joie

Amour fugace, rencontre nocturne

Je m’en suis allé

Un beau matin de Juillet,

Sans n’avoir jamais songé me retourner



Je t'avais rencontré lors d'une belle soirée d'été



Tu étais belle

Tu étais ce mystère que j’avais tant voulu

Tu étais ce mystère dont j’avais tant eu peur



Nous nous étions rencontrés dans cette rue

Ce réverbère nous éclairant tout juste assez,

Tout juste assez pour que je sache qui tu étais

Que tu allais changer ma vie

Que tu allais bouleverser mon existence,

Et peut-être même bousiller ma vie



De ce regard complice

Je t’avais regardé

De ce regard complice

Nous étions maintenant d'une nouvelle vulnérable,

Deux amoureux

Adulte infantile...

Je veux rester cet enfant, cet enfant que j’ai été. Tu sais, ce petit être innocent, naïf, amoureux? Je ne veux plus me poser 30 000 questions, avoir confiance en moi, aux autres. Croire éperdument en la beauté du monde, en celle du monde. Croire en la paix, en l’amour, le véritable, celui des contes qu’on me lisait. C’est la force de chaque homme heureux, sa faculté d’enfant. Celui qui a su garder une once de gamineries dans ces actes, qui a su garder son âme infantile. Lui seul sait comment la vie est agréable, agréable quand on l’a prend simplement, comme un enfant le ferait, un enfant naïf et innocent. Celui qu’on devrait tous rester, et tous rêver de faire perdurer en nous.

Faut pas s'cacher. Faut pas avoir peur de parler. Faut pas fuir. Faut apprendre à s'lancer. Faut apprendre à regarder les gens dans leurs yeux. Faut apprendre à se faire confiance. Faut apprendre à emmerder tous les gens qui ne vous acceptent pas. Faut apprendre à aller de l'avant sans regarder à côté de vous. Faut apprendre à ne pas avoir peur des obstacles. Faut apprendre à accepter les erreurs et les peines qui viendront. Faut apprendre à ne pas chuter. Faut apprendre à ne pas écouter le blabla des autres. Faut apprendre à les emmerder tous. Faut apprendre à faire confiance à ses rêves les plus chers. Faut apprendre à croire en eux, à croire en leurs réalisations. Faut apprendre à se foutre de tout ce qui vous nuit. Faut apprendre à sauter de joie devant les gens qui vous cassent les couilles. Si Nelson Mandela a réussi à donner des droits au noirs quand tout allait mal pour eux, ça veut dire qu'on est capable. Si une coréenne a réussi à s'échapper de la Corée du Nord pour se faire entendre devant tout le monde entier, ça veut dire qu'on est capable. Si Malala a réussi à revendiquer le droit à l'éducation mondialement et qu'elle a fini par se faire tirer à cause de cela, ça veut dire qu'on est capable.

Pour toi, pour moi, pour elle, pour lui, pour vous, pour nous, pour eux, chantant en chœur:

Je suis capable.
Tu es capable.
Il est capable.
Elle est capable.
On est capable.
Nous sommes capables.
Vous êtes capables.
Ils sont capables.
Elles sont capables.

Souvent, lorsque j'entends des gens me parler, je pense soudain qu'ils vont mourir et cela me les fait écouter différemment. Je les vois réduits à ce qu'ils sont, à ce que nous sommes tous, et j'ai envie de les débarrasser de leur comédie, de leur demander pourquoi ils s'agitent, se prennent au sérieux, pourquoi ces airs avantageux. J'ai envie de leur dire ce qui est essentiel pour eux ; j'ai envie qu'ils boivent. J'aime ce moment subtil et éphémère où, après quelques verres, les gens vacillent, s'abandonnent, où ils se délivrent de leurs vêtements, de leur théâtre : tous les masques tombent et enfin, ils disent des choses vraies.
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Rubin - Fils de Joie