la cloche de verre

j'admire la beauté des fins,

la fatalité des choses auxquelles ont ne peut rien changer,

les départs imprévus,

les “je t'aimais” murmurés dans le silence des pièces vides quand il n'y a plus rien à sauver,

la tristesse dans le regard des filles sur le quai quand le train entre en gare en apportant leur fin,

le goût amer de la dernière cigarette,

la nausée du verre de trop,

les cloches des églises qui résonnent après la messe du mort,

les requiems qui déchirent l'âme,

les dernières notes d'une symphonie,

et le point final d'un poème.

2017 - Une explication

Je pensais dépendre d’une technologie de transition, comme un maréchal-ferrant ou un graveur sur bois. Une étape entre deux progrès ayant connu son heure de gloire mais vouée à une disparition naturelle.
Je gardais néanmoins l’espoir d’être un élément à conserver sous une cloche de verre posée sur la cheminée, comme un souvenir agréable ou une trace du passé.
Mais le couperet vient de tomber, il semble que ce soit une mauvaise idée de vouloir sauver les emplois n’ayant pas de destin économique.