kimbei kusakabe

Kusakabe Kimbei (Japanese, 1841 - 1934, active 1880s - about 1912)
Pilgrim Going Up Fujiyama, 1870s - 1890s, Hand-colored albumen silver print
26.7 x 20.3 cm (10 ½ x 8 in.)
The J. Paul Getty Museum, Los Angeles

Ainu アイヌ

Photographie de  kusakabe Kimbei 日下部 金兵衛 (1841-1934)

Le nom de ainu アイヌ, signifie “humain” ; ils sont également appelés utari ウタリ “camarade” dans leur langue. C’est une population aborigène. Ils vivent au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie.

En japonais, les Ainu 蝦夷 sont également appelés Ebisu 夷, “sauvage”, Emishi ou Ezo 蝦夷.

On ne sait pas grand chose de l'histoire pré-japonaise des Ainu.
Au début, les premiers contacts avec les Japonais étaient amicaux et les deux peuples nouèrent des relations commerciales d'égal à égal. Au fil du temps, le Japon commence à dominer la relation et à établir de grandes colonies sur le territoire Ainu. 

Les Ainu sont pour la première fois mentionnés par les Japonais dans le Kojiki 古事記 - litt. “Chronique des faits anciens” comme étant les descendants d'un peuple ancien : les « Emishi » (litt.  les “barbares qui ne sont pas sous l'autorité politique du Japon”).

Refoulement des Aïnous vers Hokkaidō 北海道
Lorsque les Japonais se déplacent vers le Nord pour prendre le contrôle des terres des Ainu, qu'ils abandonnent généralement sans résistance, on connaît cependant des guerres : 1268 (première révolte connue), 1457 (bataille de Koshamain), 1669 (bataille de Shiyakushiyain entre les Ainu et le clan Mastumae 松前氏) et 1789 toutes perdues par les Ainu. En 1799, les Ainu de l'est d'Hokkaidō, ceux de l’ouest sont soumis au contrôle du shōgunat Tokugawa 徳川幕府 en 1807. On peut expliquer cette quasi-absence de résistance par leurs croyances selon lesquelles la terre n'appartient à personne, y compris à eux-mêmes.

Disparition de la culture Ainu
Pendant ces siècles où les Européens pratiquent la colonisation et l'esclavage (XVIe siècle - milieu du XIXe siècle), où les Américains font la chasse à l'indigène, les Japonais exercent “l'assimilation forcée”, entre autres sur les
 Ainu :

l'habillement, la religion et l'éducation de toutes les populations du territoire japonais doivent être japonais. Puis, les règles japonaises durant la période Meiji jidai 明治時代 (1868-1912) s'attachent à “réformer” le mode de vie Ainu dans son quotidien, interdisant leur langue et les cantonnant à l'agriculture sur des parcelles fournies par le gouvernement. 

Les Ainu sont aussi employés dans des conditions proches de l'esclavage par l'industrie de la pêche. Ils ont aussi été forcés (par le clan Matsumae 松前氏) de servir d'intermédiaire entre les Japonais et les Russes. 

Il en fut de même en Russie où ils furent convertis à la religion orthodoxe. Après 1945, beaucoup des Ainu de Russie rejoignirent le Japon. La présence des Ainu en Russie fut d'ailleurs cachée. La guerre russo-japonaise eut aussi une influence sur la disparition des Ainu de la Russie. Ainsi lorsque l'île de Sakhaline a été rattachée au Japon (prenant le nom de Karafuto 樺太 ), les Ainu furent envoyés sur l'île d’ Hokkaidō.

“Photograph number “55” in the catalogue of over 2,000 images by the Kusakabe Kimbei Studio of Yokohama, entitled “Kioto Dancing Girl”. This hand-coloured albumen photograph shows a maiko (apprentice geisha) from Kyoto dressed in an elaborate dove motif kimono. ”  Hand-colored photograph, 1880’s, Japan.  Text and image via Blue Ruin 1 of Flickr