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Jimmy Giuffre,  The Train And The River

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Double Six of Paris sings:
Four Brothers” composed by Jimmy Giuffre
Moanin’” composed by Bobby Timmons

Les Nouveau Double Six de Paris w/ René Urtreger - piano, Jimmy Woode - bass, Jean-Louis Viale - drums

NDR Jazzworkshops: Rolf-Liebermann-Studio (Studio 10) Hamburg Germany Nov. 26, 1965

Where Were We? [Instrumental]
Jimmy Giuffre/Paul Bley/Steve Swallow
Where Were We? [Instrumental]

Restiamo in casa Bley, però questa volta non parliamo di Carla bensì di Paul Bley, suo ex marito e pianista tra i più influenti del jazz moderno, votato ad un free jazz intellettuale che non perde però mai di mira l'aspetto melodico del fraseggio. Jarrett lo cita come uno dei suoi ispiratori, e la cosa si può notare soprattutto nell'approccio alle introduzioni solitarie fatte di spaziosi arpeggi in cui spesso le melodie e le armonie volano libere. Qui lo sentiamo assieme a due partner d'eccezione in una reunion del 1990 di un trio che ebbe già modo di incidere tracce memorabili all'inizio degli anni 60, trio comprendente oltre a Paul Bley al piano, Jimmy Giuffre (qui) al clarinetto, e Steve Swallow al basso elettrico. E, visto che questo gruppo comprende sia l’ ex marito che l'attuale compagno di Carla Bley, ve li faccio ascoltare nell'interpretazione di un suo brano: “Where Were  We” ;il disco si intitola “The life of a trio: Sunday”. 

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The Jimmy Giuffre 3 - The Swamp People (Giuffre)

Trav’lin’ Light (Atlantic, 1958)

Personnel: Jimmy Giuffre - tenor saxophone; Bob Brookmeyer - valve trombone; Jim Hall - guitar

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POST-SCRIPTUM 81

MÊME QUAND QUAND JIMMY JOUE FREE, LES SOURDS MENDIGOTS DE LA FEUILLE DEMEURENT ESCLAVES DE LEUR DÉVERSOIR

Jazz Review, février 1960. Beau sommaire : Duke Ellington, George Russell et Jimmy Giuffre. Toutefois, la faute d’orthographe grossière sur la couverture de ce mensuel devrait mettre la puce à l’oreille. Comment peut-on orthographier Jimmy Giuffre : “Jimmy Guiffre” ? Surtout lorsque l’on sait que Giuffre se prononce “joue free”, ce qui a l’air de faire sourire l’interviewer (ah, ses questions…). Car en 1960, aux États-Unis, la presse musicale ne se montre qu’assez peu sérieuse et pertinente dans ses études : qu’il s’agisse de Jazz Review ou Downbeat. Il n’y a qu’à relire. Seul Jazz Monthly s’en sort honorablement grâce à Valerie Wilmer. Plus tard, Jazz Forum sera aussi une catastrophe. On est loin de Jazz Magazine en France (sans compter que sa maquette en inspirera plus d’un). Pays qui a tout simplement inventé la critique de cinéma et de jazz (voire de rock - si, si). Les Américains, eux, voient en Ornette et les autres de simples branchés. Il est vrai que l’époque s’avérait propice aux confusions de toutes sortes : comment, en effet, utiliser les mêmes outils critiques afin de chroniquer une adaptation de Carmen de Bizet orchestrée par André Prévin pour un disque du guitariste Barney Kessel, et le fameux et bien-nommé Tomorrow Is The Question! d’Ornette Coleman, pourtant tous deux hébergés par le même label, en l’occurence Contemporary ? Pas étonnant que, face à l’incompréhension dont ils étaient victimes, de nombreux musiciens de free jazz soient venus résider en France à la fin des sixties, offrant tous ces disques merveilleux édités par BYG / Actuel ou America.

L’on réécoutera passionnément le trio de Jimmy Giuffre avec Bob Brookmeyer et Jim Hall, et bien évidemment aussi celui avec Paul Bley et Steve Swallow. Grosse influence sur Evan Parker, entre autres. Ou, des débuts de l’improvisation totale…