsqu’elle exige d’Adrien une voiture rose avec des étoiles vertes pour s’en aller récupérer une précieuse statuette… Belmondo râle, mais il s’exécute. comme s’il pressentait que la vision frénétique de Dorléac révélait, en fait, le monde tel qu’il est : absurde et précieux… Le film reste, aujourd’hui encore, une réussite inégalée

“La Peau douce”, de François Truffaut (1964)
«  Jusque-là, elle n’avait que des films où elle courait, où elle traversait l’écran, selon François Truffaut. Je lui ai conseillé de “s’installer” : dégager le front, parler moins vite, rester immobile : « Il faut qu’on ait le temps de vous voir », lui disais-je  »… Dans La Peau douce, Françoise Dorléac est la rencontre de rêve et l’être de fuite, comme le sera, en plus dramatique, Catherine Deneuve dans un autre film de Truffaut, La Sirène du Mississipi. Inaccessible, donc inoubliable.
Lorsque Nicole propose à son amant-papa (Jean Desailly) de se revoir après leur rupture – car elle l’aime bien, cet homme ! –, il refuse, furieux. Comment rester ami avec quelqu’un qui, sans le vouloir ni le savoir, a renversé sa vie ?Massacré à sa sortie, devenu un classique, aujourd’hui, La Peau douce obéit a la rigueur et à l’épure de la littérature française du XVIIe siècle. Presque une tragédie racinienne…

“Cul-de-sac”, de Roman Polanski (1966)
C’est la seconde femme du héros (Donald Pleasence), qu’il a ramenée dans son château isolé et délabré dans l’île de Lindisfarne, en Angleterre. Une Française, prénommée Teresa, qu’il a dégotée dans des mauvais lieux, vu sa spécialité : «  la bicyclette », expérimentée, à un moment, sur le gangster (Lionel Stander) qui ne l’apprécie guère…
Dans une scène sublime, Dorléac maquille ses yeux dans l’œil de la caméra (le nôtre, en fait), puis se glisse, tel un chat, dans un long fourreau noir avant de se précipiter sur un pick-up pour écouter, une fois de plus, la grinçante musique de Krzysztof Komeda. Tout le film – le meilleur de Roman Polanski, avec Chinatown et The Ghost Writer – semble rythmé par ses rires en cascade qui, face à la bienséance, imposent l’insolence.

“Les Demoiselles de Rochefort”, de Jacques Demy (1967)
Il faut voir, sur le site de l’Ina, le (trop) bref reportage consacré au tournage des Demoiselles de Rochefort. Françoise Dorléac est la plus exubérante des deux, Catherine Deneuve, la plus incisive, et l’on sent, entre elles, une complicité radieuse dont visiblement Jacques Demy va se servir sur l’écran… Semi-succès à sa sortie, le film est devenu «  cultissime » depuis, au détriment des Parapluies de Cherbourg, plus novateur en un sens… Mais, hormis les perruques des sœurs Dorléac, il distille toujours un bonheur de chaque instant.
Françoise, rousse et sage, tance sa sœur d’avoir laissé leur demi-frère, Boubou, entre les mains de routiers inconnus, tombe amoureuse de Gene Kelly et condamne le jeu de mots de Jacques Perrin (« J’m'en vais en perm’ à Nantes ») par une formule sans appel : « C’est de l’esprit à quatre sous ». C’est dire qu’elle a raison sur toute la ligne…

“Un cerveau d’un millard de dollars”, de Ken Russell (1967)
« Now is the winter of our discountent » (« Voici l’hiver de notre mécontentement »)… Cette réplique du Richard III de Shakespeare est le code utlisé par Anya, agent double, voire triple, pour entrer en contact avec Harry Palmer (Michael Caine), dont ce sont les troisièmes aventures, après Ipcress, danger immédiat (1965) et Mes funérailles à Berlin (1966)…
Françoise Dorléac n’a pas grand-chose à faire dans ce film d’espionnage, mais elle y est belle à tomber. Son visage évoque de plus en plus celui de Greta Garbo, la « Divine »… On aimerait bien voir, édité en DVD, le premier film de Ken Russell, ambitieux, où il rend, lors des dernières séquences, spectaculaires, un hommage appuyé, et pas ridicule du tout, à Alexandre Newski d’Eisenstein…

L’amor mio è vestita di luce

In mezzo ai meli
Dove i lieti venti più bramano
Di correre insieme.

