l' autre

Tout a l'air si compliqué. Tout est si simple pourtant. Si j'avais eu la lune, si l'amour suffisait, tout serait changé.
Mais où étancher cette soif ? Quel cœur, quel Dieu aurait pour moi la profondeur d'un lac ?
Rien dans ce monde, ni dans l'autre, qui soit à ma mesure. Je sais pourtant, et tu le sais aussi, qu'il suffirait que l'impossible soit. L'impossible ! Je l'ai cherché aux limites du monde, aux confins de moi-même.
—  Albert Camus

Je pense que c’est le sexe qui nous contrôle. J’ai l’impression que notre caractère, notre image, la façon dont on s’habille, se coiffe… sont des codes pour exprimer sa sexualité et l’expliquer aux autres de manière inconsciente. Nous sommes tous le jouet de notre propre sexualité.

Sébastien Tellier

L’autre fois ÇA Y EST j’ai osé haussé la voix dans le CDI parce que d’habitude je vais voir une table qui fait du bruit et je dis tout bas “vous pouvez faire un peu moins de bruit svp” mais genre des fois y a pas qu’une table qui parle et j’osais pas balancer une remarque générale et là j’ai dit “moins de bruit au fond svp” assez fort pour que tout le monde m’entende et ils m’ont un peu regardé genre “t ki tu fé pitié ta pa d’otoritai” et ils ont reparlé deux secondes après mais c’est pas grave, j’ai osé. La prochaine étape c’est d’oser leur crier “FERMEZ TOUS VOS PETITES GUEULES BANDE DE PUTES” mais en attendant je savoure cette victoire sur moi-même.

liberation.fr
Le handicap, l’autre loi Veil
Peu après le vote de la loi sur l'IVG, la ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing a fait adopter un texte révolutionnaire sur le handicap.

En juin 1975, six mois après l’éreintant combat pour le droit à l’IVG, la ministre de la Santé présente la «loi d’orientation en faveur des personnes handicapées». Il s’agit là aussi d’un texte fondateur. «Une véritable révolution, le socle sur lequel on a bâti toutes les avancées suivantes», affirme Luc Gateau, président de l’Unapei, principale association du secteur.

Pour la première fois, une loi tente d’approcher la question du handicap dans sa globalité, rompant avec la politique d’assistanat parcellaire d’alors, bricolée autour des mutilés de guerre. S’appuyant sur les associations de parents d’enfants handicapés, le texte acte le droit au travail, à l’intégration scolaire et sociale et à une garantie minimum de ressource. Y compris pour les handicapés mentaux, «qu’on appelait encore “inadaptés”, ça vous donne une idée du progrès», souligne Gateau. Ces derniers, souvent déscolarisés, ne bénéficiaient d’aucune aide dans ces années où la trisomie 21 n’était pas dépistée. Un «grand nombre d’enfants étaient nés avec un handicap lourd» dans les années 60-70, conséquence des «réanimations tardives en raison d’un manque d’équipement dans les petites maternités», précisera Veil dans le cadre des travaux balisant la deuxième grande loi handicap de 2005.

«Elle a su reprendre les revendications des pionniers associatifs : sortir les enfants handicapés de l’isolement, du confinement à l’hôpital ou à la maison», rappelle Gateau. Les mesures d’intégration dans le monde du travail donnent naissance aux commissions «Cotorep» et fixent un cadre pour les «centres d’aide par le travail», les «Esat» d’aujourd’hui. Enfin, le texte définit les premières obligations d’accessibilité aux bâtiments publics.

Montagnes russes de l’absence

J’étais dans le bus, depuis un petit quart d’heure, j’attendais mon arrêt, les yeux rivés sur mon téléphone et mes notifications… J’ai levé la tête suite à un bruit extérieur, et puis j’ai vu cette personne qui m’avait l’air familière, elle montait dans le bus et avait ta démarche, la même façon de bouger, aussi grande que toi… Ça a duré quelques secondes seulement, mais assez pour me foutre de l’euphorie dans le cœur. 
Et puis je me suis rappelé que tu es à l’autre bout du monde, et que ça ne pouvait pas être toi, elle n’était pas aussi belle, pas avec autant de charisme, surement moins drôle et moins intelligente aussi… La déception était présente. Je me suis rappelé combien tu manquais. En l’espace de 10 secondes, il y’a eu les montagnes russes dans mon âme.

L'autre jour à la bibliothèque il y a eu un scandale tu vois Emma avait tiré la langue à Dyna du coup Dyna lui avait tiré la langue en retour c'était la guerre même si j'avais bien dit que la règle n°3 de la bibliothèque c'était qu'on était gentil bordel alors je les ai fait s'excuser et après je leur ai dit “serrez-vous la main !” Elles ont fait la grimace du coup j'ai un peu plissé les yeux et ça a marché ? Elles ont rigolé et se sont serré la main c'est moi la résolveuse de conflit vous pouvez m'engager pour n'importe quelle dispute

Aimer, c'est jeter sur la vie une parcelle vers le merveilleux, et cela implique de déposer au pieds de l'autre tout ce que l'on est: pleurs, inspirations, rêves et intestins.

