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Farine Five Roses

AG à l’Université de Bourgogne, 29/09/2016

Donc je vous raconte !

Ce matin, il y avait l’Assemblée Générale des étudiants et des enseignants à l’uB pour essayer si ce n’est d’empêcher le vote du budget, au moins essayer de faire en sorte qu’il soit le moins nocif pour nous étudiants (20% de coupes prévues au départ !)

Je suis arrivée seulement à midi parce que j’avais une heure de conduite avant (qui a été tellement galère a obtenir que j’ai préféré ne pas annuler) et j’ai découvert que l’AG s’était transformée en question réponse avec le président lui-même !

Visiblement, il avait déjà passé deux heures à faire en sorte de ne pas répondre aux étudiants qui le mettaient face à ses contradictions. J’avais décidé de ne rien dire, parce que je ne voulais pas risquer de me mettre dans les ennuis, SAUF QUE

Voilà que le président nous dit, tout sourire :

“Ah mais, moi, je n’ai jamais fermé aucune fillière à l’Université de Bourgogne !”

AH TIENS DONC ! Alors la fermeture de mon master d’histoire moderne, la licence de lettres classiques et le master de musicologie, ce n’est pas lui ? Bah tiens, Pinocchio va !

Du coup, vous comprenez bien que je ne peux pas laisser passer ça, étant directement touchée par ce mensonge ! Bon, pour le coup, je sais bien que ça ne changera pas grand chose, mais c’était une question de dignité, vu que personne visiblement n’avait encore témoigné directement. Je me lève et demande le micro, puis commence, très poliment (ne surtout pas s’énerver, il faut montrer qu’on vaut mieux que lui, hein)

“Bonjour M. le président, je suis censée entre en M1 d’Histoire moderne et me voilà rapatriée en Histoire contemporaine par défaut parce que mon master a fermé. Est-ce que vous pouvez me regarder bien dans les yeux et me redire que vous ne fermer aucune filière ?”

Silence gêné de la présidence. Vous comprenez, c’est beaucoup plus dur d’assumer ses conneries quand on est face à un témoin direct. D’ailleurs, j’ai préféré jouer son jeu de l’image, psychologique, parce que oui, quand on regarde dans les yeux, on ne peut pas mentir.

Il ne m’a pas regardé directement une seconde.

Je continue :

“Parce que oui, vous comprenez, entre dire “la filière n’a pas ouvert” et “la filière a fermé”, c’est exactement la même chose, c’est seulement de la rhétorique, et nous on n’aime pas ça.”

Son idée a toujours été d’utiliser les mots pour détourner les questions à son avantage : pas directement celui qui ferme les masters bien sûr, il signe, mais c’est pas lui qui décide ! Il se déresponsabilise, stratégie classique.

Voilà qu’il me répond que sur les 400 formations qu’il dirige, il ne peut pas se souvenir de toutes ! Pardon ? Ce serait quand même le minimum de se souvenir de celles qu’il fait fermer !

En plus, il a commencé à se mélanger les pinceaux en disant que de toute façon, en licence, les cours étaient suffisamment diversifiés pour que chacun y trouve son compte et que les enseignants étaient toujours là. Sauf que je suis en master, donc non, parce que les enseignements sont hyper spécialisés et donc, non, les enseignants ne peuvent plus enseigner.

Je reprends :

“Du coup, puisque je suis inscrite dans un cursus dont il m’est impossible de suivre la formation, comptez-vous me rembourser mes frais d’inscription ?”

Ovation de l’assemblée, silence accablant du président qui bredouille que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Au final, il n’a répondu à rien et il nous a prouvé directement qu’il était un menteur qui n’était pas dans le camp des étudiants, disant qu’on pouvait aller à Besançon étudier, tout comme nos petits frères et soeurs, qu’il y avait de bonnes formations (il avoue couler sa propre fac, là) et qui préfère payer des voitures de fonctions à son haut personnel alors que 99% des étudiants ont à peine de quoi tenir en nourriture et logement pour le mois.

C’est là qu’on en est, voilà.


Je vous avoue que je suis assez fière d’avoir eu le cran de prendre la parole devant 350 personnes et d’enfin pouvoir lui dire directement ce que j’en pensais. Beaucoup de personnes (dont quelques uns de mes profs que j’admire beaucoup) sont venus me féliciter en me disant que c’était très émouvant et que j’avais bien parlé ! J’étais tellement en colère et déçue de voir qu’il existe réellement des gens comme ça !

Mais Monsieur le Président, comment faites-vous pour vous regarder en face dans le miroir alors que vous gâcher l’avenir de milliers d’étudiants ? Comment faites-vous pour dormir la nuit ?

Il paraît que les pires monstres de l’histoire ont toujours pensé faire pour le plus grand bien de leurs peuples. Il n’empêche qu’à un moment, il faut assumer face à ceux à qui on fait du tort.

Originally posted by nostalgiagolden

Mon devoir pour le prochain cours d’anglais c’est de dire au prof quel sport j’ai commencé, si je fais un marathon film, vous pensez que ça passe ?

Had the cops called on us during a training session today. That was interesting.
Busy-body neighbors across the street from where we were training complained about our dogs being off leash. They weren’t. Sometimes we let go of the leashes to do stay/come exercises but they were still leashed, and were under control. None of them were running around either. Just lying in the grass where they were told to stay. 
Don’t these people have anything better to do than stare out their windows calling the cops on people who aren’t bothering any one?