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Techno is a “dirty word” as Laurent Garnier claimed somewhere in the 90s (he composed the track “Crispy Bacon” in this clip from “99 Francs”). Does Garnier’s “dirty techno” music illustrate the modern ‘dirty’ industrial production that the 99-Francs ad guy needs to cover with his shiny ad creations?

This clip nicely illustrates the binary of machinic (non-vocal-computer-beat music) vs. the natural (melodic music with vocals)– and questions it. Even if it seems so at the first sight, the clip does not follow the machinic vs. natural pattern, in other words 'techno’ is not a soundtrack of the ugly slaughterhouse-world in this clip. Rather, electronic music is the truth behind the shiny ad-world facade, first illustrated by the woman on the swing and the harp sounds, but which is later on juxtaposed with meat-production as well. In Matrix’ Morpheus words, this clip gives us the blue pill;

“You take the blue pill – the story ends, you wake up in your bed and believe whatever you want to believe. You take the red pill – you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit-hole goes.” -Morpheus

“99 Francs” is an interesting rendition of techno music as the blue pill.
Gérardmer 2016 - jour 3 : Hommage à Alejandro Jodorowsky

Le soleil a réussi à percer les nuages lors de cette nouvelle journée de la 23e édition du festival international du film fantastique de Gérardmer. Trois films de la compétition ont été projetés, ainsi qu'en soirée un hommage rendu par le journaliste Philippe Rouyer et le festival tout entier au réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky.

En recevant son prix, le chantre de la contre-culture a réaffirmé être “contre le cinéma industriel”, et que le seul business de l'Art devrait être de “réveiller dans l'autre la beauté qu'il a”. Le metteur en scène d'El Topo ou de La Montagne sacrée a ensuite défini le cinéma comme “le plus beau des arts, car il les contient tous. Mais c'est aussi le plus prostitué. (…) Alors faisons une petite prostitution pour avoir une grand illumination”.

Le réalisateur Jan Kounen (Blueberry) et Nicolas Winding Refn (Drive) ont également tenu à saluer le talent du cinéaste. Le premier a fait la surprise au public -et visiblement aux organisateurs!- d'être présent sur scène afin de saluer son mentor, et le second avait enregistré un message vidéo.

Découvrez l'interview fleuve d'AlloCiné avec Jodorowsky :

La soirée s'est poursuivie avec la présentation du thriller horrifique anglais Howl, en présence de son réalisateur Paul Hyett :

    Le titre : Howl de Paul Hyett.

    Le début de l'histoire : Dans un train de banlieue londonienne, à la tombée de la nuit, le voyage se transforme en cauchemar lorsqu’un jeune contrôleur et un groupe de voyageurs se retrouvent à devoir lutter à mort contre une créature maléfique et terrifiante… 

    3 bonnes raisons de le voir :

    • Un huis-clos angoissant dans un train en panne insiré -sauf pour la présence des monstres- de faits réels.
    • Le survival sanglant qui révèle les ressources insoupçonnées de chacun.
    • Le travail sur les maquillages, car Hyett est un ancien responsable des effets spéciaux et maquilleur du cinéma. Autant dire que le sang gicle… avec réalisme !

    Ca sort quand ? Prochainement.

    Mais aussi (en competition) :



    Le film : February d'Osgood Perkins.

    L'histoire : Parce qu'étrangement leurs parents ne sont pas venus les chercher pour les vacances d'hiver, Rose et Kat sont retenues dans une prestigieuse institution pour jeunes filles. Dans un pèlerinage sanglant à travers les paysages gelés, Joan décide de s'y rendre. Au fur et à mesure qu'elle s'en rapproche, Kat est assaillie de visions terrifiantes et Rose voit avec horreur sa camarade devenir possédée par une force invisible et maléfique.

    A savoir : il s'agit de la première mise en scène de Osgood Perkins, d'abord acteur débutant (et jeune Norman Bates) dans Psychose II, puis scénariste notamment de The Girl in the Photographs (2015). On notera dans le film la présence d'Emma Roberts (Scream Queens).



    Le film : The Devil’s Candy de Sean Byrne.

    L'histoire : Un artiste et sa famille s’installent dans la maison de leurs rêves. Des forces démoniaques se mettent peu à peu à envahir les tableaux du peintre et à devenir une menace pour ses proches…

    A savoir : les fans de musique métal et les amateurs de satanisme au cinéma y trouveront leur compte, pour un film qui comprend un sosie non officiel de Matthew McConaughey : Ethan Embry. Devil’s Candy est le second film de Byrne, déjà auteur de The Loved Ones, jadis présenté à Gérardmer et détenteur du Grand Prix du jury.

    Et aujourd'hui, deux nouveaux films sont présentés en compétition du long métrage, rendez-vous régulièrement sur cette page pour en savoir plus sur le déroulé du festival de Gérardmer.

    Et que trouve-t-on dans le bureau d'Alejandro Jodorowsky ? Réponse en images !

    Le film à voir ce soir : 99 Francs sur France 4
    99 Francs est un de ces films que l'on redoute. Adaptation du best-seller de Frédéric Beigbeder, interprété par un acteur encore auréolé du succès de Brice de Nice (Jean Dujardin) et mis en scène par le très controversé Jan Kounen (Dobermann), cette satire avait tout pour plaire. Il ne lui restait plus qu'à tenir ses promesses…

    Bingo! 99 Francs est un vrai régal. Une comédie cinglante à souhait qui tape là où ça fait mal. L'histoire, quasi autobiographique, de ce publicitaire cynique et égocentrique se laisse suivre bien volontiers. Du roman original, les scénaristes, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine («Le Bureau»), n'ont conservé que le meilleur. Exit les thèses sur l'état du monde qui plombaient le roman. Ils ont su garder l'essentiel de la philosophie «beigbederienne» sur les travers de l'univers de la pub et de la société de consommation.

    Le ton est grinçant. Les répliques, assassines et bien senties, fusent, servies par un Jean Dujardin impeccable. Il laisse de côté l'absurde et s'impose dans le registre satirique. On se plaît à aimer le détester. Plus il est odieux, plus on en redemande. La mise en scène extrême de Jan Kounen ajoute au plaisir. Le réalisateur nous offre de purs moments de délires visuels en entrechoquant les styles (détournement de pub, filtre hallucinatoire, transposition en dessin animé, etc.). Sur ce rythme effréné, on suit avec un arrière-goût doux-amer ce portrait au vitriol de la société

    99 Francs à 20 h 50 sur France 4

    Fra. 2007. Réal.: Jan Kounen. 1 h 40. Avec: Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin, Patrick Mille, Vahina Giocante.

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