Florian zeller

Éons Anciens - Aux Rives de l’Autre Monde

I’ve been thinking about adding painting techniques to my photography for a long time, but I’ve been feeling uninspired for a very long time (add to that the fact that I don’t know the first thing about painting). This one is the first photography I’ve ever had some painting to, it’s been incredibly fun, and I’ve felt so inspired that even though it’s not near as perfect as I’d want it to be, it’s still one of the thing I’m the proudest of since I’ve begun doing art.

bluelotus44  asked:

On peut parler du nombre de variantes pour parler d'un pichet à eau ? J'ai des amies de la même région l'une dit "un broc à eau", l'autre "un pot à eau". Le pire c'est cruche à eau ...

… Je dis cruche. Ou pichet. Ou broc, en effet, mais juste “broc” à la cantine.

anonymous asked:

Qui a eu plus de succès entre Pétion et Christophe?

Bonsoir,

Je vous remercie pour cette question qui, je crois, anime encore des débats. Je vous avouerais tout d’abord que je ne suis pas certaine de savoir comment vous répondre. En effet, votre question manque un peu de précision dans la mesure où « succès » est un mot très large dans le contexte d’une comparaison de l’appareil politique sous Pétion puis sous Christophe. (Remarquez que je fais cette observation uniquement parce que j’aurais voulu mieux diriger ma réponse à votre question.)

Historiquement, dans l’historiographie haïtienne, la perception même des régimes de Pétion et de Christophe était accompagnée par une certaine lecture de l’histoire nationale du pays. L’un étant « mulâtre » et l’autre noir, cela venait forcément teinter l’appréciation générale de leur gouvernement respectif. Vu la centralité de la question de couleur en Haïti, cette manière d’appréhender l’histoire n’est pas surprenante.  Si je me permets d’émettre quelques réserves par rapport à ce livre, je vous suggère tout de même From Dessalines to Duvalier Race, Colour and National Independence in Haiti (1979) par David Nicholls. Je crois que l’auteur offre une très bonne synthèse du problème, autant au XIXe siècle avec les premiers historiens haïtiens qu’au XXe siècle avec l’arrivée du mouvement des Griots [au sien duquel François Duvalier, cet intellectuel improvisé] sera une figure marquante). 

Arrivons à l’historiographie plus récente. Depuis vingt ans déjà, on assiste à un « boom » des études sur Haïti particulièrement autour de l’époque révolutionnaire et postrévolutionnaire. Pétion, et surtout Christophe y trouve leur place, autant dans les monographies proposées par les historiens américains (où l’intérêt pour Haïti et très présent) que chez les auteurs haïtiens.

J’en arrive enfin à votre question. S’il l’on doit répondre à l’interrogation « qui a eu le plus de succès » on doit tenir compte des sensibilités historiographiques qui ont influencé la manière de concevoir les deux régimes. Je crois qu’aujourd’hui, bien que les biais existent encore, les historiens s’entendent sur certains points.

 Maintenant, les gouvernements Pétion et Christophe étaient fort différents tant dans leurs caractères « étatiques » qu’au niveau de la personnalité des dirigeants. Tandis que Pétion établit une République dans le Sud et l’Ouest, Christophe, lui, choisit le chemin de la monarchie et dès 1811, établit son royaume dans le Nord du pays. Dans les faits, jusqu’à son suicide en 1820, il y aura deux Haïti. À partir de 1820, Boyer, le successeur de Pétion, entama un processus de consolidation qui finira par englober la République dominicaine actuelle en 1822.

Du point de vue économique, les historiens semblent s’accorder pour dire que la monarchie d’ « Henry » Christophe (parce qu’on le sait, monsieur n’aimait pas trop les Français et finit par angliciser son nom) accusa un plus haut taux de succès. On parle de plusieurs millions de revenues par années et dit-on, jusqu’à 6 millions de surplus à la mort de Christophe. Les ruines du Château Sans Souci et la Citadelle Laferrière permettent encore aujourd’hui d’imaginer la richesse du royaume établi par Christophe.

Cette fortune avait toutefois un prix. Malgré quelques avancées dans le domaine de l’art et même de l’éducation (pour l’élite), Christophe ne se distingua pas beaucoup de ses prédécesseurs Louverture et Dessalines. On assiste encore à un gouvernement pour le moins autoritaire et militarisé. L’élaboration de son Code Henry en 1812 limita les droits déjà restreints de ses sujets.  Les merveilles architecturales laissées par Christophe sont un peu moins impressionnantes lorsqu’on réfléchit à leurs coûts humains.

