je te tue

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Ciao amore mio,scusa il disturbo lo so,dormi già..ma avevo bisogno di dirtelo,avevo bisogno di parlare con te.
Ho tante cose da dirti,che mi si attorciglia lo stomaco..comincio con il dirti che mi fa strano averti accanto perché non avrei potuto desiderare persona più bella,amo il tuo sorriso,la tua risata,le tue fossette ,i tuoi occhi insomma un misto di come tu sei.
Sono innamorata persa del tuo carattere,del tuo modo di fare,del modo in cui mi abbracci,dal come mi guardi e da come mi fai sentire quando ci sei.
Mi fai incazzare,mi fai incazzare da morire quando sparisci,quando mi fai ingelosire ma giuro in quei momenti comprendo che più vado avanti e più diventi fondamentale per farmi sorridere.
Che sei così,così dolce da togliermi le parole,avrei tanto voluto dirtelo a voce ma mi tremano le corde vocali al sol pensiero,spero che domani mattina un piccolo sorriso te lo abbia strappato..
Buonanotte amore mio più grande.

« Je ne te reconnais plus » qu’elle m’a dit au bord des larmes.

J’avais envie de lui répondre « moi non plus », mais je me suis tue.

Elle me lançait plein de compliments, pendant que j’avais les yeux fuyants. Je savais plus trop comment, comment j’ai pu m’absenter de ces moments de bons vivants. Je ne me suis pas reconnue cet après-midi, je me suis levée de mon lit machinalement, des nuits fractionnées toutes les quatre heures, il paraît que c’est à cause de la drogue, à ce point-là ma vie a des goûts de pathétique. Maman est en bas, je l’entends, elle est dans la cuisine, elle doit être entrain de faire la vaisselle, encore un repas de famille que j’ai manqué, rentrer avec les premiers métros n’a jamais été une très bonne idée, le faire-semblant ne suit plus au bout d’un moment. Aller, un joint pour se réveiller, un joint pour s’endormir, et puis parfois de la codéine entre deux inspirations, rien que pour éveiller les papilles par une amertume vomissante. T’es tombée bien bas que mon oncle m’a dit d’un regard, je l’ai ressentie la honte qui la parcourt dès qu’il croise ma carcasse, il a honte, et il est déçu aussi, j’aurais pu faire mieux, j’aurais pu finir tout en haut, à la place je n’ai fait que du surplace. En réalité, ce regard n’est plus si assassin au fil du temps. Parler me paraît étranger, converser me demande un effort surdimensionné. Les inconnus défilent, s’arrêtent devant moi, ils me servent un verre ou me passent un joint, je les remercie d’un grand sourire et des yeux baladeurs. Ils tentent un semblant de conversation, faire connaissance comme on dit, assez vain de leur part, il y a quelques temps je me suis renfermée dans un mutisme à faire pâlir un mort

Puis un type écorché vif vient me saisir, je crois que c’est mon ami, à cette heure de la nuit rien n’est très lucide dans ma petite vie. Il m’éloigne une fois les inconnus rassasiés de discussion, il se place devant moi, il me demande qu’est-ce qui va pas. Et moi je reste là, à le fixer droit dans les yeux, les pupilles dilatées, le souffle entrecoupé, les yeux vitreux, balayant tout ce qui restait de pieux dans ce jeu, pour lui répondre les yeux humides, la voix qui faiblit un « je ne sais pas » si lasse qu’il en a fait tomber sa flasque, elle s’est renversée à nos pieds, et moi aussi je me suis effondrée. 

Une amie me reprend en vol, et de nulle part me dit « tu vois toi, tu fais partie des bons vivants, de ceux qui sont toujours plein d’énergie, t’as toujours une connerie à sortir, t’oublies ta personne, tu fais toujours passer l’autre avant, t’es comme une enflure, t’es là, tu fais mal parfois, mais t’es là, on peut pas t’enlever de là, t’es toujours là, même si on te fuit, tu réussis à réapparaître dans nos vies quand on ne l’attend pas. T’es quelqu’un qui pue la joie, qui fait sourire avec ton humour pas cher payé, mais t’as une part de noir dans tes entrailles. Et fronce pas les sourcils comme ça, tu dupes personnes avec tes rires aux éclats, t’es toute cassée. Mais le pire dans tout ça c’est que tu restes là, debout, à sortir pour combattre l’ennui, tu te forces à sourire et t’y arrives, et c’est déjà pas mal, on part de bien bas. Prends du temps pour toi, ta grande gueule utilise là pour tuer ta neurasthénie, ta fulgurante mélancolie n’aura pas ta peau, promis. la paix, la paix n’est qu’une destination d’une vie gamine, ne t’apaises pas à coup de thc, enivre toi du soleil, cultive toi avec tous ces livres, illumine toi devant les films de la nouvelle vague. Soit bien-pensante mais jamais méprisante. Ne détourne plus jamais le regard face au miroir, ce serait la plus détestable des défaites. La bataille de l’hiver t’a mise une raclée, mais la guerre n’est pas inachevée, il existe encore des victoires à remporter, et des démons à malmener. Voilà ce que je me tue à te dire. ».