Là dove i venti lieti restano un poco
A corteggiare le giovani foglie,
L’amor mio va lentamente, china
Alla propria ombra sull’erba;

Là, dove il cielo è una coppa azzurrina
Rovescia sulla terra ridente,
Va l’amor mio luminoso, sostenendo
Con garbo la veste.

—  James Joyce

Per me l'amore è accorgersi dei dettagli,è quando siete lontani e tu ti ritrovi su una spiaggia,alzi gli occhi e vedi un cielo pieno zeppo di stelle e l'unica cosa che vorresti è sdraiarti proprio lì con quell'unica persona,è quando assaggi qualcosa di nuovo e vorresti condividere con quella persona la tua scoperta.Per me l'amore è quando stai per piangere e lui ti abbraccia così forte da farti dimenticare tutti i mali del mondo,è un “sei bellissima” detto col cuore mentre ti guarda negli occhi e tu,che ‘bellissima’ non ti ci sei mai vista,sei costretta,se non a crederci totalmente,almeno a credere che ai suoi occhi sei davvero così come ti descrive.L'amore è quando entrambi avete freddo e lui si leva il giacchetto solo per prestarlo a te e ti stringe a sé per non farti tremare più,o quando litigate e ti sussurra all'orecchio “hey, io ti amo!” e allora non c'è scampo,un bacio tenero vi farà fare pace.Perché all'amore non gliene frega un cazzo che siete orgogliosi,che siete timidi o spaventati.L'amore ti travolge e quando lo fa non ci sono muraglie troppo alte da scalare,barriere troppo rigide da distruggere,o incomprensioni che non si possano risolvere.
L'amore è il mio lui che se è nervoso e gli metti una traccia tutta-viaggio si trasforma nel cucciolo più adorabile del mondo.È sapere che sulle patatine ci vuole SOLO la maionese(e magari soltanto sulle patatine!),che quando esce deve sempre lavarsi i denti e sistermarsi i capelli (perché non gli basta quanto già sia bello). L'amore è lui che non gli interessa se canto Tiziano Ferro, le canzoni della Disney o 44 gatti, basta che canto perché sa che quando lo faccio vuol dire che sono felice. È quando mi apre il suo cuore raccontandomi qualcosa che non ho chiesto, e allo stesso modo quando gli faccio tremila domande, è il garbo e la maestria con cui decide a cosa rispondere e a cosa no. Mi chiedo come faccia quel ragazzo a non rendersi conto di quanto sia meraviglioso. È quando svaga per timore di qualcosa, o quando si arrabbia perché vuole che io sia tutta sua. È quando metto un vestito nuovo e lui rimane senza parole, o quando organizza qualcosa di carino per noi due. È la sua parte comprensiva e quella ostinata, quella fragile e quella protettiva.
Non riesco a capire come faccia a pensare di non essere sexy,quando io in quasi diciotto anni non ho mai incontrato uno sguardo penetrante e misterioso come il suo,mai accarezzato un viso così dolce e sfacciato allo stesso tempo,mai conosciuto qualcuno così timido ed eccitante,mai visto delle labbra così perfette che implorano di essere baciate a chiunque le guardi.
Ebbene come non essere gelosa di tutto ciò?
Però mi sa che sto divagando.
Cosa dicevo?
Ah si, l'amore sono i dettagli.
E io.. beh, io ti amo.

2

Cortigiana (Susan Lenox: Her Fall and Rise),1931 di Robert Z. Leonard

Il film è tratto dal romanzo Susan Lenox di David Graham Phillips. È la vicenda di una donna ingenua che entra nel giro della prostituzione. Unico film in cui la Garbo e Gable reciteranno insieme. Una produzione interessante, convincente la Garbo, splendida fotografia, ma il dialogo è spesso mosso e la maggior parte degli incidenti sono presentati piuttosto in fretta.

Anna Karenina, 1935 di Clarence Brown

La Garbo con il regista torna su di una storia che ne evidenzia le doti mèlo fra l'abbandono amoroso e la sconfitta della ragione sul sentimento. Indimenticabili i suoi primi piani, le sequenze capolavoro come l'inizio con il carrello sulla tavola imbandita, la Mazurka con le varie discussioni amorose e il tragico finale in stazione. Fredrich March nel ruolo del conte Vronsky. Presentato in prima alla 3ª Mostra internazionale d'arte cinematografica di Venezia il 30 agosto 1935 dove vinse la Coppa Mussolini al miglior film straniero.