Au Sud et à l’Ouest, la situation était différente. Si la république de Pétion n’était certainement pas démocratique au sens moderne du terme, on semble néanmoins être plus « libre » qu’au Nord. (Et j’utilise le mot « libre » avec beaucoup de légèreté.) Les principes républicains déclarés, mais jamais vraiment poussés dans le Sud offrirent toutefois un peu d’espace (bien que très peu) pour l’autonomie personnelle des citoyens.  On se souvient surtout de Pétion pour ses politiques agraires et la grande redistribution de terres à la population. Bien que Pétion, tout comme Christophe (et d’ailleurs tous les premiers dirigeants d’Haïti) voulait rétablir le principe de grande culture qui avait fait la fortune de Saint-Domingue pendant l’époque coloniale, il se heurta à la réalité où il ne put contraindre de force les paysans à travailler comme le fit Christophe. Si l’on se laisse aller aux suppositions, on peut dire qu’il était peut-être, jusqu’à un certain point, un républicain convaincu et que son attachement au libéralisme l’empêcha de succomber au despotisme de la monarchie du Nord. Cependant, puisque l’on a déjà établi que ce gouvernement comportait lui aussi sa part d’autoritarisme et que la façade démocratique affichait très clairement des fissures, je crois que l’on peut accepter l’argument de certains historiens haïtiens qui prétendre que Pétion fut moins agressif parce qu’étant « mulâtre » il était très mal placé pour forcer une population majoritairement noire à travailler dans les mêmes conditions que dans le Nord. En effet, le souvenir de l’esclavage et la place ambiguë qu’occupèrent les gens de couleurs libres pendant l’époque coloniale, mais également durant la Révolution haïtienne étaient très vifs dans l’esprit des nouveaux libres. Pétion dut donc trouver d’autres moyens pour assurer la survie de son régime.

Si la politique de Pétion autour de la redistribution agraire favorisa d’abord ses proches puis les militaires, à partir de 1810, elle permit toutefois de concentrer dans des mains privées (dont celles de personnes d’origines plus modestes) un certain nombre de terres. On assiste au même moment à une migration de plusieurs individus du Nord vers le Sud précisément à cause de cette politique. Contrairement aux États-Unis où la propriété privée (pour les hommes blancs) se traduit également par une voix politique, on ne fait pas un tel constat dans la République haïtienne. Le principe de redistribution était en partie de politique d’apaisement des masses.

 Sur le plan économique, l’administration de Pétion fut un échec. Haïti ne retrouva jamais le succès qu’elle connut au XVIIIe siècle (encore est-il étrange que le pays se soit donné un tel objectif vu que la richesse de Saint-Domingue reposait sur l’esclavage).  Pétion, comme mentionné plus tôt, n’offrit aucune vraie compétition dans ce domaine à Christophe. Dans les faits, donc, si l’on parle d’économie (ce qui semble généralement intéressée le public) on peut dire que Christophe connut plus de succès. Sur le plan de projet de société et modèle d’État, le débat est encore ouvert!

Maintenant, je vous suggère l’ouvrage collectif Genèse de l'État haïtien (1804-1859) (2009) dirigé par Michel Hector et Laënnec Hurbon qui traite directement des nombreuses questions soulevées dans ma réponse.

Sur ce, j’espère que j’ai en partie répandu à votre interrogation. C’est une réponse très brève pour une question complexe. Je vous invite à visiter notre page de suggestions-lectures. Vous excuserez aussi mes fautes d’orthographe, j’écris sans mes lunettes et puis voilà, pour être honnête, je n’ai pas envie de réviser …

Bonne soirée.

L’autre fois avec Rémi on a regardé 8 mile que j’avais vu avec mon frère au cinéma quand il était sorti en 2002, c’était y a 15 ans et maintenant Eminem a 45 ans wtf le temps

Il avait envers les hommes des pulsions dévorantes, mais je ne me suis jamais sentie moins aimée pour autant. Il n'était pas facile pour lui de rompre nos liens physiques, je le savais. Nous restions fidèles à notre serment, Robert et moi. Aucun de nous deux ne quitterait l'autre. Je ne l'ai jamais vu par le prisme de sa sexualité. Mon image de lui est demeurée intacte. Il était l'artiste de ma vie

Patti Smith

iamknockingonheavensdoor  asked:

Crois-tu que l'on doit toujours garder un jardin secret ou bien se confier régulièrement à quelqu'un de confiance pour se vider la tête? PS: J'aime toujours beaucoup tes réponses aux questions, et tout ce que tu poste d'ailleurs, donc continue comme ça. Des bisous

Je pense qu'on est plus chaotique que ça.

À l'intérieur ça ressemble plus à l'Amazonie​ qu'à un jardin japonais.

Faut juste prier pour que l'amour de l'autre revienne entier si tu lui laisse y faire une excursion.