Je suis partie me coucher, la laissant en plan, sourde à toutes ces belles paroles, je lui ai soupirée “reviens demain, c’est pas aujourd’hui que je vais me bouger”. Une larme a parcouru sa joue empourprée par les effluves d’alcool, je lui ai lancée un dernier regard, comme pour lui dire “c’est trop tard, la rêveuse a laissé place à la couche-tard, sors de ma vie avant qu’il ne soit trop tard”

8 ans de harcèlement moral

En 2002, changement d’école, changement de vie. A 11 ans, trop jeune, naïve et gentille, j’ai entendu dire des méchancetés derrière le dos d’une fille par un groupe de fille. J’ai l’excellente idée de prévenir la fille concernée que ses amies ne se comportent pas telles quelles. A la sortie de l’école, un beau jour de septembre ensoleillé, ce groupe de filles avec leur leader présumé m’a attendu. Le leader de groupe m’a dit clairement : « Si tu recommences, je te tue. » Je n’ai jamais oublié ces mots venant d’une jeune fille de même âge que moi. Dès lors, je suis devenue la cible facile. Timide, venant de la campagne, pas la 1ère de la classe, puberté précoce… – autant de raisons pour des moqueries, humiliations et rabaissements au quotidien. De plus, ayant des problèmes de santé, la majorité des professeurs peu compréhensibles fermaient les yeux sur ce harcèlement et ajoutaient aussi qu’au vu de mes résultats, je n’irai pas loin. Je suis restée 8 ans, de CM2 jusqu’à la terminale. 8 ans de ma vie, 8 ans de lavage de cerveau, 8 ans d’isolement et de stresse au quotidien car tous les jours que j’allais à l’école j’avais la boule au ventre. Le fait de rester c’était pour moi une manière de résister, de montrer que je ne suis pas une lâche en quittant cet école pourrie. Mais j’en ai bien payé – j’ai développé très vite un syndrome anxio-dépressif associée à la boulimie. Malgré le fait que j’ai changé de ville, que je suis allée à l’université et que je suis en train de préparer un doctorat, je combats ces conséquences tous les jours alors que les auteurs restent insouciants et impunis… Le message que je voudrais passer est que les auteurs d’un harcèlement ne sont pas les seuls à être coupables – toutes les autres personnes qui ferment les yeux et qui tournent le dos en sont autant. Des fois il suffirait d’une seule personne pour tout changer… Et surtout si vous êtes une victime - alertez vos parents, changez de l'école, il est inutile de rester et de souffrir en silence, cela ne vous ferra pas plus forts!!!

Parle moi.

Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Qu'est-ce que tu veux que je te hurle ?
Des paroles insensés, ma haine refoulée, mon regard qui t'creuserait ?
Parfois j'ai envie de
casser tes os un à un, jouer avec et t'les remettre, toucher tes nerfs du bout des doigts, te les tordre et les lâcher, arracher, ta peau, tes maux, te vider de haine, de sang, sentir la douleur, la douleur que tu ressens toi, la douleur que je veux ressentir, partout, pour enfin avoir le sentiment d'être capable de ressentir, quelque chose, la douleur de te voir crever, la douleur de te voir suffoquer, la douleur de te voir partir, la douleur de te voir payer, la douleur de te voir sombrer, la douleur de supplier, de te raccrocher, la douleur de te laisser aller, la douleur qui me bouffera le ventre prenant un par un mes boyaux ; la douleur de te perdre.
D'autrefois j'ai envie de
passer ma main dans tes cheveux, te murmurer que tout ira bien, que c'est facile finalement, t'embrasser la joue, le front, les mains, te regarder rire, admirer la petit ride que tu as, à côté de l'œil gauche quand tu souris, sentir les battements de mon cœur, sentir l'amour, l'amour que tu ressens toi, l'amour que je veux ressentir, partout, pour enfin avoir le sentiment d'être capable de ressentir quelque chose, l'amour qui déchire, l'amour qui te lamine, l'amour qui t'fout par terre, l'amour qui dit qu'il reviendra pas mais qui finit toujours par revenir, l'amour qui agonise dans les couleurs, l'amour qui absorbe le monde, que le rend minable, petit, à côté d'une personne, l'amour qui se dresse, comme une putain de cathédrale, l'amour qui blesse, qui s'acharne, qui se laisse, qui avec hargne, se décompose, agonise, brûle, l'amour qui t'fait hurler les mots qui sauvent sur les toits, l'amour des “ si je t'aime je te tue ”, l'amour qui coagule dans le cœur jusqu'à exploser dans le corps.
hémorragie d'douleur. hémorragie d'aimer.
C'est vraiment ça qu'tu veux ?
Que j'te déglingue la gueule avec mes émotions d'merdes qui changent toutes les cinq minutes ?
Que je te saigne à blanc de la vie ?
Qu'est ce que tu veux que je hurle ?
De quoi veux-tu qu'je parle ?
Des paroles insensées, de l'espoir qui transperce ma peau ?
Ce soir, j'te l'dis, putain, j’t'le crache
Viens, bordel, viens
n'fais pas attention
à la violence, l'absence, le manque, l'amour, les bouquets d'fleurs fanés sur la cheminée, les cœurs, les corps, et la mort qui m'étouffent.
n'fais pas gaffe à tout c'qui y a autour
passe juste tes bras autours de moi,
et putain d'merde,
j'veux juste que tu restes
avec moi.